Maroc: L’ANPME veut informatiser le secteur agro-alimentaire

L’Agence nationale pour la Promotion de la Petite et Moyenne entreprise (ANPME) a lancé l’offre “Moussanada technologies de l’information” (TI) au profit du secteur de l’agro-alimentaire. L’ANMPE souligne que cette offre a pour objectif d’accélérer l’usage des technologies de l’information par les PME pour améliorer leur productivité à travers l’accès à une offre adaptée de systèmes d’informations métiers.

Lancé en partenariat avec le ministère de l’industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies (MTCNT), l’ANPME prend en charge des coûts liés à cette offre pour les entreprises du secteur agro-alimentaire en termes d’assistance à maîtrise d’ouvrage, d’acquisition de licences et de leur intégration à hauteur de 60 % du coût global de la prestation dans une limite de 400 000 DH TTC par entreprise.

Accord entre l’UE et le Maroc dans le secteur agro-alimentaire et le secteur de la pêche

La Commission européenne a adopté aujourd’hui jeudi un projet de décision concernant un accord commercial bilatéral UE-Maroc pour les produits du secteur agro-alimentaire et du secteur de la pêche. Celui-ci va à présent être transmis au Conseil et au Parlement européen pour approbation. L’accord, qui renforcera la position des exportateurs européens sur le marché marocain, notamment dans le secteur des produits agricoles transformés, représente un intérêt offensif important pour l’UE, car il prévoit une libéralisation totale par étapes dans les dix années à venir, sauf pour les pâtes alimentaires, qui feront l’objet d’une limitation quantitative. Dans le secteur des produits agricoles, l’accord permettra une libéralisation immédiate correspondant à 45 % de la valeur des exportations de l’UE, ce chiffre passant à 70 % dans les dix ans. Le secteur des fruits et légumes, des conserves alimentaires, des produits laitiers et des oléagineux bénéficieront pleinement d’une libéralisation totale. Le secteur de la pêche sera également ouvert aux produits de l’UE (91 % dans les cinq ans et 100 % dans les dix ans).

Les exportations de l’UE pour ces trois secteurs ont atteint près de 1,03 milliard € durant la période 2007-2009. Dans le cadre de cet accord, les exportations bénéficieront d’un meilleur accès à ce marché de proximité marqué par une forte croissance démographique. D’une manière générale, le solde commercial global au cours de la même période a été largement favorable à l’Union Européenne, avec 12,3 milliards € d’exportations contre 7,3 milliards d’importations.

Les deux parties ont également convenu d’ouvrir des négociations sur la protection des indications géographiques. En outre, l’accord prévoit des dispositions sur le respect des obligations internationales en ce qui concerne les aspects sanitaires et phytosanitaires.

Cet accord permettra aux deux parties d’exploiter pleinement le potentiel d’un marché et de modes de consommation en forte évolution, tout en renforçant les mécanismes de concertation et de sauvegarde. L’accord marque une étape importante dans les relations commerciales entre l’UE et le Royaume du Maroc, conformément aux engagements politiques pris dans le cadre du processus de Barcelone.

Dans le cadre de la feuille de route euro-méditerranéenne pour l’agriculture (feuille de route de Rabat) adoptée le 28 novembre 2005, la Commission européenne et le Maroc ont engagé, en février 2006, des négociations pour améliorer l’accord existant sur la libéralisation des échanges pour les produits agricoles, les produits agricoles transformés, le poisson et les produits de la pêche.

Partant d’un niveau de libéralisation limité dans le cadre de l’accord actuel, le Maroc a consenti un effort d’ouverture important en libéralisant immédiatement 45 % des importations en provenance de l’UE en termes de valeur. Comme prévu dans la feuille de route de Rabat, le Maroc bénéficiera d’une période de transition pour la libéralisation complète de certains produits. Ainsi, la valeur du commerce entièrement libéralisé passera à 61 % en cinq ans et à 70 % en dix ans.

Source UE