Ben Ali crédité de 17% des intentions de vote pour la présidentielle de 2019 !

Si une élection présidentielle avait lieu aujourd’hui et permettant à l’ancien président tunisien, Zine El Abidine Ben Ali, de se présenter, celui-ci récolterait 17% des suffrages. Certains disent plus… C’est en tout cas ce que révèle un “sondage tenu secret et qui vient d’être réalisé par un institut américain à Tunis sur les candidats favoris des Tunisiens pour la prochaine présidentielle de 2019“, rapporte le site mondafrique.com. A noter toutefois qu’aucune personnalité n’était proposée aux sondés.

Ben Ali, la nostalgie de la sécurité

Et le site web d’expliquer : «Sans doute le désir d’ordre et d’autorité qui est très fort aujourd’hui dans l’opinion tunisienne se manifeste dans cette nostalgie d’un passé largement fantasmé. Sur les réseaux sociaux, ces dernières semaines, apparaissent des sites Facebook appelant au retour en Tunisie de l’ancien président d’Arabie Saoudite, où il est exilé».

Cependant, Ben Ali est devancé par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, qui est crédité de «19% des intentions de vote des sondés». «Un effet Macron? Sans doute son jeune âge lui donne une image de renouveau sur la scène politique tunisienne. Le fait qu’il soit soutenu par les islamistes du mouvement Ennahdha, arrivés en tête des partis aux dernières municipales (loin derrière les listes indépendantes), peut expliquer cette popularité».

Tunisie : Ben Ali condamné à 10 ans de prison

Il a été condamné par contumace pour avoir “usé de sa qualité afin de procurer des avantages injustifiés, causant un préjudice à l’administration”.

La sentence est tombée. Le président tunisien déchu Zine el-Abidine Ben Ali, exilé en Arabie saoudite depuis 2011, a été condamné par contumace à dix ans de prison pour “abus de pouvoir”, a indiqué le porte-parole du parquet. L’ex-président a été condamné dans plusieurs affaires ces cinq dernières années, notamment pour corruption. Il a aussi été condamné à la prison à perpétuité pour la répression sanglante de manifestations lors du coup d’Etat (338 morts).

Le tribunal de première instance de Tunis l’a condamné jeudi à une nouvelle peine de dix ans de prison dans le cadre d’une affaire liée à une agence publicitaire, a affirmé le porte-parole du parquet, Kamel Barbouche, confirmant des informations de presse. Il a été reconnu coupable d’avoir “usé de sa qualité afin de procurer des avantages injustifiés, causant un préjudice à l’administration”, selon la même source, qui n’a pas été en mesure de fournir d’autres détails. Sollicité, l’avocat de Zine el-Abidine Ben Ali, Mounir Bensalha, restait injoignable.

Nostalgie pour l’ère Ben Ali 

D’après l’édition de samedi des quotidiens Assabah et Al-Maghreb, l’ancien président était intervenu personnellement pour que l’Office du tourisme tunisien accorde un marché à l’étranger à une agence de publicité détenue par un de ses proches. Al-Maghreb ajoute que l’agence en question a été rémunérée sans même honorer le contrat. Ben Ali, qui vit dans la discrétion à Jeddah, en Arabie saoudite, a gouverné la Tunisie dans la sécurité et la prospérité pendant 23 ans (1987-2011). Lundi, le porte-parole du gouvernement Khaled Chouket avait indiqué sur les ondes d’une radio privée souhaiter le retour de Ben Ali au pays. Ce dernier a déclaré récemment “avoir mal pour son pays” plongé dans le chaos.

Face aux difficultés actuelles de la Tunisie, aussi bien économiques que sécuritaires, une nostalgie de l’ère Ben Ali s’est répandue dans une partie de la société.


Chantage contre le roi du Maroc : les retranscriptions des enregistrements sont accablantes pour les journalistes français

Les retranscriptions des enregistrements des rencontres entre l’avocat de la partie marocaine et les journalistes français Eric Laurent et Catherine Graciet, mis en examen pour tentative de “chantage” et d'”extorsion de fonds” envers le Maroc, sont accablantes pour ces deux derniers, souligne l’hebdomadaire Jeune Afrique, dans sa dernière livraison parue dimanche.

