Tunisie : trois extrémistes musulmans condamnés à mort

  • Trois Tunisiens ont été condamnés à la peine capitale pour avoir égorgé un policier alors qu’il rentrait chez lui, a indiqué aujourd’hui le Parquet. Un quatrième Tunisien en fuite et âgé de 42 ans, a été condamné à 22 ans de prison ferme pour avoir « incité et aidé à commettre des crimes terroristes ».

Les quatre hommes « membres d’un groupe terroriste » ont été jugés hier par le tribunal de première instance de Tunis pour le meurtre en janvier d’un policier dans la région d’El Fahs, à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest de Tunis. Trois d’entre eux âgés de 21 à 26 ans ont été condamnés à la peine capitale pour « homicide volontaire avec préméditation ». Ils ont aussi écopé de peines allant de 10 à 22 ans de prison pour « appartenance à un groupe terroriste et incitation à commettre des crimes terroristes ». Ils doivent en outre payer un dédommagement pour préjudice moral d’un montant de 20.000 dinars (environ 9.000 euros) aux parents de la victime, tuée à l’âge de 23 ans, et 25.000 dinars (environ 11.000 euros) à ses cinq frères et soeurs.

Après ce meurtre, le ministère de l’Intérieur avait émis une circulaire autorisant les agents de police à garder leur arme après le travail.

Depuis son indépendance en 1956, la Tunisie a procédé à 135 exécutions, pour l’essentiel sous la présidence de Habib Bourguiba (1957-1987). Le pays observe toutefois – grâce à Ben Ali – un moratoire sur les exécutions depuis 1991. La nouvelle loi antiterroriste, adoptée en juillet, a maintenu la peine de mort malgré les appels de plusieurs ONG nationales et internationales à son abolition. Des dizaines de policiers et de militaires ont été tués par la mouvance jihadiste depuis la révolution de 2011 en Tunisie. Le groupe Etat islamique (EI) a revendiqué les trois attentats majeurs qui ont frappé le pays en 2015 et dans lesquels sont morts 59 touristes étrangers, un policier et 12 agents de la garde présidentielle.


70% des Tunisiens sont pour le maintien de la peine de mort

70% des Tunisiens se sont déclarés contre l’abolition de la peine de mort et attachés à son maintien, révèle une enquête d’opinion exclusive réalisée le mois derniers pour Leaders, par 3C Etudes. Ce même sondage, le premier du genre effectué sur la question en Tunisie, indique que 27% seulement des personnes interrogées sont favorables à l’abolition et 3% ne se prononcent pas. Selon la répartition par milieu d’habitation, ces mêmes indicateurs montrent que 74%  sont pour la peine de mort et 24% contre en milieu communal, alors qu’en milieu non communal, le taux des citoyens favorables au maintien de la peine capitale baisse à 61% et ceux des abolitionnistes augmente à hauteur de 35%.  Par genre, ce sont les hommes qui sont les plus opposés à l’abolition, représentant 74% des personnes interrogées, alors que les femmes ne sont qu’au taux de 66%. Les résultats par tranche d’âge laissent apparaître un pic de 84% des opposants à l’abolition âgés entre 25 et 34 ans et de 80% parmi les personnes âgées entre 45 et 59 ans. Le taux le plus faible est de 36% et se trouve chez les personnes âgées de 75 ans et plus. La répartition par catégorie socioprofessionnelle nous livre des données significatives. C’est ainsi que ceux qui sont contre l’abolition représentent 85% des cadres supérieurs, 83% des cadres moyens, 79% des employés dans les ventes et services, 73% des artisans et ouvriers, 54% des agriculteurs et travailleurs agricoles, 80% des chômeurs, 65% des élèves et étudiants et 68% des retraités, femmes au foyer et inoccupés.

Pour ce qui est des régions, les personnes interrogées qui s’opposent à l’abolition de la peine de mort se trouvent à 80% dans le Nord-Est, 62% dans le Nord-Ouest, 71% au Sahel, 72% à Sfax, 68% dans le Centre-Ouest, 69% dans le Sud-Est et 66% dans le Sud-Ouest. Lorsqu’on demande à ceux qui se sont déclarés opposés à l’abolition de la peine capitale pour quel type de crimes ils tiennent le plus à son application, ils citent à 86% le viol et 80% l’homicide volontaire prémédité. En troisième position vient la trahison de la patrie, pour 9% des enquêtés concernés.

