Tunisie: L’état d’urgence prolongé

L’état d’urgence, en vigueur en Tunisie depuis une série d’attentats jihadistes en 2015, a été prolongé d’un mois, a annoncé la présidence tunisienne.
Le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, a décidé de prolonger cette mesure d’exception jusqu’au 11 mars “après des consultations avec le chef du gouvernement et le président du Parlement concernant les questions liées à la sécurité nationale et à la situation aux frontières et dans la région”, selon un communiqué de la présidence.
L’état d’urgence octroie des pouvoirs d’exception aux forces de l’ordre. Il permet notamment l’interdiction des grèves et des réunions “de nature à provoquer (…) le désordre” ou encore l’adoption de mesures “pour assurer le contrôle de la presse”.
En 2015, trois attentats majeurs revendiqués par le groupe extrémiste Etat islamique (EI) ont frappé la Tunisie. L’état d’urgence est sans cesse renouvelé depuis le troisième de ces attentats, perpétré contre la garde présidentielle le 24 novembre 2015 en plein Tunis (12 agents tués).
La dernière attaque de grande ampleur en Tunisie remonte à mars 2016, lorsque des dizaines de djihadistes ont attaqué des installations sécuritaires à Ben Guerdane (sud), à la frontière avec la Libye, pays en proie au chaos.
Les autorités tunisiennes disent avoir fait “des pas très importants dans la guerre contre le terrorisme” et soulignent que la situation sécuritaire s’est largement améliorée depuis 2015, tout en continuant à appeler à la vigilance. La situation en Libye voisine reste l’une de leurs principales préoccupations, selon des responsables gouvernementaux.

Du terrorisme islamiste à l’islam dévoyé

Jadis riche par sa pluralité religieuse, l’Algérie s’est réduite à sa plus insignifiante expression : l’islamisme.

Il est coutumier de lire et d’entendre que le terrorisme islamiste a été vaincu en Algérie. Il faut néanmoins nuancer cette affirmation. En effet, certes, le terrorisme islamiste a été militairement anéanti. Mais il a survécu idéologiquement sous une autre forme encore plus sournoise et cruelle. Il a laissé place à l’islam dévoyé. A l’islam rigoriste. A l’islam rigoriste. A la bigoterie généralisée.

Ainsi, si le terrorisme islamiste a été défait, l’islam dévoyé lui a succédé. Aujourd’hui, nul besoin d’armes, de bombes, de conquête du pouvoir par la lutte armée pour imposer la charia en Algérie. Nul besoin de force pour terroriser religieusement l’Algérien. Pour soumettre théocratiquement l’Algérien. Nul besoin de contrainte pour museler la pensée algérienne. Pour verrouiller l’esprit algérien. Pour cadenasser la politique algérienne. Pour démolir la culture algérienne. Pour néantiser la personnalité algérienne. Pour anéantir la psychologie algérienne. Pour annihiler l’imagination débordante algérienne. Pour crétiniser l’humour algérien. Pour déprimer l’humeur algérienne. Pour dépraver l’honneur algérien. Pour déviriliser l’Algérien. Pour abêtir l’intelligence algérienne. Pour corroder l’algérianité de l’Algérie. Pour orientaliser l’Algérie. Pour dénaturer l’Algérie. Pour violer les traditions algériennes. Pour transformer les Lumineux algériens en algériens illuminés.

L’islam dévoyé, bien imprégné par la majorité des Algériens, s’en acquitte de manière efficiente. Le terrorisme islamiste a, certes, perdu la bataille. Mais l’islam dévoyé a gagné la guerre. Et cette victoire religieuse sur les esprits est autrement plus prestigieuse et glorieuse que l’aurait été une victoire militaire islamique.

