Ben Ali : Nouvelle plainte de 2 associations engagées

Les associations militantes Transparency international France et Sherpa ont déposé plainte avec constitution de partie civile contre l’ancien président tunisien Zine el Abidine ben Ali et son entourage. Les deux associations visent, avec cette nouvelle plainte, « l’ouverture d’une information judiciaire et la désignation d’un juge d’instruction », précisent-elles.

En janvier, elles avaient déposé une plainte simple. La loi leur permet de déposer une plainte avec constitution de partie civile trois mois après le dépôt de la plainte simple. Un avion appartenant à la famille Ben Ali a été saisi par la justice française dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris. Celui-ci a saisi la Plate-forme d’identification des avoirs criminels afin d’identifier les biens de M. Ben Ali en France et ceux de son entourage, a-t-on précisé de source judiciaire.

Les deux associations justifient leur démarche « compte tenu des faibles avancées de l’enquête de police ».


 

Juppé prochainement en Tunisie

Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, se rendra « prochainement » en visite en Tunisie, où la France a fait l’objet de vives critiques pour son soutien au régime autoritaire du président déchu Ben Ali, a annoncé jeudi son ministère. « Je vous confirme qu’un déplacement prochain du ministre d’Etat en Tunisie est en préparation », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero, au cours d’une point de presse.

La France a été vivement critiquée pour son attentisme face aux révoltes dans le monde arabe et sa proximité avec des régimes autoritaires, dont celui de l’ancien chef d’Etat tunisien Zine El Abidine Ben Ali, contraint à la fuite en Arabie Saoudite le 14 janvier à l’issue d’une contestation populaire sans précédent.

Cette crise s’est traduite par un changement à la tête de la diplomatie française, avec l’arrivée au Quai d’Orsay d’Alain Juppé en remplacement de Michèle Alliot-Marie, qui a démissionné sous la pression fin février, trois mois seulement après sa nomination.

D’autre part, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a annoncé aujourd’hui qu’elle allait se rendre en Egypte et en Tunisie la semaine prochaine, son premier voyage dans ces pays depuis que leurs dirigeants ont été poussés par la rue à quitter le pouvoir.

« La semaine prochaine je vais me rendre au Caire et à Tunis pour parler directement » aux Egyptiens et aux Tunisiens, a dit Clinton à des élus du Congrès américain.

 

Ban Ki Moon rend hommage à Ben Ali initiateur de l’Année internationale de la jeunesse

Le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki Moon, s’est montré admiratif pour le développement que connaît la Tunisie dans tous les domaines sous la conduite du Président Zine El Abidine Ben Ali, saluant l’initiative du chef de l’Etat tunisien de proclamer l’année 2010, Année internationale de la jeunesse, initiative adoptée à l’unanimité par l’organisation onusienne. Il a souhaité que la Tunisie continue de jouer un rôle de précurseur dans le soutien des jeunes aux niveaux régional et international.

M. Ban Ki Moon qui recevait, jeudi, au siège des Nations Unies, à New York, M. Samir Laabidi, ministre de la Jeunesse, des sports et de l’éducation physique, représentant de la Tunisie, unique pays invité d’honneur, à l’ouverture de l’Année internationale de la jeunesse, a fait part de sa fierté de célébrer, le démarrage de cette année cruciale qui témoigne de l’intérêt porté à la jeunesse du monde entier et qui vient consolider les valeurs d’entraide et illustrer l’importance qu’attachent les Nations Unies à cette population dans l’édification du présent gage de l’avenir des peuples.

Il a rendu hommage à la Tunisie pour les réalisations accomplies au profit de la jeunesse, s’agissant, notamment de la création du Parlement des jeunes, venu renforcer la participation de cette catégorie à la vie publique et de la mise en place d’une stratégie nationale de la jeunesse.

