Algérie: 8 djihadistes tués dans l’est de l’Algérie

  • Huit islamistes armés ont été tués hier dans une embuscade des forces algériennes à Guelta Zarka, 350 km à l’est de la capitale, dans la wilaya de Sétif, annonce aujourd’hui le ministère de la Défense dans un communiqué.

 

Des armes, une importante quantité de munitions et une ceinture d’explosifs ont été récupérées « au cours de cette opération de qualité », dit-il


Tunisie : 8 morts dont 4 gendarmes lors de 2 opérations antiterroristes

  • Quatre gendarmes sont morts aujourd’hui lorsqu’un djihadiste a actionné sa ceinture d’explosifs près de Tataouine dans le sud de la Tunisie, dans le sillage d’une opération sécuritaire près de Tunis durant laquelle deux « terroristes » ont été tués. Les forces de l’ordre lancent régulièrement des opérations contre les djihadistes responsables de plusieurs attentats meurtriers et d’attaques contre les soldats et les policiers dans le pays.

Des unités de la Garde nationale (gendarmerie) opéraient à El Maouna, dans le gouvernorat de Tataouine, sur la base d’informations en lien avec l’opération menée le matin même à Mnihla, dans le Grand Tunis, a annoncé le ministère de l’Intérieur dans un communiqué. Ces informations faisaient état « d’un groupe terroriste retranché dans des maisons abandonnées. Des unités de la Garde nationale se sont rendues sur place et des échanges de tirs se sont produits avec deux éléments terroristes », a-t-il indiqué. « Un élément terroriste a été abattu tandis que l’autre a actionné sa ceinture d’explosifs, tuant deux officiers et deux agents de la Garde nationale », selon lui.

Quelques heures plus tôt, deux autres djihadistes présumés avaient été tués et 16 arrêtés dans la région de Mnihla, au nord-ouest de la capitale tunisienne. « Des kalachnikovs, des grenades, des pistolets et des munitions » ont été saisis par les forces de l’ordre, selon les autorités. D’après le ministère, les suspects, « venus de diverses régions » de Tunisie, « s’étaient rassemblés dans la capitale pour préparer des opérations terroristes simultanées ».


La stabilité plutôt que la démocratie pour les jeunes Arabes

La montée en puissance du groupe Etat islamique (EI) est perçue comme le principal défi par les jeunes du monde arabe, qui jugent aussi que la stabilité de leurs pays est plus importante que la démocratie, selon les résultats d’un sondage publiés mardi.

Alors que trois jeunes Arabes sur quatre se disent « préoccupés par la montée de Daech » (acronyme arabe de l’EI), « seul un sur six croit que le groupe terroriste finira par réussir » dans son projet d’installer un « califat » viable, ajoute cette étude.

Le sondage a été réalisé du 11 janvier au 22 février par Penn Schoen Berland, un institut d’études d’opinions basé aux Etats-Unis, auprès de 3.500 Arabes de 18 à 24 ans (entretien face à face) dans les six monarchies du Golfe et 10 autres pays arabes, dont l’Egypte, l’Irak, le Yémen, la Libye et la Tunisie.

Selon l’enquête, un quart des sondés croient que le chômage est « la principale » raison conduisant les jeunes à rejoindre l’EI qui, fort de dizaines de milliers de combattants, sévit en Syrie et en Irak, ainsi que dans d’autres pays comme la Libye et le Yémen.

Cinq ans après le début du Printemps arabe, la plupart des jeunes sondés jugent que la stabilité de leurs pays doit prévaloir sur la quête de réformes démocratiques, mise en avant par leurs soutiens occidentaux lors des soulèvements dans plusieurs pays arabes.

« La majorité des jeunes Arabes (53%) conviennent que la promotion de la stabilité dans la région est plus importante que la promotion de la démocratie (28%) », indique le sondage, ajoutant que les deux tiers des sondés exhortent cependant leurs dirigeants à améliorer les libertés individuelles et les droits de l’homme. Il serait intéressant de connaître l’opinion des jeunes Européens qui ne devrait pas être loin de celle des jeunes Arabes.

« En 2016, seuls 36% des jeunes Arabes pensent que le monde arabe se porte mieux après les soulèvements, contre 72% en 2012, au moment fort de l’agitation », indiquent les auteurs de l’étude.

