World Investment Report : l’investissement étranger repart à la hausse en 2013, +12% pour les pays MED

La CNUCED (Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement) a publié son Rapport sur l’investissement dans le monde 2014 (World Investment Report – WIR 2014) fin juin 2014.

Après une année 2012 difficile, les investissements directs étrangers (IDE) rebondissent en 2013: les flux d’IDE ont enregistré une hausse de 9% par rapport à 2012, s’établissant à 1,45 trillions de dollars. La CNUCED estime que cette tendance haussière se poursuivra, et prédit 1,6 trillions de dollars en 2014, 1,7 trillions de dollars en 2015 et 1,8 trillions de dollars en 2017.

Les pays en développement sont aux avant-postes en 2013. En effet, ils ont absorbé 54% du flux mondial d’IDE, soit 778 milliards de dollars, reléguant ainsi les pays développés au second plan avec 39% de flux d’IDE (566 milliards de dollars).

La CNUCED salue une bonne nouvelle pour les pays les moins avancés (PMA) : les industries extractives intéressent moins les investisseurs et ne représentent plus que 11% des flux investis en 2013, tandis qu’une part croissante des IDE dans les PMA porte désormais sur le secteur manufacturier et en particulier sur les biens de consommation.

Par ailleurs, le rapport souligne qu’en 2013, 59 pays ont adopté 87 mesures politiques en faveur de l’investissement étranger (facilitation ou de libéralisation des investissements).

Une hausse globale des flux d’IDE en Méditerranée

Les flux d’IDE ont globalement augmenté en Méditerranée en 2013 dans les onze pays méditerranéens, avec un total de 40,3 milliards de dollars (Md $) contre 38,3 Md $ en 2012. Cette hausse (+12%) s’explique essentiellement par le retour des investisseurs en Egypte.

Afrique du Nord

Les flux d’IDE, qui ont augmenté de 4% en Afrique, progressent de 27% pour les pays MED nord africains. L’Egypte se positionne en leader avec 5,6 Md $ en 2013, renouant avec un niveau d’investissement proche de celui d’avant révolution (6,4 Md $ en 2010), suivie par le Maroc (3,36 Md $), un chiffre record, en hausse de 18% par rapport à 2012. L’Algérie attire 1,6 Md $, un score en hausse par rapport à 2012 (+14%) mais toujours nettement inférieur à ceux enregistrés de 2008 à 2011. La Tunisie peine en revanche à restaurer la confiance des investisseurs et n’enregistre que 1,09 Md $: un peu moins qu’en 2011, accusant une baisse de 43% par rapport à 2012. Bonne nouvelle, la Libye attire 702 millions de dollars, après deux années d’absence des investisseurs étrangers.

Moyen-Orient

Côté Moyen-Orient, la tendance est mitigée. Israël, la Turquie et la Jordanie enregistrent des hausses des IDE par rapport à 2012, avec des totaux respectifs de 11,8 milliards de dollars, 12,8 milliards de dollars et 1,7 milliards de dollars, en 2013. En revanche, le Liban et la Palestine connaissent une baisse du flux d’IDE (2,8 milliards et 170 millions de dollars respectivement). La situation en Syrie paralyse l’économie et prive à nouveau le pays d’investissements étrangers en 2013.

Evolution des flux d’IDE par pays MED depuis 2008 (en millions d’USD). Source: WIR 2014

 

Flux d’IDE 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Algérie 2 593 2 746 2 264 2 571 1 484 1 691
Egypte 9 495 6 712 6 386 -483 2 798 5 553
Israël 10 875 4 607 5 510 11 081 10 414 11 804
Jordanie 2 826 2 413 1 651 1 474 1 403 1 798
Liban 4 333 4 804 4 280 3 485 3 787 2 833
Libye 3 180 3 310 1 909 0 0 702
Maroc 2 487 1 952 1 574 2 568 2 836 3 358
Palestine 52 301 180 214 244 177
Syrie 1 467 2 570 1 469 0 0 0
Tunisie 2 759 1 688 1 513 1 148 1 918 1 096
Turquie 19 760 8 663 9 036 16 047 12 419 12 866

