Viviane Reding menace la France d’une procédure d’infraction à la législation européenne

Viviane Reding, la Commissaire européenne chargée de la Justice et des Droits fondamentaux au sein de l’Union, veut lancer dans les deux prochaines semaines, une procédure d’infraction contre la France à la législation européenne, pour avoir expulsé des citoyens européens, des Roms, de nationalité roumaine, en particulier.


UE : Un commissaire dénoncé pour des propos antisionistes

Connu pour son franc-parler, l’ancien chef de la diplomatie belge Karel De Gucht s’en prend aux « sionistes ».

coeur-.gifUn dérapage de trop ? Karel De Gucht, commissaire européen au Commerce et ancien chef de la diplomatie belge, a déclenché vendredi la tempête en s’inquiétant publiquement de l’influence «du lobby juif» à Washington et de l’inaptitude de la diaspora à affronter raisonnablement le dilemme du Proche-Orient.

Le commissaire belge, connu pour son franc-parler et ses écarts verbaux, a regretté que ses commentaires «aient été interprétés dans un sens que je ne voulais pas». Mais Karel De Gucht s’est gardé de répondre à l’appel du Congrès juif européen qui, «outré», l’invitait dès vendredi matin à retirer ses propos et à présenter des excuses en bonne et due forme. Le collège européen, dépourvu du pouvoir de sanction, a rapidement pris ses distances avec le commissaire belge. «Il s’agit de propos personnels qui ne représentent pas l’opinion bien connue de la Commission et du Conseil ( des ministres de l’UE) sur le processus de paix au Proche-Orient», a déclaré un porte-parole, Olivier Bailly.

La sortie du responsable chrétien-démocrate flamand plonge l’Europe dans l’embarras diplomatique au plus mauvais moment. Israéliens et Palestiniens viennent de reprendre leurs discussions après une interruption de vingt mois et l’UE tente de revenir, sous la conduite de Catherine Ashton, dans un jeu de politique étrangère dominé par l’Administration Obama.

«Il s’agit une fois de plus d’une forme outrageuse d’antisémitisme de la part d’un haut responsable européen. La diffamation du pouvoir juif est apparemment acceptable au plus haut niveau de l’UE», affirmait hier Moshé Kantor, président de la CJE.

Dans l’interview accordée jeudi à la VRT, radio publique belge néerlandophone, Karel De Gucht décrit en ces termes l’opinion «du Juif moyen» de la diaspora : «Il y a la croyance chez la plupart des Juifs – c’est difficile à décrire cela autrement – qu’ils ont raison. Une croyance est quelque chose que l’on peut difficilement contrer avec des arguments rationnels. (…) Les Juifs laïques partagent la même croyance qu’ils ont raison. Il n’est donc pas facile, même avec les Juifs modérés, d’avoir une discussion rationnelle sur ce qui se passe au Proche-Orient.»

Le commissaire européen assurait vendredi ne pas avoir voulu stigmatiser la communauté juive «d’une quelconque manière». L’antisémitisme, ajoute-t-il, «n’a aucune place dans le monde d’aujourd’hui et il est fondamentalement opposé aux valeurs européennes».

Ce n’est pas la première fois que Karel De Gucht, 56 ans, tient des propos contestables voire politiquement incorrectes. Ministre belge des Affaires étrangères de 2004 à 2009, il avait provoqué un incident diplomatique avec les Pays-Bas en décrivant le premier ministre, Jan Peter Balkenende, comme «un mélange de Harry Potter et de bourgeois rigide sans charisme». Bruxelles avait dû platement s’excuser.

Pierre Lellouche souligne le caractère particulier des relations franco-marocaines

Le secrétaire d’Etat français chargé des Affaires européennes, Pierre Lellouche, a souligné que les relations franco-marocaines sont « exceptionnelles et fraternelles », notant la concordance de vues entre les deux pays sur de nombreuses questions d’intérêt commun.

