Algérie/”Sonatrach 1″ : l’instruction a révélé un véritable réseau international de corruption

L’instruction en cours dans l’affaire “Sonatrach 1” a révélé la présence d’un “véritable réseau international de corruption dont les ramifications s’étendent à tous les continents”, a déclaré mardi le ministre de la Justice garde des Sceaux, Mohamed Charfi.

Intervenant devant les députés de l’Assemblée populaire nationale (APN) à l’issue de l’adoption du projet de loi organisant la profession d’avocat, le ministre a indiqué que l’instruction a révélé la présence d’un réseau international qui couvre tous les continents et dont le but “est d’absorber la substance de la Sonatrach à travers des mécanismes financiers complexes visant à couvrir les crimes commis”.


François Hollande se rendra au Qatar fin juin

François Hollande se rendra à Doha, au Qatar, les 23 et 24 juin, selon l’ambassadeur du Qatar en France, Mohamed Jaham Al-Kuwari, révèle le site du Journal du dimanche mercredi.

L’ambassadeur a fait cette annonce à l’occasion du 13ème Forum de Doha, ouvert depuis lundi dans la capitale de l’émirat.

Certaines sources avancent que le président de la République pourrait demander à cette occasion une aide financière pour payer l’arriéré de solde de plusieurs mois dû à nos troupes intervenant contre les musulmans au Mali et dans la région.

Rappelons à ce sujet qu’un certain nombre d’ONG qataries financent ces mêmes rebelles islamistes tout comme en Syrie et ailleurs.

 

Tout sur l’Emir du Qatar

—   —   (Par Aïcha Lemsine*)

 

 

Défis, Soumission… et Flash-back !
« Moi contre mon frère. Moi et mon frère contre notre voisin. Moi, mon frère et notre voisin contre les voisins. Nous tous contre l’étranger. »  (Dicton bédouin) Hamad Ben Khalifa Al Thani en personne est désormais synonyme du destin qatari ! La carte elle-même épouse la silhouette imposante de l’Emir. Presqu’île (de 11 500 km2) pas plus grande que la wilaya de Khenchela en Algérie,   elle se dresse  telle une protubérance sur le Golfe Arabo-Persique, défiant à la fois, l’Arabie Saoudite et Bahreïn  par derrière, et l’Iran qui lui fait face. Lui, c’est l’antithèse du proverbe bédouin. Contre le père, le frère, le voisin, puis les voisins, mais serré tout contre l’étranger, il se recrée dans le défi, à contre-courant de sa propre image.

« Son Altesse Sérénissime Hamad Ben Khalifa Al-Thani », et parfois, même « Empereur », ne se voit-il plus régnant  sur  1,9 million d’habitants dont 80 % se compose d’étrangers, mais suzerain du monde arabe* ?! Le rêve de voir un pays arabe se développer et gagner sa puissance économique sans vendre son âme au diable, est-il finalement une utopie ? Une déception dans le genre de ce proverbe amère de mon pays : «  echeikh elli ktna3na fih ennya, choufnah fe tbarna yesker » – (le cheikh en qui nous avons déposé notre confiance, on la trouvé dans un bar en train de s’enivrer)…

Nasser, Boumediene, Arafat, le roi Fayçal Al Saoud, ne se répèteront donc plus jamais dans l’histoire du monde arabe !
D’ où que tu te retournes, il n’y a que des marionnettes présumées leaders arabes, et ou musulmans. Même Obama avec son « we can » a bien trompé son monde. Le sien et celui des palestiniens. Peuple américain et palestinien soumis à Israël. Les premiers abrutis par leurs médias, et appauvris par toutes les guerres au nom d’Israël, les autres, opprimés par Israël, sous le joug de l’Ordre International de l’Injustice, euro-américain.

L’émir lui, ne se cache plus pour témoigner son allégeance à Israël, ni pour cracher sur la blessure ouverte de la Palestine dans le cœur du monde arabo-musulman, comme il l’a dit,  lors de la 4e conférence sur la démocratie et le libre-échange à Doha : «Les racines des problèmes du monde arabe n’ont rien à voir avec le problème palestinien ni avec la colonisation. Ce sont des excuses invoquées pour retarder les réformes qui n’ont que trop tardé».*

Alors, une fois de plus, regardons le cauchemar en face. Ce n’est plus, semble-t-il,  le bon émir qui cherchait pour son pays, une place au firmament mondial de l’économie, mais le démarcheur  du «Grand Moyen-Orient et Maghreb arabe» du plan sioniste, initié par le gouvernement de George W. Bush au début de l’année 2004 et repris par Barack Obama. Plus « d’interventions humanitaires » sacrifiant la vie des boys et l’économie américaine !

