Algérie/élections locales: le FLN et le RND toujours en tête

Le FLN a raflé à l’issue de ce scrutin 603 communes (30,56 %) suivi du RND avec 451 communes (26,21 %), soit la majorité des 1541 communes que compte le pays.
Le ministre de l’Intérieur, Noureddine Bedoui, a annoncé, aujourd’hui, les résultats provisoires  des élections locales tenues jeudi. Le taux de participation a atteint  44,96 % pour les élections des assemblées de wilayas ( APW) et  46, 83% pour les assemblées communales (APC). Ces chiffres marquent une légère progression par rapport au taux de participation enregistré lors des élections locales de 2012 (40,92% pour les APW et 44,26% pour les APC).

Les suffrages exprimés sont de l’ordre de 10,14 millions pour les APW et 10,5 millions votants pour les APC, a indiqué Bedoui en rappelant que le corps électoral compte 22 883 772 d’inscrits.  Le nombre de bulletins nuls est de 1,8 million dans l’élection des membres des APC et 1,08 million pour les APW.

Les résultats annoncés par le ministre de l’Intérieur viennent confirmer la mainmise des partis au pouvoir sur la vie politique en Algérie. Le FLN a raflé à l’issue de ce scrutin 603 communes (30,56 %) suivi du RND avec 451 communes (26,21 %), soit la majorité des 1541 communes que compte le pays. Le Front Elmoustakbel a obtenu 71 communes, le FFS 64, le MPA 62, puis vient le MSP et le RCD avec respectivement  49  et 37 communes. Les listes indépendantes ont remporté les élections dans 35 APC, TAJ 31 et le FNA 27. Le Parti des travailleurs PT s’est contenté de 17 communes.

Le FLN est arrivé également en tête dans les APW avec 711 sièges (35,48%) suivi du RND avec 527 sièges  (26,30). Le MSP a obtenu quant à lui 152 sièges.

Noureddine Bedoui a soutenu que les élections se sont déroulées dans le « calme » malgré des « incidents  isolés » enregistrés dans certaines régions.

Algérie : Ahmed Ouyahia démissionne du poste de SG du RND

Ahmed Ouyahia a annoncé jeudi sa démission du poste de secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), dans un message adressé aux cadres et militants du parti.

Il a précisé que sa démission prendra effet à compter du 15 janvier 2013.

M. Ouyahia a expliqué, dans cette lettre, que sa démission est intervenue après avoir procédé à une “évaluation de la situation actuelle du parti”.

Il a ajouté avoir argumenté de “manière sincère” sa décision, souhaitant à ce titre, que le RND retrouve “le plus rapidement possible” la confiance et la sérénité.

M. Ouyahia a également appelé les dirigeants du parti à veiller à ce que tous les membres du Conseil national soient présents lors de la prochaine session de cette instance du parti.

M. Ouyahia a occupé le poste de SG du RND depuis 1999.

Ma démission du poste de SG du RND est motivée par le souci de préserver l’unité du parti

ALGER – Ahmed Ouyahia a indiqué jeudi, dans un message adressé aux militants du parti, que sa démission du poste de secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), avait pour motif la “préservation” de l’unité du parti.

“Ma décision sera peut-être amère pour certains parmi vous et je sollicite leur indulgence et leur compréhension, car ma démission n’est pas au service d’un agenda personnel comme pourraient le prétendre certains, son seul motif étant la préservation de l’unité de notre parti dont je demeurerai militant”, a écrit M. Ouyahia.

Il a ajouté que c’est en étant uni que “le RND continuera de progresser et de servir l’Algérie novembriste, républicaine et démocratique pour laquelle il milite”. “La préservation de cette unité de notre Rassemblement est donc le devoir premier de chacun de nous”, a-t-il dit.

Il a, en outre, formé l’espoir que sa démission amènera les acteurs du mouvement qui s’est dressé contre lui, à “cesser toute action parallèle au niveau des structures de base et à aller vers une réunion du Conseil national regroupant uniquement sa composante dégagée par le Congrès et de mettre en œuvre les dispositions pertinentes du Statut et du Règlement intérieur du parti”.

Dans son message aux militants du RND, M. Ouyahia a précisé qu’il considérait que sa démission prendra effet le 15 janvier, “de sorte à éviter une longue vacance administrative du poste de secrétaire général, et en outre, à permettre aux bonnes volontés au sein du parti de se concerter avant la réunion du Conseil, sur le choix d’un Secrétaire général intérimaire”, a-t-il expliqué.