Par rapport à l’ensemble de la population interrogée parmi les Tunisiens âgés de 15 ans et plus, 60% des personnes sont pour le maintien de la peine de mort dans le cas de viol et 56% dans le cas d’homicide volontaire prémédité A titre de comparaison, en France, au lendemain du vote de la loi d’abolition du 9 octobre 1981, un sondage publié par le Figaro indiquait que 63 % des Français étaient pour le maintien de la peine de mort. Tout récemment, selon une étude IFOP de 2011, 63 % des Français seraient favorables à ce que cette question de la peine de mort – entre autres – fasse l’objet d’un référendum.


Tunisie : Zine El Abidine Ben Ali réagit à la peine de mort requise contre lui

L’ancien président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a réagi, jeudi 24 mai 2012, via son avocat Akram Azoury, à la peine de mort requise, hier, par le ministère public du Tribunal militaire du Kef.

Dans un communiqué envoyé à Business News, Me Azoury déclare que la réquisition du ministère public a un caractère politique et non juridique et une préparation à une série de condamnations incompatibles avec les normes internationales, à l’instar des précédentes condamnations prononcées à son encontre.

Me Azoury dit avoir espéré que la justice tunisienne s’oppose à ce type de tentatives, surtout que tous les responsables interrogés ont démenti catégoriquement que Zine El Abidine Ben Ali ait donné des ordres d’ouvrir le feu.

Il dit espérer que la justice soit entièrement convaincue de cela en demandant l’écoute des enregistrements des services de renseignement entre la présidence de la République et les ministères de l’Intérieur et de la Défense durant cette période.

Akram Azoury conclut son communiqué en disant que si Ben Ali est quand même condamné, selon les réquisitions du ministère public, le jugement n’aura alors aucune valeur juridique, ni effet international.


Koweït: le blasphème sera passible de la peine de mort chez cet allié de l’Occident

Les députés du Koweit ont décidé le jeudi 12 avril 2012 que le blasphème et les insultes envers Dieu, le prophète Mohammed et ses femmes seraient désormais passibles de la peine de mort. Ce nouvel amendement du code pénal fera l’objet d’une seconde lecture avant sa promulgation par le gouvernement.

 

Le parlement à majorité sunnite a très largement voté pour ce durcissement de la loi : 46 députés, dont des membres du gouvernement, ont voté pour. Seuls quatre élus chiites ont voté contre, deux étaient absents tandis qu’un élu sunnite proche des chiites s’est abstenu. Les députés chiites ont demandé à ce que cet amendement s’applique également aux insultes envers leur 12 imams. Une proposition rejetée par la majorité sunnite des députés.

 

Cette nouvelle mesure intervient après que les autorités koweïtiennes ont arrêté, le mois dernier, un chiite pour avoir tenu sur Twitter des propos jugés insultants envers le prophète Mohammed, sa femme Aïcha et quelques uns de ses compagnons. Le suspect, Hamad al-Naqi, est actuellement détenu dans l’attente d’un nouvel interrogatoire et de son procès, qui pourrait se tenir après la promulgation de ce nouvel amendement.

Arabie Saoudite/droits de l’homme: 25 femmes condamnées à mort

Vingt-cinq employées de maison indonésiennes attendent actuellement leur exécution en Arabie saoudite et 22 autres ont été graciées et expulsées, selon les médias saoudiens, qui précisent qu’une délégation indonésienne va arriver en Arabie pour discuter de cette question.

Jakarta va envoyer 14 membres d’une commission présidentielle demain pour des discussions avec les responsables saoudiens et « intensifier les efforts de coopération avec l’ambassade pour sauver ces employées de maison », affirme le journal, citant le porte-parole de l’ambassade d’Indonésie à Ryad, Hendrar Pramutyo. L’Indonésie a en outre demandé au gouvernement l’autorisation de visiter les prisons du royaume où 1700 Indonésiens sont incarcérés.

