Tunisie-Energie : 25 ans supplémentaires pour El Borma

  • Le président-directeur général de la SITEP, Khaled Gaddour, a annoncé lors d’une conférence de presse qu’un décret présidentiel a été publié au JORT le 24 août dernier portant extension de la durée de validité de 25 ans de la concession d’exploitation du champ d’El Borma.
  • Cette extension est une première en Tunisie, a ajouté M. Gaddour, et est à même de permettrer d’augmenter les réserves additionnelles de la SITEP permettant à l’entreprise de réaliser ses ambitions et d’atteindre ses objectifs sur la période 2010-2014.
    Ainsi, a expliqué M. Gaddour, la SITEP pourra remplacer ses installations de collecte, de séparation et de stockage, et installer une centrale à cycle combiné à composante solaire avec le concours de la STEG Energies Renouvelables, sans compter le fait qu’elle pourra élargir ses activités en dehors du champ d’El Borma.
    De son côté, Adelmo Schénato, directeur général d’ENI Tunisie, partenaire italien de la SITEP, a souligné que cette extension de la durée de validité de la Concession du champ d’El Borma est pleine de sens et révélatrice d’une volonté commune de renouvellement de l’engagement de la part de la Tunisie et de l’ENI pour consolider un partenariat qui demeure un exemple de réussite.

Fin du pétrole : Rapport très alarmiste de l’armée allemande

Après le Pentagone, c’est la Bundeswher qui publie un rapport dans lequel elle craint les conséquences sur l’économie mondiale et la paix dans le monde d’un pic pétrolier qui serait imminent.

L’article est paru cette semaine dans l’hebdomadaire allemand Der Spiegel qui s’est procuré un rapport du département d’analyse du futur de la Bundeswher, l’armée allemande, qui estime qu’il est probable que le « Peak Oil se produise aux alentours de l’année 2010, et qu’il ait des conséquences sur la sécurité dans un délai de quinze à trente ans ».

Ce pic pétrolier, c’est à dire le jour à partir duquel la production mondiale de pétrole amorcera un déclin inéluctable, entraînera une flambée des prix, et « à moyen terme, le système économique global et chaque économie de marché nationale pourrait s’effondrer », estiment les analystes de l’armée allemande.

« Des pénuries de biens vitaux », notamment de nourriture, pourraient apparaître, ajoutent-ils, conduisant à la mise en place de « politiques de rationnement ». Les auteurs du rapport s’inquiètent aussi des conséquences géopolitiques de la raréfaction du pétrole qui pourrait favoriser la montée des extrémismes.

Dans ce contexte, « les États qui dépendent des importations de pétrole » seront obligés « de montrer plus de pragmatisme à l’égard des pays producteurs », estiment-ils, en se montrant, dans le cas de l’Allemagne par exemple, plus souple à l’égard de la Russie ou plus dur vis-à-vis d’Israël.

Ce rapport de la Bundeswehr intervient dans la foulée de celui publié en mars dernier par l’état-major interarmées américain et qui prévoyait une « crise énergétique sévère » d’ici à 2015.

Alger a choisi le nucléaire civil

L’Algérie s’inscrit dans une majorité de pays qui ont choisi de mettre l’atome au service exclusif des applications civiles y compris en matière de recherche et de développement, a souligné à Washington le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci.

“La protection des installations et matières nucléaires civiles est conçue par mon pays comme un processus en quête permanente d’amélioration et de renforcement”, a affirmé M. Medelci dans une déclaration au sommet sur la “Sécurité nucléaire”.

Il a rappelé, à cette occasion, l’adoption par l’Algérie de mesures à la fois d’ordres législatif, réglementaire et pratique, citant, à titre d’exemple, la ratification de la Convention sur la protection physique des installations et matières nucléaires déposée auprès de l’AIEA, telle qu’amendée par la Conférence des Etats parties en juillet 2005, l’adhésion à la résolution 1540 du Conseil de sécurité de l’ONU et la présentation de rapports périodiques et réguliers sur sa mise en œuvre au plan national.

286 milliards de dollars pour le nouveau Plan d’investissements publics

Récemment, l’Algérie a adopté un plan quinquennal (2010-2014) de 286 milliards de dollars d’investissements publics. Selon un communiqué officiel, ce programme est destiné notamment à l’achèvement des grands projets, notamment dans les chemins de fer, les routes et l’eau (pour 130 milliards de dollars), et le développement de nouveaux projets d’infrastructures de base (pour 156 milliards de dollars).

En voici quelques points forts :
– réalisation de près de 5 000 établissements de l’éducation nationale, 600 000 places pédagogiques universitaires et 400 000 places d’hébergement pour les étudiants, et de plus de 300 établissements de formation et d’enseignement professionnels ;
– construction de plus de 1 500 unités de santé dont 172 hôpitaux, 45 complexes spécialisés de santé, et 377 polycliniques et plus de 70 établissements spécialisés au bénéfice des handicapés ;
– réalisation de 1,2 million de logements et lancement de la construction, avant fin 2014, de 800 000 logements, réalisation de 35 barrages et de 25 systèmes de transfert d’eau ;
– construction de 80 stades de football, 160 salles polyvalentes de sport, 400 piscines et plus de 200 auberges et maisons de jeunes ;
– investissements agricoles, dans les transports et pour l’aménagement du territoire et l’environnement,
– encouragement à la création d’emplois et promotion des petites et moyennes entreprises.

Les revenus du pétrole algérien trouvent donc ainsi des usages adéquats au développement économique de multiples secteurs.