En outre, 47% des jeunes Arabes croient que les relations entre la majorité sunnite et la minorité chiite dans le monde arabe « se sont détériorées au cours des cinq dernières années ».

Source AFP

Algérie: 12 islamistes tués en une semaine (armée)

Les forces de sécurité algériennes ont abattu un islamiste armé à l’est d’Alger, portant à douze le nombres de « terroristes » tués en Algérie en une semaine, a annoncé le ministère de la Défense.

 

L’islamiste a été tué au cours d’une opération menée par l’armée dans la commune de Tadmaït à 80 km à l’est de la capitale, deux jours après une opération similaire dans la même zone qui s’est soldée par la mort de trois autres « terroristes », a indiqué le ministère sur son site web. En Algérie, le mot « terroriste » désigne les islamistes armés qui sévissent dans le pays depuis le début des années 1990.

 

Le ministère de la Défense a par ailleurs affirmé aujourd’hui qu’un « terroriste a été éliminé hier » (dimanche) à El Oued, près de la frontière sud avec la Tunisie, où six « terroristes » ont été déjà été tués depuis le 21 mars dans cette zone du Sahara algérien.

Une kalachnikov et une quantité de munitions ont été saisis lors de cette opération.

 

Et mercredi à Maatkas dans la région de Tizi Ouzou à l’est d’Alger, la police a tué un « terroriste » portant une ceinture d’explosifs.

En 2015, l’armée algérienne a tué ou arrêté « 157 terroristes », selon un bilan du ministère de la Défense.

 

Malgré l’adoption en 2005 d’une Charte pour la paix et la réconciliation qui a permis de tourner la page de la guerre civile (200.000 morts), des groupes armés islamistes restent actifs en Algérie où ils visent principalement les forces de sécurité.


Libye: les jihadistes tunisiens visés par le bombardement américain

 

Tôt vendredi 19 février, les Etats-Unis ont mené un raid aérien en Libye. Selon un bilan provisoire, une quarantaine de personnes ont été tuées, et des dizaines blessés, dont une majorité de jihadistes tunisiens. C’est un camp de l’organisation Etat islamique, près de la ville de Sabratha, à 70 km de Tripoli, qui était ciblé. Selon Washington, ce camp abritait notamment le cerveau des attentats du Bardo et de Sousse, en Tunisie, dans lesquels 60 touristes européens ont été tués l’an dernier.

Très tôt ce vendredi, une frappe aérienne a totalement détruit sa cible, une maison près de Sabratha, laissant derrière elle un vaste cratère. D’abord inconnue, l’origine de ce raid a rapidement été révélée dans la matinée par le quotidien américain The New York Times : il s’agit d’une frappe américaine qui visait un cadre tunisien du groupe Etat islamique en Libye : Nourredine Chouchane.

Ce jihadiste était considéré par Washington comme le planificateur des attentats du Bardo en mars et de Sousse en juin 2015, dans lesquels 60 touristes européens ont été tués. RFI avait déjà révélé que les deux auteurs tunisiens de ces attentats avaient été formés dans ce camp, situé à l’extérieur de Sabratha, à 70 km à l’ouest de Tripoli. Selon Washington, Nourredine Chouchane facilitait l’envoi de nouvelles recrues tunisiennes vers la branche libyenne de l’EI. Une filiale du groupe irakien dans laquelle les Tunisiens forment le contingent étranger le plus nombreux, entre 1 000 et 1 500 selon l’ONU sur 5 000.

D’autres attentats

Pour le porte-parole du département de la Défense, Peter Cook, Washington craignait qu’il ne prépare d’autres attentats en Europe ou en Afrique du Nord : « Nous avons décidé de frapper après avoir déterminé que Chouchane et les autres combattants dans ce camp préparaient des attaques extérieures contre des intérêts américains et occidentaux dans la région. »

« L’élimination de ce facilitateur expérimenté » et la destruction de ce camp « auront un impact immédiat sur les capacités de recrutement de l’EI en Libye » indique encore Washington. Le camp ciblé par les Américains avait été fondé en 2013, par d’autres Tunisiens devenus depuis des membres importants de l’organisation Etat islamique en Libye, mais aussi en Syrie. Selon la municipalité de Sabratha, parmi la quarantaine de personnes tuées dans ce bombardement américain, presque toutes seraient des jihadistes tunisiens et quelques Algériens. Deux otages serbes auraient été également tués.

