Maroc: Rajoy en visite officielle demain

Le nouveau chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a réservé au Maroc, où il se rend demain, sa première visite officielle à l’étranger depuis sa prise de fonction le 21 décembre.

Cette visite d’une journée a pour objectif de « renforcer » la relation de « bon voisinage » et la coopération dans les « questions clefs » entre les deux pays, a expliqué la porte-parole du gouvernement espagnol, Soraya Saenz de Santamaria. Bien que court, ce déplacement est « politiquement et symboliquement important », selon une source gouvernementale à Rabat.

Car il s’agit également de la première visite officielle d’un dirigeant politique pour le jeune gouvernement marocain mené par l’islamiste Abdelilah Benkirane, chef du Parti Justice et développement (PJD), qui a remporté les législatives du 25 novembre. D’autant que le gouvernement d’Abdelilah Benkirane n’a pas encore été investi par le Parlement.

Comme ses prédécesseurs, Mariano Rajoy, qui rencontrera également le roi Mohammed VI, a à coeur de développer les relations bilatérales avec ce pays voisin, où l’Espagne est le deuxième investisseur après la France. Les PME espagnoles cherchent à s’y implanter, attirées par une croissance de quelque 5% en 2011 alors que l’Espagne est au bord de la récession.

Sophia Aram pourra continuer à insulter sous protection policière

L’humoriste et comédienne Sophia Aram, qui fait l’objet de menaces prises au sérieux après des chroniques sur l’extrême droite tenues sur France Inter (service public), fait l’objet d’une protection policière, ont rapporté mercredi plusieurs médias.

« Depuis une chronique sur Jean-Marie Le Pen en janvier dernier, l’humoriste de la matinale de France Inter n’en finit pas de recevoir des messages d’insultes et de menaces. Et l’affaire est assez sérieuse pour qu’elle ait fini par obtenir une protection policière, ainsi qu’elle le déclare à Télérama », rapporte le site du Nouvel Observateur.

En avril dernier, le Front National avait dénoncé les « propos infâmes » de l’humoriste Sophia Aram mercredi matin sur France Inter, qui a « traité plusieurs fois et laborieusement les électeurs du Front national de ‘gros cons' ».


Algérie-France: donner « l’élan nécessaire » à la relance des relations bilatérales

L’Algérie et la France sont déterminées à donner « l’élan nécessaire » à la relance de leurs relations bilatérales, a affirmé dimanche à Alger le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, M.Daho Ould Kablia.

« Nous sommes déterminés, conformément au souhait exprimé par les présidents algérien et français, à donner l’élan nécessaire à la relance de nos relations dans tous les domaines, sachant que les relations entre les départements de l’Intérieur des deux pays concernent des problèmes extrêmement complexes », a déclaré M. Ould Kablia lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre français de l’Intérieur, M. Claude Guéant, à l’issue de leurs entretiens.

Ces problèmes complexes sont relatifs aux dossiers de « la sécurité, la circulation des personnes, l’installation des personnes et leur séjour », a-t-il dit, notant avoir abordé avec son homologue français toutes les questions « essentielles »

M. Ould Kablia a indiqué, dans ce cadre, que vu le temps limité de la réunion, la visite de M. Guéant ne durant qu’un jour, il a été décidé de laisser le soin à leurs collaborateurs de continuer le travail. « Nous avons convenu que nos collaborateurs poursuivent les discussions de manière plus poussée, aussi bien en France qu’en Algérie, dans les prochaines semaines », a-t-il précisé.

De son côté, le ministre français de l’Intérieur a estimé, à propos du traité d’amitié qui devait être signé entre les deux pays en 2006, que l’ »amitié se trouve non pas dans les traités mais dans l’action ». « Je pense, que c’est dans l’action que nous souhaitons, l’un et l’autre, trouver les confirmations de cette amitié si vivante entre les deux peuples », a-t-il soutenu.

M. Guéant a rappelé, dans ce sens, que les présidents Abdelaziz Bouteflika et Nicolas Sarkozy avaient décidé que le partenariat entre les deux pays devait être un partenariat d’ »exception », soulignant, à cet effet, la possibilité de fixer un « certain nombre d’objectifs supplémentaires » à la coopération.

« Nous pouvons améliorer encore cette coopération. Une rencontre tel que celle que nous venons d’avoir permet aussi davantage de compréhension entre les gouvernements et, par conséquent, entre les deux pays », a-t-il relevé.

Par ailleurs, M. Guéant a tenu à saluer les « initiatives nombreuses prise sous l’égide du président Bouteflika » pour renforcer l’exercice de la démocratie en Algérie.