Dans une déclaration à la MAP à l’issue d’un entretien avec le Premier ministre marocain, Abbas El Fassi, en marge d’une réunion informelle des dirigeants du Groupe 5+5 tenue dans la capitale libyenne, M. Lellouche a indiqué que ses entretiens avec M. El Fassi ont été l’occasion de passer en revue les relations entre l’Union européenne et le Maroc, qui bénéficie d’un « statut avancé » auprès de l’UE.

La réunion a également abordé plusieurs projets économiques qui s’inscrivent dans le cadre de la coopération entre les deux parties, tels le projet de Train à grande vitesse (TGV) qui reliera Tanger à Casablanca, et d’autres projets d’infrastructures et de développement économique, a affirmé le haut responsable français.

Le devenir du groupe 5+5 et son rôle dans l’accompagnement de la coopération et du développement des pays membres a également été au centre de cet entretien, a ajouté M. Lellouche qui a salué les grands chantiers mis en oeuvre au Maroc dans plusieurs domaines, notamment les grands projets économiques, le processus démocratique, la lutte contre la corruption et la réforme de la justice.

Ces entretiens, qui ont eu lieu en marge de la participation des deux pays aux festivités de la Révolution du 1er Septembre, se sont déroulés en présence d’une délégation marocaine comprenant notamment l’ambassadeur du Maroc en Libye, Moulay Mehdi Alaoui, le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, Youssef Lamrani et le conseiller du Premier ministre, Omar Ait Saleh.

Exclusif – L’UE souhaite la suppression des pompiers volontaires

L’Union Européenne pourrait prochainement demander à la France de supprimer le statut de sapeur-pompier volontaire jugé non-conforme à la réglementation européenne du travail. Rappelons que le pompier-volontaire perçoit par vacation horaire de 7,32 € à 10,67 € net selon son grade, ainsi qu’une allocation de vétérance lorsqu’il a cessé son activité. Le nombre de sapeurs-pompiers volontaires diminue chaque année par manque de vocations.

Pierre Ménat, ambassadeur de France : « La Tunisie gagnerait à être connue dans sa diversité »

Par Amel Belhadj Ali
La France reste le premier partenaire européen de la Tunisie «considérée comme l’une des économies les plus solides d’Afrique». Les échanges entre les deux pays sont de l’ordre de 6 milliards d’euros, et les 1 200 entreprises françaises implantées en Tunisie emploient près de 150 000 personnes.

De bons indicateurs, serions-nous tentés de dire, d’autant plus que le Forum de l’emploi, organisé les 21 et 22 avril 2010 à l’UTICA,  serait considéré comme une réussite pour une première. Les chiffres sont parlents : 3 000 visiteurs, 1 280 emplois proposés, 519 formations et 360 recrutements. La Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie (CTFCI), le ministère tunisien de la Formation professionnelle et de l’Emploi, patronat, syndicats, tous ont mis du leur pour assurer le succès de cette initiative.Il faut reconnaître que la thématique de l’emploi est une priorité nationale en Tunisie, étant un point noir dans une économie stable.  Pierre Ménat, ambassadeur de France, depuis bientôt 8 mois, estime que la Tunisie et la France peuvent travailler ensemble sur cette problématique importante et précise lors d’un point presse organisé mardi 8 juin 2010 «qu’un forum pour l’emploi permanent est en train d’être mis en place via un site Internet dédié».

La France soutiendra également et sans conditions préalables la requête de la Tunisie pour accéder au Statut avancé au sein de l’Union européenne : «Tout le monde est d’accord sur le principe», indique le diplomate français. Il y aura bien entendu des négociations touchant aux volets politique, économique, à la participation de la Tunisie au programme sur le rapprochement des peuples et la facilitation de la libre circulation des personnes, ainsi que son adoption du principe de la coopération centralisée. Le Statut avancé permettra à la Tunisie de bénéficier de lignes de financements européennes pour la recherche scientifique et du Fonds de développement solidaire.

La coopération économique entre les deux pays n’a pas été altérée, même en temps de crise, d’ailleurs deux importantes missions sont prochainement attendues à Tunis, l’une de la région Paca et l’autre en provenance de l’Hérault.
Tout récemment, on a assisté au lancement d’Orange Tunisie et à la pose de la première pierre de l’unité de production d’Aerolia.

