Après plus d’un an de détention arbitraire, Israël libère l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri

« La liberté est un sentiment indescriptible », a confié Salah Hamouri en retrouvant son domicile familial, à Jérusalem-Est. L’avocat franco-palestinien a été libéré de prison, dimanche 30 septembre, après plus d’un an de détention administrative en Israël.

Salah Hamouri, âgé de 33 ans, avait été arrêté à Jérusalem le 23 août 2017. Les accusations portées contre lui sont restées confidentielles, comme c’est souvent le cas pour les détentions administratives. Peu après sa libération, Salah Hamouri a clamé son innocence, regrettant que la France n’ait pas « fait assez pour obtenir [s]a libération ».

« Le système de détention dans les prisons israéliennes est souvent dur, les Israéliens essaient de tout faire pour emprisonner notre volonté, pour nous isoler de notre société et de notre famille. »

C’est dans une prison du Néguev, dans le sud d’Israël, que l’avocat avait été placé en détention. Il n’a pas pu recevoir de visite de sa femme française, dont les demandes de visa pour venir en Israël ont constamment été refusées depuis janvier 2016.

« Aucune célébration »

Le régime de détention administrative, très critiqué par les défenseurs des droits de l’homme, permet à Israël de priver de liberté des personnes pendant plusieurs mois – renouvelables indéfiniment sans avoir à leur en notifier les raisons.

Cette fin de détention ne se fait pas sans condition. Salah Hamouri ne devra participer à « aucune célébration [notamment de sa libération] pendant trente jours », a précisé son avocat, Me Mahmoud Hassan. Il lui est également interdit de prendre part à des activités militantes pendant cette période, a ajouté Me Hassan en précisant que son client avait payé une caution de 3 000 shekels (709 euros).

Macron a refusé de recevoir Mme Lefort-Hamouri

Le président français, Emmanuel Macron, avait évoqué à plusieurs reprises le cas de Salah Hamouri avec le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, selon le Quai d’Orsay mais il a toujours refusé de recevoir Elsa Lefort, épouse de Me Hamouri.

5 500 Palestiniens détenus

Né à Jérusalem de mère française et de père palestinien, Salah Hamouri a déjà été emprisonné à plusieurs reprises, dont une longue incarcération entre 2005 et 2011 pour « complot et appartenance aux jeunesses du Front populaire de libération de la Palestine [FPLP] », un groupuscule palestinien de gauche, qu’Israël considère comme une organisation terroriste. Il avait alors accepté de plaider coupable pour réduire de moitié sa peine, de quatorze à sept ans. Finalement, il avait été libéré en décembre 2011, avec un millier d’autres prisonniers palestiniens, en échange du soldat franco-israélien Gilad Shalit, capturé en 2006 par un commando palestinien au sud de la bande de Gaza.

Il avait été libéré en décembre 2011 dans le cadre d’un échange de prisonniers et avait toujours clamé son innocence. A sa sortie de prison, après avoir repris ses études de droit, il était devenu enquêteur de terrain pour l’association Addameer, qui défend les droits des prisonniers palestiniens. Trois jours avant son interpellation en août 2017, il avait passé l’examen du barreau palestinien.

Selon l’ONG palestinienne Addameer, plus de 5 500 Palestiniens sont actuellement détenus dans les prisons israéliennes, dont environ 450 en détention administrative.

Ahed Tamimi reçue au Real Madrid

Le symbole est fort. La Palestinienne Ahed Tamimi, connue dans le monde entier pour avoir giflé un soldat israélien, a été reçue ce vendredi 28 septembre par les dirigeants du Real de Madrid. Elle a été accueillie au Stade Santiago Bernabeu par Emilio Butragueno, ancien joueur des Merengues, et actuel vice-président chargé des affaires sportives au Real. Elle s’est vue offerte un t-shirt du club madrilène avec son prénom écrit dessus.

Issue d’une famille de résistants, Ahed Tamimi, une adolescente de 17 ans aux yeux bleus, à la peau claire et aux boucles blondes est devenue le symbole de la lutte contre l’occupation israélienne après qu’une vidéo la montrant giflant un soldat en Cisjordanie occupée fit le tour du monde.