« J’ai été très impressionné par la description que m’a faite M. Ould Kablia de tous les textes qui ont été soit déjà adoptés, soit présentés au Parlement, afin de donner un supplément de démocratie à l’Algérie. C’est profondément encourageant », a-t-il affirmé. Le ministre français de l’Intérieur est arrivé dimanche matin à Alger en visite officielle.

 

L’Algérie souhaite que la Grande mosquée de Paris, sous tutelle algérienne, continue à jouer son rôle historique de lieu de rayonnement religieux, moral et culturel en faveur prioritairement des Algériens, a déclaré dimanche à Alger le ministre de l’Intérieur et des Collectivité locales, Daho Ould Kablia.

« Il faudrait permettre à la mosquée de Paris de continuer à jouer son rôle historique de lieu de rayonnement religieux et également de rayonnement moral et culturel et cela en faveur prioritairement des Algériens », a indiqué M. Ould Kablia lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue français, M. Claude Guéant, à l’issue de leurs entretiens.

De son côté, M. Guéant a affirmé que la Grande mosquée de Paris a une place « toute particulière dans l’islam de France », ajoutant que « son autorité morale a un rayonnement considérable et le recteur de la mosquée a une place à part dans l’organisation de l’islam en France ».

Rappelant que la religion musulmane est la deuxième en France avec quelque 4 millions de musulmans, il a relevé des « divergences » au sein du Conseil français du culte musulman (CFCM), une organisation de droit français.

Parmi ces divergences, a-t-il dit, figurent la question de la représentativité des musulmans au sein du CFCM. Il a expliqué que les musulmans « contestent » notamment le critère des mètres carrés dans les mosquées servant à définir la représentativité.

« Toutes les organisations représentatives des musulmans de France m’ont donné leur accord pour travailler ensemble à la recherche de nouveaux critères », a-t-il affirmé, ajoutant que « le travail est en cours et la concertation se déroule depuis quelques semaines ».

Le ministre français de l’Intérieur est arrivé dimanche matin à Alger pour une visite officielle d’un jour.

Source APS


Tunisie/élections: deux Juifs se sont présentés aux élections

Deux Juifs tunisiens, Gilles Jacob LELLOUCHE et Elie TRABELSI, se sont présentés comme candidats aux élections de l’Assemblée constituante en Tunisie le 23 octobre 2011. C’est un fait sans précédent dans l’histoire de la Tunisie contemporaine. Tout comme les Tunisiens laïcs, ils regardent l’avenir avec appréhension depuis la victoire du mouvement islamiste Ennahda aux élections.

Gilles Jacob LELLOUCHE est un quinquagénaire président de l’association Dar Edhakira, Maison pour la mémoire du patrimoine juif tunisien. Il était le deuxième candidat sur la liste de l’Union populaire Républicaine(UPR), un nouveau petit parti modéré, opposé aux extrémismes et attaché aux valeurs républicaines. Gilles LELLOUCHE rêve d’une Tunisie plurielle, multiculturelle, où Musulmans, Juifs et Berbères contribuent à l’essor du pays, sans exclusion ni marginalité.

Il souhaite « que les générations à venir apprennent l’histoire trois ou quatre fois millénaire de la Tunisie. Et que les politiques laissent une place aux minorités ». Sous Ben Ali et avant lui, « aucun Juif n’a été élu, tous ceux qui ont eu des postes politiques ont été désignés » par les pouvoirs en place, assure-t-il.

Mais il n’est pas le seul Juif tunisien à avoir tenter sa chance aux élections. Elie TRABELSI, 35 ans, s’est présenté également sur la liste de l’Union Nationale, une liste indépendante soutenue par quatre partis avec lesquels elle partage une même vision moderne et centriste de la Tunisie.

Ses trois revendications principales sont un régime semi-présidentiel, la promotion de l’investissement privé et public comme premier levier de lutte contre le chômage et de développement régional, ainsi que le renforcement des relations économiques et politiques avec les pays voisins et les blocs économiques et politiques émergents (Amérique latine, Asie pacifique).

Elie TRABELSI défend également une Tunisie plurielle et multiculturelle et revendique le droit d’exister et de s’exprimer pour chaque minorité religieuse : « En tant que Tunisien de confession juive, je demande à ce qu’on apprenne à l’école comment les Juifs, Arabes et Chrétiens vivaient ensemble dans le passé avant que les vicissitudes de l’Histoire ne s’en mêlent ».

