La Franco-Marocaine Myriam el Khomri au nouveau gouvernement

Spécialiste des questions de sécurité à la ville de Paris, Myriam el Khomri, 36 ans, a été nommée mardi secrétaire d’Etat chargée de la politique de la Ville. Une nouvelle vie qui commence dès ce mercredi avec le premier conseil des ministres de Valls II.

Myriam el Khomri a été élue adjointe à la mairie de Paris le 5 avril. Elle était chargée des questions relatives à la sécurité, la prévention, la politique de la ville et l’intégration. Auparavant, elle avait été élue adjointe au maire de Paris en mars 2008, jusqu’en 2011, chargée de toutes les questions relatives à la protection de l’enfance et à la prévention spécialisée.

Née à Rabat en 1978 d’une mère bretonne, enseignante, et d’un père marocain, commerçant, Myriam El Khomri, adhérente au PS depuis 2002, avait été élue en mars 2008 dans le 18e arrondissement de Paris. Elle avait été, avec Bruno Julliard, porte-parole en 2014 de la campagne pour les municipales de la future maire Anne Hidalgo.

Après une enfance passée au Maroc, Myriam el Khomri a suivi des études de droit public à la Sorbonne. Elle est mère de deux filles.


Tunisie: attirer 6 millions de touristes

La Tunisie veut attirer 6 millions de touristes en 2012, a déclaré hier le ministre du Tourisme Elyes Fakhfakh, en annonçant une « feuille de route » pour 2012/2013 visant à promouvoir et réformer le secteur sinistré depuis la révolution.

« La réalisation de cet objectif (6 millions de touristes) reste tributaire de la stabilité des conditions sécuritaires et sociales du pays », a déclaré Elyes Fakhfakh cité par l’agence TAP.

Le tourisme, qui représente 7% du PIB tunisien et emploie quelque 400.000 personnes directement ou indirectement, a connu une crise dramatique après la révolution et la chute de Ben Ali. Les recettes ont baissé de 33% et le nombre de touristes a été de 4,8 millions en 2011 contre près de 7 millions en 2010, a rappelé le ministre.

Quelque 25 hôtels employant au total 3.500 personnes ont dû fermer l’année dernière, a-t-il souligné.

Des signes d’amélioration ont toutefois été enregistrés depuis le début 2012, a-t-il ajouté, sans plus de précisions.

Le ministère du Tourisme a mis en place une « feuille de route » pour 2012 et 2013 prévoyant des réformes pour améliorer la qualité et diversifier l’offre du produit touristique, essentiellement balnéaire jusqu’à présent.

Le développement du tourisme culturel et archéologique dans l’intérieur du pays sont les principales pistes régulièrement évoquées.

Le chef de la diplomatie algérienne en Libye pour parler sécurité

  • Le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci, était à Tripoli le lundi 5 mars. Une visite qui devait être dominée par les questions de sécurité. Au programme, rencontre avec son homologue ainsi que le président du CNT Mustapha Abdeljalil et enfin le Premier ministre Abderrahim El Keib. Il s’agit de la première visite d’un officiel algérien depuis le déclenchement de la révolution libyenne. Inquiète face à l’extrémisme, l’Algérie a mis beaucoup de temps à reconnaître le CNT comme représentant de la Libye, accusée même de soutenir jusqu’au bout le leader libyen déchu.
  • Le CNT, Conseil national de transition, alors naissant, accusait Alger d’un silence complice de la répression du peuple libyen par Mouammar Kadhafi. Aujourd’hui, changement de ton à Alger qui n’a reconnu le CNT qu’après la chute du colonel Kadhafi et présenté par le président Abdeljalil comme une amie de la révolution libyenne :
  • « La position de la Ligue arabe, qui fut primordiale pour l’adoption de la résolution de l’ONU et la légitimité internationale, a été soutenue par l’Algérie. Et les autorités libyennes n’oublieront pas ce soutien du peuple et du gouvernement algériens ».
  • Dernièrement pourtant, le chef du CNT avait menacé de rompre ou revoir les relations diplomatiques avec les pays voisins qui refusent d’extrader des membres ou des soutiens de la famille Kadhafi. Mais le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci, s’explique et se veut rassurant :
  • « Nous avons accueilli les Kadhafi, et ils sont encore en Algérie pour des raisons humanitaires. Mais il n’est pas pemis à cette famille, de toucher un cheveu de notre soeur la Libye. C’est un des engagements de l’Algérie ».
  • Que fera Alger des Kadhafi ? Personne ne le sait pour le moment. L’heure est à la reprise du dialogue entre les deux pays surtout dans la lutte contre le terrorisme et la sécurisation des frontières, au programme d’une réunion de plusieurs ministres de la région prévue le dimanche 11 mars.

Tunisie/UE : «les conditions de sécurité sont bien meilleures en Tunisie», affirme Barroso !