Le 15 décembre 2017, Ahed Tamimi prenait à partie un soldat israélien qui s’était présenté devant la maison familiale. Peu avant, son cousin Mohammed avait eu la boîte crânienne fracassée par une balle en caoutchouc. Il est aujourd’hui défiguré. Ahed Tamimi s’était avancée avec sa cousine. Sa mère Nariman filmait. Pour cela, elle écopera de la même peine de prison que l’adolescente.

Détenue depuis décembre 2017, Ahed Tamimi avait été condamnée à huit mois de prison. Elle a été libérée le 29 juillet.

L’OCI déclare Jérusalem-Est occupée capitale de l’Etat de Palestine

Le sommet extraordinaire de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) sur Jérusalem (Al-Qods), tenu mercredi à Istanbul, a appelé la communauté internationale à reconnaître la ville sainte comme étant “la capitale occupée” de la Palestine.

Des leaders musulmans ont appelé mercredi le monde à reconnaître Jérusalem-Est comme capitale d’un Etat palestinien en réponse à la décision américaine de considérer la ville sainte comme capitale d’Israël à l’issue d’un sommet à Istanbul lors duquel ils ont usé d’un langage ferme sans annoncer de mesure concrète.

“Nous proclamons Jérusalem-Est capitale de l’Etat de Palestine et appelons les autres pays à reconnaître l’Etat de Palestine et Jérusalem-Est comme sa capitale occupée”, ont déclaré les leaders dans un communiqué publié à l’issue d’un sommet de l’Organisation de la Coopération islamique (OCI) à Istanbul.
La plupart des pays arabo-musulmans reconnaissent déjà Jérusalem-Est comme la capitale de l’Etat que les Palestiniens appellent de leurs voeux.

Décision nulle et non avenue

“Nous rejetons et condamnons fermement la décision irresponsable, illégale et unilatérale du président des Etats-Unis reconnaissant Jérusalem comme la prétendue capitale d’Israël. Nous considérons cette décision comme nulle et non avenue”, ont-ils ajouté.

Ils ont en outre estimé que la décision du président américain Donald Trump nourrissait “l’extrémisme et le terrorisme”.

C’est “un sabotage délibéré de tous les efforts visant à parvenir à la paix, nourrit l’extrémisme et le terrorisme et menace la paix et la sécurité mondiales”, selon le communiqué.

Ils ont aussi affirmé que Washington, en décidant cette mesure allant à l’encontre des résolutions internationales “signe son retrait de son rôle de médiateur dans la quête d’un règlement de paix”.

Washington “encourage ainsi Israël, la force occupante, à poursuivre la colonisation, l’apartheid et le nettoyage ethnique dans les territoires palestiniens occupés en 1967”, poursuit le communiqué.

“mentalité sioniste”

A l’ouverture du sommet, le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui s’est fait le porte-voix de la colère du monde arabo-musulman, avait exhorté la communauté internationale à reconnaître Jérusalem-Est comme la “capitale de la Palestine”.

Il a ensuite accusé M. Trump d’avoir une “mentalité sioniste”.

Le leader palestinien Mahmoud Abbas avait pour sa part averti qu’il n’y aurait “ni paix, ni stabilité” sans la partie arabe occupée de la ville sainte comme capitale palestinienne.

Israël “Etat terroriste”

M. Trump a “offert Jérusalem comme cadeau” au “mouvement sioniste”, “comme s’il lui offrait une des villes américaines”, a déclaré M. Abbas dans un discours d’une rare véhémence à l’encontre de l’état juif et de l’administration américaine.

Par conséquent, “nous n’acceptons aucun rôle des Etats-Unis” dans le processus de paix, a poursuivi le président palestinien, estimant que Washington était “partial”.

“Jérusalem est et restera éternellement la capitale de l’Etat de Palestine (…) Et il n’y aura ni paix, ni stabilité sans cela”, a ajouté M. Abbas.

M. Erdogan, un ardent défenseur de la cause palestinienne, avait donné le ton dans son discours en qualifiant l’Etat hébreu d'”Etat d’occupation” et d'”Etat terroriste”.

