Le film révisionniste « Exodus » banni des cinémas en Egypte et au Maroc

L’Egypte a interdit la diffusion du film « Exodus : Gods and Kings » car la fresque biblique sur l’exode hors d’Egypte des Hébreux, emmenés par Moïse, « falsifie » l’Histoire, a affirmé vendredi 26 décembre le ministre de la Culture.

« Ce film est un film sioniste par excellence, » a affirmé Gaber Asfour. « Il présente l’Histoire d’un point de vue sioniste et contient une falsification des faits historiques, » a-t-il ajouté.

Le réalisateur britannique Ridley Scott « fait de Moïse et des Juifs les bâtisseurs des pyramides, ce qui est en contradiction avec les faits historiques avérés », selon Gaber Asfour, qui a précisé que l’interdiction avait été recommandée par un comité composé notamment de deux professeurs d’Histoire.

Le film dresse le portrait d’un Moïse agnostique au départ, élevé comme frère de lait du fils du pharaon puis rejeté lorsque sa véritable identité – fils d’Hébreux – est révélée. Il fuit dans le désert mais décide, après l’épisode du Buisson ardent, de retrouver le peuple hébreu, alors esclave des Egyptiens, pour le guider vers la Terre promise.

Falsification de l’histoire

Le péplum biblique en 3D, qui a coûté la bagatelle de 140 millions de dollars, a été « déprogrammé » à la dernière minute mercredi au Maroc.

Le film a fait polémique dans le monde arabe car il remettrait en question un miracle reconnu par les trois monothéismes, celui de la traversée de la Mer rouge par Moïse, qui divise les eaux à l’aide de son bâton pour permettre le passage des Juifs.

« Dans le film, Moïse tient une épée et non un bâton » et la division des eaux est expliquée par « le phénomène des marées, » critique le chef du Conseil suprême pour la culture Mohamed Afifi, membre du comité ayant recommandé l’interdiction.

Le film « Noé » interdit lui aussi

Le ministre de la Culture a précisé que les autorités n’ont pas demandé l’opinion d’Al-Azhar, l’une des plus prestigieuses institutions de l’islam sunnite, qui peut être consulté avant l’autorisation d’une oeuvre en Egypte mais n’a pas de pouvoir de décision.

Al-Azhar, qui s’oppose traditionnellement à la personnification de figures religieuses au cinéma, avait estimé en mars que la superproduction hollywoodienne « Noé » était contraire à l’islam car il mettait en scène la représentation d’un prophète.

Ce film avait ensuite été banni des cinémas égyptiens, contre l’avis du ministère de la Culture.

Le Pape François renie Saint Pie X pour légitimer Theodore Herzl et le sionisme

Lors de sa visite en Palestine, le Pape François a choqué publiquement de nombreux catholiques en admettant non seulement une dispense de conversion aux juifs, mais encore en reconnaissant l’oeuvre du fondateur du sionisme, Theodore Herzl.

Comme le relate le New York Times, le Pape s’est rendu sur la tombe de Herzl pour y déposer une pierre selon la coutume juive.

Theodore Herzl, de son vivant, se rendit à Rome pour solliciter l’appui de l’Eglise à la création d’un Etat juif en Palestine. Reçu en audience par le Pape Saint Pie X le 25 janvier 1904, Herzl se vit brutalement refuser ce qu’il demandait à l’Eglise par le Saint-Père dans les termes suivants (source : journal de Herzl) :

“Nous ne pouvons soutenir ce mouvement. Nous ne pouvons pas empêcher les juifs de venir à Jérusalem mais nous ne l’accepterons jamais. Les juifs n’ont pas reconnu Notre Seigneur, c’est pourquoi nous ne pouvons pas reconnaître le peuple juif.”

Avant d’être reçu en audience, le Cardinal Merry Del Val lui avait tenu un langage identique :

“Je ne vois pas comment nous pourrions prendre une initiative en la matière. Tant que les juifs nient la divinité du Christ, nous ne pouvons certainement pas nous déclarer en votre faveur… Comment pouvons-nous donc, sans abandonner nos principes les plus sacrés, accepter qu’ils redeviennent les propriétaires de la Terre Sainte ?”

Contrairement à Benoît XVI, le Pape François n’a pas employé le terme de « Palestine occupée »…


Patrick Bruel ne chantera pas dans les villes FN

  • Le chanteur, qui n’hésite pas à chanter pour l’armée israélienne, explique son refus de cautionner le «discours populiste» du parti de Marine Le Pen dans une interview à Technikart. Une position déjà adoptée par le passé.