“Je démissionne également en ce moment précis car je suis convaincu que la poursuite de ma mission jusqu’à la tenue d’un 4ème Congrès ordinaire avant juin prochain, aura pour conséquence de faire perdurer un climat de tension qui n’est pas souhaitable”, a-t-il fait savoir.

Il a indiqué aussi avoir annoncé sa démission avant la prochaine session du Conseil national, afin que cette instance “puisse mettre en œuvre les dispositions de l’article 46 du statut du parti, qui habilite cette instance notamment à désigner un Secrétaire général intérimaire”.

“J’annonce cette décision directement aux militants car, conformément aux textes fondamentaux du Parti, (…) le Conseil national n’est pas habilité à se prononcer sur mon mandat qui émane du Congrès”, a expliqué M. Ouyahia.

Il a indiqué, par ailleurs, que la crise avait “entaché le climat et l’image” du parti lors du Conseil national tenu à la fin mai 2012, soulignant, cependant, que la grande majorité des membres de ce Conseil “avait fait prévaloir la sagesse pour permettre au parti de préparer sereinement sa participation aux dernières élections locales”. “C’est d’ailleurs ce même souci qui m’a imposé le silence sur cette crise jusqu’à ce jour”, a-t-il poursuivi.

“L’objet de mon propos n’est pas de juger qui que ce soit, ni même de répondre aux attaques parfois blessantes dont j’ai été l’objet. Il s’agit pour moi en ma qualité de secrétaire général, de dresser des constats et d’en tirer quelques conclusions”, a-t-il fait savoir.

Source APS

Algérie: victoire de l’alliance présidentielle

Le Conseil constitutionnel algérien a officiellement confirmé hier soir la victoire de l’Alliance présidentielle formée par le Front de libération nationale (FLN) et le Rassemblement nationale démocratique (RND) aux élections législatives du 10 mai avec 291 sièges.

Selon les résultat définitifs annoncés à la télévision par le président du Conseil, Tayeb Belaïz, le FLN est arrivé en tête de ce scrutin à un tour à la proportionnelle départementale avec 221 sièges suivi de son allié le RND du Premier ministre Ahmed Ouyahia avec 70 sièges.

Ces deux partis nationalistes coalisés depuis 2004 dans une alliance soutenant le président Abbdelaziz Bouteflika obtiennent ainsi la majorité absolue des 462 sièges de la nouvelle Assemblée nationale.

 Législatives en Algérie : pas de raz-de-marée islamiste

Les islamistes algériens n’ont pas profité de la vague du printemps arabe lors des législatives du 10 mai. Leur percée qui était attendue dans le pays n’a pas eu lieu. Le scrutin est remporté par les deux partis au pouvoir, le FLN et le RND, qui obtiennent la majorité absolue. L’Alliance verte des islamistes, arrivée troisième, se dit déçue et frustrée. Elle dénonce une manipulation des résultats.

La majorité présidentielle ne changera pas. C’est le premier enseignement de ces législatives. Avec 220 sièges qui reviennent au FLN, Front de libération national, et 68 au RND, Rassemblement national démocratique, le parti du Premier ministre Ahmed Ouyahia , le chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika dispose d’une majorité confortable pour faire passer les réformes qu’il entend mener pour une ouverture démocratique.

Les mêmes partis peuvent-ils incarner le changement ? Il va falloir! C’est le conseil donné hier par le ministre de l’Intérieur, Dahou Ould Kablia, aux parlementaires qui demandent aux députés qui ont été reconduits, d’opter pour de nouveaux habits et un autre discours.

La nouvelle Assemblée sera également très féminine à 30%. Concrètement, 145 Algériennes font leur entrée au Parlement, grâce à la parité instaurée sur les listes. C’est une petite révolution dans un pays où les traditions sont encore fortes, où les femmes votent dans des bureaux séparés de ceux des hommes.

Autre nouveauté, l’arrivée du FFS. Avec 20 sièges, le Front des forces socialistes d’Hocine Aït Ahmed, renoue avec la vie politique après 15 années de boycott. Les plus déçus sont sans doute les islamistes qui réfléchissaient déjà à former un gouvernement. Hier soir, les leaders de l’Alliance verte ont dénoncé un retour au parti unique, et annoncé la volonté de réunir tous les partis mécontents comme eux des résultats pour envisager une action commune.

Les raisons d’une contre-performance

Le raz-de-marée que les islamistes espéraient n’a pas eu lieu, et aujourd’hui ils accusent le coup. L’Alliance verte composée de trois partis dont le MSP, Mouvement de la société pour la paix, avait 15 % des sièges avec 59 députés dans l’Assemblée sortante, elle n’en a que 10 % aujourd’hui, avec 48 députés.