 

Un plan d’action pour atteindre les « objectifs de développement durable »

Exposée à de nouveaux défis économiques, sociaux et environnementaux, la communauté internationale, sous l’égide des Nations Unies, cherche à définir un ensemble d’objectifs de développement durable (ODD) pour la période 2015-2030. Succédant aux « objectifs du millénaire », les ODD visent la réduction de la pauvreté, l’amélioration de la sécurité alimentaire, la santé et l’éducation, l’adaptation au changement climatique, et une série d’autres objectifs dans les domaines économique, sociaux et environnementaux.

La CNUCED propose dans son rapport un cadre stratégique destiné à stimuler les investissements privés contribuant aux objectifs de développement durable, afin de répondre aux défis suivants :

– orienter et galvaniser l’action pour l’investissement privé

– mobiliser des fonds d’investissements pour répondre aux besoins des pays en développement

– canaliser les investissements vers les objectifs de développement durable (Infrastructures de base, sécurité alimentaire, l’adaptation au changement climatique, santé et éducation, etc.)

– amplifier l’impact de l’investissement privé tout en réduisant les risques potentiels

Cliquez ici pour télécharger le rapport complet (en anglais) et lire les communiqués de presse en français.


ANIMA-MIPO : les pays émergents investissent la Méditerranée

D’après le bilan 2012 de l’observatoire des investissements et partenariats en Méditerranée ANIMA-MIPO, les investissements directs étrangers (IDE) et les partenariats internationaux vers les pays MED (les 9 partenaires du sud, plus la Libye et la Turquie) repartent à la hausse en 2012. En effet, après deux années particulièrement difficiles pour une Méditerranée prise en étau entre ses crises politiques et les crises économiques mondiales, 2012 se révèle être une excellente année pour la région en termes d’attraction des IDE – la 4ème meilleure année de la dernière décennie.


La capacité de résilience des pays se confirme : avec 37 milliards d’euros d’IDE annoncés en 2012 (soit une croissance de 36 % par rapport à 2011), les pays MED renouent avec les niveaux atteints avant 2008 et la crise financière. Le nombre de projets diminue en revanche légèrement, à 645 (-10% par rapport à 2010) -ce qui suggère le lancement de projets plus importants en moyenne que les années précédentes. Ces chiffres, relativement bons si l’on considère le contexte politique et économique exceptionnel, sont cependant à relativiser. En effet, la part de marché de la région MED par rapport au reste du monde en matière d’IDE continue en réalité à diminuer, et serait passée selon la CNUCED, de 3,3% en 2008 à 2,6% en 2012.
Tous les pays, à l’exception de la Syrie, enregistrent des résultats en hausse par rapport à 2011, notamment grâce à quelques spectaculaires transactions annoncées en Algérie, en Egypte et en Turquie. Israël et la Turquie continuent d’affirmer leur leadership : ces deux pays pèsent en réalité pour la moitié des montants d’IDE de la région et près de 43% des projets annoncés. Avec près de 9 Md€ annoncés, le Maghreb flirte avec ses plus hauts niveaux historiques, en particulier grâce aux bons chiffres de l’Algérie, qui compte pour plus de la moitié des annonces de la région. Le Machrek regagne également du terrain, avec des intentions d’investissement équivalentes en montant à celles du Maghreb : cette région encore tourmentée est principalement tirée par l’Egypte, qui enregistre des intentions d’investissement en hausse, et ceci notamment grâce à la reprise des grands projets initiés par le Golfe.
2012 marque également le retour sur le devant de la scène des investissements « traditionnels » à la Méditerranée avec une préférence marquée des investisseurs pour les valeurs sûres que sont depuis 2003 l’énergie, la banque, les télécommunications et le BTP. Ces quatre secteurs en effet totalisent à eux quatre deux tiers des montants d’IDE annoncés.
Les transitions semblent en revanche avoir conduit à une redistribution des sources d’investissement. Depuis les printemps arabes, les entreprises européennes (investisseurs historiques dans la région) s’avèrent en effet battre en retraite, au profit de celles des pays émergents qui s’intéressent chaque jour davantage au potentiel de la région. En deux ans, les Européens sont ainsi passés de 45% à 26% des montants investis dans la région, cédant leur leadership aux BRIC (Russie, Inde et Chine principalement) qui deviennent en 2012 les premiers investisseurs du sud de la Méditerranée (10,7 milliards d’euros soit 28% des investissements annoncés). Le Golfe amorce quant à lui un retour remarqué (les investisseurs du Golfe sont au coude à coude avec l’Europe avec plus de 9 milliards d’euros investis), avec une reprise spectaculaire des grands projets immobiliers et bancaires, mis en suspens depuis 2008, et une volonté affichée de soutenir les nouveaux gouvernements en place.
Au moment où les entreprises européennes cherchent un second souffle, et alors que le continent africain est appelé à devenir le futur relais de croissance du monde, cette retraite européenne ne serait-elle pas une erreur stratégique ? Car finalement, les avantages comparatifs du sud de la Méditerranée, qui prévalaient avant les changements politiques, sont toujours d’actualité dans une Méditerranée encore en quête d’un nouveau modèle de développement économique.