 

“Très parlantes, malgré d’inévitables blancs, les retranscriptions de ces enregistrements sont accablantes pour les journalistes car elles fourmillent de détails : négociation très serrée, menaces à peine voilées et réitérées de déstabilisation du régime, journalistes très sûrs d’eux et versés dans les montages financiers”, souligne l’hebdomadaire, qui publie des extraits exclusifs des procès-verbaux de la police judiciaire française.

 

La publication relève que “ces pièces pèsent lourd dans le dossier d’Eric Laurent et Catherine Graciet”, ajoutant qu'”on comprend, à la lecture des procès verbaux, pourquoi les avocats des deux journalistes jouent leur va-tout en tentant de les disqualifier, prétendant, pour le premier enregistrement, qu’il a été altéré et pour les suivants, qu’ils ont été orchestrés par le parquet pour contourner prétendument les difficultés légales sur l’enregistrement des journalistes”.

 

“Ces recours, qui ralentiront à coup sûr la procédure judiciaire, ne devraient pas empêcher la tenue d’un procès”, souligne Jeune Afrique.

 

Le journaliste français Eric Laurent avait contacté le Cabinet Royal pour annoncer qu’il se préparait à publier, avec Catherine Graciet, un livre à charges sur le Maroc, mais qu’il était prêt à y renoncer si on lui remettait trois millions d’euros.

 

Après une garde à vue de plus de 30 heures dans les locaux de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), suite à leur interpellation, le 27 août, les deux journalistes avaient été déférés devant un juge d’instruction qui les a mis en examen pour “chantage” et “extorsion de fonds”.

 

Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Paris et trois juges d’instruction ont été chargés d’instruire ce dossier.

Rappelons que ces deux journalistes auraient effectué la même “démarche” auprès de la présidence tunisienne avant la publication d’un livre consacré à la femme de l’ex-président Ben Ali. Mais là,

la parole des deux “confrères” aura été plus forte que celle de la “petite”Tunisie…


La journaliste Catherine Graciet n’en serait pas à son premier chantage

Accusée avec son « confrère » Eric Laurent de chantage contre le roi du Maroc, Catherine Graciet a déjà succombé à la tentation et connu des accès de faiblesse avec, cette fois-ci, le régime tunisien.

Il suffit juste de remonter à 2009 au temps de l’ex-président tunisien Ben Ali. La journaliste avait décidé de publier un livre avec Nicolas Beau sous le titre « La Régente de Carthage, main basse sur la Tunisie », dans lequel elle avait dénoncé l’entreprise de corruption attribuée à la Première dame, Leila Trabelsi. Or, selon le chroniqueur de politique étrangère d’I-Télé, Olivier Ravanello, la journaliste avait tenté de monnayer son livre auprès du régime tunisien.

« Ben Ali avait lui-même dit que Catherine Graciet avait essayé de le faire chanter et qu’il n’avait pas répondu, estimant qu’il était plus fort que cela », révèle Olivier Ravanello. Mais, a-t-il précisé, « personne à l’époque n’avait écouté le président tunisien ».

Pour se défendre de l’accusation du chantage contre le roi du Maroc, Catherine Graciet a reconnu avoir eu un « accès de faiblesse » face à deux millions d’euros. « C’est humain, non ? » , dit-elle…

D’autre part, des journalistes enquêteraient sur le financement de plusieurs livres d’ Eric Laurent, notamment Mémoire d’un Roi, et La Face cachée du pétrole.

 


Tunisie : L’état d’urgence décrété, des responsables limogés

Le président tunisien Béji Caïd Essebsi a décrété samedi l’état d’urgence en raison des “dangers menaçant le pays”, huit jours après un attentat qui a tué 38 touristes.