Source Projet Aladin


Les 3/4 des Français jugent les politiques « plutôt corrompus »

Près de trois Français sur quatre (72%) estiment que d’une manière générale les élus et les dirigeants politiques sont « plutôt corrompus », contre 19% qui pensent qu’ils sont « plutôt honnêtes », selon un sondage TNS-Sofres* pour la matinale de Canal+ aujourd’hui.

« Ce jugement critique est le plus fort jamais mesuré depuis 1977, date à laquelle la question a été posée pour la première fois par TNS Sofres. Il est en outre en augmentation de 4 points par rapport à juillet 2010, qui était déjà un record », note l’institut.

Pour lutter contre la corruption, 25% des sondés déclarent spontanément ne faire confiance à aucune des formations politiques et 15% sont sans opinion. Avec 26% de gens qui lui font le plus confiance, le Parti socialiste arrive toutefois en tête, devant Europe Ecologie-Les Verts (20%). 16% des Français accordent leur confiance au Front national, juste devant l’UMP (15%). Enfin, 14% d’entre eux font confiance au Front de gauche et 11% au MoDem.

Les jeunes (83% des moins de 35 ans jugent les hommes politiques plutôt corrompus), les ouvriers (85%) et les sympathisants du Front national (89%) sont les plus sévères. Si l’ensemble des catégories sont majoritairement critiques à l’égard des élus et dirigeants, les personnes âgées de 50 ans et plus et les sympathisants de l’UMP le sont un peu moins (respectivement 25% et 37% d’entre eux les trouvent plutôt honnêtes).

* Sondage réalisé du 23 au 26 septembre auprès d’un échantillon de 1.000 personnes représentatif de l’ensemble de la population âgée de 18 ans et plus, interrogées en face-à-face à leur domicile (Méthode des quotas).


Maroc : Législatives anticipées le 25 novembre prochain

Des élections législatives anticipées au Maroc auront lieu le 25 novembre, a annoncé cette nuit le ministère de l’Intérieur.
« Les prochaines élections de la Chambre des représentants (députés) auront lieu le vendredi 25 novembre suite à un accord avec les partis politiques », a déclaré le ministre de l’Intérieur Taieb Cherkaoui cité par l’agence marocaine de presse MAP.
Cette date définitive a été retenue lors d’une réunion entre les responsables d’une vingtaine de partis politiques (majorité et opposition) et le ministre, selon plusieurs formations politiques.

Ces dernières avaient indiqué dimanche que ce scrutin législatif anticipé au Maroc doit se tenir en novembre, probablement le 11.

Selon M. Cherkaoui, les « consultations avec les partis politiques se poursuivront sur tout ce qui se rapporte à la préparation des prochaines échéances électorales ».
Contacté lundi soir par l’AFP, le secrétaire général du parti islamiste Justice et Développement (PJD, opposition) a affirmé que la date du 25 novembre a été « finalement » retenue pour notamment éviter la proximité de la fête religieuse de l’Aïd al Adha (fête du sacrifice), celle-ci devant être célébrée au Maroc à la mi-novembre.
Les dernières législatives remontent à septembre 2007.

L’avancement des élections législatives, qui devait en principe se tenir à l’automne 2012, est dû à l’adoption lors d’un référendum le 1er juillet d’une nouvelle Constitution.

Proposée par le roi Mohamed VI, la nouvelle Constitution attribue un plus grand rôle au Premier ministre, élargit les libertés publiques tout en préservant la prééminence du Souverain.

Selon des partis politiques, « un décret fixant le 25 novembre comme date du scrutin législatif sera publié prochainement par le gouvernement ».
Dans son discours du trône, Mohammed VI avait appelé à l’élection rapide d’un nouveau parlement pour qu’un futur premier ministre soit nommé au sein du parti vainqueur des prochaines législatives, conformément à la nouvelle Constitution adoptée à plus de 98% des votants.

 

Tunisie : Le gouvernement dénonce une tentative de déstabilisation

Le Premier ministre tunisien Béji Caïd Essebsi a implicitement dénoncé lundi une tentative de déstabilisation dans le pays suite à une série d’incidents violents dans plusieurs villes, et a assuré que les élections se tiendraient comme prévu le 23 octobre.

Le discours à la Nation télédiffusé du Premier ministre s’est décidé in extremis lundi midi, au lendemain d’une manifestation à Sidi Bouzid, ville emblématique de la révolution tunisienne, dans laquelle un adolescent de 14 ans a été tué par balle.

Au cours du week-end, des commissariats de police ont également été attaqués dans plusieurs villes du pays, notamment à Tunis et à Menzel Bourguiba (65 km au nord de la capitale), faisant au moins six blessés parmi les forces de l’ordre.