 

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FORUM INTERNATIONAL DES AGENCES DE PROMOTION ET DE DEVELOPPEMENT TERRITORIAL : 20-23 novembre 2013, Oujda, Maroc

Thème : « Promotion économique et sociale des territoires et  développement des investissements »

L’Agence de l’Oriental – agence de développement de la région orientale du Royaume du Maroc – et ANIMA Investment Network organisent un Forum International des agences euro-méditerranéennes de promotion et de développement territorial. Le Forum est organisé à l’occasion du dixième anniversaire de l’Initiative Royale de Développement de l’Oriental, lancée à Oujda en 2003.

Au cœur de la Région de l’Oriental, cette rencontre aura lieu à Oujda du 20 au 23 novembre 2013 et sera consacrée au thème : «Promotion économique et sociale des territoires et développement des investissements».

CONTEXTE

Lancée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI lors d’un discours royal à Oujda le 18 mars 2003, l’Initiative de Développement de l’Oriental a enclenché une véritable dynamique de développement. Une nouvelle vision du développement régional, la réalisation de grands projets et de programmes publics et privés de développement, la mobilisation des forces vives de la région ont permis de désenclaver la région, de l’ouvrir sur son environnement euro-méditerranéen et de l’intégrer dans le tissu économique national.

 

Au Nord comme au Sud, les territoires sont entrés eux aussi dans la course à la compétitivité, dans un environnement global et extrêmement concurrentiel et alors qu’ils subissent de nombreuses mutations. Marketing territorial, accroissement de l’attractivité et promotion des investissements sont primordiaux pour faire face aux défis auxquels ils sont confrontés.

 

Ces thèmes seront au cœur des débats du Forum. Des expériences des régions, agences de développement, acteurs institutionnels, chefs d’entreprises et autres acteurs et décideurs territoriaux de pays du nord et du sud de la Méditerranée permettront des points de vue croisés et des débats sur la diversité des défis, des moyens et des approches dans la promotion des territoires et des investissements.

 

PARTICIPANTS ET CONTENU

Sont attendus au côté de nombreux décideurs marocains des représentants d’agences et organismes d’Algérie, Belgique, Catalogne, Egypte, France, Grèce, Italie, Jordanie, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni, Tunisie, Turquie, ainsi que des membres d’organisations et de réseaux internationaux.

