« Défis et visions d’avenir pour la Francophonie »

La XIIIe Conférence des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant le français en partage, communément appelée Sommet de la Francophonie, se réunira du 22 au 24 octobre 2010 dans la ville de Montreux, en Suisse, les 56 États et gouvernements membres de l’Organisation internationale de la Francophonie et les 14 États observateurs. Elle sera précédée, les 20 et 21 octobre par la 26e session de la Conférence ministérielle de la Francophonie.

Le flambeau de la présidence passera du Canada à la Suisse qui, en tant que pays hôte, a voulu donner à ce XIIIe Sommet, en concertation avec l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et ses États et gouvernements membres, une forte dimension prospective, dans un contexte de célébration du 40e anniversaire de l’OIF tout au long de l’année 2010.

« Défis et visions d’avenir pour la Francophonie », tel est le thème de ce XIIIe Sommet, décliné en 3 thématiques qui feront l’objet de débats approfondis, introduits chacun par 4 personnalités participantes :

1.  La Francophonie acteur des relations internationales et sa place dans la gouvernance mondiale ;

2.  La Francophonie et le développement durable : les solidarités francophones face aux grands défis (notamment la sécurité alimentaire, le changement climatique et la diversité biologique) ;

3.  La langue française et l’éducation dans un monde globalisé : les défis de la diversité et de l’innovation.

Après l’arrivée des chefs d’État et de délégation le 22 octobre et la cérémonie d’ouverture officielle le 23 octobre en matinée, les travaux du Sommet se dérouleront jusqu’au 24 octobre et seront clôturés par l’adoption de la Déclaration de Montreux. Les chefs d’État et de gouvernement prendront connaissance du Rapport d’activité du Secrétaire général de la Francophonie, M. Abdou Diouf, « De Québec à Montreux 2008 – 2010 » et se prononceront sur les demandes d’adhésion (Émirats arabes unis, Estonie, Bosnie Herzégovine, Monténégro et République Dominicaine).

Une partie des travaux du Sommet et de la Conférence ministérielle de la Francophonie sera diffusée publiquement sur les sites Internet www.francophoniemontreux2010.ch et www.francophonie.org et www.TV5Monde.org et sur les écrans du Centre des congrès de Montreux où se déroule le Sommet.

Le Suisse Joseph Deiss remplace le Libyen Ali Treki à la présidence de l’Assemblée générale de l’ONU

L’ancien chef du gouvernement suisse, qui avait œuvré il y a huit ans, à l’entrée de la Suisse aux Nations Unies, a été choisi pour occuper le poste de président de la 65ème Assemblée générale de l’ONU. Joseph Deiss, 64 ans, succèdera ainsi au Libyen à Ali Treki, à la mi-septembre 2010.

Acceptant ce poste avec «beaucoup d’espoir et de solides convictions», il a expliqué l’entrée du monde dans une ère d’interdépendance croissante : «Tout va plus vite, de nouveaux défis ont émergé –changements climatiques, crise financière et économique, terrorisme et crime organisé globalisé, extrémisme de tous les genres- en plus des défis traditionnels posés par les conflits armés et la pauvreté dans le monde». Il a également «été frappé par l’importance donné dans la Charte à la notion d’amitié qui va bien au-delà de l’idée de la défense des intérêts des pays», a-t-il souligné au cours de la conférence de presse qui a suivi son élection.

Le premier évènement majeur qui attend le nouveau président de l’Assemblée générale sera le Sommet sur les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) organisé en septembre au siège de l’ONU, à New York et au cours duquel les Etats Membres doivent réaffirmer leur engagement à atteindre les ODM d’ici à 2015.

Ancien professeur d’économie, Joseph Deiss a également expliqué qu’il entendait dédier l’agenda de la 65ème Assemblée général aux questions de gouvernance globale en générale et de gouvernance économique en particulier, à la réforme du Conseil de sécurité, au changement climatique, à la protection de la biodiversité et à la sécurité alimentaire.