Quatrième intervention

Il s’agit de la quatrième intervention armée non clandestine américaine contre des jihadistes en Libye depuis 2013. La dernière, en novembre dernier à Derna, avait coûté la vie à un autre cadre du groupe Etat islamique, l’Irakien Abu Nabil. La situation en Libye est un sujet de préoccupation pour les Occidentaux qui y ont semé le chaos en soutenant les insurgés. Ils sont partagés entre leur réticence à lancer des opérations militaires d’ampleur et la crainte de voir s’étendre la zone d’influence du groupe Etat islamique.

Ces derniers jours, le président américain Barack Obama a clairement indiqué que les Etats-Unis pourraient traquer l’organisation jihadiste partout où elle s’installe. Selon la presse américaine, les forces spéciales américaines et britanniques ont récemment accru leurs missions de reconnaissance clandestine en Libye avec pour objectif l’identification des cibles de frappes aériennes.

La Libye condamne

D’autre part, le gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale a condamné samedi ce raid aérien américain mené la veille contre des jihadistes à l’ouest de Tripoli, estimant qu’il s’agissait d’une violation de la souveraineté de la Libye.

Hollande : prolongation de l’état d’urgence «tout à fait probable»

François Hollande a évoqué, ce mercredi, la prolongation de l’état d’urgence comme étant « tout à fait probable », lors de son entretien avec les présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale Gérard Larcher et Claude Bartolone, a indiqué M. Bartolone à l’issue de la rencontre.

 

Le président de la République « l’a évoqué de façon tout à fait probable », a affirmé Claude Bartolone, interrogé par la presse dans la cour de l’Elysée. « Il nous a annoncé qu’il aurait l’occasion de communiquer très vite pour permettre au Conseil d’Etat et au Parlement de se prononcer sur ce texte », a-t-il ajouté.

 

Les autorités françaises ont proclamé l’état d’urgence pour trois mois au lendemain des attentats du 13 novembre qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis.


Libye : Daech attaque une zone pétrolière

Le groupe jihadiste Etat islamique (EI) a mené lundi deux attaques à proximité d’importantes installations pétrolières en Libye, dans les villes d’al-Sedra et de Ras Lanouf (nord), a indiqué à l’AFP un membre des forces libyennes.

 

« Nous avons été attaqués ce matin par un convoi d’une dizaine de véhicules armés de l’EI » à al-Sedra et Ras Lanouf, a déclaré à l’AFP par téléphone un colonel des forces loyales au gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale, Bachir Boudhfira, précisant que les assaillants avaient été repoussés et que deux soldats étaient morts dans l’attaque.


Tunisie : trois extrémistes musulmans condamnés à mort

  • Trois Tunisiens ont été condamnés à la peine capitale pour avoir égorgé un policier alors qu’il rentrait chez lui, a indiqué aujourd’hui le Parquet. Un quatrième Tunisien en fuite et âgé de 42 ans, a été condamné à 22 ans de prison ferme pour avoir « incité et aidé à commettre des crimes terroristes ».

Les quatre hommes « membres d’un groupe terroriste » ont été jugés hier par le tribunal de première instance de Tunis pour le meurtre en janvier d’un policier dans la région d’El Fahs, à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest de Tunis. Trois d’entre eux âgés de 21 à 26 ans ont été condamnés à la peine capitale pour « homicide volontaire avec préméditation ». Ils ont aussi écopé de peines allant de 10 à 22 ans de prison pour « appartenance à un groupe terroriste et incitation à commettre des crimes terroristes ». Ils doivent en outre payer un dédommagement pour préjudice moral d’un montant de 20.000 dinars (environ 9.000 euros) aux parents de la victime, tuée à l’âge de 23 ans, et 25.000 dinars (environ 11.000 euros) à ses cinq frères et soeurs.

Après ce meurtre, le ministère de l’Intérieur avait émis une circulaire autorisant les agents de police à garder leur arme après le travail.

Depuis son indépendance en 1956, la Tunisie a procédé à 135 exécutions, pour l’essentiel sous la présidence de Habib Bourguiba (1957-1987). Le pays observe toutefois – grâce à Ben Ali – un moratoire sur les exécutions depuis 1991. La nouvelle loi antiterroriste, adoptée en juillet, a maintenu la peine de mort malgré les appels de plusieurs ONG nationales et internationales à son abolition. Des dizaines de policiers et de militaires ont été tués par la mouvance jihadiste depuis la révolution de 2011 en Tunisie. Le groupe Etat islamique (EI) a revendiqué les trois attentats majeurs qui ont frappé le pays en 2015 et dans lesquels sont morts 59 touristes étrangers, un policier et 12 agents de la garde présidentielle.