Pour 30 jours

Les autorités, qui ont pour la première fois reconnu des défaillances sécuritaires vendredi, ont aussi annoncé le limogeage de plusieurs responsables, dont le gouverneur de Sousse, région où a été perpétrée cette attaque. “Au vu des dangers qui menacent le pays, de la situation régionale et de ce que nous voyons de propagation du terrorisme dans des pays frères (…), nous avons décidé (…) de proclamer l’état d’urgence sur tout le territoire tunisien pour 30 jours”, a déclaré le chef de l’Etat dans un discours télévisé à la nation, précisant que cette mesure entrait en vigueur dès ce samedi.

“L’État risque de s’effrondrer”

“Le pays est en guerre d’un genre spécial”, a-t-il ajouté en avertissant: “Si les évènements de Sousse se répètent, l’Etat risque de s’effondrer”. Le 26 juin, un Tunisien de 23 ans, identifié par les autorités comme un étudiant en master, a ouvert le feu sur des touristes sur une plage et au bord des piscines d’un hôtel de Port El Kantaoui, près de Sousse (centre-est). Pas moins de 38 personnes ont été tuées dans cette attaque revendiquée, comme celle qui a tué 21 touristes et un policier tunisien le 18 mars au musée du Bardo à Tunis, par le groupe Etat islamique (EI). Parmi les victimes figurent 30 Britanniques.

Des pouvoirs d’exception aux forces de l’ordre

Depuis sa révolution il y a quatre ans, la Tunisie fait face à une progression de la mouvance jihadiste, déjà responsable de la mort de dizaines de policiers et de militaires. Les Tunisiens ont récemment vécu plus de trois ans d’état d’urgence: instauré en janvier 2011, juste avant le renversement du président Zine El Abidine Ben Ali dans la foulée du soulèvement qui avait lancé le mal nommé ” Printemps arabe”, il avait été sans cesse renouvelé avant d’être levé en mars 2014. L’état d’urgence accorde des pouvoirs d’exception aux forces de l’ordre, et autorise les autorités à “prendre toutes mesures pour assurer le contrôle de la presse et des publications de toute nature”. Les autorités peuvent aussi interdire les grèves et les réunions “de nature à provoquer ou entretenir le désordre”.


Tunisie : Le patriote Abdelaziz Ben Dhia est mort

Après un long combat contre la maladie, Abdelaziz Ben Dhia est décédé à l’âge de 79 ans. Arrêté en 2011 à la suite du coup d’Etat américano-qatari du 14 janvier, il n’a été libéré que trois ans plus tard sans être condamné, toutes les accusations portées contre lui par les pseudo-révolutionnaires et vrais mercenaires ayant été mensongères et fallacieuses.

 

Né le 19 décembre 1936 à Moknine, l’un des berceaux de la résistance, Abdelaziz Ben Dhia était le prototype même de l’élite nationaliste postcoloniale. Après des études secondaires au célèbre collège Sadiki, il quitte la Tunisie pour la France où il s’inscrit à la faculté de droit et de sciences humaines de Toulouse. Docteur en droit et agrégé de droit public, Bourguiba le nomme en 1977 doyen de la Faculté de droit de Tunis.

 

Le 20 septembre 1978, Hédi Nouira le charge de créer le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique dont il sera le premier des ministres durant dix ans. Il a été ainsi ministre dans le gouvernement Nouira et dans le gouvernement Mzali. Entre 1986 et 1987, période caractérisée par une crise politique et économique grave et par la montée des Frères musulmans tunisiens, il sera successivement ministre de l’Education Nationale, des Affaires Sociales, directeur du PSD et ministre de la Culture.

Avec l’arrivée au pouvoir de Zine el-Abidine Ben Ali, le 7 novembre 1987, qui avait pris de court le coup d’Etat islamo-atlantiste du 8 novembre 1987, le docteur Abdelaziz Ben Dhia sera chargé, le 16 décembre 1987, de créer le Conseil constitutionnel, qu’il va diriger jusqu’en novembre 1990 et dont les membres étaient notamment Béji Caïd Essebsi, Hassib Ben Ammar, Mongi Baly et Rachid Driss. Le premier acte du Conseil constitutionnel a été l’abolition de la présidence à vie, le 12 juillet 1988.