Cette fois, par  la méthode du «Backdoor» des illuminés de la Brooking Institution, dont le Think tank veille à Doha, le « remodelage » va se sculpter par les mains avides d’un émir.
En clair,  la « guerre au terrorisme » sera par ces « terroristes qui  adorent  la mort »,  ou ne sera pas, et avec l’argent du Qatar. Le show peut continuer, OTAN en emporte le sang, du levant au soleil couchant musulman!
C’est ainsi que l’émir,  une fois devenu une  « puissance tentaculaire dans le monde »  va  jouer un rôle et son contraire. Médiations, ingérences. Qatar terre d’asile dorée de “l’émir” du FIS ( Front islamique du Salut)  algérien,  argent coulant à flot pour tout ce qui promet de faire voler son éclat, de préférence  d’obédience « frère musulman », et même les Talibans auront pignon sur rue !

Je n’ai rien contre le fait d’accueillir des exilés politiques, mais quand il s’agit de les organiser en armés “rebelles” pour semer l’enfer dans la vie des peuples innocents, c’est abject! Rien donc, n’est “innocent” dans les largesses de l’émir, tout semble calculé pour des buts de déstabilisation de l’autre, comme on l’a vu, lorsque  pour se venger des saoudiens, il accueillera un de leurs célèbres détracteurs : Tarik Ramadhan comme directeur  du Centre de recherche pour la Législation Islamique et l’Ethique (CILE).  Personnellement je trouve ce brillant intellectuel digne d’être honoré de la sorte, mais quand même on sait bien, que rien n’est donné pour rien…

Mais le pire va suivre avec la mort de milliers de musulmans de Tunisie, Egypte, Libye, Yémen, Syrie, Sahel, In-Amenas, simples citoyens, cadres, élites, et djihadistes manipulés inclus,  vont souiller désormais de leur sang  l’empire financier de l’émir. Le tout ré

sumé à travers ces deux extraits d’articles. *«  Le chef d’état-major du Qatar, le général Hamad ben Ali al-Attiya, a notamment indiqué   que des centaines de soldats qataris ont participé aux opérations militaires en Libye aux côtés des ex-rebelles  »

Mais aussi, dans son édition du mercredi 6 juin 2012*, le Canard Enchaîné  affirme que « l’émirat du Qatar serait un soutien financier de poids pour les différents groupes islamistes qui ont pris le contrôle au Mali ».

Et Jeune Afrique* : «  Selon l’ONU, les combattants tunisiens en Syrie seraient au nombre de 3 500 et constitueraient 40 % des effectifs djihadistes. Même des handicapés moteurs auraient été enrôlés, ainsi que des jeunes femmes. Selon Abou Koussay, de retour de Syrie, treize jeunes Tunisiennes ont été endoctrinées pour mener le « jihad de nikah », qui revient à satisfaire les désirs sexuels des combattants ».

Quel gâchis !  Cet homme-là, aurait pu gagner le cœur de tous les arabes, et musulmans et mériter une réputation plus digne dans la puissance financière mondiale,  au lieu de pratiquer l’ingérence en profitant de sa richesse pour déstabiliser des pays frères, jusqu’à les amener à l’atrocité de la fitna et la barbarie des morts fratricides.

Finalement ses ennemis, ne sont pas à l’extérieur du Qatar, mais près de lui –  ses conseillers qui le regardent détruire ce qu’il a bâti pour son peuple, et pour sa postérité!

Flash-back sur l’ascension de l’émir

Qui est-il ? Un Dr Jekill pour les Occidentaux, et Mr Hyde pour les Arabes ?
Ou les deux à la fois, pour tout le monde ? Un homme qui a trahi une fois (son propre père) trahira toujours? Mais ne jugeons trop vite sur les apparences,  faisons comme disait Malraux :
« La vérité d’un homme, c’est d’abord ce qu’il cache. »

C’est ainsi que je l’ ai vu le première fois, pratiquement « caché » derrière des personnalités des pays du Golfe ! C’était lors d’une réception diplomatique en l’honneur de la visite d’un chef-d’ Etat arabe au Royaume-Uni. En ce jour de la fin des années 80,  si on m’avait dit que ce Cheikh corpulent tenant serré contre lui les pans de sa abaya immaculée, en attendant avec déférence son tour pour saluer l’hôte de marque,  – allait un jour, devenir la star de toutes les agoras médiatiques du monde occidental, je ne l’aurai pas cru !!

Il était bien  l’héritier du Cheikh régnant du Qatar, mais perdu, inconnu derrière les officiels des Emirats, et des « vedettes » médiatiques de cette époque, dont les plus connus était le Cheikh Zaki Yamani, le ministre saoudien du Pétrole et des Ressources minérales. Une réputation internationale. Et le discret et néanmoins plein de classe, l’érudit  Prince Fayçal ben Saoud, ministre des affaires étrangères de l’Arabie saoudite,  qui tous deux, faisaient alors palpiter les  médias occidentaux.

