France, USA et Grande-Bretagne pourraient être complices de crimes de guerre au Yémen

  • Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France pourraient se rendre complices de crimes de guerre en armant et en fournissant des renseignements ou un soutien logistique à la coalition sous commandement saoudien qui intervient au Yémen, estiment des enquêteurs de l’Onu dans un rapport publié mardi.

Le Groupe d’experts éminents internationaux et régionaux sur le Yémen (GEE), créé par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, recommande l’interdiction des transferts d’armements aux belligérants, qu’il soupçonne tous de commettre des crimes de guerre. «Il est clair que la livraison continue d’armes aux parties au conflit perpétue le conflit et prolonge les souffrances du peuple yéménite», a déploré Melissa Parke, membre du Groupe, lors d’une conférence de presse. «C’est pourquoi nous exhortons les Etats membres à ne plus fournir d’armes aux parties au conflit.»

L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, qui sont les deux principaux contributeurs de la coalition formée pour combattre les rebelles chiites Houthi, sont deux des plus gros clients des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France en matière d’armement. «La légalité des transferts d’armes par la France, le Royaume-Uni, les États-Unis et d’autres États reste discutable et fait l’objet de diverses procédures judiciaires nationales», souligne le GEE dans un communiqué.

Criminels de guerre traduits en justice

Les experts ont établi une liste secrète des auteurs présumés de crimes de guerre. «Ce qui est certain, c’est que nous avons suffisamment de faits et de témoignages pour traduire ces personnes en justice à un stade ultérieur», a averti Kamel Jendoubi, président du Groupe d’experts, sans révéler de noms. «Cinq ans après le début du conflit, les violations contre les civils yéménites se poursuivent sans relâche, avec un mépris total pour le sort de la population et l’absence d’action internationale pour responsabiliser les parties au conflit. La communauté internationale se doit de multiplier ses efforts pour libérer le peuple yéménite de l’injustice persistante qu’il subit», a-t-il souligné.

Le Maroc perd un avion de combat au Yémen

Un avion de combat marocain est porté disparu depuis dimanche 10 mai au Yémen. Il participait à l’opération « Tempête décisive » de la coalition arabe au Yémen contre la rébellion chiite houthiste. Le sort du pilote est pour l’instant incertain. Ce pilote marocain porté disparu serait le lieutenant B. Avant de rejoindre le détachement de l’escadron Spark des Forces royales air (FRA), mis à disposition par le Maroc pour la coalition au Yémen, le jeune pilote marrakchi appartenait au 6ème Bataillon aérien des Forces armées (BAFA) basé à Benguérir, croit savoir le site le360.ma.

 

L’armée marocaine a annoncé, ce lundi, dans un communiqué, la disparition, depuis dimanche 18 h, d’un avion de combat de type F16 faisant partie de l’escadrille des FAR mise à la disposition de la coalition arabe déployée au Yémen.

De son coté, la rébellion chiite des Houthis a affirmé, ce lundi, avoir abattu un avion de la coalition arabe. La télévision Al-Massirah de la rébellion, a diffusé des images de combattants tribaux rassemblés autour des débris. Le drapeau marocain apparaît sur un bout d’aile de l’appareil, selon les images de la télévision qui présente l’avion comme un F-16.

Aucune information n’a été communiquée concernant l’endroit et la manière dont l’avion a été touché, et le sort du pilote est quant à lui incertain. L’armée marocaine a précisé qu’un deuxième avion qui évoluait en formation n’a pas pu constater si le pilote avait pu s’éjecter et que des recherches sont en cours.

Des sources militaires yéménites citées par un journal local ont en revanche déclaré que l’avion s’est écrasé dans la région de Oued Nchour à Sadaa.

La coalition arabe mène, depuis fin mars, au Yémen, une campagne aérienne appelée « Tempête décisive », contre les positions des rebelles chiites pour les empêcher de prendre le contrôle du Yémen. La coalition menée par l’Arabie Saoudite a annoncé, le 21 avril, la fin de la phase intensive de son opération, mais les raids restent quotidiens sur les positions des rebelles touchant parfois des zones urbaines. Dans cette opération, le Maroc a déployé six avion F-16.


Une Franco-Marocaine enlevée au Yémen

Deux ressortissants étrangers, dont une Française d’origine marocaine, ont été enlevés mardi 22 novembre avec leur chauffeur yéménite par des hommes armés dans le sud du Yémen, ont indiqué un responsable de la sécurité et un responsable local.