 

Son avis ne change pas. Dix jours après le second tour des élections municipales, le chanteur Patrick Bruel (né Maurice Benguigui, le 14 mai 1959 à Tlemcen, Algérie) a confié ne pas vouloir se produire dans les villes nouvellement acquises par le Front national, dans une interview au magazine Technikart.

Une dizaine de communes sont passées à la droite nationale aux dernières élections, dont Béziers, Fréjus et Hénin-Beaumont, où Steeve Briois, le secrétaire général du parti de Marine Le Pen, a été élu. En 1995, elles étaient au nombre de trois: Marignane, Orange et Toulon. Ce résultat avait déjà poussé Patrick Bruel à exprimer son rejet du FN, un parti «xénophobe et raciste», en annulant les concerts prévus dans ces villes. Et le PS avait fait pression pour qu’une ville de Palestine ne se jumelle pas avec Marignane.

Dans une entrevue diffusée à Télé-Québec, l’humoriste Dieudonné avait déclaré que le chanteur Patrick Bruel est « un militaire israélien en action » qui considère « normal » qu’on « tue des enfants palestiniens » lorsqu’on « bombarde le Sud-Liban ».

 

Le chansonnier français réagissait aux critiques de Patrick Bruel lors de son passage au Tout le monde en parle québécois, il y a quelques semaines.

Le chanteur avait alors dit ne pas comprendre pourquoi les Québécois aiment tant Dieudonné, dont les propos seraient passibles d’emprisonnement en France.

« (Patrick Bruel) est un joueur de poker, un menteur qui joue et qui ment au public depuis toujours », a continué Dieudonné, dans un entretien avec Richard Martineau.


L’islamophobie s’affiche aux Etats-Unis

La campagne islamophobe, voire raciste, s’est ouverte l’été dernier lancée par un lobby conservateur pro-sioniste, l’American Freedom Defense Initiative (Initiative pour la défense de la liberté américaine), qui a réussi à obtenir des espaces publicitaires dans les transports en communs de plusieurs villes, sur décision de justice. «Dans toute guerre entre l’homme civilisé et le sauvage, soutenez l’homme civilisé. Supportez Israël. Battez le jihad», proclamaient les affiches, placardées sur des bus de San Francisco et dans une dizaine de stations de métro de New york.

L’hommage de François Hollande à l’ultra-sioniste Yitzhak Shamir

L’ancien Premier ministre israélien Yitzhak Shamir vient de décéder. Yitzhak Shamir était un sioniste d’extrême droite, ce qui n’empêche pas le président socialiste François Hollande de lui rendre un hommage appuyé:

“Israël perd avec (Yitzhak Shamir) une forte personnalité qui s’est engagée, dès son plus jeune âge, dans la fondation de l’État d’Israël auquel il était indéfectiblement attaché, et dont il fut le Premier ministre à deux reprises”, écrit le chef de l’État. “Tout au long de sa vie”, l’ancien Premier ministre d’Israël “fut un responsable politique actif et passionné, attaché au rayonnement d’Israël et soucieux de son rôle international et de sa sécurité”, ajoute François Hollande.

Yitzhak Shamir faisait partie de cette tendance de la mouvance sioniste qui avait choisi de lutter militairement contre les Britanniques au moment où ceux-ci avait déclaré la guerre à l’Allemagne.

Ses actions terroristes ont causé la mort de nombreux civils et il porte la responsabilité de l’assassinat en 1944 du ministre d’État britannique pour le Moyen Orient, Lord Moyne et de l’assassinat en 1948 du représentant des Nations unies pour le Moyen-Orient, le comte Folke Bernadotte.

Autant de raisons qui peuvent choquer à propos de cet hommage de la part d’un dirigeant socialiste français, attaché en apparence, au droits des peuples, à la liberté et à la démocratie..

Bernard-Henri Lévy : « Je suis le représentant de la tribu d’Israël »

Par : Hicham Hamza

 

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Double allégeance. Réalisateur d’un film consacré à son engagement dans le conflit libyen, Bernard-Henri Lévy a toujours affirmé que son combat s’inscrivait dans une démarche universaliste en faveur des droits de l’homme. Oumma a exhumé des documents suggérant le contraire.