En temps-là, j’avais commencé à compiler des notes sur le monde arabe et musulman en prévision de la rédaction de mon livre. Entre autres sources relatives à cette recherche, j’avais et encore aujourd’hui, des relations avec des parentes, (en place ou exilées)  de certains leaders dirigeants du monde arabe.  Par respect de la vie privée des personnes, quel que soit leur statut  je ne mentionnerai rien d’autre, que ce qui pourra aider à mieux comprendre, un personnage aussi controversé que l’émir du Qatar.
Une des choses que j’ai apprises à son sujet,  était l’autoritarisme du caractère du père envers ses enfants, et plus particulièrement son deuxième fils, l’impétueux Hamad, qui n’était pas très porté sur les études…

Exclusif et possessif, il supportait difficilement  la prépondérance du rang  dans le clan familial, de son demi-frère aîné. Celui-ci,  Abdelaziz ben Khalifa ben Hamad Al-Thani, (1948, ministre du pétrole et des finances 1972-1991), sociable et dynamique, bon orateur et honnête, avait notamment comme son père, une conception plus diplomatique que guerrière dans leurs relations politiques avec leurs voisins… particulièrement  l’Arabie Saoudite, qui lorgnait certains bouts de leur minuscule territoire.

Aussi, la légende « du douanier anglais qui demande au jeune émir : «  où se trouve le Qatar », a-t-elle bien fait rire une de ses proches parentes à qui je demandais si cette histoire est authentique ! En effet cette blague inventée par son marketing d’image est grotesque, sachant le jeune  prince qu’il était durant ses études en Angleterre,  avait sûrement un passeport diplomatique, ce qui exclut ce genre de réflexion ! Par ailleurs, c’est plutôt avec les américains, ignorants du reste du monde, que généralement les arabes et africains affrontent ce genre question bête. Les anglais, eux, connaissent « par cœur » leurs anciennes possessions coloniales, et particulièrement le moindre des petits émirats du Golfe, et par conséquent ne se hasarderaient jamais à faire preuve d’ autant d’ignorance.

En vérité,  pour le jeune Hamad, les complexes de « grandeur » pour dire l’ambition revancharde, n’ont pas commencé avec un « douanier anglais », mais  à l’ombre d’un père dominateur, d’un frère aîné rival, et d’un Royaume saoudite, ancien maître du Qatar, et en plein essor politique.

Le  père  Cheikh Khalifa ben Hamad ben Abdullah ben Jassim ben Muhammad Al Thani, (né en 1932), a été le premier, parmi les  Cheikhs régnants qui l’ont précédés –  à prendre le pouvoir en destituant son cousin, Cheikh Ahmad ben Ali Al Thani (1960-1972) – qui n’avait que 52 ans, et à changer ainsi, la lignée héréditaire du pouvoir.

Pour rendre à chacun le mérite qui lui est dû,( qui est justement l’ objet de cet article), il faut dire que c’est avec le cousin, issu du père fondateur de l’émirat, à savoir  le Cheikh Ahmad ben Ali que commença de fait la découverte et l’exploitation des gisements de pétrole, ainsi que l’embryon de la modernisation du système d’administration de l’Etat.

C’est ainsi que des ministères furent créés, dont celui des finances, et la nomination de Cheikh Khalifa (père de Hamed) comme Premier Ministre. Ce dernier, peu à peu prit de l’ascendant sur les affaires du pays, et fini par chasser son cousin du pouvoir en le renvoyant en exil, à Dubaï, que le pauvre Ahmad abandonna pour aller mourir à Londres en 1977, (année du mariage de l’actuel émir avec Moza)…

Cependant, contrairement à la légende «d’émir conservateur »,  le papa  Cheikh Khalifa, était au contraire  pétrit d’un esprit  entreprenant, innovateur, et une volonté d’aller de l’avant pour moderniser son pays, afin ne plus rester à la traîne des voisins des émirats- unis, et surtout l’Arabie Saoudite qui se développait et prenait de l’importance  sur la scène internationale.

Il se mit au travail pour réorganiser le gouvernement,  en nommant un ministre des affaires étrangères, établit des  relations diplomatiques avec l’Union soviétique en 1988, et la Chine. Tout cela en construisant une base industrielle afin de réduire la dépendance du pays au secteur pétrolier. Et l’année où il est renversé par son fils, il laisse un émirat prospère avec un des revenus les plus élevés per capita dans le monde.

 

Homme, prudent, marqué par les conflits territoriaux avec le Bahreïn (ancien occupant de la partie Nord du Qatar) et les litiges avec de l’Arabie Saoudite au sujet des îles les plus stratégiques riches réserves pétrolières potentielles,  il avait pris le soin de  renouer les relations diplomatiques avec l’Irak et  l’Iran. Tel un funambule, il n’eut de cesse à ménager la chèvre et le chou, afin de préserver son pays, des convoitises de ses voisins.

Durant la première guerre du Golfe, en 1991, Cheikh Khalifa va autoriser  les Etats-Unis à opérer depuis son territoire pour lutter contre les forces irakiennes qui avaient envahi le Koweït,  mais il s’oppose à la chute de Saddam Hussein, qui pour lui, représentait un rempart contre l’expansion de l’Iran chiite. Ses conversations avec son fils, alors ministre de la défense, étaient houleuses sur ce sujet. Et le père prédisait, que si Saddam Hussein était renversé, ni l’Arabie Saoudite, ni aucun des émirats du Golfe ne dormiraient tranquilles !