M. Ban Ki Moon a chargé M. Laabidi de transmettre au Président Ben Ali ses sentiments de haute considération pour le rôle que joue la Tunisie sur la scène internationale et pour la bonne réputation dont elle bénéficie en raison de la justesse de ses choix et de la pertinence de ses orientations.

Pour sa part, le ministre a transmis au Secrétaire général des Nations Unies les salutations du Président Zine El Abidine Ben Ali et sa fierté de la concrétisation de l’initiative de la Tunisie au profit de la jeunesse du monde, en proclamant l’année 2010, Année internationale de la jeunesse, soulignant que la Tunisie est déterminée à continuer d’apporter son appui aux dossiers importants et décisifs dont en premier lieu les questions de la jeunesse.

Le ministre a donné un aperçu global des réalisations enregistrées en Tunisie dans le domaine de la jeunesse. Il a évoqué les multiples initiatives de la Tunisie dont, notamment, celle appelant à la création d’un Fonds mondial de solidarité, qui a trouvé appui et soutien de la part des Nations Unies.

Il a donné une idée du programme élaboré par la Tunisie pour marquer la célébration de cet important événement, appelant l’organisation onusienne et ses différentes instances et structures à soutenir les efforts de la Tunisie dans ce domaine et à contribuer à la réussite de l’Année internationale de la jeunesse.


Tunisie : Appel au président Ben Ali à se représenter en 2014

Soixante-cinq personnalités tunisiennes de premier plan dans différents domaines ont adjuré le Président Ben Ali de se représenter pour un nouveau mandat présidentiel 2014-2019. Dans un appel publié dimanche par le quotidien Ech-Chourouk, ils écrivent : « Nous nous permettons en tant que patriotes, au-delà des classifications politiques et idéologiques, d’appeler le dépositaire de la confiance en toute sincérité, à parachever ce qu’il a accompli, la marche, en dépit de l’immensité de ses acquis, demande encore la vision et le leadership de celui qui a fait montre de ses compétences à réaliser et changer. »

«La Tunisie, poursuivent-ils, a encore besoin de vous, de vos visions perspicaces pour la gestion de ses affaires et la conduite de son avenir. C’est pourquoi, nous vous adjurons de vous porter candidat à un nouveau mandat présidentiel à l’horizon 2014. Par cet appel, nous disons oui à la stabilité et à la continuité qui sont à la  base de toute action politique réussie. Nous disons oui aussi à davantage de développement, oui à la paix sociale, à l’équilibre de la société, oui à la dignité et à la souveraineté nationale.»

Les signataires concluent leur appel en écrivant: «Toutes les profondes mutations autour de nous et celles à venir soulignent l’indispensable recours pour la Tunisie à un commandement de la taille de celle du Président Zine el Abidine Ben Ali, avec tout son poids et toute sa sagesse. Nous sommes conscients que l’ultime décision demeure la vôtre, mais ce à quoi nous aspirons à travers notre initiative, c’est de nous accorder l’exercice de notre droit à la poursuite de l’espoir et de la confiance dans l’avenir de la Tunisie et celui de son peuple ce qui ne saurait s’accomplir sans la poursuite de votre leadership et de votre action afin de consolider davantage la stabilité, le progrès et la prospérité.»

Liste des signataires :

