Développer le partenariat d’affaire tuniso-russe

Un forum de partenariat tuniso-russe et la réunion du Conseil d’affaires tuniso-russe ont été organisés, mercredi, à Tunis, par l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA).

Trois conventions ont été signées à cette occasion. Il s’agit respectivement de la convention sectorielle signée entre la Fédération nationale de l’artisanat, relevant de l’UTICA, et la Fédération de l’artisanat de Moscou, de celle conclue entre l’Union régionale de l’industrie, du commerce et de l’artisanat de Bizerte et la Chambre de commerce et d’industrie de la région Vladimir, et enfin de la convention signée entre la Chambre de commerce et d’industrie de Tunis (CCIT) et l’Association des entrepreneurs de Moscou.

Mohamed Sahraoui, vice-président de l’UTICA et co-président du Conseil d’affaires tuniso-russe, a précisé en présence de la délégation d’hommes d’affaires russes, actuellement en visite de travail, en Tunisie, que ce forum représente une occasion pour renforcer le rapprochement entre les hommes d’affaires des deux pays.

Il a souligné que la balance des échanges commerciaux entre les deux pays témoigne d’un déséquilibre entre les exportations et les importations au profit de la Russie, d’autant plus que les importations de la Tunisie englobent des produits de base, alors que ses exportations vers la Russie se limitent principalement à certains produits de la mer, outre des fruits.

Il a souhaité voir se développer davantage la coopération dans d’autres domaines, notamment les industries agroalimentaires, le secteur du cuir et chaussures, les industries mécaniques et électroniques ainsi que le secteur du bâtiment.

Pour sa part, Mme Tatyana Sadofieva, présidente de la partie russe dans le Conseil d’affaires, a présenté un exposé sur le nouveau site web du Conseil (www.rus-tunis.com) qui représente un lieu de rencontres pour les hommes d’affaires des deux pays, leur permettant de dénicher de nouvelles opportunités de partenariat.

(TAP)

Les opérateurs économiques russes déterminés à investir en Algérie

Des opérateurs économiques russes ont affiché, mercredi à Alger, leur volonté de saisir les opportunités d’affaires qu’offre l’Algérie pour renforcer les relations bilatérales dans le domaine économique. Intervenant lors des ateliers thématiques organisés en marge du forum d’affaires algéro-russe, la représentante des entreprises russes de la construction, Mme Liudmila Skachkova a indiqué, que les entreprises russes opérant dans ce secteur “sont prêtes à nouer d’éventuelles relations de partenariat avec les entreprises algériennes”.

Mme Skachkova, également membre du Cercle d’amitié algéro-russe, a insisté sur la nécessité “de renforcer les relations d’affaires entre les deux pays”, estimant qu’elles “sont appelées à s’intensifier”.

Relance les relations entre l’Algérie et la Russie

Le président russe Dmitri Medvedev a effectué mercredi 6 octobre 2010 une visite officielle en Algérie. Une journée marquée par des entretiens avec son homologue Abdelaziz Bouteflika et la signature de six accords de coopération dont un dans le domaine de l’énergie. Cette visite met fin, en principe, aux tensions et restaure le climat des affaires entre les deux pays.

« Notre relation bilatérale se rétablit après avoir connu une période de crise », a tenu à dire le président russe Medvedev après plusieurs entretiens avec le président algérien Bouteflika. Cette période remonte à 2007 lorsqu’Alger a renvoyé des avions Mig 29 jugés défectueux.

Rien n’a filtré sur le dossier des relations militaires, mais la confiance semble avoir été restaurée. Dans le domaine civil, six accords de coopération ont été signé dont un sur l’énergie.

Au plan économique, le pétrolier russo-britannique TNK-BP a exprimé son intérêt pour le rachat des actifs de BP en Algérie. De son coté, le géant des télécom russo-norvégien Vempelcom, qui vient de racheter Orascom Télécom et sa filiale algérienne Djezzy, s’est dit prêt à céder celle-ci.

En fait, quand l’Egyptien Orascom avait exprimé son intention de vendre, l’Algérie a fait valoir son droit de préemption. En cédant l’ensemble du groupe, l’Egyptien repasse le problème à Vempelcom qui voudrait environ 8 milliards de dollars de cette filiale algérienne.

En conclusion, Dmitri Medvedev s’est déclaré « content de la manière dont les contacts se développent à tous les niveaux ».

Russie : les incendies ont touché 4 000 hectares de zones irradiées

C’était l’une des grandes inquiétudes : que le feu atteigne des zones irradiées lors de la catastrophe de Tchernobyl, causant ainsi une pollution atmosphérique. On apprend aujourd’hui que 4 000 hectares de ces terres radioactives ont d’ores et déjà été brûlées. En revanche, la situation semble lentement s’améliorer sur le front des incendies.

Le service fédéral de défense des forêts a fait le décompte : des incendies de forêt ont été enregistrés depuis juillet “sur 3 900 hectares” de terres “polluées par des éléments radioactifs”. Et ce principalement dans la région de Briansk, au sud-ouest de Moscou, et à la frontière du Bélarus et de l’Ukraine, qui avait été polluée par les retombées de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, en 1986.
Quelles sont les conséquences d’une telle nouvelle ? “Un incendie peut remettre en suspension dans l’air les particules radioactives contenues dans la terre et les arbres” explique Roland Desbordes, président de la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité). “Cependant, les niveaux de concentration en particules de césium sont tellement bas qu’ils ne peuvent absolument pas engendrer une inquiétude sanitaire” estime de son côté l’IRSN.
De manière générale, en Russie, la situation semble s’améliorer. Les autorités affirment avoir réussi à diviser de moitié la surface des feux : elle est passée de 174 000 hectares hier à 92 700 hectares aujourd’hui (soit l’équivalent de 9 fois la surface de la ville de Paris).
Autour de Moscou, cependant, les pompiers peinent à éteindre les feux de tourbières, qui enfument toujours un peu la capitale. Difficile de maîtriser l’embrasement de la tourbe de ces anciens marais asséchés à l’époque soviétique qui se consument sur des mètres de profondeur. Le ministère des Situations d’urgence a donc décidé de dévier sur 20 km les eaux d’une rivière avoisinante pour noyer les feux de tourbières.

Commission algéro-russe : développement et encouragement des échanges

Les travaux de la 4ème session de la Commission intergouvernementale mixte de coopération économique, commerciale, scientifique et technique algéro-russe ont été conclus, le 30 juin à Alger, par la signature du P.V. de la réunion. Signé par le ministre des Finances, Karim Djoudi, et le ministre russe de l’Energie, Serguei Chmatko, qui co-président la commission, le P.V. de la réunion porte, principalement, sur le développement et l’encouragement mutuels des échanges commerciaux et des investissements dans les domaines de l’énergie et des mines, les ressources en eau, les travaux publics et la santé. La tenue de cette réunion constitue “une opportunité pour évaluer les relations économiques algéro-russes et d’identifier les moyens possibles pour les renforcer”, a indiqué M. Djoudi à la fin de la rencontre.