Mais son fils, Hamad,  formé à l’Académie royale militaire de Sandhurst,  et choisi finalement au détriment du frère aîné Abdelaziz,  comme prince héritier et ministre de la défense, se fichait bien de l’Irak et l’Iran, il n’était obsédé que par l’hégémonie de l’Arabie Saoudite  sur les pays du Golfe ! Car, Il n’oubliait pas la prétention des saoudiens sur  le sud du Qatar, et leurs visées sur  Khor-al-Udeid (d’ailleurs, c’est non loin de là, qu’il a choisi l’emplacement  de la station américaine  de la Base Al-Udeid – qui  est le poste avancé du CENTCOM ( Commandement central américain ). Il gardait aussi en mémoire  le dernier conflit territorial qui les a opposé une fois de plus, le 30 septembre 1992 à Al Khofous,  faisant plusieurs  morts, (par la faute, dit-on,  de Hamad, qui choisit la manière forte pour résoudre le problème, au lieu d’écouter son père qui préférait négocier à l’amiable).

Le ressentiment de Hamad, envers la monarchie saoudienne, était d’autant vif, qu’en plus d’être la première de la péninsule, avec ses plus de 200.000 soldats, l’Arabie Saoudite s’étend sur un territoire qui fait 2 149 690 km² -(le deuxième,  après  l’Algérie : 2 381 743 km2, des pays du monde arabe) et 30 millions d’habitants… Dans ce contexte, le  jeune Hamad, ne songeait qu’aux moyens de rendre le Qatar suffisamment armé pour assurer sa puissance dans la région, et traiter d’égal à égal avec les orgueilleux monarques saoudiens.
Surtout qu’à cette époque, il avait affaire au roi Fahd, autoritaire et ferme, et donc, autrement moins flexible et accommodant que l’actuel toujours souriant roi Abdallah!

Grâce à l’aval de son père, Hamad a déjà effectué  un vaste programme pour moderniser  l’armée du Qatar en créant de nouvelles unités en son sein ; il a renouvelé tout l’arsenal militaire, augmenté le recrutement  de la main-d’œuvre en veillant à sa formation. L’armée, c’est lui ! Hamad rêve d’un Qatar puissance régionale, voire d’un «Khalifat »  sunnite, virtuel, du Golfe à Tamanrasset !!

Au contraire de son père, attaché à son modèle « suisse », ou celui de Brunei,  pour faire du pays, un havre de paix, moderne et prospère,  quitte à placer sa sécurité sous l’aile de l’ Occident, mais à des conditions de non-alignement belliqueux.

 

Décidément, tout sépare le père et le fils ! Le clivage entre eux, s’est encore accentué depuis les noces de Hamad avec Moza. Ce fut le choix insistant du père, pour venir à bout de son adversaire politique, Nasser al Missned, qui clame publiquement, que les richesses du pays devraient être équitablement partagées dans le pays, et que l’émir Khalifa a usurpé de vile manière le pouvoir de son cousin, qui  lui, représentait la lignée directe du père fondateur de l’émirat !

Il fut jeté en prison, puis exilé. Ensuite, pour monnayer son retour au pays, il y eut des transactions de « réconciliation » entre les deux familles, qui ont abouti à ce mariage, qui finira par distancier Hamad de son père… Ce dernier devait certainement penser à ce verset du Coran : « Inna kaydahunna 3adhim! » ((Sourate Yusuf, 28)    « C’est bien de votre ruse de femmes ! ».

 

Je laisse le chapitre de Cheikha Moza, au prochain volet de la trilogie Qatarienne, pour aborder les principaux défis de Hamad, qui ne sont pas ce que l’on croit, ou que font croire,  les analystes et médias occidentaux, passablement obnubilés par les milliards et les investissements boulimiques de l’Emir !

Chez notre « héros » du jour, atteindre la réalisation de ses « rêves », fut un long travail de réflexion et d’organisation. Bien qu’il semble le nier,  c’est son père qui fut le premier à poser les jalons de la modernisation du pays, de sa sécurité et  du développement d’une économie diversifiée capable de survivre à l’après-pétrole, mais tout cela dans la recherche constante du dialogue et de la paix avec les pays voisins tels l’Arabie Saoudite, l’Irak, et l’Iran. Mais Hamad, devenu ministre de la défense et officiellement prince héritier, voilà que  le pouvoir le rendait avide, égoïste et prétentieux. Il avait réussi à évincer son frère aîné du titre de prince héritier, maintenant, c’était le tour de son géniteur. Le 27  juin  1995, il destitue son père parti se soigner en Suisse.