Jadis, le terrorisme islamiste par les armes s’était aliéné la majorité de la population. De nos jours, la majorité de la population s’est alignée par la foi sur l’islam dévoyé. Chaque Algérien pratique l’islam dévoyé, après avoir éclipsé le terrorisme islamiste. Tout musulman algérien s’érige aujourd’hui en Procureur ou en Supplétif de la police des mœurs musulmanes pour traquer tout comportement incompatible avec l’orthodoxie islamiste contemporaine dominante. Même à l’étranger, il se conduit de façon inquisitoriale pour imposer son mode de vie islamiste.

On prétend que l’islam sunnite ne comporte pas de clergé, à l’instar de l’Eglise chrétienne. On se trompe. En vérité, de nos jours, chaque Algérien s’est improvisé «curé» : n’hésitant pas à édicter ses propres principes islamistes, à se muer en confesseur des âmes «égarées», à imposer sa grille de lecture subjective musulmane, à pourchasser les manquements à ses pratiques érigées en normes, à promulguer des fatwas contre les agissements considérés comme blasphématoires, à ses yeux, à s’ériger en docteur es «sciences islamiques».

Tout est déterminé par et pour l’islam. En dehors de la doctrine religieuse islamique consacrée par le Livre, partagée par l’ensemble des Algériens, aucune autre forme de pensée n’a aujourd’hui droit au chapitre. Elle a envahi toute la société. De sorte que cet islam dévoyé est parvenu à éradiquer toutes les différences au sein de la société algérienne, à uniformiser la pensée à force de la propagation de cette pensée dictatoriale tentaculaire, grâce à l’endoctrinement islamiste totalitaire inculqué dès l’école élémentaire.

L’Algérien autiste dans son existence

La tolérance légendaire de nos compatriotes a été bannie des cœurs, desséchés par ces nouveaux zélateurs algériens convertis à la nouvelle foi musulmane outrancière et exhibitionniste.  Naguère riche par sa pluralité ethnique et religieuse (que sont Français, Européens, juifs et autres devenus ?), par sa diversité culturelle, son hétérogénéité politique, l’Algérie s’est réduite à sa plus insignifiante et rétrograde expression, symbolisée par l’islamisme.

Ce rétrécissement régressif de la vision intellectuelle et culturelle des Algériens a favorisé l’apparition d’une forme autistique de l’existence. L’Algérien, nouvelle version coranique, est tourné, non pas vers lui-même (c’eût été un narcissisme salutaire, une thérapie psychologique salvatrice) mais vers sa religion. Il ne vit que par et pour Sa religion. Il est musulman avant d’être Algérien. Il sacrifierait plus volontiers sa vie pour l’islam que pour l’Algérie. Il aliénerait sans scrupule toute sa millénaire culture (ou plutôt cultures, car l’Algérie a toujours été riche par sa diversité culturelle) pour sa religion. Quitte à perdre son âme. Que lui importe l’identité culturelle algérienne pourvue pourtant de nobles traditions. Dans le cœur de chaque Algérien, la pulsation féconde et bigarrée culturelle a laissé place à la palpitation poussive et monolithique cultuelle. Le corps ne vibre qu’au son du muezzin. Les échos de nos sublimes coutumes ne résonnent plus dans le cœur des Algériens. Les valeurs morales millénaires se sont transmuées en valeurs marchandes avalisées et bénies par le nouvel islam mercantile. L’islam innocent d’antan s’est immolé au feu du capitalisme incendiaire et génocidaire.

Pour preuve, au lieu de consacrer les deniers publics pour la sauvegarde de nos multiples riches patrimoines laissés à l’abandon à travers tout le pays, ou pour la construction d’universités, de bibliothèques, d’hôpitaux, de gymnastiques, de logements sociaux, les potentats du pouvoir le dilapident dans l’édification dispendieuse d’une mosquée construite à la gloire du nouveau Pharaon algérien résolu à embaumer l’Algérie dans le souvenir de son règne momifié, magnifié, gratifié, glorifié, déifié.