  • Oussama Mellouli, champion olympique
  • Habib Boujnah, médecin
  • Habib Hamza, médecin
  • Chedli Klibi,
  • Taher Belkhoja
  • Taher Kammoun, avocet
  • Mouldi Amamou, médecin
  • Amel Ouertani, médecin
  • Emna Attallah Soula, journaliste
  • Amina Fakhet, cantatrice
  • Boubaker Zakhama, médecin
  • Jalel Daghfous, médecin
  • Habiba Chaabouni, médecin
  • Hassen Gharbi, médecin
  • Hosni Jammali, homme d’affaires établi à l’étranger
  • Hakim Hmila, homme d’affaires
  • Hammadi Bousbii, homme d’affaires
  • Hammadi Bouabid, cinéaste
  • Hammadi Bouabid, universitaire
  • Hamdy Meddeb, homme d’affaires
  • Hammouda Ben Ammar, homme d’affaires
  • Khedija Mbazaia
  • Khemaies Khayati, journaliste
  • Mohamed Lawcet Ayari, chercheur et universitaire
  • Rachid Sfar
  • Rachid Mechmech, médecin
  • Ridha Merzougui, homme d’affaires
  • Sami Fehri, producteur TV
  • Sonia Mbarek, cantatrice
  • Sihem Belkoja, artiste
  • Sabeur Rebai, artiste
  • Tarek Ben Ammar, cinéaste
  • Tarek Mami, journaliste en France
  • Abdelhamid Riahi, journaliste
  • Abderrahmane Kraiem, juriste
  • Abdelkader Hamrouni, homme d’affaires
  • Abdallah Ahmadi, professeur d’Université
  • Abdellatif Ben Ammar, cinéaste
  • Abdelmejid Dabboussi, journaliste en France
  • Abdelwaheb El Behi, juriste
  • Abdelwaheb Ben Ayed, homme d’affaires
  • Azzeddine Al madani, écrivain
  • Aziz Milad, homme d’affaires
  • Ali Belhani, médecin
  • Fethi Mouldi, avocat
  • Férid Allani, homme d’affaires établi à l’étranger
  • Kamel Ben Younes, journaliste
  • Lazhar Sta, homme d’affaires
  • Lotfi Bouchnak, artiste
  • Lotfi Abdennadher, homme d’affaires
  • Latifa Arfaoui, cantatrice
  • Mohamed Driss, homme de théâtre
  • Mohamed Gammoudi, champion olympique
  • Mohamed Chebil, médecin
  • Mohamed Moncef Barouni, avocat
  • Mohamed Moada
  • Mustapha Besbes, professeur, chercheur, membre de l’académie des Sciences
  • Moufida Tlatli, cinéaste
  • Moncef Ben Abid, médecin
  • Moncef Mezabi, homme d’affaires
  • Nabiha Karaouli, cantatrice
  • Noureddine Boutar, journaliste
  • Hachemi Louzir, médecin
  • Hichem Rostem, artiste
  • Hend Sabri, actrice.

A ces premiers signataires classés par ordre alphabétique en langue arabe, se joint Taoufik Habaieb qui adhère à cet appel.

Source : leaders.com.tn


Tunisie – Le Président Ben Ali honore notre confrère Tarek Mami

M. Tarek Mami, directeur de « Radio France-Maghreb » à Paris et président de l’Association française des radios numériques, lauréat du Prix Hédi Laabidi pour la meilleure production journalistique dans le domaine de la Radio.

Le Président Ben Ali vous a honoré à l’occasion de la journée nationale de la culture en vous décernant le Prix Hédi Laabidi de la meilleure production journalistique dans le domaine de la radio. Que représente pour vous cette distinction ?

J’étais agréablement surpris par ce Prix qui constitue une reconnaissance pour le travail que j’accomplis au quotidien à « Radio France-Maghreb ».Ce Prix est en effet un geste envers tous les Tunisiens établis à l’étranger que le président de la République considère comme une partie intégrante de l’ensemble des citoyens, geste qui vient à point nommé témoigner encore une fois de la volonté du chef de l’Etat d’inclure cette communauté dans les efforts consentis pour faire avancer le processus de développement du pays.De tels gestes ne sont pas occasionnels. En témoignent, à la fois, le nombre de sièges réservés aux tunisiens résidant à l’étranger au sein de la Chambre des conseillers et les prix et récompenses souvent octroyés aux créateurs et aux hommes de culture parmi cette communauté.A coup sûr, ce Prix a une grande valeur dans l’évolution de ma carrière professionnelle et dans mon épanouissement personnel.