Prévenant le courroux vengeur de son père contre l’humiliation de sa trahison,  Hamad va engager tout un cabinet d’avocats américains pour congeler tous les comptes en banque à l’étranger de son père et ainsi lui ôter toutes ses possibilités de contre-attaque. Mais rongé par l’humiliation et la maladie, Cheikh Khalifa, perdit peu à peu toute velléité de lutte. Aidé par des cousins, il termina sa cure en Suisse, puis se rendit en France, et plus tard, à Abu Dhabi, jusqu’à ce que vieillissant et à bout de force, son fils consentit enfin à son retour au pays en 2004. Son aîné, Abdelaziz, tentera de renverser son frère, mais il échouera, sans quitter son exil en France. Ce qui explique sans doute, l’obsession possessive de l’émir Hamad pour ce pays…

Il faut signaler, qu’étant héritier en titre, il aurait pu attendre la mort de son père, pour prendre sa succession.
Mais les choses changèrent quand il se maria avec l’intelligente et audacieuse Moza, qui n’oubliait pas les souffrances endurées par son père à cause de son beau-père Cheikh Kalifa… Celui-ci, quant à lui,  avait, comme bien des membres proches de la famille, décelé le ressentiment de sa bru envers lui, en même temps que l’amour profond que son fils vouait à Moza. Cheikh Khalifa, conseilla d’abord à son fils de prendre une 3e épouse, ensuite, des sources sûres allèguent  son intention de désigner l’aîné Abdelaziz, comme Prince héritier, en laissant la défense nationale à Hamad… à son retour de Suisse !

Mais Hamad, en tant que chef des armées, avait tissé des liens étroits avec les Américains.
Aussi,  depuis la deuxième guerre contre l’Irak, avait- il a eu le temps de fignoler son plan de prise totale du pouvoir, pour lequel, il avait le feu vert de ses soutiens anglo-américains.

Débarrassé de son père,  il pouvait enfin conquérir le monde. A l’horizon, plus de Fahd Arabie saoudite, ni de Nasser,  Boumediene, le coriace Hafez de Syrie, ni ce descendant du Prophète, nommé Hussein de Jordanie, ni Moubarak qui se croyait l’ unique « élu » du monde occidental,  ni Mouammar Kadhafi, qui a osé l’ humilier , devant tous les gouvernants de la Ligue Arabe !

Al Thani, pour Thani, il sera le chef  suprême de la tribu, maître du pays, et qui sait un jour  Hamad 1er  ben Khalifa ben Hamad ben Abdullah ben Jassim ben Muhammad Al Thani, 102e* Khalife d’une nation, dont tous les pays seront sous la gouvernance de ses protégés  « frères musulmans »…

Quand on est  à la tête d’un pays, certes « micro-état » – mais qui représente la troisième réserve de gaz dans le monde, après la Russie et l’Iran, et dispose de réserves pour plus de deux cents ans,  avec de plus, non loin de son palais, le commandement central des forces américaines (CENTCOM) , ainsi que le plus grand dépôt d’armes américaines du monde hors du territoire des Etats-Unis, on ne craint plus personne.

Qui sait,  Hamad  serait-il à l’abri d’un coup du destin comme celui de ses deux prédécesseurs ? S’il ne craint  plus personne parmi les humains, qu’en est-il du Tout Puissant ? Puisque l’émir est censé être un musulman, a-t-il pensé à ce hadith : « le contentement de Dieu se trouve dans le contentement du père et Son mécontentement dans le mécontentement du père »… et cet autre, aussi terrible :

“La fitna sommeille dans chacun d’entre vous. Maudit soit celui qui la réveille “.

Hamad, sait-il que le réveil a déjà sonné?  Par les réseaux sociaux, Face book ou Twitter et presse alternative, la majorité des internautes arabes et musulmans, pas seulement les modernistes, mais aussi des «islamistes»  rejettent  l’ingérence de cet émir qui à l’ image du sinistre Bush, cherche à faire régresser leurs pays à l’âge de pierre, pour faire rentrer le sien dans le monde «civilisé» du développement et de la reconnaissance internationale.

Pour ma part, faisant mienne cette phrase de Beaumarchais : « sans la liberté de blâmer, il n’est pas d’éloge »,   je n’ai cherché qu’à être le plus près possible de la vérité. Ayant été témoin et parfois protagoniste de certains évènements durant la grande époque des nationalismes libérateurs de nos pays,  il est de mon devoir de mémoire,  envers les jeunes générations de nos pays, de livrer ce que j’ ai

vu et appris à la source de la réalité des personnages et des évènements que j’ai connus bien avant qu’ ils ne deviennent des « sujets » d’actualité.

À suivre … insha’Allah !

*Aïcha Lemsine: écrivaine, essayiste et nouvelliste algérienne.

Source: Alterinfo

Islamisme pro-occidental : Le Drian samedi et dimanche au Qatar

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, se rendra samedi au Qatar pour une visite de deux jours consacrée à la coopération bilatérale et à la situation internationale, a indiqué aujourd’hui le ministère.

L’opération militaire française au Mali devrait en particulier être évoquée lors des entretiens que le ministre doit avoir avec le prince héritier du Qatar, Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani, et le chef d’état-major des armées. Le Drian rencontrera par ailleurs des industriels français.

La coopération franco-qatarienne en matière de défense est ancienne et basée notamment sur la formation de militaires qatariens. Le Qatar est par ailleurs “un client privilégié de la France” dans le domaine de l’armement, souligne le ministère de la Défense. “Depuis 2007, les prises de commandes se sont élevées à 450 millions d’euros pour 200 millions d’euros de matériels livrés”, a précisé le porte-parole adjoint de la Défense, le général Martin Klotz.