Alliée de l’Occident

Les relations se sont tendues entre les deux pays après une série de violences et de meurtres visant des travailleurs indonésiens en Arabie.

En juin, le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono avait accusé Ryad d’avoir violé les « règles internationales », pour avoir décapité une domestique sans avoir averti au préalable Jakarta. Ruyati binti Sapubi, 54 ans, avait été décapitée au sabre le 18 juin, après avoir été reconnue coupable d’avoir tué sa patronne qui, selon elle, l’insultait et refusait qu’elle quitte le pays. Son exécution avait suscité une profonde émotion en Indonésie.

Selon les organisations de défense des droits de l’Homme, des millions d’employés de maison, asiatiques pour la plupart, sont régulièrement victimes de violence physique et d’exploitation dans les monarchies du Golfe en raison de l’absence ou de l’insuffisance de législation du travail.


 Attentat de Marrakech: peine de mort pour deux des auteurs

En première instance en octobre, le principal accusé avait été condamné à la peine capitale, et son complice à la perpétuité pour cet attentat qui avait fait 17 morts en avril 2011, dont huit Français.

coeur-.gifDes peines plus lourdes que celles requises la veille. Deux des auteurs de l’attentat à la bombe dans le café Argana de Marrakech ont été, , condamnés à mort vendredi. Le président du tribunal spécial antiterroriste du Maroc a confirmé en appel la peine capitale prononcée contre Adil Al-Atmani, principal accusé de l’attentat, qui avait tué 17 personnes – dont huit Français – en avril 2011. Il a prononcé la même peine à l’encontre de son principal complice Hakim Dah, qui avait, en octobre en première instance, écopé de la perpétuité.

La cour a également alourdi la condamnation de six autres accusés à des peines de 6 à 10 ans de prison et confirmé une peine de deux ans de détention pour le neuvième co-accusé. «Ce sont des traîtres car ils n’ont pas dénoncé les deux principaux auteurs de l’attentat alors que leur pays était en danger», a remarqué le procureur. Ces complices, qui étaient au courant du projet d’attentat, avaient été condamnés en première instance à des peines de 2 à 4 ans de prison. Le parquet avait interjeté appel déplorant des sentences «clémentes». Le verdict avait provoqué la colère des familles des victimes, qui criaient au scandale.

«Aucune religion ne tolère cet horrible terrorisme»

Le verdict de vendredi est plus sévère qu’attendu. Le procureur du tribunal avait certes requis mercredi la «confirmation» de la peine de mort visant Adil Al-Atmani mais avait, en revanche, réclamé la prison à vie concernant Hakim Dah. Cependant, ces peines capitales ne satisferont pas les proches des disparus, qui craignent qu’elles ne transforment les terroristes en martyrs. «Je veux qu’Adil Al-Atmani tombe dans l’oubli pour l’éternité et qu’il souffre énormément en prison pour avoir commis un crime collectif contre des gens qui aimaient la vie et l’humanité», avait redit, mercredi, devant la cour Me Frank Berton, un des avocats français des parties civiles. «Aucune religion ne tolère cet horrible terrorisme», a-t-il ajouté.

Mercredi, les accusés ont nié catégoriquement les charges retenues contre eux, les avocats de la partie civile ayant pour leur part qualifié de «lâche» cette attitude. Se disant malades ou maltraités en prison, ils avaient refusé de répondre à la cour. Lors de l’enquête, les principaux accusés avaient avoué «avoir adhéré au courant jihadiste» et «aux idées d’al-Qaida au Maghreb, après leurs séjours en 2005 en Irak, en Syrie, en Tchétchénie, au Mali, en Algérie et en Mauritanie».


Attentat de Marrakech : l’accusé condamné à mort

Le Marocain Adil Al-Atmani avait reconnu devant un juge sa responsabilité dans l’attentat à la bombe qui a fait 17 morts le 28 avril avant de clamer son innocence.

coeur-.gifLe verdict était attendu : le Marocain Adil Al-Atmani, principal accusé dans l’attentat à la bombe commis fin avril à Marrakech, a été condamné à la peine capitale, comme l’avait requis le procureur. Toujours inscrite dans le code pénal, mais en voie d’être formellement supprimée, la peine de mort n’est plus appliquée au Maroc depuis 1992. La nouvelle Constitution votée en juillet prévoit pour la première fois explicitement le «droit à la vie». Le complice d’Al-Atmani, Hakim Dah, a été condamné à la prison à perpétuité. Quatre des sept autres accusés ont été condamnés à quatre ans de prison. Trois autres à deux ans de réclusion.