Des panels en sessions plénières traiteront des stratégies régionales, des stratégies sectorielles, des grands projets mobilisateurs pour le développement, ainsi que du rôle des diasporas et des réseaux. Elles seront complétées par des visites de terrain, permettant aux participants de découvrir quelques-uns des projets mis en œuvre dans la région de l’Oriental depuis le lancement de l’Initiative Royale.

 

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Communiqué

Turquie : un premier sex shop « halal »

  • Le premier sex shop en ligne proposant aux internautes des produits estampillés « halal », c’est-à-dire conformes aux normes de la religion musulmane, a récemment ouvert en Turquie, a rapporté aujourd’hui la presse turque.

De présentation très sobre, le site www.helalsexshop.com offre dès sa page d’accueil une rubrique hommes et une rubrique femmes, identifiée par le profil d’une femme voilée, clairement séparées, proposant chacune leurs produits spécifiques.

Contrairement aux sex shops traditionnels, il ne propose ni jouets ni accessoires, et encore moins de photos ou de vidéos suggestives, mais uniquement des préservatifs, crèmes et autres gels ou huiles de massage.

 

Selon ces promoteurs, ce site doit permettre de lutter contre les préjugés liés à l’islam, qui est considéré selon eux comme étant « opposé à la sexualité ». « L’islam encourage la sexualité sous certaines circonstances », assurent-ils sur le site, précisant que « l’usage de chaque produit en vente est en accord avec l’islam ».

L’apparition de ce nouveau site inédit en Turquie a attiré l’attention des réseaux sociaux et de la presse du pays, officiellement à 99% musulman.

 

« Il faut rechercher dans cette nouveauté des visées commerciales plutôt qu’une volonté d’éduquer les Turcs en matière de sexualité », tranchait aujourd’hui un éditorialiste du journal libéral Radikal.


Rapport CNUCED 2013 sur les IDE: Les pays MED résistent à la crise

Dans son rapport annuel sur la situation des flux d’investissements directs à l’étranger (IDE) pour l’année 2012, la CNUCED fait état de trois principales tendances caractérisant la situation économique mondiale: des montants globaux à la baisse, une part croissante à destination des pays en développement, et une plus forte prise en compte de facteurs liés au développement durable.

Une chute globale des flux d’IDE qui n’affecte que très légèrement les pays MED

Comme l’avait anticipé le rapport de l’année 2011, les flux mondiaux d’IDE ont globalement chuté. La CNUCED enregistre en effet une baisse de 18% des investissements en 2012. Le montant total est de 1350 milliards de dollars, soit 1047 milliards d’euros. Ces chiffres sont quelques peu décevants dans la mesure où les flux d’IDE avaient été, depuis deux ans, en augmentation constante. Les flux de 2012 sont ainsi inférieurs aux flux enregistrés durant la période précédant la crise financière de 2008.
Les onze pays méditerranéens réunissent au total 37,3 Md$, soit 2,8% du montant total des investissements directs étranger. Le total des investissements dans les pays méditerranéens diminue donc seulement de 2% (1,64 Md$) par rapport à 2011, un résultat relativement stable compte tenu de la tendance globale. Par ailleurs la part qu’occupent ces pays sur l’ensemble des flux entrants d’IDE augmente légèrement de 0,2%. Cette année encore, une disparité persiste entre les pays MED et aucune tendance régionale homogène ne peut être observée à l’intérieur du Maghreb et du Machrek.
En effet, le Maroc fait office de moteur en termes d’attraction des IDE par rapport à ses voisins d’Afrique du Nord (et du continent Africain de manière générale) tandis que l’Algérie enregistre une forte baisse des flux d’investissement. La Tunisie parvient à continuer sa progression en termes d’attraction d’IDE. L’Egypte quant à elle réussit de nouveau à attirer des investisseurs suite à la chute des montants en 2011 même si ces derniers restent loin derrières les chiffres de 2010. Pour les pays de l’est de la Méditerranée, la tendance est plus homogène dans la mesure où les chiffres de 2012 restent relativement stables par rapport à ceux de 2011 : Les IDE sont légèrement en hausse au Liban et en Palestine et légèrement en baisse en Jordanie et en Israël. La Turquie quant à elle, après avoir presque doublé ses flux entre 2010 et 2011, enregistre en 2012 une baisse de près de 25%.