«Mouvements extrêmistes religieux»

« Il y a des troubles pour empêcher la tenue des élections. Ces élections, elles auront lieu bon gré mal gré le 23 octobre comme prévu », a déclaré le Premier ministre dans son intervention au palais de la Kasbah, le siège du gouvernement.

Il a évoqué implicitement une tentative de déstabilisation en relevant « une concomitance étrange » entre les troubles dans plusieurs villes du pays, et en assurant que « ceux qui ont volé des armes veulent renverser le régime ». Des armes et des munitions ont été dérobées lors de l’attaque du poste de police à Menzel Bourguiba dans la nuit de samedi à dimanche.

« Il y a des partis politiques et des mouvements marginaux qui ne sont pas prêts pour les élections, car ils sont sûrs de ne pas les remporter », a accusé M. Caïd Essebsi sans les citer, évoquant « certains mouvements extrémistes religieux ». « Mais ce ne sont pas les seuls. Nous ne voulons pas d’extrémisme, ni de droite, ni de gauche », a-t-il martelé. « Le peuple tunisien a fait une révolution, et personne ne s’appropriera cette révolution », a-t-il asséné, en demandant à « tous les partis politiques de condamner ces événements », et en en appelant à « la responsabilité de tous les citoyens ».

M. Caïd Essebsi a également assuré que son gouvernement n’avait pas l’intention de rester au pouvoir après l’élection de l’assemblée constituante le 23 octobre. « Dès qu’un gouvernement légitime sera en place, notre mission sera terminée », a-t-il déclaré.

Tirs de sommation

A Sidi Bouzid, le calme semblait revenu lundi, selon des habitants contactés par l’AFP. Mais « il y a un climat de peur. Plusieurs commerçants ont fermé leurs magasins et un hélicoptère continue à survoler la ville », a déclaré un responsable local du PDP (parti démocratique progressiste) sous couvert de l’anonymat.

« La ville est sous le choc. On n’avait pas vu une telle violence depuis la révolution », a déclaré un responsable associatif en évoquant la nuit de violences au cours de laquelle le jeune garçon Thabet Belkacem, a été tué par balle. Selon la version du ministère de l’Intérieur, les forces de l’ordre ont fait des tirs de sommation pour disperser les manifestants, et une balle a ricoché et atteint l’adolescent. Deux autres personnes ont été blessées.

Depuis le renversement du régime de Ben Ali le 14 janvier, manifestations et grèves se sont multipliées, souvent pour protester contre la lenteur des changements dans un pays où le taux de chômage pourrait atteindre les 20% en 2011. Mais la contestation a pris un tour plus violent ces derniers jours, notamment après la dispersion brutale d’un sit in vendredi à Tunis. Certains accusent les islamistes d’Ennahda, grands favoris des élections, de téléguider la contestation. D’autres y voient la main des RCDistes, les membres du parti dissous de Ben Ali.

Algérie : Mme Drif-Bitat pour la dissolution du Parlement

La vice-présidente du Conseil de la nation, Mme Zohra Drif-Bitat a fait dimanche à Alger une série de propositions dont notamment la dissolution du Parlement actuel, l’élection d’une assemblée constituante, avant le 1er novembre 2011, et la désignation d’un gouvernement de transition.

Dans une déclaration à la presse peu après avoir été entendue par les membres de l’Instance de consultations sur les réformes politiques, Mme Drif-Bitat a déclaré avoir suggéré la « dissolution du parlement actuel et la désignation d’un gouvernement de transition chargé de gérer les affaires courantes et de préparer et organiser les futures élections de l’Assemblée constituante, puis celles du parlement ».

Invitée par l’Instance en sa qualité de personnalité nationale, Mme Bitat-Drif a aussi suggéré l’élection d’une Assemblée constituante, avant le 1er novembre 2011, alors que les élections anticipées d’un Parlement « librement élu sur la base de la nouvelle Constitution » devrait intervenir avant la fin janvier 2012, a-t-elle encore proposé.

Le président de la République devrait légiférer durant cette période, « par ordonnance jusqu’à l’élection du prochain Parlement », a-t-elle encore expliqué.

En ce sens, Mme Drif-Bitat a appelé à la désignation d’une commission d’experts indépendants chargés d’élaborer une nouvelle loi électorale, une nouvelle loi sur les partis politiques et la loi sur la participation de la femme aux Assemblées élues.

Elle a également fait observer que l’Armée populaire nationale, héritière de l’Armée de libération nationale, « chargée de la défense de l’intégrité et de l’inviolabilité du territoire », devrait être chargée de faire respecter « l’inviolabilité de ce bloc démocratique républicain ».