De fait, comme dans le cas de l’autisme, marqué par des comportements restreints et répétitifs, la vie de l’Algérien aujourd’hui se réduit en l’accomplissement des immuables rites quotidiens qu’aucune volonté humaine ne doit troubler, modifier et, encore moins, enrayer. Bien au contraire, tout Algérien, quelles que soient ses convictions, doit se plier au modèle islamiste dominant. La diversité a plié, s’est effacée devant l’uniformité, la conformité, l’unicité, la morosité.

Le ciel bleu azur de l’Algérie s’est recouvert d’un ténébreux brouillard religieux, obscurcissant l’horizon intellectuel et culturel d’une moyenâgeuse uniformisation de la pensée unique (inique). L’étroitesse de la pensée s’est ouvert un grand boulevard dans lequel affluent et déferlent à grande vitesse les plus rétrogrades idées moyenâgeuses. La vacuité existentielle irrigue toutes les artères algériennes embouteillées par un peuple arborant l’ennui sur sa face tourmentée par le vide spirituel. On associe injustement spiritualité et religion. Aucune religion ne renferme quelque spiritualité. L’esprit belliqueux gouverne leur existence. L’esprit religieux est toujours agité, excité, enflammé, angoissé, déchaîné. Il n’aspire au repos, à la quiétude, à la sérénité qu’une fois trépassé, une fois dans l’au-delà. Sa vie terrestre n’est qu’une guerre permanente contre lui-même, et surtout contre les autres esprits réfractaires, insubordonnés, séditieux, épris de liberté. Il pourchasse tous ses penchants naturels pour se conformer aux recommandations célestes. Il n’est jamais en accord avec sa conscience toujours suspicieuse, soupçonneuse, éternellement despotique. Tout comme il dompte sa conscience tourmentée pour demeurer fidèle aux exigences de son créateur, il voudrait soumettre toutes les consciences au même sort autocratique.

Ainsi, emmailloté dans ses langes religieux enfantins et infantiles, l’Algérien refuse de s’élever à l’âge adulte de la pensée, de la réflexion, de la raison moderne et universelle.

Ne tolère pas la… tolérance

Il ne tolère pas la diversité d’opinions. La multiplicité culturelle. La pluralité religieuse. La liberté de conscience. La conscience libérée, libérante, délibérante, délivrante, délurante, délirante. La critique religieuse. La satire irréligieuse, irrévérencieuse. Le débat politique. La critique radicale. La controverse philosophique. La relégation de la religion dans la sphère privée, donc la dénationalisation de la religion (la sécularisation). L’égalité sexuelle. Il ne tolère pas la tolérance. Surtout il ne se tolère pas lui-même, étant en conflit avec sa personnalité fragmentée, en dissension avec son identité déculturée, en guerre permanente contre sa vie qu’il refuse de bâtir de ses mains dans la paix, préférant remettre son sort à la fatalité, à sa rentière Nation bâtie sur ses provisions pétrolières provisoires sur fond d’un désert industriel productif. Ainsi, toute la vie de l’Algérien tourne autour de sa religion. Religion qui tire sa raison d’être d’un lointain passé depuis longtemps révolu.

Paradoxalement, cette fixation obsessionnelle sur cette période pourtant révolue et désuète de l’islam primitif et primaire, réputée mythiquement comme glorieuse, n’est pas sans rappeler les premiers moments de l’enfant accroché aux flancs de sa mère dans une relation fusionnelle et symbiotique. Cette période de l’enfance marquée par un amour exclusif et possessif manifesté par l’enfant à l’égard de sa mère. L’individuation est traumatique pour cet enfant longtemps couvé par sa mère. Le sevrage lui est difficile, douloureux. Et toute l’existence de l’enfant tourne autour de sa personne. Le Moi règne en maître. La pensée magique domine son univers. L’enfant vit dans sa bulle. Il ne peut concevoir d’autres univers que le sien. Il perçoit le monde adulte comme un univers menaçant. C’est aussi l’âge d’opposition. Opposition à tout ce qui contrecarre son principe de plaisir. Le principe de réalité est ignoré, méconnu. La réalité doit s’effacer devant l’imagination infantile. Aucune logique ne peut venir à bout de cette pensée magique. Pour lui, son univers enfantin et infantile n’a pas de début, ni de fin. C’est l’éternité de l’esprit enfantin. De l’enfance. C’est par le prisme de la pensée magique qu’il appréhende l’existence. Son univers est peuplé de fantômes. Sa personnalité est envahie par la peur irrationnelle. Sa pensée est dominée par l’animisme. Sa notion du bien et du mal est très subjective, limitative, réductrice.