Trump reconnaît Jérusalem comme capitale d’Israël

Donald Trump a reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël, marquant une rupture spectaculaire avec ses prédécesseurs et ignorant les vives mises en garde des dirigeants de la région, et au-delà, qui redoutent une flambée de violence au Proche-Orient. Avec cette décision historique qui marquera son mandat, le 45e président des Etats-Unis tient l’une de ses promesses emblématiques de campagne. Mais il s’isole encore un peu plus sur la scène internationale et prend le risque d’anéantir les timides espoirs de reprise des discussions de paix entre Israéliens et Palestiniens.
«Il est temps d’officiellement reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël», a-t-il lancé lors d’une brève allocution depuis la Maison Blanche au cours de laquelle il a insisté sur sa volonté de simplement reconnaître «une réalité». «Les Etats-Unis restent déterminés à aider à faciliter un accord de paix acceptable pour les deux parties», a-t-il ajouté. «J’ai l’intention de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour aider à sceller un tel accord», a-t-il encore dit au pupitre, debout devant un portrait de George Washington.


Défendant une décision qui aurait du être prise «depuis longtemps», M. Trump a aussi égratigné ses prédécesseurs qui «n’ont pas fait ce qu’ils avaient dit», peut-être selon lui par manque de «courage». Toute reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël est un casus belli pour les dirigeants palestiniens, qui revendiquent Jérusalem-Est, occupée puis annexée par Israël, comme la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.
Avant même son discours, des dirigeants du monde entier avaient appelé le locataire de la Maison Blanche à peser ses mots et mesurer les conséquences de ses actes, tant Jérusalem est un volcan diplomatique.

“De la mythologie sioniste à la tragédie palestinienne”

Publié par Gilles Munier sur France-Irak Actualité

Par Ziad Medoukh*  (préface du livre « De la mythologie sioniste à la tragédie palestinienne » de Chérif Abdedaïm)

La cause palestinienne a toujours été celle du peuple algérien. L’Algérie est presque le seul pays arabe dont le gouvernement et le peuple ont soutenu et soutiennent encore la cause et la lutte du peuple palestinien pour ses droits et sa liberté, et ce, depuis l’indépendance de ce pays en 1962 à nos jours.

Donc, il ne serait pas étonnant qu’un enfant de ce peuple, journaliste, écrivain engagé, militant et historien comme Chérif Abdedaïm écrive ce livre captivant sur l’histoire du sionisme, mouvement colonial, basée sur des mythes, des mensonges et des mystifications.

Je ne veux pas revenir sur ce qu’a offert l’Algérie à la Palestine, mais ce qui m’a attiré dans le livre de Chérif Abdedaïm, c’est son approche singulière de cette question centrale sur la scène internationale, en l’occurrence la question palestinienne.

Outre l’explication historique détaillée du conflit israélopalestinien,l’auteur insiste dans son récit sur la propagande sioniste, persistante, pour continuer à occuper et à coloniser la Palestine historique ; passant en revue les différents crimes et massacres israéliens depuis 1948 jusqu’au dernier massacre de Ghaza en 2014 en transitant par celui de Sabra et Chatila en 1982.

Un livre très passionnant qui nous permet donc de comprendre l’histoire du sionisme comme doctrine politique et toutes les mesures illégales en violation des droits fondamentaux du peuple palestinien et des peuples arabes.

Pour comprendre la réalité et l’actualité dans les territoires palestiniens marquées par la poursuite des agressions israéliennes au quotidien à l’encontre des Palestiniens (le mur de l’apartheid en Cisjordanie, l’accélération de la colonisation et le blocus israélien inhumain contre Ghaza et les différentes offensives militaires contre les civils palestiniens), nous devrions lire plusieurs fois ce livre très intéressant qui retrace l’histoire du sionisme depuis 1896 avec la tenue du premier congrès sioniste à Bâle (en 1897) en passant par la déclaration Balfour en 1917 et la déportation des Palestiniens en 1948.

La politique israélienne a toujours été une politique d’instrumentalisation des mythes et de la manipulation de la religion pour continuer à écraser les Palestiniens et les chasser de leur terre d’origine avec la complicité des Nations unies et des pays occidentaux. Le livre de Chérif Abdedaïm nous dévoile cette histoire noire de ce mouvement colonial et raciste.

Dans sa présentation accompagnée des dates, des déclarations et des évènements, Chérif Abdedaïm montre que le mythe sioniste « une terre sans peuple pour un peuple sans terre » a toujours été d’actualité pour tous les gouvernements israéliens de gauche comme de droite.