L’aveu s’est tenu le 17 novembre dernier au micro de la Radio de la communauté juive (RCJ). Invité par la RCJ pour promouvoir son « journal de guerre » en Libye, l’écrivain Bernard-Henri Lévy (BHL) a fait son coming out communautaire, reconnaissant, avec une emphase inédite, s’être engagé contre le colonel Kadhafi en raison, notamment, de son appartenance religieuse. Oumma a repéré et mis en ligne l’extrait stupéfiant de cet entretien réalisé par RCJ. Curieusement, la scène décrite ici par BHL ne figure pas dans son film intitulé « Le serment de Tobrouk ». Si l’on peut effectivement y apercevoir BHL se vanter auprès des émissaires des clans libyens d’appartenir lui-même à une « ancienne tribu », à nul moment le voit-on déclamer sa « filiation » envers Israël devant la foule de jeunes gens rassemblés en avril 2011 à Benghazi.
Trois jours après cette interview, BHL a participé à la convention nationale du Conseil représentatif des institutions juives de France. Lors de son discours, l’homme a complété sa confession – passée alors inaperçue – de RCJ en affirmant s’être engagé avec, « en étendard », sa « fidélité au sionisme et à Israël », ajoutant que c’était « en tant que juif » qu’il avait « participé à cette aventure politique, contribué à élaborer pour mon pays et pour un autre une stratégie et des tactiques ». Disposant de la vidéo du discours intégral, le Crif a d’abord autorisé sa mise en ligne avant, comme l’a révélé Oumma, d’effectuer mystérieusement son retrait quelques heures plus tard.
Suite au tollé provoqué par de tels propos, BHL a dû faire marche arrière, prétextant une décontextualisation de ses déclarations.
Sur France 2, la journaliste et romancière Adélaïde de Clermont-Tonnerre avait alors été la seule à l’interpeller publiquement sur le soupçon de « double allégeance » que laisse entendre l’aveu pro-israélien de BHL.
Si l’homme continue de réfuter une telle interprétation de ses propos, l’existence de documents produits par BHL lui-même permet de valider cette hypothèse d’une allégeance systématique envers les intérêts de l’État hébreu. De la guerre des Six-Jours à son militantisme actuel pour une intervention militaire en Syrie, l’écrivain veut œuvrer, d’abord et avant tout, au renforcement d’Israël. Dès 1967, l’étudiant en khâgne – frustré de ne pas avoir pu s’engager aux côtés de Tsahal – va rédiger, pour une revue dirigée par Marek Halter, un article intitulé « Sionismes en Palestine » dans lequel il proclama son soutien inconditionnel au régime de Tel Aviv. Une dizaine d’années plus tard, l’homme s’affiche avec le Premier ministre israélien Menahem Begin et participe alors, à peine âgé d’une trentaine d’années, aux assemblées générales du B’nai B’rith, une ancienne organisation juive calquée sur le modèle de la franc-maçonnerie.
En juin dernier, Bernard-Henri Lévy était également l’invité à Jérusalem de la « Conférence présidentielle ». Dans un discours méconnu du public français, BHL souligne explicitement les avantages stratégiques d’Israël dans les insurrections arabes en cours. Selon lui, la mise hors circuit de Kadhafi devrait réjouir les dirigeants israéliens : le colonel libyen se voit ainsi accusé, de manière équivalente, d’avoir abrité des « négationnistes » dans le passé et soutenu en 2010 l’envoi de nouvelles flottilles humanitaires en direction de Gaza.
À l’opposé du pessimisme incarné par Avigdor Lieberman – ministre israélien des Affaires étrangères avec lequel il s’était entretenu dans un bar huppé de Paris trois mois plus tôt, Bernard-Henri Lévy affirme, sous le regard du président Shimon Peres, la nécessité d’un soutien israélien aux insurgés arabes, notamment ceux de Libye.
Cinq ans plus tôt, une autre personnalité française était invitée à un événement similaire organisé par Israël. L’ancien Premier ministre Laurent Fabius y avait tenu un discours plus modéré, insistant sur la reconnaissance nécessaire d’un État palestinien. Ce langage diplomatique était d’ailleurs encore présent lors de son périple au Moyen-Orient l’hiver dernier. Interrogé par différents journalistes israéliens, Laurent Fabius n’a pas alors affiché une préférence pour l’État hébreu, même si celle-ci a pu apparaître ailleurs. Ce fut ainsi le cas en avril. Interviewé par la chaîne américaine Bloomberg, l’ancien Premier ministre a fait savoir que l’équipe de François Hollande était « amicale » envers Israël et « attentive » aux Palestiniens, ajoutant une opinion similaire à celle de BHL : Laurent Fabius s’est satisfait, au détour d’une phrase, que les révolutionnaires arabes ne soient pas encore préoccupés de Tel Aviv.
Bernard-Henri Lévy, l’homme qui a manifesté son dédain envers Alain Juppé, ne devrait pas avoir de conflit majeur avec son successeur Laurent Fabius, désormais en charge du Quai d’Orsay. Les deux hommes s’apprécient de longue date et se sont retrouvés, l’an dernier, lors d’un rassemblement organisé par la revue de BHL en faveur de l’opposition syrienne.
BHL devrait donc continuer à disposer d’un rôle privilégié dans les décisions de politique étrangère. Quitte à maintenir son traitement inéquitable à propos des drames humanitaires à travers le monde : comme l’avait illustré Oumma, le philosophe est plus désinvolte lorsqu’il s’agit des sévices infligés par Tel Aviv au peuple palestinien.
Les crimes de guerre israéliens ne posent pas de souci à l’opposant en chef à Bachar al-Assad. L’automne dernier, Bernard-Henri Lévy s’est joint à la petite sauterie organisée par Bicom, un lobby pro-israélien basé à Londres. Il y a côtoyé un ancien haut-gradé de l’armée israélienne, accusé par des militants des droits civiques d’avoir, entre autres méfaits, bombardé des résidences civiles au Liban.