Tout comme l’a magistralement analysé et développé le célèbre psychiatre algérien Khaled Benmiloud dans son ouvrage La Raison paramagique, traitant des fondements du sous-développement des pays du tiers-monde, la raison prélogique domine encore la pensée de ces populations, la pensée religieuse.

Somme toute, à croire que l’Algérien, par sa mue régressive islamiste, éprouve également le même traumatisme à l’idée de s’affranchir de certaines de ses croyances surannées, pourtant inopérantes et inadaptées à notre époque hautement scientifique et technologique. De là découle son rejet instinctif de tout mode de vie incompatible avec sa vision théologique. De là lui vient son refus radical de tout autre modèle de pensée, de vie, d’existence. De là provient sa propension à éliminer toute innovation, à rejeter toute évolution. Et corrélativement son inclination à plier tout Algérien à son mode de pensée et d’existence archaïque, même au prix du terrorisme religieux.

Comme dans le cas de l’enfant, son univers imaginaire prime sur la réalité. Sa pensée religieuse lui dicte d’imposer son mode d’existence, considéré comme unique manière de vivre.

Hors de l’islam, point de salut.

Par Mesloub Khider in New Press/Algérie Patriotique

Libye : libération des membres de la mission de l’ONU pris en otages

Les ravisseurs affilés à un groupe armé basé dans la ville libyenne de Zaouïa ont relâché les fonctionnaires de l’Onu pris en otage plus tôt dans la journée, signale le portail d’information libyen al-Wasat. Les membres de la mission sont sains et saufs.

Pris en otage plus tôt dans la journée de mercredi à l’ouest de Tripoli, les six membres de la mission de l’Onu en Libye ont été relâchés suite aux négociations menées par des notables tribaux locaux avec les ravisseurs. Les otages sont en bonne santé et ont été libérés sans que les exigences des ravisseurs soient satisfaites, souligne le portail d’informations al-Wasat.

Selon la source, les membres de la mission de l’Onu en question — quatre hommes et deux femmes — sont actuellement en route pour Tripoli.

Selon l’information de la chaîne de télévision Sky News Arabia, les ravisseurs sont affiliés à l’organisation terroriste internationale Al-Qaïda.

Plus tôt dans la journée, il a été annoncé que des fonctionnaires des Nations unies qui se dirigeaient vers la Tunisie avaient été pris en otage dans la ville de Zaouïa, située à 45 km à l’ouest de Tripoli. Les ravisseurs ont cherché à les échanger contre leurs complices arrêtés auparavant dans la capitale libyenne.

Ces dernières années, la situation en Libye demeure dangereuse en raison de l’activité d’islamistes radicaux affiliés à Al-Qaïda et à Daech. Le pays est également divisé en deux: un gouvernement d’union nationale siège à Tripoli, tandis qu’un gouvernement intérimaire dirige l’est du pays depuis Tobrouk.

Avec Sputnik

Un attentat suicide déjoué en Algérie

  • Les forces armées algériennes ont déjoué une tentative d’attentat suicide à Constantine et tué le kamikaze. Une seconde personne a été arrêtée lors de l’opération menée hier soir dans la troisième ville d’Algérie où le groupe Etat islamique (EI) avait revendiqué fin février une tentative d’attentat contre un commissariat de police, elle aussi déjouée.