En tant que Tunisien, comment votre expérience comme directeur de « Radio France-Maghreb » a-t-elle contribué à faire promouvoir la voix de la Tunisie et son « image numérique » ?

Je suis l’un de ces milliers de Tunisiens qui ont quitté le pays pour faire des études à l’étranger, qui s’y sont par la suite installés et qui ont réussi dans leur pays d’accueil. Le fait de porter une seconde nationalité ne fait jamais oublier à ces citoyens leurs racines tunisiennes.Chacun de nous sert le pays à sa manière et selon ses moyens. Pour moi, servir la Tunisie consiste à servir les Tunisiens au moyen de programmes diffusés à leur intention sur les ondes « Radio France-Maghreb » qui couvrent plusieurs villes françaises telles que Paris, Le Havre, Amiens, Reims, Orléans, Clermont-Ferrand et Dijon, en attendant d’étendre, Inchallah, la diffusion à d’autres villes.Cette station que j’ai créée en France s’adresse à l’ensemble de la communauté maghrébine en France et à la communauté tunisienne en particulier. Elle sert de trait d’union entre les Tunisiens de France et la mère patrie puisqu’ils peuvent suivre, quotidiennement, l’actualité tunisienne à travers les trois journaux parlés de la Chaîne RTCI que nous diffusons en direct.Ceci leur permet également d’avoir une idée exhaustive des avancées de la Tunisie et de s’informer de l’actualité nationale dans ses divers aspects politique, économique, social et sportif, actualité dont les Tunisiens à l’étranger avaient l’habitude de suivre uniquement à leur retour pendant les vacances estivales.Servir les Tunisiens de France c’est leur donner les moyens de continuer à vivre leur « tunisianité », s’épanouir dans le pays d’accueil pour finalement avoir un rapport serein avec leur pays d’origine.

Vous présidez l’Association française des radios numériques. Quel avenir, à votre avis, pour l’information radiophonique et comment les radios non numériques pourront-elles fidéliser leur auditoire ?

Je préside, effectivement, l’Association française « VRN » (Vivement la Radio Numérique) que j’ai créée en 1993, à un moment où le scepticisme constituait la règle concernant cette nouvelle technologie. J’avais d’ailleurs représenté, à ce titre, la France dans de nombreux colloques internationaux notamment au Canada et à Dubaï.Pour revenir à la question, il faut savoir que la diffusion numérique est la suite logique de la diffusion analogique dite FM (modulation de fréquence) et qu’il n’y a ni opposition, ni contradiction entre ces deux modes de diffusion. Bien plus, la diffusion numérique permettra l’amélioration de la diffusion analogique.A titre d’exemple, la diffusion radio numérique permettra une meilleure qualité du son, similaire à celle de l’écoute d’un CD. Adieu donc aux baisses de la qualité sonore qui sera, ainsi, continue même lors d’un passage sous un tunnel.La Radio numérique comportera un mini-écran de la taille de celui de nos téléphones portable. En écoutant la radio numérique, on pourrait voir la photo de l’invité et de l’animateur, la pochette du disque diffusé et éventuellement avoir ce que l’on appelle une voie de retour Internet ou numéro d’accés pour commander et acheter le CD diffusé ou un billet pour aller voir l’artiste si une date de concert est annoncée avec la diffusion de la chanson.La Radio numérique permet aussi de faire pause par exemple lorsque le téléphone sonne et reprendre l’écoute de l’émission après la conversation pour ne rien rater de l’émission en cours. On pourrait également revenir pour réécouter une émission depuis le début alors qu’on a commencé à l’écouter au milieu de sa diffusion.La Radio numérique est tout simplement un ajout, une évolution et un développement, technique de la radio classique FM. Un développement technique qui permet, également, un développement éditorial, une amélioration du contenu de la radio et une modernisation permettant de rendre les radios plus proches des nouvelles générations qui surfent sur la toile et estiment que la Radio classique FM est un média dépassé.

Propos recueillis par Rym Gacem – TAP