Le sionisme sous toutes ses formes (sionisme politique, économique, culturel et religieux) n’a pas réussi à faire partir les Palestiniens de leur terre, ni à faire de la Palestine historique une terre promise pour les juifs du monde ; et ce, malgré la conjugaison de plusieurs facteurs : toutes les mesures répressives israéliennes, la pression du lobby sioniste notamment en Europe et aux États-Unis et les pressions exercées sur les défenseurs et les sympathisants de la cause palestinienne en les accusant d’antisémitisme. Si cette politique sioniste n’a pas réussi, selon l’auteur, c’est parce qu’elle fait face à la détermination d’un peuple qui se bat, un peuple qui résiste, qui existe, qui persiste, un peuple qui a décidé de rester digne sur sa terre.

Pour moi, Palestinien de Ghaza, je place ce livre de Chérif Abdedaïm dans la catégorie des meilleurs écrits sur l’histoire du sionisme. Un livre historique, non seulement fourmillant de détails et de précisions, mais aussi un livre d’analyse, objectif, pour toutes les générations afin qu’elles comprennent que la soi-disant paix israélienne n’est qu’un grand mensonge, une grande mystification comme toute l’histoire du sionisme et que la liberté des Palestiniens ne pourrait être arrachée qu’avec leurs sacrifices et leur combat pour leur indépendance, et ce, avec l’appui de tous ceux qui soutiennent cette juste cause à l’instar de mon ami et frère algérien Chérif Abdedaïm.

*Ziad Medoukh,

poète et écrivain palestinien d’expression française.

Citoyen de Ghaza.

Février 2016

La spoliation d’un peuple recommence,

Un refrain de tragédie,

Des massacres interminables,

L’effusion du sang par une machine militaire,

Des exactions commises par une armée ignoble,

Folie meurtrière et abjecte !

Ainsi,

La violence de l’occupation féroce s’accroît,

L’injustice est à son comble.

« Un soulèvement légitime contre l’injustice »

Ziad Medoukh

Nota : L’ouvrage « De la mythologie sioniste à la tragédie palestinienne » (Editions ANEP. Algérie. septembre 2016) de Chérif Abdedaïm, n’est malheureusement pas diffusé en France…

“Non, Shimon Peres n’était pas un homme de paix”

Les hommages gouvernementaux et médiatiques se succèdent, ce mardi, à l’annonce du décès du dirigeant israélien Shimon Peres, dans sa 93ème année. Chacun y va de ses trémolos sur « Shimon », censé représenter le « camp de la paix » israélien, par opposition aux « faucons » qui dirigent le pays.

C’est de l’enfumage.

Au cours de sa très longue carrière, terminée en apothéose comme président de l’Etat d’Israël, Peres n’a jamais dévié d’un pouce du projet sioniste de conquête et de destruction de la Palestine.« L’homme de paix » ne manquait ni de talent, ni d’entregent en matière de militarisme. Dans les années 1950, il joua par exemple un rôle-clé dans l’acquisition de la technologie d’origine française qui allait permettre à Israël d’introduire l’arme atomique au Moyen-Orient (sans jamais l’avouer, soit dit en passant).

A la différence d’un grand nombre de dirigeants politiques israéliens, Shimon Peres n’avait pas fait préalablement carrière dans l’armée.

Mais cela ne le rendait pas plus pacifiste pour autant. Aucun problème, pour lui, de faire partie de coalitions gouvernementales avec des criminels assumés, comme le terroriste du groupe Stern Yitzhak Shamir devenu Premier ministre dans les années 1980, ou le tristement célèbre Ariel Sharon lors de la terrible vague de répression du peuple palestinien (plusieurs milliers de morts) au début des années 2000.

Lorsqu’il devient lui-même temporairement Premier Ministre – épisode rare, pour l’individu, qui n’était pas très populaire dans l’opinion publique israélienne -, Peres montre que lui aussi sait jouer les « durs ». On lui doit notamment le massacre de Cana, une localité du sud du Liban, où 106 civils, réfugiés placés sous la protection de l’ONU, furent massacrés par les bombardiers de Tsahal.