Au moment de leur rapt, ces trois personnes circulaient à bord d’un véhicule du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dans la province de Lahj, a-t-on ajouté.


Tunisie, Libye, Yemen, Egypte « Les révolutions ne font que commencer »

« Saleh ne gouverne pas, il tue. » La prix Nobel de la paix, l’islamiste Tawakkol Karman, coordinatrice des jeunes de la révolution yéménite, dénonce avec une constance inébranlable le régime au pouvoir. De passage à Paris, la jeune femme de 32 ans est venue défendre deux demandes qu’elle adresse à la communauté internationale : « le gel des avoirs d’Ali Abdallah Saleh et de ses proches, et le transfert du dossier Saleh devant la Cour pénale internationale pour mettre fin au carnage », dit-elle, soulignant qu' »avec cet argent Saleh achète les armes et les mercenaires qui tuent les manifestants ».

« Jusqu’où va couler le sang ? » demande-t-elle. « Nous sommes prêts à mourir pour la liberté et la justice » souligne la prix Nobel. « La communauté internationale ne doit pas, elle, perdre ses valeurs. Paris est la capitale des libertés, elle peut être fière des positions qu’elle a prises sur les révolutions arabes. Elle a maintenant le devoir d’agir sur ces deux points », a insisté Tawakkol Karman, affirmant avoir reçu des assurances d’Alain Juppé dans la matinée à ce sujet sans préciser si il y avait une option militaire.

Le ministre des Affaires étrangères a en effet annoncé un peu plus tôt lors d’un point presse que « le gel des avoirs devrait être effectivement étudié dans de brefs délais (…). Nous allons regarder cela lundi prochain à Bruxelles », a-t-il ajouté.

Tunisie/Libye/Yemen

La féministe islamiste balaye d’un revers de main les inquiétudes de certains de voir la révolution yéménite volée par les islamistes comme certains redoutent que ce soit le cas en Tunisie avec la victoire du parti Ennahda ou en Libye avec les propos sur la Charia.

« Au contraire je suis convaincue que le changement le plus important a été la chute des régimes. Les révolutions ne font que commencer. Elle n’a fait que commencer avec la chute des régimes. Il y aura plusieurs tours d’élections dans les mois à venir. Mais quand le peuple est descendu dans la rue soyez certains qu’il s’accrochera à la liberté et ne la lâchera pas » garantit la jeune femme.

« Les jeunes voulaient simplement s’approprier leurs rêves de liberté. Nous au Yémen nous savons que quiconque sortirait des valeurs de justice ou d’égalité que nous prônons nous lui demanderions de partir. Les jeunes des révolutions devront redescendre dans les rues si nécessaires », affirme Tawakkol Karman soulignant toutefois que les jeunes ont demandé le pluralisme lors des manifestations et que, pour cette raison, « ce serait une erreur d’écarter les partis islamistes ». « Et cela s’applique également aux salafistes. Même les plus radicaux, s’ils participent aux processus démocratiques, peuvent évoluer » souligne la jeune femme par ailleurs membre du parti islamiste Al-Islah (la réforme).

Droit des femmes

La place de la femme? « Je ne pense pas que les femmes qui ont mené les révolutions accepteraient un recul de leurs droits. Nous voulons tous un seul monde, une seule citoyenneté », souligne la prix Nobel de la paix.

Cette figure de proue du mouvement révolutionnaire yéménite en cours depuis le mois de janvier semble n’avoir peur de rien, si ce n’est du manque de soutien international. « La seule chose que nous craignons c’est que la communauté internationale ne réponde pas à nos aspirations de liberté », affirme cette militante. « Sur le plan intérieur nous avons confiance. Des millions de Yéménites sont dans les rues en train de dire « notre objectif est un Etat civil libre ». Parfois nous craignons un vol de notre révolution mais c’est impossible car elle embrasse le peuple dans sa totalité et pas simplement une élite ».

Gouvernement de transition

Celle dont les jeunes souhaiteraient qu’elle devienne un jour leur Présidente propose une solution de gouvernance intérimaire. « Les jeunes refusent la proposition du Conseil de coopération du Golfe qui prévoit l’immunité pour Saleh et sa famille. La solution de rechange nous l’avons », assure la militante. « Nous demandons la constitution d’un gouvernement de transition composé de seize membres et d’un Conseil national des forces de l’opposition qui jouera le rôle de Parlement », dit-elle.

