L’OCI déclare Jérusalem-Est occupée capitale de l’Etat de Palestine

Le sommet extraordinaire de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) sur Jérusalem (Al-Qods), tenu mercredi à Istanbul, a appelé la communauté internationale à reconnaître la ville sainte comme étant “la capitale occupée” de la Palestine.

Des leaders musulmans ont appelé mercredi le monde à reconnaître Jérusalem-Est comme capitale d’un Etat palestinien en réponse à la décision américaine de considérer la ville sainte comme capitale d’Israël à l’issue d’un sommet à Istanbul lors duquel ils ont usé d’un langage ferme sans annoncer de mesure concrète.

“Nous proclamons Jérusalem-Est capitale de l’Etat de Palestine et appelons les autres pays à reconnaître l’Etat de Palestine et Jérusalem-Est comme sa capitale occupée”, ont déclaré les leaders dans un communiqué publié à l’issue d’un sommet de l’Organisation de la Coopération islamique (OCI) à Istanbul.
La plupart des pays arabo-musulmans reconnaissent déjà Jérusalem-Est comme la capitale de l’Etat que les Palestiniens appellent de leurs voeux.

Décision nulle et non avenue

“Nous rejetons et condamnons fermement la décision irresponsable, illégale et unilatérale du président des Etats-Unis reconnaissant Jérusalem comme la prétendue capitale d’Israël. Nous considérons cette décision comme nulle et non avenue”, ont-ils ajouté.

Ils ont en outre estimé que la décision du président américain Donald Trump nourrissait “l’extrémisme et le terrorisme”.

C’est “un sabotage délibéré de tous les efforts visant à parvenir à la paix, nourrit l’extrémisme et le terrorisme et menace la paix et la sécurité mondiales”, selon le communiqué.

Ils ont aussi affirmé que Washington, en décidant cette mesure allant à l’encontre des résolutions internationales “signe son retrait de son rôle de médiateur dans la quête d’un règlement de paix”.

Washington “encourage ainsi Israël, la force occupante, à poursuivre la colonisation, l’apartheid et le nettoyage ethnique dans les territoires palestiniens occupés en 1967”, poursuit le communiqué.

“mentalité sioniste”

A l’ouverture du sommet, le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui s’est fait le porte-voix de la colère du monde arabo-musulman, avait exhorté la communauté internationale à reconnaître Jérusalem-Est comme la “capitale de la Palestine”.

Il a ensuite accusé M. Trump d’avoir une “mentalité sioniste”.

Le leader palestinien Mahmoud Abbas avait pour sa part averti qu’il n’y aurait “ni paix, ni stabilité” sans la partie arabe occupée de la ville sainte comme capitale palestinienne.

Israël “Etat terroriste”

M. Trump a “offert Jérusalem comme cadeau” au “mouvement sioniste”, “comme s’il lui offrait une des villes américaines”, a déclaré M. Abbas dans un discours d’une rare véhémence à l’encontre de l’état juif et de l’administration américaine.

Par conséquent, “nous n’acceptons aucun rôle des Etats-Unis” dans le processus de paix, a poursuivi le président palestinien, estimant que Washington était “partial”.

“Jérusalem est et restera éternellement la capitale de l’Etat de Palestine (…) Et il n’y aura ni paix, ni stabilité sans cela”, a ajouté M. Abbas.

M. Erdogan, un ardent défenseur de la cause palestinienne, avait donné le ton dans son discours en qualifiant l’Etat hébreu d'”Etat d’occupation” et d'”Etat terroriste”.