Jamais hostile à la colonisation des territoires palestiniens, malgré des légendes sur ce point diffusées à l’international, Peres a bien servi jusqu’à ses derniers jours, dans une astucieuse répartition des rôles, en vendant une image floue de « colombe », tandis que ses collègues (Netanyahou, Lieberman, etc) revendiquent leur rôle de brutes.

Pour rappel la lettre de Mordechai Vanunu demandant au Comité du prix Nobel de la paix de retirer son nom de la liste des candidats.au Comité du Prix Nobel, intitulée : “Je ne saurais figurer sur une liste de lauréats incluant quelqu’un tel que Shimon Peres”

Jérusalem-Est occupée, le 1er mars 2009,

Chers membres du Comité du Prix Nobel de la Paix (Oslo),

Je suis Mordechaï Vanunu ; j’ai été nominé à plusieurs reprises à la candidature au Prix Nobel de la Paix. C ’est également le cas, en cette année 2009.

Par la présente, je demande au Comité de retirer mon nom de la liste des candidats, cette année. Je ne saurais en effet figurer sur une liste de lauréats incluant quelqu’un tel que Shimon Peres. Il s’agit, en effet, de l’homme qui a présidé de A jusqu’à Z à la politique d’armement nucléaire israélien.

Peres a créé, puis développé, le centre de production d’armes atomiques de Dimona, en Israël. Exactement comme l’a fait le Dr. Khan au Pakistan, Peres a été l’homme derrière la prolifération d’armes atomiques vers l’Afrique du Sud et d’autres pays. Il a aussi été, à titre d’exemple, à l’origine du programme de tests d’armes nucléaires en Afrique du Sud, à partir de 1978.

C’est ce même Peres qui a ordonné que je sois kidnappé à Rome, en Italie, le 30 septembre 1986, et qui a diligenté le procès secret qui m’a condamné pour espionnage et trahison à dix-huit années de prison de haute sécurité, dans un isolement total, en Israël.

Jusqu’à ce jour, il persiste à s’opposer à ma liberté et à mon élargissement, ce, en dépit du fait que j’ai effectué la totalité de ma condamnation, soit dix-huit ans d’incarcération.

Pour toutes ces raisons, je ne veux pas être nominé et je n’accepterai aucune nomination.

Je dirai « Non » à toute nomination de cette nature, aussi longtemps que je ne serai pas libre, c’est-à-dire, aussi longtemps que je resterai contraint à ne pas quitter le territoire israélien.

 

par Euro-Palestine

La Palestine à l’IMA : programme complet

Informations pratiques

Quand

 

Du 18 février au 20 mars 2016

 

Institut du monde arabe, Niveaux -1/-2

Combien

 

Pour l’exposition : 5€ tarif normal / 3€ tarif réduit

Du 18 février au 20 mars 2016, plongez au coeur de l’art palestinien sous toutes ses formes : une exposition, celle de cinq jeunes artistes, Larissa Sansour, Khaled Jarrar, Bashir Makhoul et Shadi Al Zaqzouq et Nidaa Badwan, un cycle de cinéma du 26 au 28 février. Un focus sur Gaza viendra clôre la manifestation.

De nombreux artistes contemporains palestiniens sont parvenus à recréer à travers leurs œuvres un lien identitaire avec leur pays d’origine en réaffirmant leur existence et leur droit d’appartenir à cette terre (et non l’inverse!). La thématique de l’espace privé ou public, de son contrôle et de son appropriation sont les axes majeurs de cette exposition. Les oeuvres présentées proposent une vision artistique de la notion de territoire et redéfinissent l’espace palestinien.

Un cycle de cinéma proposant courts-métrages et longs-métrages d’artistes palestiniens sera proposé du 26 au 28 février :

Vendredi 26 février – 20h (long-métrage) :

> Fix Me, Raed Andoni (98′)
Projection suivie d’un débat en présence du réalisateur

Samedi 27 février – 18h (courts-métrages) :

> Soleil privé, Rami Alayan (25′)

> La Pierre de Salomon, Ramzi Maqdisi (25′)

> Roubama, Rakan Mayasi (15′)
Projection suivie d’un débat en présence du réalisateur sous réserve

> No Exit , Mohanad Yaqubi (11′)
Projection suivie d’un débat en présence du réalisateur

> Suspended Time
En présence du producteur du film Mohanad Yaqoubi – Samedi 27 Février.