 

Entre 1991 et 1996, Ben Dhia sera successivement ministre de la Défense, ensuite secrétaire général du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) dont il était déjà membre du comité central et du bureau politique depuis 1991. En 1999, il devient ministre d’Etat conseiller spécial auprès du Président de la République et porte-parole officielle de la présidence.

 

Plus technocrate que politique, homme affable et jamais arrogant, Abdelaziz Ben Dhia était un collaborateur des plus fidèles à Ben Ali. Il l’est resté jusqu’au 14 janvier 2011 et au-delà. On retiendra de lui cette scène à l’intérieur du palais de justice en compagnie d’Abdelwahab Abdallah et Abdallah Kallel, où un ramassis de pseudo-révolutionnaires l’injuriait et le harcelait : il a eu le courage de remettre à sa place une « journaliste » hystérique.

 

Après avoir été placé en résidence surveillée le 23 janvier 2011, Abdelaziz Ben Dhia a été en effet incarcéré le 12 mars de la même année sous diverses accusations les unes aussi fallacieuses que les autres. Il fallait bien que Béji Caïd Essebsi, alors premier ministre, sous la dictée de l’affairiste Kamel Eltaïef, fasse quelques concessions à une populace galvanisée par Al-Jazeera et Facebook et jette en pâture un certain nombre de haut dirigeants de l’Etat et cadres du RCD.

 

Au bout de trois ans d’incarcération arbitraire, Abdelaziz Ben Dhia a été libéré le 20 février 2014, toutes les accusations portées contre lui s’étant avérées mensongères. Celui qui a eu une carrière de ministre durant près de trente ans et qui était à partir de 2000 le troisième homme fort de l’Etat, n’avait qu’une maison dans le quartier des juges à La Marsa et un compte en banque de 400 000 dinars ! Les ministres du Qatar et des Etats-Unis qui se sont succédés en Tunisie depuis le coup d’Etat du 14 janvier 2011 ne peuvent pas en dire autant !

 

Abdelaziz Ben Dhia a probablement commis des erreurs dans son long parcours politique au service de l’Etat, mais il n’a jamais trahi sa Patrie, ce qui est loin d’être le cas de la nouvelle “élite” dirigeante et opposante depuis le coup d’Etat américano-qatari du 14 janvier 2011.

 

source tunisie-secret.com    par Karim Zmerli 

Mr. Jomaa Goes To Washington: A Breath Of Fresh Air From Tunisia’s ‘Arab Spring’ Revolution

—   —   By Ellen Laipson and Oussama Romdhani*.

 

When the Prime Minister of Tunisia, Mehdi Jomaa, visits Washington on Wednesday, it will be a welcome respite from the relentless bad news coming from the Arab world. Tunisia, where the Arab “spring” began in late 2010, is farther along the process of democratic transformation than the other countries where the demand for change was equally compelling — Egypt, Libya, Yemen and Syria. The U.S. government is right to acknowledge the notable milestones achieved by Tunisia toward completion of this transition. Sustaining Tunisia’s successes will require continued commitment to inclusiveness among the political parties, and more financial and political support from the U.S., Europe and Tunisia’s neighbors.

Jomaa’s appointment has been the source of measured optimism in Tunisia, following the remarkable decision in January 2014 by the Al-Nahda Party to relinquish power in the face of public disapproval, and accept an interim technocratic government. The transfer of power to Jomaa palpably eased the polarization between the secular and Islamist camps, and put the country on the track towards power-sharing and reconciliation. It also brought to power a non-partisan government that can focus on meeting the twin challenges of terrorism and economic recession.