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Les pays en développement se positionnent comme première destination des IDE mondiaux

La deuxième tendance relevée par le rapport porte sur la place qu’occupent désormais les pays dits en développement. En effet, pour la première fois, ces derniers réussissent à attirer davantage d’IDE que les pays dits développés (52%) tout en étant à l’origine d’un tiers des investissements directs à l’étranger. Le record en termes d’investissement que parviennent à établir les pays émergeants est en partie du à la chute des flux d’IDE dans les pays développés qui en ont attiré seulement 32% pour l’année 2012. Le taux global d’IDE entrants pour les pays émergeants est quant à lui resté relativement stable entre 2011 et 2012.
Le développement durable est une nouvelle priorité

Enfin le rapport de la CNUCED met en avant le nombre croissant de pays ayant mis en place des réglementations afin de prendre en compte des critères de développement durable dans leurs démarches d’attraction des investissements. Les normes environnementales sont davantage intégrées et les traités tentent désormais de maximiser les effets positifs et de minimiser les effets négatifs des investissements. Le rapport de la CNUCED montre également que près de la moitié des accords d’investissements incluent dorénavant des clauses permettant à tout moment l’abandon de la démarche, ce qui ouvre de nouveaux défis pour les législateurs notamment au niveau de l’attraction des investisseurs.
Destinations des flux: L’Afrique se distingue, l’Amérique du Sud garde son attractivité tandis l’Asie perd de la vitesse

L’analyse régional des destinations des flux d’investissements met en avant le fait que les investisseurs semblent davantage enclins à investir en Afrique, notamment en Afrique du Nord où les investissements ont augmenté de 35% pour atteindre un montant de 11,5 milliards de dollars en 2012, soit environ 9 milliards d’euros.

Pour ce qui est des autres économies régionales, le rapport de la CNUCED montre que les flux d’IDE ont diminué de 5% vers l’Asie de l’Est et l’Asie du Sud-est. Il s’agit du premier recul depuis 2009. Les mauvais résultats sont en parties dus au recul des flux d’IDE vers des pays comme la Chine, Hong-Kong, la Malaisie ou la Corée-du-Sud dans un contexte de crise économique mondiale. L’Asie de l’ouest, qui comprend selon la CNUCED la Turquie ainsi que l’ensemble du Golfe Persique, enregistre de manière globale pour la quatrième année consécutive une baisse du flux d’IDE entrant sur le territoire. Ce résultat est majoritairement du à l’instabilité politique de la région. Les deux principaux bénéficiaires ‘historiques’ d’IDE, l’Arabie Saoudite et la Turquie, attirant à eux deux 52% des IDE enregistrent des baisses atteignant respectivement 23% et 25%. Toutefois, l’Arabie Saoudite laisse pour la première fois la première position en termes d’investissement entrants à la Turquie.

L’Amérique du Sud et les Caraïbes connaissent une année assez hétérogène en termes d’attraction d’investissements directs à l’étranger. Les pays du pourtour de la mer des Caraïbes voient les IDE entrants augmenter globalement de 2% tandis que pour l’Amérique du Sud, l’augmentation est de 12%. Les pays d’Amérique du Sud bénéficient d’atouts naturels, notamment en termes de ressources, permettant d’attirer les investisseurs. Le Brésil a par exemple pris de nouvelles mesures en matière de politique industrielle afin de favoriser l’investissement.