Mme Drif-Bitat a estimé qu’il n’était plus possible de « gouverner l’Algérie et les Algériens comme on le faisait il y a dix, vingt ou cinquante ans », soulignant à cet effet que « le système politique doit changer ».

Pour cette ancienne Moudjahida, des réformes « totales et radicales du système politique sont nécessaires » et ne doivent être dictées que par les seuls intérêts de l’Algérie et son peuple souverain ».

L’Instance de consultations sur les réformes politiques est représentée par son président, M. Abdelkader Bensalah, assisté de MM. Mohamed Touati et Mohamed Ali Boughazi.

 

Les Tunisiens rejettent totalement Israël, selon un sondage de SIGMA

  • Selon un sondage récent de Sigma Conseil, réalisé sur un échantillon de 800 personnes, du 5 au 11 mai 2011, il s’avère que les Tunisiens sont plutôt tolérants en matière religieuse. Ce qui n’est pas étonnant malgré les diversions qu’on connaît ces temps-ci. Ils sont trois sur quatre à considérer que les non-musulmans doivent avoir les mêmes droits que les musulmans à n’importe quel endroit du monde.
    Concernant la pratique religieuse, le résultat du sondage indique que près de la moitié des interviewées femmes affirme n’avoir jamais été à la mosquée pour la prière, contre plus du quart des interviewés hommes. 87% d’entre eux considèrent que les pratiques religieuses constituent une affaire personnelle et ne doivent être en aucun cas imposées.
    En ce qui concerne l’usage des lieux de culte pour des fins politiques, 70% des sondés sont contre.
    Une femme chef de gouvernement?
    Pour ce qui est de l’inspiration de la chariâa dans la promulgation des lois, ils sont 70% à affirmer que les gouvernements doivent légiférer en Tunisie en se référant à un droit civil où la Chariâa pourrait être appliquée sur certains sujets, et sont 92,3% à rejeter un droit basé uniquement sur la Chariâa.
    D’un autre côté, les interviewés sont majoritairement opposés à la polygamie (75,1%) contre 24,9% qui sont favorables (16,7% des femmes et 32,3% des hommes).
    Selon le sondage SIGMA Conseil, les avis sont partagés à part égale concernant le leadership féminin, puisque 50% des sondés affirment ne voir aucun inconvénient qu’une femme soit chef du gouvernement, contre 50% qui sont d’avis contraire.
    Souci économique…
    Par ailleurs, les interviewés ont été interrogés sur leur affinité avec certains pays. Les résultats montrent un rejet total d’Israël, une empathie négative vis-à-vis des Etats-Unis d’Amérique et de la Grande Bretagne, une sympathie avec l’Egypte et une empathie relativement positive vis-à-vis de la France et de l’Italie.
    Concernant les actions que le gouvernement doit entreprendre pour le pays, et qui ont été listées dans le sondage, la priorité est accordée à la gestion de l’économie, la fourniture de soins gratuits, de pensions et aides financière aux personnes modestes, la réduction de la corruption dans le gouvernement, etc. On considère aussi comme important de protéger les droits de chrétiens, d’augmenter les droits des femmes pour avoir accès à l’éducation et avoir des droits égaux à ceux de l’homme.
    Pour les intentions de vote, le mouvement Ennahdha est en tête de liste avec 30,0%, suivi de près par le PDP (29,2%), arrivent très loin le FDLT (11,2%) et le POCT (9,2%).
  • M.O. pour  WMC

 

Le PM tunisien : la Tunisie souhaite bâtir un avenir commun avec l’Algérie

Béji Caïd Essebsi, Premier ministre du gouvernement provisoire tunisien et envoyé spécial du président tunisien par intérim Fouad Mebazaa a exprimé mardi le souhait de son pays de bâtir un avenir commun avec l’Algérie dans l’intérêt des deux pays. « L’Algérie et la Tunisie ont une histoire, une lutte et une coopération communes », a déclaré M. Essebsi à la presse à l’issue de l’audience que lui a accordée le président de la République Abdelaziz Bouteflika à la résidence Djenan El Mefti avant son départ d’Alger. Le premier ministre tunisien a fait part de sa confiance en le président de la République et les responsables algériens qui travaillent sous sa direction. Les relations algéro-tunisiennes, a-t-il souligné, sont « naturelles et profondes ». S’agissant de la situation en Tunisie, M. Essebsi a indiqué qu’elle était « bonne. Béji Caïd Essebsi devait ensuite se rendre au Maroc.