Trump reconnaît Jérusalem comme capitale d’Israël

Donald Trump a reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël, marquant une rupture spectaculaire avec ses prédécesseurs et ignorant les vives mises en garde des dirigeants de la région, et au-delà, qui redoutent une flambée de violence au Proche-Orient. Avec cette décision historique qui marquera son mandat, le 45e président des Etats-Unis tient l’une de ses promesses emblématiques de campagne. Mais il s’isole encore un peu plus sur la scène internationale et prend le risque d’anéantir les timides espoirs de reprise des discussions de paix entre Israéliens et Palestiniens.
«Il est temps d’officiellement reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël», a-t-il lancé lors d’une brève allocution depuis la Maison Blanche au cours de laquelle il a insisté sur sa volonté de simplement reconnaître «une réalité». «Les Etats-Unis restent déterminés à aider à faciliter un accord de paix acceptable pour les deux parties», a-t-il ajouté. «J’ai l’intention de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour aider à sceller un tel accord», a-t-il encore dit au pupitre, debout devant un portrait de George Washington.


Défendant une décision qui aurait du être prise «depuis longtemps», M. Trump a aussi égratigné ses prédécesseurs qui «n’ont pas fait ce qu’ils avaient dit», peut-être selon lui par manque de «courage». Toute reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël est un casus belli pour les dirigeants palestiniens, qui revendiquent Jérusalem-Est, occupée puis annexée par Israël, comme la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.
Avant même son discours, des dirigeants du monde entier avaient appelé le locataire de la Maison Blanche à peser ses mots et mesurer les conséquences de ses actes, tant Jérusalem est un volcan diplomatique.

“De la mythologie sioniste à la tragédie palestinienne”

Publié par Gilles Munier sur France-Irak Actualité

Par Ziad Medoukh*  (préface du livre « De la mythologie sioniste à la tragédie palestinienne » de Chérif Abdedaïm)

La cause palestinienne a toujours été celle du peuple algérien. L’Algérie est presque le seul pays arabe dont le gouvernement et le peuple ont soutenu et soutiennent encore la cause et la lutte du peuple palestinien pour ses droits et sa liberté, et ce, depuis l’indépendance de ce pays en 1962 à nos jours.

Donc, il ne serait pas étonnant qu’un enfant de ce peuple, journaliste, écrivain engagé, militant et historien comme Chérif Abdedaïm écrive ce livre captivant sur l’histoire du sionisme, mouvement colonial, basée sur des mythes, des mensonges et des mystifications.

Je ne veux pas revenir sur ce qu’a offert l’Algérie à la Palestine, mais ce qui m’a attiré dans le livre de Chérif Abdedaïm, c’est son approche singulière de cette question centrale sur la scène internationale, en l’occurrence la question palestinienne.

Outre l’explication historique détaillée du conflit israélopalestinien,l’auteur insiste dans son récit sur la propagande sioniste, persistante, pour continuer à occuper et à coloniser la Palestine historique ; passant en revue les différents crimes et massacres israéliens depuis 1948 jusqu’au dernier massacre de Ghaza en 2014 en transitant par celui de Sabra et Chatila en 1982.

Un livre très passionnant qui nous permet donc de comprendre l’histoire du sionisme comme doctrine politique et toutes les mesures illégales en violation des droits fondamentaux du peuple palestinien et des peuples arabes.

Pour comprendre la réalité et l’actualité dans les territoires palestiniens marquées par la poursuite des agressions israéliennes au quotidien à l’encontre des Palestiniens (le mur de l’apartheid en Cisjordanie, l’accélération de la colonisation et le blocus israélien inhumain contre Ghaza et les différentes offensives militaires contre les civils palestiniens), nous devrions lire plusieurs fois ce livre très intéressant qui retrace l’histoire du sionisme depuis 1896 avec la tenue du premier congrès sioniste à Bâle (en 1897) en passant par la déclaration Balfour en 1917 et la déportation des Palestiniens en 1948.

La politique israélienne a toujours été une politique d’instrumentalisation des mythes et de la manipulation de la religion pour continuer à écraser les Palestiniens et les chasser de leur terre d’origine avec la complicité des Nations unies et des pays occidentaux. Le livre de Chérif Abdedaïm nous dévoile cette histoire noire de ce mouvement colonial et raciste.

Dans sa présentation accompagnée des dates, des déclarations et des évènements, Chérif Abdedaïm montre que le mythe sioniste « une terre sans peuple pour un peuple sans terre » a toujours été d’actualité pour tous les gouvernements israéliens de gauche comme de droite.