Dimanche 28 février – 18h :

> Les 18 fugitives, Amer (et non pas AMer)  Shomali (75′)
Projection suivie d’un débat en présence du réalisateur Amer Shomali (sous réserve)

14 entreprises libanaises et tunisiennes s’engagent dans le 1er label méditerranéen EDILE pour l’investissement inclusif

Le 4 novembre 2015, ANIMA Investment Network et l’OCEMO ont organisé la première édition des trophées EDILE, qui a récompensé les entreprises euro-méditerranéennes ayant le plus contribué au développement de leurs villes et territoires. Cet événement était également l’occasion d’annoncer le lancement officiel du label EDILE, premier label destiné à évaluer les retombées locales des entreprises à l’échelle méditerranéenne.

 

La soirée animée par Paul Molga, journaliste des Echos, a été rythmée par ces deux temps forts.

 

En ouverture, Bernard Morel, Vice-Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur a souligné l’importance du développement inclusif sur les deux rives de la Méditerranée. De son côté  Khalil Laabidi, Président d’ANIMA Investment Network et Vice-Président de l’OCEMO, a manifesté son soutien au label EDILE et encouragé les partenaires et acteurs à s’investir davantage. « La question n’est pas de savoir si les investissements contribuent au développement économique local, mais comment ils peuvent y contribuer davantage » a rappelé Emmanuel Noutary, Délégué Général d’ANIMA.

 

Ce nouveau label vise à promouvoir une nouvelle dynamique dans les territoires euro-méditerranéens avec la remise des premières chartes d’engagement aux 14 entreprises présentes. Une charte qui vise à encourager via le label les projets d’investissement ayant un impact positif sur leur territoire d’implantation en matière économique (bonnes pratiques et contribution à l’économie locale), sociale (respect et valorisation des salariés), environnementale, (prise en compte du facteur écologique) et communautaire (création de valeur au niveau local).

 

Cet événement a également été l’occasion de valoriser les efforts des entreprises les plus impliquées dans l’initiative avec la 1ère édition des trophées de l’investissement inclusif. Six entrepreneurs, trois tunisiens et trois libanais, se sont vus remettre un trophée par des représentants de la CDC, la BEI, l’UpM, l’AFD et l’OCEMO.

 

Henry Marty-Gauquié, Représentant de la Banque Européenne d’Investissement en France a décerné le trophée de l’impact économique à la société tunisienne Biome Solar Energie représentée par Ahmed Ernez. Cette entreprise spécialisée dans le domaine de l’énergie renouvelable est devenue leader sur le marché local en proposant des solutions de chauffe-eau solaires. Pour sa gamme de produit, BSI a remporté la certification du SMQ ISO 9001, le certificat « solar keymark » (SKM) et est actuellement en cours de mise en place d’autres normes ISO afin d’adhérer au Pacte Mondial des Nations Unies.

 

Elisabeth Viola, Directrice régionale à la direction régionale PACA de la Caisse des Dépôts et Consignations  a remis le trophée de l’impact social à la Centrale Laitière de Sidi Bouzid de Tunisie. Ce projet d’investissement concerne une unité de production du lait et de produits dérivés, qui se distingue par le recrutement et la formation de jeunes inexpérimentés de cette région symbolique des enjeux sociaux en Tunisie.

 

Dominique Rojat, Chef de projets à la division environnement et équipement de l’Agence Française de Développement  a été choisi pour remettre le trophée de l’impact environnemental à Bassam Baassiri de la société Green Eco Tech. Située au Liban, l’usine propose le traitement des déchets terrestres par pyrolyse, une solution qui permet d’éviter l’incinération et l’enfouissement. De plus, l’entreprise offre des sources d’énergies alternatives et durables permettant d’approvisionner les besoins de la communauté.

 

Wilco PM représenté par William Boutros s’est vu décerné le trophée de l’impact communauté par Guy Fleuret, Directeur Infrastructures et Développement Urbain à l’Union pour la Méditerranée. Cet abattoir de volailles a investi plus de 20 millions de dollars dans la construction d’un nouvel abattoir avec des installations plus respectueuses des retombées locales et environnementales. De plus, en coordination avec la municipalité locale, la société a créé des infrastructures de traitement des eaux, d’électricité et de relais téléphoniques bénéfiques pour la communauté.