La Tunisie prolonge l’état d’urgence pour deux mois

La présidence de la République tunisienne a annoncé mardi la prolongation pour deux mois de l’état d’urgence, réinstauré dans tout le pays après l’attentat suicide du 24 novembre contre un bus de la sécurité présidentielle ayant tué 12 personnes.

Cette mesure d’exception devait expirer ce mercredi, soit 30 jours après son entrée en vigueur.

Elle permet notamment aux autorités d’interdire les grèves et les réunions « de nature à provoquer ou entretenir le désordre », de fermer provisoirement « salles de spectacle et débits de boissons » ainsi que de « prendre toute mesure pour assurer le contrôle de la presse et des publications de toute nature ».

Dans la foulée de l’attaque du 24 novembre, revendiquée par le groupe Etat islamique (EI), le gouvernement avait également décrété un couvre-feu sur le Grand Tunis, une mesure qui a toutefois été levée il y a une dizaine de jours.

Les forces de l’ordre ont multiplié les perquisitions et les arrestations – plusieurs centaines d’après des ONG politiques – depuis cette nouvelle attaque sanglante, perpétrée en plein Tunis.

La Tunisie, décrite comme un modèle pour sa transition démocratique par l’Occident, fait face depuis sa révolution de 2011 à un essor de la mouvance jihadiste qui a tué plusieurs dizaines de policiers et de militaires ainsi que des civils.

Selon des chiffres officiels, elle est l’un des pays qui compte le plus de ressortissants -près de 6.000 – dans les rangs des organisations jihadistes en Syrie, en Irak et en Libye voisine.

Avant l’attaque suicide contre la sécurité présidentielle, deux autres attentats majeurs avaient été revendiqués par le groupe extrémiste EI en 2015, au musée du Bardo en mars (22 morts) et contre un hôtel de Sousse fin juin (38 morts).

L’état d’urgence avait alors été réinstauré une première fois début juillet, avant d’être levé trois mois plus tard.

Les Tunisiens avaient déjà vécu plus de trois ans sous état d’urgence, du 14 janvier 2011, quelques heures avant la fuite du président Zine El Abidine Ben Ali, à mars 2014.

Début décembre, Amnesty International (ONG occidentale)a appelé les autorités tunisiennes à garantir les droits de l’homme sous état d’urgence. « L’actuel gouvernement doit veiller scrupuleusement à ce qu’il n’y ait pas de retour à la torture et à la répression au nom de la lutte contre le terrorisme », a clamé l’association basée à Londres.


Tunisie: les Américains craignent une attaque terroriste

Les autorités américaines craignent un attentat à Tunis. L’ambassade US à Tunis a conseillé à ses ressortissants d’éviter tout particulièrement un centre commercial Tunis Mall, récemment ouvert près de la capitale tunisienne, en raison d’une «possible attaque terroriste» qui pourrait viser cet espace dimanche.

«Nous tenons à vous conseiller qu’un rapport dont nous ignorons la crédibilité indique la possibilité d’une attaque terroriste contre Tunisia Mall aux Berges du Lac le 20 décembre 2015. Nous vous conseillons d’éviter cet espace», a précisé l’ambassade dans un communiqué publié samedi soir. Pour l’heure, les autorités tunisiennes n’ont pas réagi à l’avertissement américain.

Le pays, décrit comme un modèle pour sa transition démocratique par les Occidentaux, fait face depuis sa révolution en 2011 à un essor de la mouvance jihadiste qui a tué plusieurs dizaines de policiers et de militaires ainsi que des civils dont des touristes, notamment dans la zone de Sousse. La Tunisie a été la cible en 2015 de trois attentats sanglants revendiqués par le groupe de l’Etat islamique (EI).

En mars cette organisation jihadiste a visé le musée de Bardo, à Tunis, tuant 22 personnes dont 21 touristes, puis un hôtel à Sousse dans l’est du pays coûtant la vie à 38 touristes dont 32 Britanniques, et le dernier le 24 novembre au coeur de la capitale, contre un bus de la garde présidentielle tuant 12 agents. Depuis, les autorités ont décidé de réinstaurer l’état d’urgence.