Le sionisme sous toutes ses formes (sionisme politique, économique, culturel et religieux) n’a pas réussi à faire partir les Palestiniens de leur terre, ni à faire de la Palestine historique une terre promise pour les juifs du monde ; et ce, malgré la conjugaison de plusieurs facteurs : toutes les mesures répressives israéliennes, la pression du lobby sioniste notamment en Europe et aux États-Unis et les pressions exercées sur les défenseurs et les sympathisants de la cause palestinienne en les accusant d’antisémitisme. Si cette politique sioniste n’a pas réussi, selon l’auteur, c’est parce qu’elle fait face à la détermination d’un peuple qui se bat, un peuple qui résiste, qui existe, qui persiste, un peuple qui a décidé de rester digne sur sa terre.

Pour moi, Palestinien de Ghaza, je place ce livre de Chérif Abdedaïm dans la catégorie des meilleurs écrits sur l’histoire du sionisme. Un livre historique, non seulement fourmillant de détails et de précisions, mais aussi un livre d’analyse, objectif, pour toutes les générations afin qu’elles comprennent que la soi-disant paix israélienne n’est qu’un grand mensonge, une grande mystification comme toute l’histoire du sionisme et que la liberté des Palestiniens ne pourrait être arrachée qu’avec leurs sacrifices et leur combat pour leur indépendance, et ce, avec l’appui de tous ceux qui soutiennent cette juste cause à l’instar de mon ami et frère algérien Chérif Abdedaïm.

*Ziad Medoukh,

poète et écrivain palestinien d’expression française.

Citoyen de Ghaza.

Février 2016

La spoliation d’un peuple recommence,

Un refrain de tragédie,

Des massacres interminables,

L’effusion du sang par une machine militaire,

Des exactions commises par une armée ignoble,

Folie meurtrière et abjecte !

Ainsi,

La violence de l’occupation féroce s’accroît,

L’injustice est à son comble.

« Un soulèvement légitime contre l’injustice »

Ziad Medoukh

Nota : L’ouvrage « De la mythologie sioniste à la tragédie palestinienne » (Editions ANEP. Algérie. septembre 2016) de Chérif Abdedaïm, n’est malheureusement pas diffusé en France…

“Non, Shimon Peres n’était pas un homme de paix”

Les hommages gouvernementaux et médiatiques se succèdent, ce mardi, à l’annonce du décès du dirigeant israélien Shimon Peres, dans sa 93ème année. Chacun y va de ses trémolos sur « Shimon », censé représenter le « camp de la paix » israélien, par opposition aux « faucons » qui dirigent le pays.

C’est de l’enfumage.

Au cours de sa très longue carrière, terminée en apothéose comme président de l’Etat d’Israël, Peres n’a jamais dévié d’un pouce du projet sioniste de conquête et de destruction de la Palestine.« L’homme de paix » ne manquait ni de talent, ni d’entregent en matière de militarisme. Dans les années 1950, il joua par exemple un rôle-clé dans l’acquisition de la technologie d’origine française qui allait permettre à Israël d’introduire l’arme atomique au Moyen-Orient (sans jamais l’avouer, soit dit en passant).

A la différence d’un grand nombre de dirigeants politiques israéliens, Shimon Peres n’avait pas fait préalablement carrière dans l’armée.

Mais cela ne le rendait pas plus pacifiste pour autant. Aucun problème, pour lui, de faire partie de coalitions gouvernementales avec des criminels assumés, comme le terroriste du groupe Stern Yitzhak Shamir devenu Premier ministre dans les années 1980, ou le tristement célèbre Ariel Sharon lors de la terrible vague de répression du peuple palestinien (plusieurs milliers de morts) au début des années 2000.

Lorsqu’il devient lui-même temporairement Premier Ministre – épisode rare, pour l’individu, qui n’était pas très populaire dans l’opinion publique israélienne -, Peres montre que lui aussi sait jouer les « durs ». On lui doit notamment le massacre de Cana, une localité du sud du Liban, où 106 civils, réfugiés placés sous la protection de l’ONU, furent massacrés par les bombardiers de Tsahal.