Cliquer ici pour télécharger le rapport complet


Algérie/ »Sonatrach 1″ : l’instruction a révélé un véritable réseau international de corruption

L’instruction en cours dans l’affaire « Sonatrach 1 » a révélé la présence d’un « véritable réseau international de corruption dont les ramifications s’étendent à tous les continents », a déclaré mardi le ministre de la Justice garde des Sceaux, Mohamed Charfi.

Intervenant devant les députés de l’Assemblée populaire nationale (APN) à l’issue de l’adoption du projet de loi organisant la profession d’avocat, le ministre a indiqué que l’instruction a révélé la présence d’un réseau international qui couvre tous les continents et dont le but « est d’absorber la substance de la Sonatrach à travers des mécanismes financiers complexes visant à couvrir les crimes commis ».


De nouvelles dynamiques pour l’internationalisation des PME et clusters

ANIMA est chef de file d’un consortium qui a été sélectionné par la Commission européenne pour mener un projet pilote sur l’internationalisation des PME et clusters entre l’Europe et 4 pays méditerranéens (l’Égypte, le Liban, le Maroc, et la Tunisie). Ce projet prévoit des actions en 2013 et 2014 pour renforcer les opportunités d’affaires entre entreprises et clusters, pour les accompagner dans leur internationalisation (formations en propriété intellectuelle ou softLanding) et mettre en place des groupes de travail régionaux (avec des talents, des femmes entrepreneurs, des clusters ou des investisseurs). ANIMA est dans ce cadre associé à trois partenaires européens (EBN, INNO AG et la Fondation Sophia Antipolis) et se coordonnera avec plus de 45 acteurs de l’innovation, de la finance et des affaires de la région. Le premier événement organisé dans le cadre d’Euromed@Change, l’atelier Talents et Entrepreneuriat en Méditerranée se tiendra à Paris le 7 juin 2013. Programme et réservation.


Erdogan sommé de retarder sa visite à Gaza

  • Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a recommandé vivement ce dimanche à Istanbul au premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan de retarder la visite qu’il souhaite accomplir le mois prochain dans la bande de Gaza.

 

« Nous avons dit au premier ministre qu’il serait mieux de retarder (cette visite) », a déclaré M. Kerry lors d’une conférence de presse après une rencontre avec M. Erdogan, « nous pensons qu’il serait mieux d’attendre des conditions plus favorables ».

Le fonds Faro prolongé jusqu’en juin 2013

La prochaine date butoir de dépôt de candidature au fonds Faro est le 30 janvier 2013.

Doté d’un budget de 1 million d’euros, le fonds permet à des entrepreneurs de valider la faisabilité de projets innovants menés en collaboration avec, au minimum, un partenaire se situant au sud de la Méditerranée (Algérie, Autorité Palestinienne, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Libye, Maroc, Syrie, Tunisie, Turquie).

L’activité du fonds a été prolongée de six mois et trois comités de sélection sont prévus durant cette période.

Secteur(s) concerné(s) : Agro-alimentaire, Ameublement & équipement du foyer, Autre ou non spécifié, Banque, assurance, autres services financiers, Biotechnologies, BTP, immobilier, infrastructures, Chimie, plasturgie, engrais, Composants électroniques, Constructeurs automobiles & équipementiers, Distribution, Eau, environnement et services urbains, Electronique grand public, Energie, Equipements électriques & électroniques, Ingénierie & services aux entreprises, Logiciels & prestations informatiques, Machines et équipements mécaniques, Matériels aéronautiques, navals, ferroviaires, Médicaments, Métallurgie et recyclage, Télécommunications & internet, Textile, habillement, luxe, Tourisme, restauration, Transport, logistique, Verre, ciment, minéraux, bois, papier.