The Jomaa government faces an uphill battle in the pursuit of these objectives, but it can rely on the country’s proven tradition of political moderation, derived from the legacy of its first post-independence president, Habib Bourguiba. Tunisia’s “founding father” set the country on a rapid track to modernization, with strong secular, education and gender equality orientations. Tunisia’s second president since independence, Zine el Abidine Ben Ali, was toppled in January 2011 when unemployed young people took to the streets demanding “jobs, freedom and dignity”. Elections were held in October 2011 giving a plurality of seats to Islamists. Interim governments have not since been able to mitigate the lingering socio-economic difficulties of Tunisia. But after decades of autocratic rule, newly-gained rights allowed citizens freedom of expression and the practice of democratic customs.

Unfortunately, Salafist radicals took advantage of the new political climate by engaging in violence and terrorism. But their popular appeal has proven to be marginal. A recent University of Michigan survey showed than 93 percent of Tunisians condemned the September 2012 Salafist attack on the U.S. embassy in Tunis.

 

Mehdi Jomaa

 

Tunisia also benefits from its Mediterranean climate and location, ethnic and religious homogeneity, and its early recognition of the need to diversify its economy, given its modest endowments of oil and phosphates.  France, Tunisia’s former colonial power, still constitutes the country’s first trade partner — its cultural influence and attractiveness as a destination for Tunisian immigrants have traditionally added to the strong bonds between the two countries.  But the relationship has not proven sufficient to pull Tunisian out of its recession, especially considering Europe’s continued economic slowdown.

During its two years in power, Tunisia’s main Islamist party, Al-Nahda, has not provided answers to the country’s economic woes, but it has proven to be attentive to the mood of the electorate. Islamist leaders overcame pressures from party hardliners to introduce explicit references to Islamic law and roll back the rights of women in the new constitution. They eventually stepped aside when newly empowered citizens became frustrated with their poor performance in government; and after the bloody events in Egypt last summer, they were convinced of the risks of clinging to power for too long.

“Nida Tounes,” Tunisia’s main secularist party, has played an important role in shaping the consensus that ended the deadlock. Down the road, it could also play an even greater role in the building of a stable and inclusive “two-pole” system.

Since assuming office, Jomaa has diagnosed the serious economic problems the country faces with realism. Under his watch, the government has shown greater determination in fighting terrorism instigated by “Ansar al Sharia” Jihadists. But it cannot tackle the two daunting tasks without domestic and outside support. To have any chance of success dealing with the lingering socio-economic difficulties, the Jomaa government must receive the help of the country’s strong trade union and business federation.

In recent days, prominent friends of Tunisia have urged the U.S. to deepen its engagement in Tunisia’s transition, recommending, for example, loosening travel warnings and security restrictions for U.S. diplomatic personnel in the country, increasing economic aid substantially beyond the current $30 million annual outlay, and supporting a free trade agreement and other measures to strengthen Tunisia’s private sector.

Given Tunisia’s size, the U.S. should also develop a more effective regional strategy that supports Tunisia’s economic and political stability in a larger context. This should be, in fact, one of the priorities of the U.S.-Tunisia Strategic Dialogue set to be launched during Jomaa’s visit. Encouraging a regional approach based on greater security coordination and economic cooperation would be an important stepping-stone to regional stability.

While Libya suffers now from a profound security vacuum, it could in the future be a major employer for Tunisia’s job-seekers and a potential partner for Tunisian enterprises. Joint ventures with Algeria and Morocco can also provide mutual benefits.

Indeed, Tunisia has long favored a more integrated region.  While politics in the larger neighboring countries have prevented much progress, the U.S. can encourage this trend as a way to support Tunisia’s leadership and its strategic interests. It is also the smart way to expand interest and opportunities for the U.S. business community, and to create more effective markets for trade and innovation for both countries.

*Ellen Laipson is President and CEO of the Stimson Center. Oussama Romdhani is an independent analyst and former Tunisian government official.