Le Qatar a émis à la mi-janvier des doutes sur l’efficacité de l’intervention militaire française contre les groupes islamistes au Mali, estimant que le recours à la force ne règlerait pas le problème et appelant au dialogue. L’émirat a en revanche démenti toute forme d’aide aux islamistes radicaux dans ce pays.
Dans le domaine de l’entraînement militaire, des exercices au cours desquels des unités françaises et qatariennes coopèrent ont lieu régulièrement au Qatar. Du 16 février au 7 mars, l’exercice commun Gulf Falcon 2013 doit rassembler quelque 1.300 militaires français et autant de qatariens, avec la participation de forces terrestres, maritimes et aériennes.

6ème édition du Grand Salon du Mariage Oriental

  • Le Grand Salon du Mariage Oriental d’Europe ouvrira les portes de sa 6ème édition les samedi 17 et dimanche 18 novembre 2012 à la Grande Halle de la Villette à Paris.
  • Durant ces deux jours des artisans des mille et une nuits sélectionnés pour leur savoir-faire exceptionnel rivaliseront de créativité pour faire rêver les visiteurs. Le Grand Salon du Mariage Oriental met à l’honneur les traditions de l’art nuptial du monde arabe, et éclaire d’une lumière nouvelle ses artisans des 1001 nuits.
  • Cette année les défilés mettront à l’honneur les créations de la haute couture du monde arabe. Nous aurons l’expérience rare de découvrir la splendeur de l’art traditionnel des robes nuptiales qataries. L’Emirat des sables saura nous ravir les yeux et le cœur pour un voyage plein de mystère.
  • Des stylistes de renom seront au rendez-vous. Ainsi, Yasmina Chellali rendra un hommage, à travers ses créations, au 50ème anniversaire de l’indépendance de l’Algérie. Yasmina joue avec le temps et les couleurs utilisant Seroual, Melaya, Karakou afin de célébrer l’éternelle beauté des femmes.
  • La Libye est également cette année à l’honneur avec la grande créatrice Rbia Benbarka. Elle nous invite dans son univers, où désert, tradition et couleurs chamarrées se conjuguent pour le plus grand plaisir des yeux.
  • Depuis la Tunisie, Jaja Couture nous ouvrira les portes de l’art du mariage « à la tunisienne », entre beauté et gaieté. Nous serons ensuite transportés dans le monde renouvelé du Caftan marocain avec BladiMode  et ses créateurs tels que Houda El Fechka, Amine Mrani, Fadella Berrada…
  • Pour finir, et parce que le plaisir des yeux et du cœur ne se conjugue pas sans la joie des rires, Abdelkader Secteur nous ravira de son humour légendaire, et nos oreilles seront envoûtées par la voix du nouveau phénomène du Raï Youness et d’autres artistes.
  • Car un mariage oriental est une fête pour tous les sens, un moment magique qui révèle, autour de l’amour de jeunes gens qui unissent leurs destins et de familles qui se rapprochent, la beauté de l’Art de vivre de l’Orient, sa chaleur et ses valeurs de joie et de partage.
  • A la Grande Halle de la Villette, les 17 et 18 novembre 2012.
  • Métro : Porte de Pantin Ligne 5
  • Entrée : 8 euros
  • www.grandsalondumariageoriental.com
  • Communiqué

 

 

Le royaume de Bahreïn et le Qatar brisent le blocus de Gaza

Une délégation du royaume de Bahreïn a inauguré (photo), jeudi 1er novembre, une série de projets dans la bande de Gaza gouvernée par le Hamas. Des programmes lancés à la suite de la dévastatrice opération militaire israélienne, fin 2008 et début 2009. Le Hamas jubile, alors qu’en Cisjordanie, le président Abbas est en difficulté.

En près d’une semaine, deux délégations des pays du Golfe se sont rendues dans la bande de Gaza.

Ce jeudi, une mission mandatée par la famille royale de Bahreïn a inauguré ou financé plusieurs projets humanitaires et médicaux : des laboratoires scientifiques, une usine à prothèses, mais aussi une bibliothèque ainsi qu’une école, en partenariat avec l’Agence des Nations unies en charge des déportés palestiniens.

Il y a quelques jours, l’émir du Qatar, qui venait annoncer un vaste plan de reconstruction de l’enclave palestinienne, a lui aussi été reçu par les plus hautes instances dirigeantes du Hamas, y compris par le Premier ministre Ismaïl Haniyeh.

Ces visites permettent aux islamistes de se sentir moins isolés et plus soutenus sur le plan géopolitique par des alliés de l’Occident. Pour le Hamas, habitué à subir les condamnations et les critiques des pays occidentaux, c’est une première. Il en profite pour se refaire une image au détriment du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

Après sa défaite aux récentes élections municipales, Mahmoud Abbas est également snobé par les très riches dirigeants du Golfe. Et ce, alors qu’il subit une guerre interne au sein de son propre parti, et que son soutien populaire continue de s’effriter malgré ou à cause de son soutien israélien.