José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, a affirmé l’engagement de l’Europe à faire avancer la coopération avec la Tunisie, vers un partenariat privilégié et un statut avancé, estimant que la transition démocratique dans ce pays, peut avoir un impact majeur sur les pays arabes mais aussi, sur le monde entier.
Tenant jeudi, après-midi, au siège de la Commission européenne, à Bruxelles, une conférence de presse conjointe avec Hamadi Jebali, chef du gouvernement provisoire, Barroso a envoyé un message rassurant aux touristes européens, «les conditions de sécurité sont bien meilleures en Tunisie»
Pour Hamadi Jebali, cette première visite, à Bruxelles, vise à lancer un message fort «la Tunisie veut conclure un partenariat stratégique avec l’Europe», plaidant pour «un petit plan Marshall» pour le pays.
Faisant le bilan de sa visite, à Bruxelles, il a estimé que «beaucoup de résultats positifs ont été réalisés même si la situation économique en Europe ne permet pas de faire plus d’efforts en faveur de la Tunisie».
Il était accompagné, dans sa visite, à l’Union européenne, par une forte délégation ministérielle composée de quatre ministres (finances, tourisme, réforme administrative, affaires économiques et sociales), de trois secrétaires d’Etat chargés, respectivement, de la coopération internationale, des affaires européennes et de l’immigration ainsi que de son conseiller spécial, MondherBen Ayed.


L’UE paie à nouveau pour la paix et à la sécurité en Afrique

La Commission européenne a décidé d’allouer 300 millions d’euros supplémentaires à la facilité de soutien à la paix pour l’Afrique (APF) afin de soutenir des actions africaines en faveur de la paix et de la sécurité à l’échelle tant régionale que continentale. Ces fonds seront mis à la disposition de l’Union africaine (UA) et d’organisations régionales africaines pendant la période 2011­2013 et serviront à soutenir des initiatives continentales et régionales utiles et ciblées dans le domaine de la prévention, de la gestion et de la résolution des conflits, ainsi que dans celui de la consolidation de la paix.

Mme Ashton, haute représentante de l’UE et vice-présidente de la Commission européenne, a déclaré: «L’Union européenne ne ménage pas ses efforts pour aider l’Union africaine à rétablir la paix sur le continent, comme en témoigne cette nouvelle contribution. Nous saluons les pays qui ont mobilisé des troupes pour des missions de soutien de la paix telles que l’AMISOM en Somalie. Néanmoins, des efforts supplémentaires s’imposent. Nous encourageons d’autres pays africains à faire un pas en avant et à soutenir l’UA dans cette entreprise. Et je lance un appel à l’ensemble de la communauté internationale pour qu’elle renforce sa contribution à la consolidation de la paix et de la stabilité en Afrique.» «On estime qu’en Afrique, plus de 200 millions de personnes continuent à vivre dans des zones de conflit, ce qui empêche les efforts de réduction de la pauvreté», a déclaré Andris Piebalgs, commissaire européen au développement. Et d’ajouter: «Il y a lieu de garantir la sécurité et la stabilité, afin de jeter les bases d’un développement durable en Afrique. Au cours de ces dernières années, la facilité de soutien à la paix a bénéficié à plusieurs opérations africaines en faveur de la paix. La décision prise aujourd’hui confirme le soutien indéfectible apporté par l’UE aux organisations africaines dans leurs actions visant à prévenir les conflits et à maintenir la paix dans les zones critiques».

Outre les opérations de paix, l’APF soutient l’architecture africaine de paix et de sécurité, qui est axée sur la prévention, la gestion et la résolution des conflits. Dans ce domaine, environ 100 millions d’euros ont été consacrés, depuis 2004, à des activités ayant pour but de renforcer les capacités des institutions africaines aux niveaux continental et régional. Les opérations en cours financées au moyen de l’APF sont la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), la Mission de consolidation de la paix en République centrafricaine (MICOPAX) et la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM). Initialement créée par l’UE en 2003 à la suite d’une demande adressée par l’Union africaine, l’APF est un instrument d’aide de l’UE au programme de paix et de sécurité en Afrique. Année après année, elle a assuré un financement aux opérations de soutien à la paix conduites par l’Afrique (607 millions d’euros), a apporté des contributions substantielles au renforcement des capacités institutionnelles africaines en matière de paix et de sécurité aux niveaux continental et régional (100 millions d’euros) et a soutenu plusieurs activités de médiation (15 millions d’euros).


Mauritanie : L’Otan engagée à soutenir les efforts du pays

L’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (Otan) est engagée à soutenir les efforts du gouvernement mauritanien en matière de sécurité, de lutte contre la criminalité transfrontalière et le terrorisme.

C’est ce qu’à indiqué vendredi soir à Lisbonne M. James Apathurai, porte parole de l’Otan qui a déclaré à l’Agence Mauritanienne d’Information organisation :

«Notre Organisation est décidée à appuyer les efforts louables du gouvernement mauritanien dans sa lutte contre le crime organisé et les bandes criminelles et terroristes, ajoutant que cela constitue «une priorité pour les autorités de ce pays.»

Il a également affirmé que la nouvelle restructuration de l’Otan dans le cadre de la nouvelle approche stratégique ne fera que renforcer les liens de coopération existant entre son organisation et la Mauritanie, avant de poursuivre : «cette coopération portera sur la formation des forces armées qui reste un outil et un axe de notre partenariat avec la Mauritanie.»

Le porte parole de l’Otan a fait cette déclaration en marge des travaux du 24ème sommet de l’Otan qui se déroule actuellement à Lisbonne au Portugal.

Au cours de ce sommet, il a été question de l’examen par les dirigeants de l’Otan portant sur le retrait d’ici à 2014 du gros de leurs troupes d’Afghanistan et la mise en place d’un bouclier antimissile en Europe.

La Russie qui participe pour la première fois avec une délégation présidée par le Chef de l’Etat Dimitri Medvedev tentera d’examiner plusieurs dossiers épineux dans ses relations avec l’Otan, comme l’élargissement de l’Organisation, le bouclier anti-missiles, l’Afganistan, l’Iran pour ne citer que ceux-là.