Investissement étranger en Méditerranée : les défis de la transition

    • Pays de destination(s) : Algérie, Autorité Palestinienne, Chypre, Egypte, Euromed, Israël, Jordanie, Liban, Libye, Malte, Maroc, Syrie, Tunisie, Turquie
    • Secteur(s) concerné(s) : Agro-alimentaire, Ameublement & équipement du foyer, Autre ou non spécifié, Banque, assurance, autres services financiers, Biotechnologies, BTP, immobilier, infrastructures, Chimie, plasturgie, engrais, Composants électroniques, Constructeurs automobiles & équipementiers, Distribution, Eau, environnement et services urbains, Electronique grand public, Energie, Equipements électriques & électroniques, Ingénierie & services aux entreprises, Logiciels & prestations informatiques, Machines et équipements mécaniques, Matériels aéronautiques, navals, ferroviaires, Médicaments, Métallurgie et recyclage, Télécommunications & internet, Textile, habillement, luxe, Tourisme, restauration, Transport, logistique, Verre, ciment, minéraux, bois, papier
    • Economie, société, environnement : l’investissement étranger déçoit en Méditerranée
      Le bilan de l’investissement direct étranger (IDE) en Méditerranée est décevant à plus d’un titre. D’abord, sur le plan quantitatif : à l’exception de quelques pays (Turquie, Israël, et Liban pour le ratio IDE/PIB), les pays MED attirent relativement peu d’investissements. Après la progression remarquable de 2005-2006, les investisseurs étrangers ont délaissé le terrain, empêchés par la crise financière et économique et découragés par le « printemps arabe ».
      Mais c’est également par ses aspects qualitatifs que l’investissement étranger pêche en Méditerranée. Depuis 2003 et la création de l’observatoire ANIMA-MIPO, les projets d’IDE détectés se concentrent dans des secteurs relativement peu efficaces en termes de création d’emploi. Par ailleurs, en contribuant au phénomène de concentration de l’activité économique dans les zones côtières, les IDE aggravent la pression environnementale sur un littoral déjà surexploité, et laissent de côté des franges entières des populations des pays MED.
    • L’investissement privé plus que jamais nécessaire
      Si au total, les revenus extérieurs sont restés stables en 2011 pour l’ensemble des pays MED, la situation est contrastée. La baisse des IDE et des revenus du tourisme se conjugue dans certains des pays à une baisse des transferts des migrants (-25% en Afrique du Nord) et parfois même des exportations (-16% en Egypte, -30% en Syrie, -67% en Libye).
      Les capacités d’action des entreprises et des Etats en sont été réduites. L’équation est délicate pour les nouveaux gouvernements qui ne disposent pas des marges de manœuvre nécessaires pour répondre aux aspirations légitimes de justice économique et sociale manifestées par leurs populations durant cette année charnière. L’investissement privé, et notamment étranger, est un des leviers qui leur permettra d’agir, à condition de savoir convaincre les investisseurs de composer avec ces attentes.
    • Soutenir des projets répondant mieux aux atouts et besoins de la région
      Deux constats récents sont néanmoins porteurs d’espoir. D’abord, une légère reprise de l’IDE semble s’être enclenchée au cours des derniers trimestres.
      Ensuite, le bilan annuel 2011 ANIMA-MIPO, paru en octobre 2012, laisse entrevoir une certaine rotation sectorielle dans les projets d’investissement, qui a privilégié les secteurs les plus stratégiques pour la région (agroalimentaire, médicament, industrie, distribution), et plus efficaces en termes de création d’emplois (logiciels, automobile, électronique, banque).
      Les pays MED et leurs partenaires financiers, européens comme internationaux, ont tout intérêt à encourager cette inflexion, en prenant mieux en compte la contribution au développement durable des projets d’investissement qu’ils autorisent ou appuient. Le réseau ANIMA s’est engagé dans cette réflexion avec le lancement en 2011 de l’initiative EDILE, soutenue par l’OCEMO et plusieurs bailleurs actifs en Méditerranée.
    • Emmanuel Noutary, Délégué Général, ANIMA Investment Network