 

Le dernier prix d’excellence récompensant une entreprise publique et décerné par Philippe de Fontaine Vive, Co-Président de l’OCEMO, a été remis à deux projets.

Le projet tunisien Veder (Valorisation Energétique des Résidus) représenté par Lamia Sayahi, du Centre International des Technologies de l’Environnement de Tunis (CITET). L’usine fournit une production décentralisée d’électricité à partir de ressources renouvelables, avec un objectif d’exemplarité et de duplication dans d’autres exploitations agricoles publiques.

La Réserve naturelle du Shouf au Liban, représentée par Charles Noujaim, a été choisie pour son développement d’un écotourisme de qualité. Chaque année, un budget d’un million de dollars est consacré à soutenir le développement d’activités socioéconomiques dans cette réserve naturelle classée par l’UNESCO (écotourisme, artisanat local, développement des énergies renouvelables, etc.).

 

L’initiative EDILE entame désormais une étape essentielle pour l’établissement et la consolidation de son label au niveau national au Liban en Tunisie. Des consultations sont en cours avec diverses institutions bancaires, administrations publiques, organisations de développement économique, afin de constituer la « communauté EDILE » dans chaque pays. La mobilisation de bailleurs internationaux, notamment Agence Française de Développement, Banque Européenne d’Investissement, Caisse des Dépôts et Consignations et Union pour la Méditerranée, devraient permettre à EDILE de s’étendre en 2016 à 4 nouveaux pays : Algérie, Egypte, Maroc et Palestine.

Communiqué


Netanyahu : “Hitler ne souhaitait pas exterminer les juifs”

Le Premier ministre israélien accuse le mufti de Jérusalem, Haj Amin al-Husseini, d’avoir soumis l’idée au Führer d’exterminer les juifs.

Loin de jouer l’apaisement, Benjamin Netanyahu souffle sur les braises de la guerre de religion alors que les attaques palestiniennes au couteau se multiplient à Jérusalem et en Cisjordanie. Comme le dévoile le quotidien israélien Haaretz, le Premier ministre israélien a ainsi créé la polémique mardi en annonçant qu’Hitler ne souhaitait pas exterminer les juifs, accusant au contraire le mufti de Jérusalem de l’époque, Haj Amin al-Husseini, haut dirigeant musulman dans la Palestine alors sous mandat britannique. De nombreux historiens révisionnistes ont été condamnés à de la prison ferme pour avoir tenu les mêmes propos.

S’exprimant devant le Congrès sioniste mondial à Jérusalem, Netanyahu relate une rencontre survenue, selon lui, en novembre 1941 entre Haj Amin al-Husseini et le chancelier allemand. “Hitler ne souhaitait pas exterminer les juifs à cette époque, il souhaitait les expulser”, souligne le Premier ministre israélien. “C’est alors que Haj Amin al-Husseini est allé à la rencontre d’Hitler et lui a dit : Si vous les expulsez, ils débarqueront tous ici (en Palestine).” À en croire Benjamin Netanyahu, le Führer lui aurait alors répondu : “Que devrais-je faire d’eux ?” Et le mufti de répondre : “Brûlez-les.” Une telle théorie a déjà été évoquée par Netanyahu lors d’un discours prononcé à la Knesset en 2012, où il décrivait déjà Husseini comme “l’un des principaux architectes” de la solution finale.

En relançant cette polémique, le Premier ministre israélien entend réfuter les accusations selon lesquelles les juifs ou Israël chercheraient à détruire ou à s’accaparer l’esplanade des Mosquées et la mosquée Al-Aqsa qui s’y trouve, à Jérusalem. Cette question est centrale dans l’enchaînement actuel des violences entre Palestiniens et Israéliens.

Le Premier ministre israélien a dû se justifier, mercredi après-midi : “Mon objectif n’était pas d’absoudre Hitler de sa responsabilité, mais de montrer qu’à cette époque-là le père de la nation palestinienne (…) menait une campagne d’incitation systématique à l’extermination des juifs”, a-t-il déclaré, cité dans un communiqué de ses services. “Malheureusement, (le mufti) Haj Amin al-Husseini est encore une figure respectée dans la société palestinienne, il apparaît dans les manuels scolaires (…) et l’incitation à la violence et à l’assassinat des juifs qui a commencé alors avec lui se poursuit. (…) C’est la racine du problème”, a-t-il conclu.