Rappelons à ce propos que le positionnement de la Tunisie sur l’aéronautique s’est rapidement développé. En 2009, on a comptabilisé 46 unités de production employant 3.900 personnes. La production est passée, pour sa part, de 17 MDT en 2003 à 116 MDT en 2008. L’avionnaire Zodiac est, pour sa part, en train de renforcer sa place en Tunisie. La France veut également accompagner la Tunisie dans sa quête vers un positionnement en tant que plateforme technologique en Méditerranée. Les entreprises françaises sont très présentes dans les techno-parcs, et en matière de partenariat entre entreprises françaises et tunisiennes, l’exemple Telnet/Altran Technologies est plus qu’édifiant, aujourd’hui, grâce à cette fusion, le nom d’Altran Telnet Corporation est plus que connu sur les deux places.

La profondeur des relations économiques privilégiées entre les deux pays est due, entre autres, à la francophonie, la langue des affaires est le français, assure Pierre Ménat, d’où l’importance de renforcer la présence de la langue française en Tunisie. «7.000 élèves sont inscrits dans les écoles françaises, sans oublier que désormais l’Ecole internationale de Carthage sera homologuée jusqu’au baccalauréat».

Le nombre d’inscrits tunisiens dans les universités françaises est en hausse avec une évolution vers la spécialisation après la licence soit le quart de ceux qui poursuivent leurs études dans l’Hexagone. Trois accords de formation dans le secteur des télécommunications ont été signés entre les deux pays et des diplômes reconnus mutuellement seront décernés aux étudiants, sans oublier une coopération de plus en plus développée dans le domaine de la recherche.
La Francophonie ne doit cependant pas être considérée comme un acquis, d’où l’importance d’avoir un centre culturel intégré qui regroupera tous les services et supervisera toutes les activités culturelles. L’édification du centre démarre incessamment. En attendant, des journées audiovisuelles  seront organisées à Tunis les 26 et 27 octobre 2010 prochain, parallèlement aux Journées cinématographiques de Carthage. Les médias français y seront présents, à commencer par France télévision. Il est aujourd’hui important de récupérer le terrain perdu par les médias français  en Tunisie. Pour cela, des professionnels des deux pays seront amenés à proposer des projets concrets de partenariat. «Nous voulons mieux faire connaître la Tunisie en France, indique Pierre Ménat, le pays gagnerait à être connue dans sa diversité».

Les instruments de coopération internationale et les outils thématiques au service du changement dans les pays du voisinage de l’UE

Une nouvelle publication expliquant les instruments de coopération internationale et les outils thématiques a été conçue dans le cadre des efforts de l’Union européenne visant à soutenir le changement dans les pays de la Politique Européenne de Voisinage. Elle a été préparée par l’ ENPI Info Centre, financé par l’UE. Cette publication électronique de neuf pages, disponible en anglais, français, arabe et russe, décrit dans un langage simple les différentes possibilités de financement accessibles aux acteurs des pays partenaires du Sud et de l’Est. Pour chaque instrument ou outil, la publication donne une brève description de l’objectif poursuivi, explique les conditions d’éligibilité et la mise en œuvre et le montant du financement et propose un lien vers un site Internet offrant des informations plus détaillées.

Les instruments de coopération internationale et les outils thématiques complètent idéalement l’Instrument européen de voisinage et de partenariat (IEVP) qui finance les programmes de coopération bilatérale et régionale, dans le cadre de la Politique Européenne de Voisinage (PEV). En plus des possibilités décrites dans la publication, d’autres possibilités de financement sont accessibles aux pays, à titre individuel – les sites Internet des Délégations respectives fournissent tous les renseignements à ce sujet – ainsi que via les différentes directions générales de la Commission.

Les pays du voisinage bénéficiaires sont : IEVP Sud – Algérie, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Territoire palestinien occupé, Syrie, Tunisie. IEVP Est – Arménie, Azerbaïdjan, Belarus, Géorgie, Moldavie, Ukraine, Russie.

Accès au document : www.enpi-info.eu (pdf)