Le Qatar va produire un film sur le Prophète Mohammed avec un budget de 450 millions de dollars

Le Qatar, via le groupe qatari “Alnoor holdings”, a décidé de produire un film sur le Prophète Mohammed avec un budget colossal de 450 millions de dollars, afin de contrer les campagnes islamophobes.

Ce film au budget exceptionnel sera produit conformément aux standards artistiques les plus évolués pour en faire “l’une des plus grandes et plus retentissantes productions cinématographiques”, a indiqué le groupe dans un communiqué, précisant avoir presque achevé les dernières étapes du scénario, après avoir surmonté un certain nombre de problèmes au niveau artistique et de la trame narrative.

 

Après avoir fustigé la bassesse et le mensonge qui sont le trait du film voulant porter atteinte à la personne du Prophète, le groupe Alnour a affiché sa volonté de riposter à ce blasphème avec des méthodes civilisées, à travers notamment “le renforcement du bouquet de produits lancés auparavant, notamment les brochures , les livres et les guides, dont “le guide de poche” paru en six langues et relatant la vie du Prophète de l”Islam.

 

En réponse à d’éventuelles objections et polémiques que soulèverait ce film, concernant notamment sa possible non conformité avec les crédos de l’orthodoxie, le groupe a affirmé avoir consulté plusieurs savants et érudits pour s’assurer du respect des normes de la Charia dans ce type de productions qui nécessite une grande rigueur scientifique et une maîtrise parfaite des outils artistiques et conceptuels.

 

Le film sera interprété par des acteurs musulmans anglophones, l’Anglais étant utilisé dans le but de faire connaitre l’islam et son Messager au monde entier et, partant, rectifier l’image erronée que les Occidentaux se font de la religion de l’Islam, a révélé une source responsable auprès du groupe qatari. Le film sera ensuite traduit en plusieurs langues pour en élargir l’audience, a indiqué la même source.

Enquête ASDA’A Burson-Marsteller 
sur les aspirations de la jeunesse arabe

Un an après le Printemps arabe, les préoccupations économiques prennent le pas sur les aspirations politiques.

Paris, le 3 mai 2012 – Un salaire jugé « décent » et l’accession à la propriété sont les deux principales priorités des jeunes du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, supplantant la démocratie en tête de leurs aspirations. C’est ce qui ressort des résultats de l’enquête d’ASDA’A Burson-Marsteller sur la jeunesse arabe 2012, la plus vaste de ce type menée dans la région.


La 4ème enquête annuelle d’ASDA’A Burson-Marsteller sur la jeunesse arabe est basée sur 2 500 entretiens menés en tête-à-tête entre décembre 2011 et janvier 2012 par le cabinet international de sondage Penn Schoen Berland (PSB), un an après le début du Printemps arabe. Agées de 18 à 24 ans, les personnes interrogées sont issues de 12 pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord : Bahreïn, Koweït, Oman, Qatar, Arabie Saoudite et Emirats Arabes Unis, Égypte, Liban, Jordanie, Irak et pour la première fois Libye et Tunisie.

 

Les enseignements principaux de l’enquête d’ASDA’A Burson-Marsteller :

 

·         L’augmentation du coût de la vie est la préoccupation n°1 de la jeunesse arabe

o   63 % se disent « très préoccupés » par le coût de la vie, contre 57 % en 2011 ;

o   Bénéficier d’un salaire « décent » est « très important » pour 82 % d’entre eux.

 

·         La démocratie reste perçue comme un facteur majeur de progrès

o   72 % estiment que le Printemps arabe a été bénéfique pour la région ;

o   41 % considèrent le déficit de démocratie comme le principal obstacle au développement de la région ;

o   Dans le même temps, on observe une baisse de 10 points du nombre de jeunes jugeant « très important » de vivre en démocratie (58 % en 2012 contre 68 % en 2011).

 

·         Les valeurs traditionnelles en perte de vitesse mais toujours centrales

o   La plupart des jeunes des 12 pays de l’étude estiment que les valeurs traditionnelles sont essentielles ; le pourcentage de jeunes considérant que ces valeurs sont démodées continue cependant de croître.

 

·         Les Émirats Arabes Unis et la France érigés en modèles

o   Les jeunes Arabes citent les Émirats Arabes Unis comme le pays où ils préféreraient vivre et dont leur propre pays devrait s’inspirer.

o   Parmi les pays étrangers, c’est la France qui obtient leur faveur, 46 % indiquant avoir des sentiments « très favorables » à son endroit.

 

·         L’intérêt de la jeunesse arabe pour l’actualité et les médias explose, et place Internet en réel challenger des médias traditionnels

o   52 % des personnes interrogées disent se tenir au courant de l’actualité et de la situation politique chaque jour, contre 18 % en 2011.

o   Aujourd’hui, la lecture ou la rédaction de blogs est la première activité online des jeunes de la région, 61 % affirmant s’intéresser aux blogs contre 29 % en 2011.

o   Malgré une baisse, la télévision reste la source d’information de prédilection des jeunes arabes (62 %).