En octobre, trois hommes soupçonnés d’appartenir à un groupuscule lié à l’EI avaient abattu un policier dans un restaurant de Constantine. Les attaques et attentats sont devenus moins fréquents en Algérie depuis la fin du conflit des années 1990 contre les islamistes armés, qui a fait plus de 200.000 morts.

Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et de petits groupes de djihadistes alliés à Daech sont cependant toujours actifs, notamment dans les zones reculées des montagnes et dans le Sud, près des frontières avec les pays du Sahel.

Algérie : Sept soldats tués dans un violent accrochage avec un groupe armé à Bouira

Sept militaires algériens ont été tués et une dizaine d’autres blessés dans un violent accrochage avec un groupe armé dans la wilaya de Bouira, (125 km à l’est d’Alger).

 

L’armée algérienne a lancé mercredi une vaste opération de ratissage dans des maquis de la wilaya, réputés être un fief d’AQMI, contre un groupe armé qui avait l’intention, de tenir “un conclave” dans la région pour rallier l’organisation terroriste de Djund Al Khilafa. Ce groupe avait prêté allégeance à Daech à la fin de l’année 2014 après l’assassinat d’un touriste français en Kabylie.

 

Les militaires auraient été surpris par le nombre de terroristes qui se trouvaient sur les lieux.

 

Pour l’instant, aucun communiqué officiel n’a été publié sur le bilan des pertes humaines du côté de l’armée algérienne.

 

Au cinquième jour de l’opération au cours de laquelle 14 hommes armés ont été tués, le quotidien El Watan parle d’”un climat de guerre” qui règne dans la wilaya après la mobilisation de centaines de militaires et d’équipements très lourds.

 

Le déploiement massif de l’armée algérienne a réveillé chez les habitants des souvenirs douloureux des années noires du terrorisme dans cette région.

 

L’axe Bouira-Boumerdés-Tizi Ouzou, non loin d’Alger, concentre encore une importante activité des groupes armés, qui profitent des hauteurs des montagnes et d’un dense massif forestier rendant difficiles les opérations de ratissage lancées régulièrement par l’armée.

 

Cent vingt-cinq hommes armés ont été tués et 225 autres arrêtés durant l’année 2016 en Algérie, selon un bilan du ministère algérien.

 

Radicalisation: tentatives de sabotage à Air France 

Selon Le Canard Enchaîné, la compagnie Air France et les services de renseignement sont sur le qui-vive après la multiplication d’incidents qui pourraient révéler la présence de nombreux agents radicalisés dans les rangs de l’entreprise. Si pour l’heure, aucune de ses anomalies n’a entraîné d’accidents, ces dernières posent question.

“Concernant Air France, nous avons constaté plusieurs anomalies avant le départ de vol commerciaux, détaille un fonctionnaire du Renseignement, cité par l’hebdomadaire satirique. Elles s’apparentent à des tentatives de sabordage.” Si la compagnie se veut rassurante sur la sécurité de son personnel et de ses clients, un commandant de bord a refusé faire décoller son avion en faisant valoir son droit de retrait après un énième incident.

Des anomalies sur les moteurs

Air France a récemment déposé plainte après que les trappes de remplissage en kérosène sur une quarantaine de ses avions ont été taguées d’un “Allahou akbar” (“Dieu est le plus grand”, NDLR). Une provocation qui s’ajoute à d’autres anomalies repérées ces derniers mois. Ainsi, au moment de la check-list, les essais réalisés avant le décollage, plusieurs pilotes ont détecté une panne récurrente sur le moteur relais, qui permet de contrôler les réacteurs depuis le cockpit.