Terrorisme médiatique

La volonté de BHL de censurer ou de relativiser les exactions israéliennes s’est encore manifestée récemment : mardi soir, sur Arte, il était invité dans un débat consacré notamment à la Syrie. À la fin de l’émission, Laure Noualhat, journaliste à Libération, a abordé les conséquences environnementales des conflits armés en illustrant son sujet avec la marée noire au Liban. En 2006, le bombardement israélien d’une centrale électrique proche de Beyrouth avait provoqué une catastrophe écologique sur les côtes libanaises. BHL intervient alors pour tancer la chroniqueuse : les « bébé-phoques », c’est « hors-sujet » au regard de ce qui se passe actuellement en Syrie, affirma-t-il. Moment de gêne sur le plateau : l’animatrice Élisabeth Quint tente de maintenir la chronique avant de battre en retraite. Après tout, BHL n’est-il pas également le président du conseil de surveillance d’Arte ? Comment, dès lors, s’opposer frontalement à lui, surtout lorsqu’il s’agit de porter atteinte, même incidemment, à l’image d’Israël ?
Cette altercation feutrée avec Laure Noualhat traduit l’étrange pouvoir d’intimidation de BHL dans la sphère médiatique. Au-delà de son narcissisme ridicule ou de ses multiples petits arrangements avec la vérité, le problème essentiel à propos de Bernard-Henri Lévy n’est plus de décortiquer ses manies égocentriques ou sa propension à la désinformation. La seule question qui vaille à son sujet est la suivante : de qui tient-il son pouvoir ? Ou, pour le dire autrement : comment s’explique sa facilité d’accès aux plus hautes marches du pouvoir politique et culturel ? Il existe quantité d’ouvrages, d’essais, d’articles, d’émissions qui ont démonté le système BHL. Pourtant, l’homme continue d’être invité, écouté, relayé par les principaux décisionnaires de l’élite hexagonale. Comment s’explique dès lors une telle force de frappe ? A titre d’exemple, BHL a eu droit mardi soir à un passage – un « sonore » selon le jargon audiovisuel – de plus d’une minute dans le journal de 20h de France 2 afin d’interpeller le président François Hollande. Pourquoi une telle faveur ?
Mieux encore, le même jour, BHL s’est vu déroulé le tapis rouge au Grand Journal de Canal+ avant son émission d’Arte et son passage à « Ce soir ou jamais » devant un Frédéric Taddeï complaisant et un Christophe Ayad, journaliste du Monde, d’ordinaire brillant mais visiblement pétrifié de devoir apporter la contradiction à un membre du conseil de surveillance qui l’emploie. Rebelote deux jours plus tard avec une invitation dans l’émission culturelle de France 2 dénommée « Avant-premières » : face à une Marie Colmant mielleuse et un Christophe Ono-Dit-Biot passeur de plat, BHL a encore disposé d’une longue séquence pour son auto-promotion. Seul le journaliste Claude Askolovitch, plutôt froid en comparaison de ses collègues, a su garder une distance critique et un questionnement déstabilisant. Et comme si ce tour de piste ne suffisait pas, BHL sera également l’invité de Laurent Ruquier samedi soir, six mois après son dernier passage à l’émission devant un tandem Pulvar-Polony particulièrement déférent.
Le fervent communautarisme politico-religieux de BHL est son affaire tant qu’il ne déborde pas de la sphère privée. Problème : l’homme semble confondre avec allégresse la Cité et le royaume de ses caprices. Au-delà des ravages causés par sa confusion judaïsme/sionisme et de la soumission de ses relais médiatiques, il est grand temps de chercher rigoureusement à identifier et à nommer les puissances solidaires de Bernard-Henri Lévy. Au regard de la prodigieuse et mystérieuse impunité dont bénéficie l’affabulateur, le terme de « puissances » pour désigner les parrains de BHL semble encore bien en dessous de la réalité.