« Nous défendons les valeurs de la modernité, des Lumières, des droits de l’homme et de la démocratie. Notre objectif c’est la création d’un état civil et démocratique. Quiconque ne s’engagera pas à respecter ces valeurs, le peuple lui dira de partir, » assure Tawakkol Karman qui ne mentionne jamais la laïcité.


Assassinat ciblé : un imam américain tué au Yémen

Les autorités yéménites ont annoncé vendredi la mort de l’imam radical américano-yéménite Anwar al-Aulaqi, lié à al-Qaida et recherché par les Etats-Unis, qui ont confirmé son décès. Considéré comme une menace aussi grande qu’Oussama ben Laden par les Etats-Unis, Aulaqi est soupçonné par Washington de liens avec le Nigérian Umar Farouk Abdulmutallab, auteur de l’attentat manqué du 25 décembre 2009 sur un avion de ligne américain.

Il est aussi connu pour avoir entretenu une correspondance avec le commandant américain Nidal Hassan, l’auteur présumé de la fusillade qui a fait 13 morts sur la base de Fort Hood (Texas) en novembre 2009.

Un raid américain ?

Des sources tribales yéménites ont indiqué qu’il a péri dans un raid aérien lancé tôt vendredi contre deux véhicules circulant entre Maarib (à l’est de Sanaa) et Jouf, province désertique limitrophe de l’Arabie saoudite. L’une des sources tribales a affirmé que « l’attaque a été menée par des avions américains » ajoutant que la zone était survolée depuis quelques jours par des avions non identifiés.

Une autre source tribale a fait état d’informations selon lesquelles l’imam radical aurait quitté récemment la province de Chabwa, dans le sud-est du Yémen, pour celle de Maarib, à l’est de la capitale. Cette source a relevé un renforcement ces trois dernières semaines de la présence de forces de sécurité yéménites dans la province de Maarib, qui est située à une centaine de kilomètres de la capitale Sanaa. Elle a affirmé que l’imam radical, se sentant sans doute traqué, n’a cessé de se déplacer ces derniers temps entre l’ouest et le nord-ouest du Yémen.

« Un coup pour al-Qaida dans la péninsule arabique »

Anwar Al-Aulaqi a échappé à un raid américain au Yémen début mai, quelques jours après l’élimination au Pakistan du chef d’al-Qaida Oussama ben Laden, avaient annoncé à l’époque un responsable yéménite et un membre de sa tribu. Placé par Washington sur sa liste des cibles à éliminer, l’imam avait été visé, selon les autorités yéménites, par un raid de l’aviation yéménite le 24 décembre 2009 dans la province de Chabwa, qui avait fait 34 morts. Mais il ne s’y trouvait pas au moment du raid, selon les services de sécurité.

Sa mort constitue « un coup pour al-Qaida dans la péninsule arabique » (AQMI), a estimé le centre américain de surveillance des radicaux islamistes IntelCenter, soulignant que cela aurait un impact sur la capacité de recrutement et de financement de l’organisation au Yémen.

Une chanche pour le président Saleh

Son décès peut aussi servir le régime qui peut se prévaloir de son statut de partenaire de Washington dans la lutte contre al-Qaida au moment où le président Ali Abdallah Saleh lutte pour sa survie. Le chef de l’Etat yéménite, fortement contesté dans la rue depuis fin janvier, ne montre aucune intention réelle de quitter le pouvoir. Il l’a répété jeudi en précisant qu’il ne le ferait que si ses anciens alliés devenus ses opposants étaient interdits de participer à des élections. « Si nous cédons le pouvoir et qu’ils ont toujours un pouvoir de décision, ce sera très dangereux. Cela mènera à une guerre civile », a-t-il affirmé dans une interview au Time et au Washington Post.

M. Saleh faisait allusion au général Ali Mohsen al-Ahmar, qui a rejoint la contestation et à la puissante tribu des Ahmar (sans lien avec le général). Le président yéménite mobilise ses partisans face à la contestation. Ses partisans ont été appelés à manifester vendredi après la prière pour faire contre-poids à une marche des opposants dans la capitale.

Jeudi, M. Saleh a reçu le soutien de centaines de religieux qui ont décidé, après un séminaire, qu’il était illicite en islam de se soulever contre les dirigeants!


Libye… Syrie…Yémen : cibles de l’OTAN avant d’attaquer l’Iran et le Sud-Liban

Dmitri Rogozin, représentant permanent russe auprès de l’OTAN, affirme dans les Ivestia (3/8/11) que les Occidentaux planifient actuellement une intervention militaire et des opérations de désinformation contre la Syrie pour renverser le Président Bachar al-Assad et le régime baasiste.