Après enquête, un Français converti, employé par Air France, a été identifié comme suspect. Rapidement, il a pris la fuite et a été repéré au Yémen, rapporte Le Canard Enchaîné. Deux autres salariés de la compagnie, des connaissances du premier, sont eux soupçonnés d’avoir trafiqué plusieurs toboggans d’évacuation destinés aux appareils de la compagnie aérienne française. Une opération réalisée dans leur atelier de maintenance.

A cela s’ajoutent, ce qu’appelle les services de renseignements, des “signaux faibles”. Des comportements ou des anomalies sans risque mais inquiétants. Alors qu’un agent de piste a refusé de laisser atterrir un avion au prétexte qu’une femme le pilotait, début août, Air France a dû se justifier après que le système Géovision, qui permet aux passagers de suivre leur parcours sur une mappemonde, a été hacké à deux reprises. Israël ayant été une fois rayé de la carte et remplacé par la mention « Bande de Gaza ». Il y a quelques mois, la compagnie parlait de “problème d’échelle en cours de résolution”. Surtout ne pas stigmatiser…

73 badges retirés

Cette anomalie, soit-disant technique, s’est répétée lorsque la communication des consignes de sécurité s’est faite automatiquement en arabe quelques mois plus tôt dans un aéronef reliant Paris à Amsterdam ou quand le Maroc s’est transformé en “Khalifa” sur une autre carte. Toujours selon l’hebdomadaire, l’enquête a permis de remonter jusqu’à un employé d’une société prestataire en charge de la programmation des écrans mis à la disposition des passagers.

Les services de sécurité le reconnaissent: les entreprises sous-traitantes apparaissent comme une faille. Comment les contrôler et vérifier les activités de leurs employés quand elles ne sont pas situées sur la zone aéroportuaire de Roissy? En attendant, les services de renseignement, dont 30 policiers ont été placés en renfort, ont en charge la surveillance de 90.000 salariés répartis dans 900 entreprises. “La tâche est considérable”, reconnaît un policier. En novembre dernier, une perquisition avait permis de repérer des employés fichés S disposant de badges pour accéder aux pistes. Depuis 73 de ses autorisations ont été retirées.

Paris aurait tué 164 civils syriens dans un raid raté après l’attentat de Nice

Selon la Syrie, la France aurait tué 164 civils dans un raid mené après l’attaque terroriste de Nice. La diplomatie syrienne déplore un manque de communication entre les autorités syriennes et les forces de la coalition menée par les Etats-Unis.

Selon le représentant syrien auprès de l’Onu, Bachar Al-Jaafari, les forces aériennes françaises ont frappé le village de Toukhan al-Koubra dans le nord du pays, en représailles à l’attentat terroriste du 14 juillet dernier à Nice, mais les combattants de Daech avaient auparavant quitté la localité.

Le bombardement demandé dans la précipitation par le président Hollande a causé la mort de 164 civils, soit près de deux fois le nombre de victimes de la Promenade des Anglais, à Nice.

Le diplomate syrien a mis cet incident sur le compte du manque de communication entre les autorités syriennes et les forces de la coalition menée par les Etats-Unis au sein de laquelle la France est un membre actif. Selon lui, une meilleure coordination aurait pu permettre d’éviter ce genre de drame.

L’agence Sputnik a interrogé le député du Parti socialiste et président du groupe d’amitié France-Syrie, Gérard Bapt, sur la question de savoir si la coalition allait changer sa ligne politique après la mort de ces civils.

“Je pense d’abord qu’il s’agit d’un drame épouvantable et il faut exprimer toute notre compassion aux familles qui ont été ainsi victimes de dégâts collatéraux“, a déclaré M.Bapt.

En ce qui concerne le bombardement de la coalition, il faut, selon lui, multiplier les efforts pour éviter ces dégâts collatéraux.

