SAHARA : Salon international de l’agriculture pour l’Afrique et le Moyen Orient

Lieu :

Le Caire,  Égypte

Date :

Du 7/09/2015 au 10/09/2015

Type d’événement :

Rencontre d’affaires /Salon / Foire

 

Description :

 

Pour sa 28ème édition, SAHARA mettra l’accent sur la découverte des derniers produits, tendances, idées et innovations du secteur de l’agriculture.
Cet événement est organisé du 7 au 10 septembre 2015 au Cairo International Conference Center (CICC) au Caire, en Egypte.
Pour plus d’information : www.saharaexpo.com

 

Moncef Marzouki au Maroc: 
relancer l’UMA

    • Le président tunisien, Moncef Marzouki a choisi le Maroc pour la première étape de sa tournée dans les pays de l’Union du Maghreb Arabe (UMA), en vue de donner un souffle nouveau à cette organisation sous-régionale en perte de vitesse depuis 1994. Et pour cause, le problème du Sahara qui a abouti à la fermeture des frontières entre le Maroc et l’Algérie.
    • L’objectif final de ce périple diplomatique de Moncef Marzouki, qui le mènera également en Algérie et en Mauritanie, c’est ni plus ni moins de parvenir à réunir les chefs d’Etats de ces différents pays lors d’un sommet que la Tunisie est prête à accueillir.
    • Comment aplanir les obstacles entre le Maroc et l’Algérie? Telle est la grosse question que se pose Marzouki. Mais pour le nouveau président tunisien, le “rêve” d’un espace maghrébin ouvert est permis.
    • Le printemps arabe n’est-il pas une aubaine pour redynamiser l’UMA? Pour Mohamed Tozy, ce n’est qu’un “facteur favorable”. L’opportunité à saisir, selon le politologue, c’est la crise économique qui frappe l’Europe. “Le printemps arabe est un facteur favorable pour relancer l’UMA, mais je pense que le facteur le plus important, c’est la situation de crise économique que vit l’Europe. Elle peut inciter les pays du Maghreb à s’ouvrir davantage, dans la mesure où les marchés européens vont être en récession et n’offriront plus de débouchés comme avant pour des pays comme le Maroc et la Tunisie”.
    • Autre problème et pas des moindres, qui perturbe la coopération entre les États de l’Union du Maghreb Arabe, l’insécurité née du conflit armé en Libye et la présence d’Al Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi) dans la région.
    • Selon Mohamed Darif, politologue et spécialiste des mouvements islamistes, “la stratégie d’Aqmi consiste clairement à déstabiliser toute la région du Maghreb et du Sahel. Et cette volonté d’Aqmi d’élargir son champ d’action apparaît même dans sa nouvelle appellation d’Al Qaïda au Maghreb islamique (le GSPC algérien -Groupe salafiste pour la prédication et le combat- s’est en effet rebaptisé ainsi en 2007, ndlr)”.
    • Face à cette menace qui pèse sur l’UMA, l’ex-ministre des Affaires étrangères Taieb Fassi Fihri avait rappelé en septembre dernier, lors du symposium des Nations-Unies sur la coopération internationale en matière de lutte contre le terrorisme, qu’il fallait faire preuve de pragmatisme.
    • La visite du président tunisien Moncef Marzouki va également dans ce sens, et son objectif ultime reste la relance d’une Union du Maghreb Arabe en vue “de permettre la mise en route d’une politique sécuritaire commune entre les pays qui la composent”.
    • Le problème du Sahara et la mise sur pied d’une politique sécuritaire commune demeurent les obstacles pour redynamiser l’UMA et mener à une ouverture des différents pays de la région.
    • Même si Mohamed Tozy pointe du doigt l’Algérie où le “régime est moins disposé à l’ouverture”, il indique la voie à suivre: “c’est ouvrir les frontières d’abord, et ensuite et surtout dépasser la méfiance réciproque, parce qu’il s’agit plus d’une question de confiance entre pays”.

Voyage au bout de la soif, Seul au milieu du Sahara, de Régis Belleville

Régis Belleville, dont la démarche s’inscrit dans l’esprit des explorateurs sahariens, a choisi de faire l’expérience de la déshydratation, de la chaleur et de la solitude en campant durant un mois dans une cuvette cernée de dunes, aux confins de l’hostile Majâbat al-Koubrâ, en Mauritanie. Il a ainsi permis aux scientifiques, par divers protocoles qui repoussaient ses limites physiologiques et psychologiques, d’approfondir leurs connaissances sur la résistance humaine. Il a aussi profité de son « voyage immobile » pour observer les détails les plus infimes de la vie dans le désert, dresser le relevé de vestiges préhistoriques, goûter la splendeur des nuits étoilées. Cette immersion dans une solitude extrême a également été l’occasion pour lui de mener une réflexion sur son parcours de chamelier, sur les nomades et la géopolitique saharienne, les contrebandiers, les salafistes et les chefs de tribus. Il s’est par ailleurs interrogé sur l’avenir de ces régions et des futurs réfugiés climatiques. Loin des cartes postales, c’est « son désert », celui où il a vécu, souffert et laissé une partie de lui-même, qu’il permet de découvrir comme on fait visiter sa maison, un désert qui, tel un miroir, renvoie l’être humain à sa force et à ses faiblessess.

Collection « Sillages » – éditions Transboréal

Prix : 19,90 €

232 pages – 57 photos en couleurs – 2 cartes