Source : Oumma.com
Lien youtube : http://oumma.com/12986/bernard-henri-levy-representant-tribu-israel


Tunis: pas de normalisation avec Israël

La Tunisie ne peut pas normaliser ses relations avec Israël a affirmé Rached Ghannouchi, chef du mouvement islamiste Ennhada, vainqueur des élections du 23 octobre, a rapporté aujourd’hui l’agence officielle TAP. « Le président d’Ennhada a affirmé hier à Béjà (nord-ouest) qu’il ne peut y avoir de normalisation avec Israël », précise la même source.

« Le problème des Tunisiens est avec le sionisme et non avec le judaïsme », a déclaré Ghannouchi lors d’une cérémonie à l’occasion de la « Journée de la Terre ».  Cette « Journée de la terre » est célébrée chaque année le 30 mars par la minorité arabe d’Israël pour commémorer la mort en 1976 de six membres de cette communauté lors de manifestations contre la confiscation de la terre de Palestine par Israël.

Selon Rached Ghannouchi, le seul moyen permettant aux Palestiniens de récupérer leur terre est « la victoire des régimes démocratiques dans le monde arabe » accusant le président déchu Ben Ali d’avoir « trahi la cause palestinienne » puisqu’il était « un collaborateur des sionistes », a rapporté encore la TAP. Quelques centaines de personnes avaient manifesté vendredi devant l’Assemblée constituante à Tunis pour refuser toute forme de normalisation avec Israël.

La Tunisie, qui a abrité le siège de l’OLP de Yasser Arafat de 1982 à 1994, a entretenu des relations avec Israël jusqu’au début de la deuxième intifada en 2000.

Marine Le Pen : « le Front national a toujours été pro-sioniste »

Marine Le Pen, candidate à la succession de son père à la tête du Front national, a estimé qu’Israël n’avait pas à lui donner de leçon concernant le racisme, dans une longue interview publiée vendredi par le quotidien israélien de gauche Haaretz.

« Si nous disions en France ne serait-ce qu’un millième de ce qui est dit en Israël, nous irions immédiatement en prison pour incitation à la haine raciale », a souligné Mme Le Pen, à propos des travailleurs immigrés qui s’infiltrent illégalement en Israël. Elle faisait allusion à la politique de répression adoptée par le gouvernement de droite de Benjamin Netanyahu pour tenter de réduire le nombre d’immigrés africains qui entrent illégalement en Israël via la frontière égyptienne.

Dans cet entretien, reproduit sur une pleine page dans les éditions en hébreu et en français du Haaretz, Mme Le Pen critique également le récent appel lancé par 300 rabbins à ne pas louer ou vendre des logements à des Arabes. « Ces Arabes sont des Israéliens, n’est-ce pas ? Alors dans ce cas, il faut se comporter avec eux comme n’importe quel autre citoyen. C’est à l’Etat de décider qui obtient la citoyenneté, mais à partir du moment où quelqu’un devient citoyen du pays, il doit bénéficier des mêmes droits que les autres », souligne-t-elle.

S’agissant de la colonisation israélienne dans les Territoires palestiniens », elle estime qu' »il s’agit d’une erreur politique du gouvernement israélien ». « Nous avons le droit de critiquer la politique de l’Etat d’Israël, comme celle de tout Etat souverain, sans être taxé d’antisémitisme. Après tout, le Front national a toujours été pro-sioniste et a toujours défendu le droit à l’existence d’Israël », dit Mme Le Pen, favorite pour succéder à son père Jean-Marie dans quelques jours à la tête du FN. Marine Le Pen préparerait-elle une visite en Israël en vue de l’élection présidentielle de 2012, se demandent certains.