La Tunisie, seul pays arabe à instaurer l’égalité entre citoyens et citoyennes

C’est une première dans le monde arabe. Lundi, la Tunisie a inscrit l’égalité entre les citoyens et les citoyennes dans sa Constitution.  « C’est un grand pas en avant », veut croire l’activiste Bochra Belhaj Hmida, cofondatrice de l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD). L’avocate aurait bien sûr préféré une référence à « l’égalité totale entre les sexes », que réclamaient les associations féministes soutenues par l’Europe. Mais elle se réjouit  néanmoins. « C’est une bonne ébauche pour éradiquer la discrimination entre les sexes », renchérit cette militante.

Human Rights Watch et Amnesty International se sont montrées, elles, plus critiques. Ces ONG qui militent pour instaurer le modèle occidental jugent la formule « citoyens et citoyennes » trop réductrice. « La Constitution devrait préciser que les hommes et les femmes sont égaux et ont droit à la pleine égalité en droit et en fait », affirment les organisations. Elles souhaitent aussi que la non-discrimination soit élargie aux raisons « de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou autre ».

C’est d’ailleurs une première dans le monde arabe où, au regard de la loi, femmes et hommes se trouvent rarement sur un pied d’égalité. La plupart des pays n’accordent pas la possibilité du divorce par consentement mutuel, la liberté de circulation, ou encore l’égalité en matière d’héritage. Depuis son indépendance et l’adoption de la Constitution de 1956, le pays fait figure d’exemple en la matière, ayant attribué le plus de droits aux femmes grâce aux présidents Bourguiba puis Ben Ali.

Mais, depuis le printemps arabe et l’arrivée au pouvoir du parti islamiste Ennahda, le sort des Tunisiennes restait incertain. Cette petite révolution constitutive, fruit d’un consensus entre le parti au pouvoir et les courants progressistes, a suscité d’âpres débats à l’assemblée. Ennahda a été obligé de se « ranger » à la vision moderne de la Tunisie en matière de droits des femmes. Le gouvernement a donc fini par faire marche arrière sur la question de leur statut, non sans avoir tenté, en août 2013, d’inscrire la notion de « complémentarité » entre hommes et femmes. Une décision qui avait fait descendre dans la rue des Tunisiennes pendant plusieurs jours pour obtenir le recul du gouvernement. Pour l’avocate, cette volte-face est synonyme d’espoir, car « cela prouve qu’il faut continuer de militer, et ne pas baisser les bras. Les femmes ont fini par gagner. »

Ben Ali révèle la liste de ses biens

Le site électronique  Tunivisions, qui affirme détenir la copie d’une lettre adressée par Ben Ali à son avocat, révèle que le président déchu possède  la résidence de Sidi Dhrif , une maison à  Hammam Sousse, et un lot de terrain acheté à une  municipalité (non précisée), démentant ainsi les informations relayées par plusieurs médias tunisiens.

Toujours selon la même source, Ben Ali aurait rappelé  dans sa lettre qu’il a servi l’État tunisien depuis plus d’un demi-siècle, et que les campagnes de dénigrement dont il est victime aujourd’hui s’expliquent par  la hausse de sa popularité qui est la conséquence de l’échec du gouvernement actuel.

Aujourd’hui, selon différentes sources, plus de 50% des Tunisiens regretteraient Zine El Abidine Ben Ali!

L’or de Ben Ali aurait-il transité par la France?

Selon le site internet de Nice Matin, près de 1800 lingots d’or (72 millions d’euros) sont sortis illégalement de Tunisie après la chute de Ben Ali en janvier 2011 et ont transité par la France – via les aéroports de Nice, Marseille, Orly et Roissy – sans que les douaniers ne reçoivent l’ordre d’intervenir.

Le quotidien régional, qui a mené l’enquête, affirme qu’officiellement ce dossier n’existe pas. Pourtant, selon ses informations, pendant plus d’un an et demi et jusqu’en avril 2012, des “passeurs” tunisiens ont bel et bien fait transiter par plusieurs aéroports français des quantités d’or extravagantes sans que nul ne s’y oppose.

Alors que ce trafic était supposé être terminé, Nice Matin affirme qu’une nouvelle “mule” tunisienne, sur le vol Djerba-Nice, a passé mercredi douze kilos en lingots d’or à l’aéroport.