Jamais hostile à la colonisation des territoires palestiniens, malgré des légendes sur ce point diffusées à l’international, Peres a bien servi jusqu’à ses derniers jours, dans une astucieuse répartition des rôles, en vendant une image floue de « colombe », tandis que ses collègues (Netanyahou, Lieberman, etc) revendiquent leur rôle de brutes.

Pour rappel la lettre de Mordechai Vanunu demandant au Comité du prix Nobel de la paix de retirer son nom de la liste des candidats.au Comité du Prix Nobel, intitulée : “Je ne saurais figurer sur une liste de lauréats incluant quelqu’un tel que Shimon Peres”

Jérusalem-Est occupée, le 1er mars 2009,

Chers membres du Comité du Prix Nobel de la Paix (Oslo),

Je suis Mordechaï Vanunu ; j’ai été nominé à plusieurs reprises à la candidature au Prix Nobel de la Paix. C ’est également le cas, en cette année 2009.

Par la présente, je demande au Comité de retirer mon nom de la liste des candidats, cette année. Je ne saurais en effet figurer sur une liste de lauréats incluant quelqu’un tel que Shimon Peres. Il s’agit, en effet, de l’homme qui a présidé de A jusqu’à Z à la politique d’armement nucléaire israélien.

Peres a créé, puis développé, le centre de production d’armes atomiques de Dimona, en Israël. Exactement comme l’a fait le Dr. Khan au Pakistan, Peres a été l’homme derrière la prolifération d’armes atomiques vers l’Afrique du Sud et d’autres pays. Il a aussi été, à titre d’exemple, à l’origine du programme de tests d’armes nucléaires en Afrique du Sud, à partir de 1978.

C’est ce même Peres qui a ordonné que je sois kidnappé à Rome, en Italie, le 30 septembre 1986, et qui a diligenté le procès secret qui m’a condamné pour espionnage et trahison à dix-huit années de prison de haute sécurité, dans un isolement total, en Israël.

Jusqu’à ce jour, il persiste à s’opposer à ma liberté et à mon élargissement, ce, en dépit du fait que j’ai effectué la totalité de ma condamnation, soit dix-huit ans d’incarcération.

Pour toutes ces raisons, je ne veux pas être nominé et je n’accepterai aucune nomination.

Je dirai « Non » à toute nomination de cette nature, aussi longtemps que je ne serai pas libre, c’est-à-dire, aussi longtemps que je resterai contraint à ne pas quitter le territoire israélien.

 

par Euro-Palestine

La Palestine à l’IMA : programme complet

Informations pratiques

Quand

 

Du 18 février au 20 mars 2016

 

Institut du monde arabe, Niveaux -1/-2

Combien

 

Pour l’exposition : 5€ tarif normal / 3€ tarif réduit

Du 18 février au 20 mars 2016, plongez au coeur de l’art palestinien sous toutes ses formes : une exposition, celle de cinq jeunes artistes, Larissa Sansour, Khaled Jarrar, Bashir Makhoul et Shadi Al Zaqzouq et Nidaa Badwan, un cycle de cinéma du 26 au 28 février. Un focus sur Gaza viendra clôre la manifestation.

De nombreux artistes contemporains palestiniens sont parvenus à recréer à travers leurs œuvres un lien identitaire avec leur pays d’origine en réaffirmant leur existence et leur droit d’appartenir à cette terre (et non l’inverse!). La thématique de l’espace privé ou public, de son contrôle et de son appropriation sont les axes majeurs de cette exposition. Les oeuvres présentées proposent une vision artistique de la notion de territoire et redéfinissent l’espace palestinien.