Abdallah Djaballah, figure historique à la tête du Front pour la justice et le développement,  s’attendaient à un plébiscite, il ne récolte que 7 sièges. Le Front du changement, d’ Abdelmajid Menasrah, un dissident du MSP, obtient lui seulement 4 députés

L’Alliance verte assurait hier soir avoir effectué un décompte des voix qui, même en tenant compte des fraudes, lui donnait deux fois plus de sièges. La coalition islamiste s’étonne notamment de n’avoir aucun siège dans 31 régions.

Le pouvoir a exagéré, en gonflant à ce point les chiffres de la majorité présidentielle, dit Bouguerra Soltani, leader du MSP, qui dispose encore de quatre ministres dans le gouvernement actuel.

Et c’est bien là peut-être aussi la clé du score des islamistes. Au-delà des fraudes qu’ils dénoncent, ils ont, semble-t-il, surestimé leur popularité. Ceux du MSP notamment n’incarnent pas le changement puisqu’ils ont travaillé jusqu’à maintenant avec le pouvoir, et qu’ils sont critiqués pour la gestion de certains projets.

Beaucoup avaient d’ailleurs ici prédit que ce qui s’est passé en Tunisie et au Maroc n’était pas transposable à l’Algérie.

Par ailleurs, le FLN propose la création d’alliances politiques au sein du Parlement. Des alliances sur la base de convergence de vues et de projets de société.
Soupçons sur la fiabilité des chiffres officiels

Le taux de paticipation (officiellement de 42,32%) est jugé suspect pour plusieurs partis dont le RCD. Il atteint des records dans les villes du sud du Sahara notamment à Tindouf où sont stationnés des milliers de militaires. Pourquoi tant d’écart entre le Sud et le Nord dans la participation? Des militaires n’ont -ils pas voté en surnombre, n’ont-ils pas été contraints de voter pour un parti? Le ministre de l’Intérieur Dahou Ould Kablia a répondu dès hier soir à ces interrogations.

Pour le RCD, le Rassemblement pour la culture et la démocratie, qui a boycotté ce scrutin, le taux de participation ne dépasse en réalité pas 18 %. Il a dénoncé hier des chiffres « totalement farfelus », par la voix de Mohcine Belabbas, son président.

Législatives en Algérie : le FLN victorieux, les islamistes crient à la «manipulation»

Le FLN remporte les élections législatives en Algérie avec 220 sièges sur 462. Les islamistes arrivent en troisième position et dénoncent une manipulation. Avant la proclamation officielle des résultats, ils pensaient être, selon leur propre décompte, la seconde force politique du pays.
Le Front de libération nationale, le FLN, le parti présidentiel, a donc remporté les élections législatives du 10 mai 2012 en Algérie. C’est un véritable raz-de-marée du FLN. Le parti d’Abdelaziz Bouteflika, le chef de l’Etat, obtient 220 sièges sur 462, soit presque deux fois plus qu’en 2007. Loin derrière, on retrouve le RND, Rassemblement national démocratique, qui chute et qui n’obtient que 68 sièges. Le parti du Premier ministre Ahmed Ouyahia est clairement sanctionné par ces chiffres.

Les islamistes ont obtenu 66 sièges. Parmi eux, l’Alliance verte arrive en troisième position, alors que ses membres pensaient cette nuit, après leur décompte, être la seconde force du pays. Cette coalition de trois partis obtient 48 sièges, soit 11 de moins qu’en 2007. La percée que les islamistes espéraient n’a donc pas eu lieu. Autre chiffre à retenir, celui du Front des forces socialistes, le FFS de Hocine Ait Ahmet : le parti obtient 20 sièges après 15 ans de boycott de tout processus électoral.

Un vote « refuge »

Ce vendredi soir 11 mai, le ministre de l’Intérieur a interprété ce vote en faveur du FLN par un vote « refuge » contrairement au vote de 1991 en faveur des islamistes du FIS (Front islamique du salut) qui, dit-il, était un vote « sanction ».

Les islamistes se disent frustrés, ils dénoncent un retour au parti unique. « Le FLN et le RND sont majoritaires, disent-ils, et n’auront donc besoin de personne pour légiférer ». Les islamistes entendent se réunir avec les autres partis en lice dans cette élection pour voir quelle action commune mener.

La France, pour sa part, a salué la bonne tenue du scrutin, estimant qu’il s’était « globalement déroulé dans le calme et sans incident majeur ».