Netanyahu autorise les tirs à balles réelles sur les Palestiniens

Le gouvernement israélien veut visiblement étouffer toute velléité de contestation dans les territoires palestiniens occupés. Il est prêt à provoquer des bains de sang pour y parvenir. Et cela sous les regards complices de la communauté internationale qui laisse faire sans broncher. C’est ainsi qu’après les affrontements sur l’Esplanade des Mosquées qui ont opposé récemment de jeunes Palestiniens aux forces de répression israélienne, Benyamin Netanyahu a indiqué qu’il allait déclarer «la guerre aux lanceurs de pierres».

Jeudi soir, premier jour de l’Aïd El Adha, le Premier ministre a autorisé les forces d’occupation israéliennes à ouvrir le feu contre ces lanceurs de pierres, s’ils estiment que la vie d’un civil peut être en danger, et non plus seulement si un policier est menacé. Et surtout ils pourront tirer à balles réelles à El Qods-Est, comme c’est déjà le cas en Cisjordanie.

A El Qods-Est, les Palestiniens manifestent régulièrement contre l’occupation israélienne et les tentatives répétées des Israéliens de judaïser par la force la ville sainte. Jusqu’à présent, les forces de sécurité utilisaient des balles en caoutchouc pour disperser ces manifestations. Cette décision qui était en discussion depuis une semaine a fait débat. L’organisation de droits de l’homme israélienne B’Tselem a mis en garde contre l’utilisation d’armes létales. «L’expérience en Cisjordanie montre plutôt que de restaurer l’ordre, cela risque d’exacerber les violences, avec des morts à la clé», indiquent des observateurs.

Un jeune Palestinien blessé par des tirs de soldat de l’occupation israélienne vendredi 18 septembre a, rappelle-t-on, succombé jeudi à ses blessures dans un hôpital de Naplouse, en Cisjordanie, a indiqué  sa famille. Selon des responsables des services de sécurité palestiniens, la victime, Ahmad Khatabteh, 25 ans, a été touchée par des tirs de soldats israéliens à Beit  Fourik, à l’est de Naplouse. Son décès porte à trois le nombre de jeunes Palestiniens morts en moins d’une semaine en Cisjordanie, dans un contexte de violence nourrie de crimes commis par les forces d’occupation.

Mardi, une jeune Palestinienne, de 18 ans, blessée par des tirs de soldats israéliens a succombé à ses blessures à l’hôpital à El Qods occupée.
Selon son père, elle a été abattue «de sang-froid (…) non pas d’une mais d’une dizaine de balles» alors qu’elle «n’était un danger pour personne et encore moins pour des soldats surarmés».

Malaise entre le Brésil et Israël

Les autorités brésiliennes se refusent à commenter les rumeurs de malaise avec Israël, après la décision de l’Etat hébreu de nommer comme prochain ambassadeur à Brasilia Danny Dayan, un ancien dirigeant des colons juifs de Cisjordanie.

Le quotidien israélien Yediot Aharonot a affirmé, il y a quelques jours, que la présidente Dilma Rousseff avait envoyé une lettre au gouvernement israélien en le menaçant de mettre son veto à la désignation de M. Dayan.

Le gouvernement de Benjamin Netanyahu a annoncé publiquement, début septembre, qu’il avait l’intention de nommer cet entrepreneur d’origine argentine, qui vit dans une colonie en Cisjordanie, et qui a dirigé le conseil de Yesha, principale organisation de colons dans les territoires palestiniens occupés. «Il n’y a eu aucune lettre de la Présidente tout simplement parce qu’il n’y a eu aucune demande d’agrément» de M. Dayan, a déclaré à l’AFP une source à la Présidence.

Plus de 35 mouvements sociaux et politiques brésiliens ont envoyé, fin août, à Mme Rousseff une pétition contre la nomination de M. Dayan qu’ils accusent de violer les «lois internationales et les droits fondamentaux du peuple palestinien». Le Brésil a reconnu l’Etat palestinien en 2010.

Source el watan   par A.Z.