Un cycle de cinéma proposant courts-métrages et longs-métrages d’artistes palestiniens sera proposé du 26 au 28 février :

Vendredi 26 février – 20h (long-métrage) :

> Fix Me, Raed Andoni (98′)
Projection suivie d’un débat en présence du réalisateur

Samedi 27 février – 18h (courts-métrages) :

> Soleil privé, Rami Alayan (25′)

> La Pierre de Salomon, Ramzi Maqdisi (25′)

> Roubama, Rakan Mayasi (15′)
Projection suivie d’un débat en présence du réalisateur sous réserve

> No Exit , Mohanad Yaqubi (11′)
Projection suivie d’un débat en présence du réalisateur

> Suspended Time
En présence du producteur du film Mohanad Yaqoubi – Samedi 27 Février.

Dimanche 28 février – 18h :

> Les 18 fugitives, Amer (et non pas AMer)  Shomali (75′)
Projection suivie d’un débat en présence du réalisateur Amer Shomali (sous réserve)

14 entreprises libanaises et tunisiennes s’engagent dans le 1er label méditerranéen EDILE pour l’investissement inclusif

Le 4 novembre 2015, ANIMA Investment Network et l’OCEMO ont organisé la première édition des trophées EDILE, qui a récompensé les entreprises euro-méditerranéennes ayant le plus contribué au développement de leurs villes et territoires. Cet événement était également l’occasion d’annoncer le lancement officiel du label EDILE, premier label destiné à évaluer les retombées locales des entreprises à l’échelle méditerranéenne.

 

La soirée animée par Paul Molga, journaliste des Echos, a été rythmée par ces deux temps forts.

 

En ouverture, Bernard Morel, Vice-Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur a souligné l’importance du développement inclusif sur les deux rives de la Méditerranée. De son côté  Khalil Laabidi, Président d’ANIMA Investment Network et Vice-Président de l’OCEMO, a manifesté son soutien au label EDILE et encouragé les partenaires et acteurs à s’investir davantage. « La question n’est pas de savoir si les investissements contribuent au développement économique local, mais comment ils peuvent y contribuer davantage » a rappelé Emmanuel Noutary, Délégué Général d’ANIMA.

 

Ce nouveau label vise à promouvoir une nouvelle dynamique dans les territoires euro-méditerranéens avec la remise des premières chartes d’engagement aux 14 entreprises présentes. Une charte qui vise à encourager via le label les projets d’investissement ayant un impact positif sur leur territoire d’implantation en matière économique (bonnes pratiques et contribution à l’économie locale), sociale (respect et valorisation des salariés), environnementale, (prise en compte du facteur écologique) et communautaire (création de valeur au niveau local).

 

Cet événement a également été l’occasion de valoriser les efforts des entreprises les plus impliquées dans l’initiative avec la 1ère édition des trophées de l’investissement inclusif. Six entrepreneurs, trois tunisiens et trois libanais, se sont vus remettre un trophée par des représentants de la CDC, la BEI, l’UpM, l’AFD et l’OCEMO.

 

Henry Marty-Gauquié, Représentant de la Banque Européenne d’Investissement en France a décerné le trophée de l’impact économique à la société tunisienne Biome Solar Energie représentée par Ahmed Ernez. Cette entreprise spécialisée dans le domaine de l’énergie renouvelable est devenue leader sur le marché local en proposant des solutions de chauffe-eau solaires. Pour sa gamme de produit, BSI a remporté la certification du SMQ ISO 9001, le certificat « solar keymark » (SKM) et est actuellement en cours de mise en place d’autres normes ISO afin d’adhérer au Pacte Mondial des Nations Unies.

 

Elisabeth Viola, Directrice régionale à la direction régionale PACA de la Caisse des Dépôts et Consignations  a remis le trophée de l’impact social à la Centrale Laitière de Sidi Bouzid de Tunisie. Ce projet d’investissement concerne une unité de production du lait et de produits dérivés, qui se distingue par le recrutement et la formation de jeunes inexpérimentés de cette région symbolique des enjeux sociaux en Tunisie.