 

« Les formidables promesses de la jeunesse arabe transparaissent dans toute l’enquête : le niveau croissant d’engagement en politique, le recours de plus en plus poussé à la technologie et les espoirs raisonnables placés dans l’ère post-Printemps arabe », déclare Jeremy Galbraith, Directeur Général de Burson-Marsteller EMEA. « En recueillant les opinions de jeunes issus tant des villes modernes des pays riches du Golfe que des zones rurales du Levant et d’Afrique du Nord, poursuit Galbraith, l’enquête d’ASDA’A Burson-Marsteller auprès de la jeunesse arabe offre des données vérifiables de grande valeur à ceux qui s’intéressent au futur de cette région jeune en rapide mutation. »

 

« Dix-huit mois après le début du Printemps arabe, nous savons tous que les jeunes du Moyen-Orient sont décidés à se forger un futur plus prometteur encore », déclare pour sa part Joseph Ghossoub, P-dg du groupe MENACOM, le groupe régional auquel appartient ASDA’A Burson-Marsteller. « Si ces jeunes gens font part de leur profonde inquiétude en matière de coût de la vie et de prix de l’immobilier notamment, ils restent résolument optimistes. Il est très encourageant de constater que la jeunesse arabe envisage l’avenir avec sérénité. »

 

« Depuis 2008, nous menons l’étude la plus vaste et rigoureuse sur l’attitude des jeunes Arabes au bénéfice des parties-prenantes de la région : gouvernements, entreprises privées et groupes de la société civile » explique Sunil John, Directeur Général d’ASDA’A Burson-Marsteller. « Cela représente pour nous un investissement considérable mais il est essentiel de pouvoir nous appuyer sur des données fiables ici, au Moyen-Orient, où les informations sur l’opinion publique ne sont disponibles qu’au compte-gouttes. L’enquête d’ASDA’A Burson-Marsteller fournit un large éventail de données clés qui aideront les gouvernements et nos clients dans leur prise de décision dans la région. »

 

Pour consulter l’intégralité des résultats de l’enquête :

http://www.arabyouthsurvey.com


Banlieues françaises: le Qatar islamiste gèle son aide financière

  • Annoncé en décembre, le lancement par le Qatar du fonds d’investissement de 50 millions d’euros au profit des banlieues a été gelé jusqu’en juin, après les échéances électorales françaises.
  • «Le Qatar était pressé de lancer son fonds, mais les autorités françaises lui ont demandé d’attendre après les élections présidentielle et législatives», a déclaré au Figaro une source proche du dossier.
  • Le lancement du fonds n’est pas remis en cause, ajoute Kamel Hamza, l’un des élus de banlieue partie prenante au projet, mais «il est plutôt bon d’attendre, la période électorale risquait d’attiser le feu» des critiques.
  • Ce fonds est destiné à financer des projets économiques portés par des habitants des banlieues. En novembre, dix élus issus de l’immigration – cinq hommes et cinq femmes – s’étaient rendus à Doha où ils avaient été reçus par l’émir Cheikh Hamad al-Thani. Mais peu après l’annonce de la création de ce fonds, Marine Le Pen, la présidente du Front national, avait accusé le Qatar «d’investir massivement» et sur une base communautaire dans les banlieues françaises. Ces investissements «sont à raison de la proportion très importante de musulmans qui sont dans les banlieues françaises, avait déclaré Marine Le Pen. C’est donc critiquable parce qu’on laisse un pays étranger choisir ses investissements en fonction de la religion de telle ou telle partie de la population ou du territoire français».
  • Le richissime émirat gazier critiqué
  • «Des élus socialistes de banlieues avaient également critiqué ce projet», regrette Kamel Hamza, conseiller municipal UMP à La Courneuve. Mais il ne s’agit, selon lui, que d’un retard. «Personne, côté français, ne nous a dit que le projet avait été abandonné».
  • Le Qatar est actuellement à la recherche d’une entreprise française qui gérerait les fonds alloués, de manière transparente et sans donner l’impression qu’il s’agit d’un fonds communautaire. «Il est ouvert à tous les porteurs de projets», insiste Kamel Hamza, qui ne souhaite pas que, dans cette affaire, le Qatar joue le rôle de «bouc-émissaire».
  • Le richissime émirat gazier est un partenaire politique, économique, financier et militaire privilégié de la France. Mais sa soif d’investissements hors de ses frontières, ajoutée au sponsoring des islamistes dans les pays arabes qui se sont libérés des dictatures depuis un an, ont suscité de vives critiques, y compris chez ses alliés européens.
  • Globalement, les relations entre Paris et Doha restent bonnes, mais l’activisme qatarien – en Libye notamment – agace parfois ses amis français. Lundi, Nicolas Sarkozy a refusé la venue en France de Cheikh Youssef al-Qaradawi, le très influent prédicateur musulman abrité par le Qatar, qui devait participer début avril au congrès de l’Union des organisations islamiques de France.