Je crois qu’il serait temps que les échanges d’informations ne se fassent plus par intermédiaire semble-t-il américain, entre Syriens et Américains, mais que la coalition occidentale travaille désormais en coopération avec les autres adversaires qui luttent contre Daech et al-Nosra et je pense bien entendu à l’armée syrienne, aux éléments iraniens, ainsi qu’à l’armée russe“, a fait remarquer le député français

La coalition internationale contre le groupe djihadiste Etat islamique (EI) a ouvert une “enquête formelle” pour déterminer si ces frappes la semaine dernière près de Manbij, nord de la Syrie, ont causé des victimes civiles, a indiqué mardi un porte-parole de la coalition.

Le principal groupe d’opposition syrien avait appelé la coalition à suspendre ses bombardements après ces frappes, qui ont fait plusieurs dizaines de morts civils selon des sources locales.

 

Algérie : 14 terroristes armés abattus

Quatorze terroristes armés ont été tués dimanche 19 juin 2016, au cours d’une opération militaire menée au sud d’Alger, selon un nouveau bilan du ministère algérien de la Défense. Ces individus ont trouvé la mort dans une zone montagneuse de la région de Médéa (80 km au sud d’Alger), dans une embuscade tendue par des soldats, qui ont saisi des armes, des munitions et une ceinture explosive, selon la même source.

Depuis le début de l’opération le 9 juin, 17 terroristes armés ont été abattus et quatre autres arrêtés par les militaires, selon les autorités. L’opération est toujours en cours. Malgré l’adoption en 2005 d’une Charte pour la paix et la réconciliation, censée tourner la page de la guerre civile qui a fait 200 000 morts pendant la « décennie noire » qui a suivi le début des années 1990, des groupes armés islamistes restent actifs dans l’est et le sud du pays et visent principalement les forces de sécurité. Depuis le début de l’année, au moins 101 terroristes armés ont été tués dans des opérations militaires menées en Algérie, selon un décompte établi par l’AFP à partir de bilans officiels.


Algérie: 8 djihadistes tués dans l’est de l’Algérie

  • Huit islamistes armés ont été tués hier dans une embuscade des forces algériennes à Guelta Zarka, 350 km à l’est de la capitale, dans la wilaya de Sétif, annonce aujourd’hui le ministère de la Défense dans un communiqué.

 

Des armes, une importante quantité de munitions et une ceinture d’explosifs ont été récupérées “au cours de cette opération de qualité”, dit-il


Tunisie : 8 morts dont 4 gendarmes lors de 2 opérations antiterroristes

  • Quatre gendarmes sont morts aujourd’hui lorsqu’un djihadiste a actionné sa ceinture d’explosifs près de Tataouine dans le sud de la Tunisie, dans le sillage d’une opération sécuritaire près de Tunis durant laquelle deux “terroristes” ont été tués. Les forces de l’ordre lancent régulièrement des opérations contre les djihadistes responsables de plusieurs attentats meurtriers et d’attaques contre les soldats et les policiers dans le pays.

Des unités de la Garde nationale (gendarmerie) opéraient à El Maouna, dans le gouvernorat de Tataouine, sur la base d’informations en lien avec l’opération menée le matin même à Mnihla, dans le Grand Tunis, a annoncé le ministère de l’Intérieur dans un communiqué. Ces informations faisaient état “d’un groupe terroriste retranché dans des maisons abandonnées. Des unités de la Garde nationale se sont rendues sur place et des échanges de tirs se sont produits avec deux éléments terroristes”, a-t-il indiqué. “Un élément terroriste a été abattu tandis que l’autre a actionné sa ceinture d’explosifs, tuant deux officiers et deux agents de la Garde nationale”, selon lui.

Quelques heures plus tôt, deux autres djihadistes présumés avaient été tués et 16 arrêtés dans la région de Mnihla, au nord-ouest de la capitale tunisienne. “Des kalachnikovs, des grenades, des pistolets et des munitions” ont été saisis par les forces de l’ordre, selon les autorités. D’après le ministère, les suspects, “venus de diverses régions” de Tunisie, “s’étaient rassemblés dans la capitale pour préparer des opérations terroristes simultanées”.