Jusqu’au bout du procès, les neuf accusés ont nié en bloc les charges pesant contre eux et clamé leur innocence. En présence des proches des victimes françaises et marocaines et des familles des accusés, ils ont tous répété qu’ils n’avaient aucun lien avec le Jihad et avec le terrorisme. «Je n’ai aucun lien avec cet attentat. Je suis innocent (…) et le résultat de ce procès va nous permettre d’établir si le Maroc est vraiment sur la voie des réformes», a lancé Adil Al-Atmani qui était le premier à prendre la parole. Il avait pourtant reconnu sa responsabilité dans l’attentat devant un juge d’instruction, quelques jours après l’attentat, avant de se rétracter quelques mois plus tard en proclamant son innocence.

L’attentat à la bombe dans un café très fréquenté du centre de Marrakech le 28 avril, accompli à l’aide d’un engin explosif actionné à distance, a fait 17 morts, dont huit Français, trois Suisses et trois Marocains. L’explosion a porté un préjudice énorme au tourisme dans le royaume.

Le procureur du Roi a réclamé la peine capitale contre le principal suspect alors que les avocats des parties civiles, ainsi que les proches des victimes françaises, ont demandé la réclusion à perpétuité. Selon le parquet, les principaux accusés avaient avoué «avoir adhéré au courant jihadiste» et «aux idées d’al-Qaida au Maghreb, après leurs séjours en 2005 en Irak, en Syrie, en Tchétchénie, au Mali, en Algérie et en Mauritanie» Selon l’acte d’accusation, les prévenus sont coupables d’«assassinat avec préméditation», d’«appartenance à un groupe religieux interdit», et d’avoir «porté gravement atteinte à l’ordre public».

Jeudi, l’avocat d’Al-Atmani avait plaidé l’innocence de son client, dont il a réclamé l’acquittement. Demandant à la cour d’être «juste», Me Hassan Mouhib, avocat du barreau de Safi (sud de Rabat) d’où sont originaires les neuf accusés, avait assuré que le parquet n’avait pas prouvé la culpabilité de son client. Selon lui, le fait que l’accusé ait reconnu sa responsabilité durant l’enquête avant de se rétracter devant les juges en clamant son innocence constituait une zone d’ombre. Dans sa plaidoirie, l’avocat a balayé l’accusation relative aux voyages de son client dans certains pays pour s’entraîner au Jihad. Il a fait valoir qu’Adil Al-Atmani n’était qu’un «simple migrant» qui voyageait pour faire du commerce.

Une version qui a été démentie par l’un des co-accusés, le seul à comparaître librement. Lors d’une audience précédente, Mohamed Njim avait reconnu qu’Al-Atmani lui avait un jour fait part de son intention d’aller en Tchétchénie pour «y accomplir le Jihad».

La Virginie exécute une femme sans soutien mondain

Teresa Lewis, une femme de 41 ans, sera exécutée ce jeudi en Virginie (est des Etats-Unis) pour avoir commandité les meurtres de son mari et du fils de celui-ci. Les abolitionnistes y voient un cas d’école montrant l’injustice de la peine de mort.

Aux Etats-Unis où 60 condamnées patientent dans le couloir de la mort contre 3200 condamnés, l’exécution d’une femme est un fait rare. Seules 11 femmes ont été mises à mort depuis le rétablissement de la peine capitale en 1976, pour 1 215 hommes.

Ce qui est surprenant c’est le silence assourdissant de la communauté internationale des people toujours prête à fustiger les dérives des pays islamiques comme pour l’Iranienne Sakineh. A se demander si ce n’était pas en réalité l’Iran qui était visée par nos « autorités morales »… se servant du cas de cette malheureuse femme.