L’Otan s’en prendrait ensuite au Yémen. Ces guerres, dit-il, préluderaient une attaque de l’Iran. Pour lui, l’élargissement du conflit en cours en Afrique du Nord, menace la paix du monde.

Nota : Dmitri Rogozin aurait pu ajouter que le Hezbollah libanais est également visé et qu’il faut s’attendre, dans la foulée, à une nouvelle agression militaire israélienne contre le Liban.

 

Source : Novosti  — Gilles Munier

http://en.rian.ru/world/20110805/165570384.htm

 

Yémen : Une ville contrôlée par al-Qaida

Des combattants d’Al Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa) et des militants islamistes ont pris le contrôle de Zinjibar, ville côtière du Yémen située à une cinquantaine de kilomètres à l’est d’Aden, rapportent des habitants.

Un habitant précise que les assaillants, au nombre de 300, sont entrés en ville vendredi.

 

Yémen : Manifestation contre le Président

Des milliers de personnes ont manifesté aujourd’hui à Sanaa à l’appel de l’opposition, réclamant le départ du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans. Le président tunisien « est parti après 20 ans, 30 ans au Yémen, ça suffit », scandaient les manifestants en référence au mouvement de contestation populaire en Tunisie qui a chassé le président Ben Ali après 23 ans au pouvoir.

« Non au renouvellement du mandat, non à la transmission héréditaire du pouvoir », répétaient-ils lors d’un rassemblement à l’appel de la « Rencontre commune », une coalition de l’opposition. L’opposition a organisé quatre manifestations distinctes dans la capitale yéménite, selon l’un des organisateurs. La police n’est pas intervenue contre les manifestants. Mais le Congrès populaire général (CPG, parti au pouvoir), a organisé quatre meetings qui ont rassemblé des milliers de personnes dans la capitale pour faire contrepoids aux manifestations de l’opposition.

Au pouvoir depuis 1978, Saleh a été élu pour la première fois en 1999 au suffrage universel direct pour un mandat de sept ans. Il a été réélu pour la deuxième fois en 2006 pour un mandat qui arrive à expiration en 2013. Un projet d’amendement de la Constitution, en discussion au Parlement malgré le refus de l’opposition, pourrait ouvrir la voie à une présidence à vie pour l’actuel chef de l’Etat.

L’opposition accuse en outre le président Saleh, 68 ans, de vouloir transmettre la présidence à son fils aîné Ahmad, chef de la Garde républicaine, unité d’élite de l’armée. Mais le chef de l’Etat s’est défendu dans un discours télévisé dimanche soir de vouloir transmettre le pouvoir à son fils. « Nous sommes une république, et je suis contre la transmission du pouvoir », a-t-il dit.

Le Yémen est un des pays arabes les plus pauvres et l’unique république de la péninsule arabique. Les manifestations de jeudi s’inscrivent dans le cadre d’un programme de protestations de l’opposition, à l’approche des élections législatives prévues le 27 avril.  Le CPG et les partis de l’opposition avaient décidé d’engager le dialogue pour faire évoluer le Yémen vers un régime parlementaire avant ces élections, mais ce dialogue a marqué le pas.

Après la Tunisie, une islamiste organise des manifestations au Yémen

Une militante yéménite, qui a conduit des manifestations étudiantes anti-gouvernementales à Sanna la semaine dernière, a été arrêtée ce dimanche. S’inspirant des récents troubles sociaux en Tunisie qui ont débouché sur la fuite du président tunisien Zine ben Ali, Tawakul Karman a organisé deux manifestations à l’université de la capitale contre les régimes autocratiques arabes, appelant notamment au renversement du président Ali Abdullah Saleh, au pouvoir depuis une trentaine d’années.

«Partez avant que vous y soyez forcés», pouvait-on lire sur certaines pancartes brandies lors des rassemblements. Selon une source proche des services de sécurité, Karman, membre du parti islamiste Islah, a été arrêtée dimanche sur ordre du parquet général.

Karman, qui dirige l’organisation locale « Femmes journalistes sans chaînes », avait également appelé les Yéménites à soutenir le peuple tunisien.

Le départ forcé de Ben Ali a provoqué une onde de choc dans le monde arabe, touché par une vague d’immolations par le feu, reproduisant le geste d’un jeune Tunisien à l’origine du soulèvement populaire.

Plus de 40% des 23 millions de Yéménites vivent avec moins de deux dollars par jour et près d’un sur trois souffre de faim chronique.

Source Reuters