 

Dominique Rojat, Chef de projets à la division environnement et équipement de l’Agence Française de Développement  a été choisi pour remettre le trophée de l’impact environnemental à Bassam Baassiri de la société Green Eco Tech. Située au Liban, l’usine propose le traitement des déchets terrestres par pyrolyse, une solution qui permet d’éviter l’incinération et l’enfouissement. De plus, l’entreprise offre des sources d’énergies alternatives et durables permettant d’approvisionner les besoins de la communauté.

 

Wilco PM représenté par William Boutros s’est vu décerné le trophée de l’impact communauté par Guy Fleuret, Directeur Infrastructures et Développement Urbain à l’Union pour la Méditerranée. Cet abattoir de volailles a investi plus de 20 millions de dollars dans la construction d’un nouvel abattoir avec des installations plus respectueuses des retombées locales et environnementales. De plus, en coordination avec la municipalité locale, la société a créé des infrastructures de traitement des eaux, d’électricité et de relais téléphoniques bénéfiques pour la communauté.

 

Le dernier prix d’excellence récompensant une entreprise publique et décerné par Philippe de Fontaine Vive, Co-Président de l’OCEMO, a été remis à deux projets.

Le projet tunisien Veder (Valorisation Energétique des Résidus) représenté par Lamia Sayahi, du Centre International des Technologies de l’Environnement de Tunis (CITET). L’usine fournit une production décentralisée d’électricité à partir de ressources renouvelables, avec un objectif d’exemplarité et de duplication dans d’autres exploitations agricoles publiques.

La Réserve naturelle du Shouf au Liban, représentée par Charles Noujaim, a été choisie pour son développement d’un écotourisme de qualité. Chaque année, un budget d’un million de dollars est consacré à soutenir le développement d’activités socioéconomiques dans cette réserve naturelle classée par l’UNESCO (écotourisme, artisanat local, développement des énergies renouvelables, etc.).

 

L’initiative EDILE entame désormais une étape essentielle pour l’établissement et la consolidation de son label au niveau national au Liban en Tunisie. Des consultations sont en cours avec diverses institutions bancaires, administrations publiques, organisations de développement économique, afin de constituer la « communauté EDILE » dans chaque pays. La mobilisation de bailleurs internationaux, notamment Agence Française de Développement, Banque Européenne d’Investissement, Caisse des Dépôts et Consignations et Union pour la Méditerranée, devraient permettre à EDILE de s’étendre en 2016 à 4 nouveaux pays : Algérie, Egypte, Maroc et Palestine.

Communiqué


Netanyahu : “Hitler ne souhaitait pas exterminer les juifs”

Le Premier ministre israélien accuse le mufti de Jérusalem, Haj Amin al-Husseini, d’avoir soumis l’idée au Führer d’exterminer les juifs.

Loin de jouer l’apaisement, Benjamin Netanyahu souffle sur les braises de la guerre de religion alors que les attaques palestiniennes au couteau se multiplient à Jérusalem et en Cisjordanie. Comme le dévoile le quotidien israélien Haaretz, le Premier ministre israélien a ainsi créé la polémique mardi en annonçant qu’Hitler ne souhaitait pas exterminer les juifs, accusant au contraire le mufti de Jérusalem de l’époque, Haj Amin al-Husseini, haut dirigeant musulman dans la Palestine alors sous mandat britannique. De nombreux historiens révisionnistes ont été condamnés à de la prison ferme pour avoir tenu les mêmes propos.

S’exprimant devant le Congrès sioniste mondial à Jérusalem, Netanyahu relate une rencontre survenue, selon lui, en novembre 1941 entre Haj Amin al-Husseini et le chancelier allemand. “Hitler ne souhaitait pas exterminer les juifs à cette époque, il souhaitait les expulser”, souligne le Premier ministre israélien. “C’est alors que Haj Amin al-Husseini est allé à la rencontre d’Hitler et lui a dit : Si vous les expulsez, ils débarqueront tous ici (en Palestine).” À en croire Benjamin Netanyahu, le Führer lui aurait alors répondu : “Que devrais-je faire d’eux ?” Et le mufti de répondre : “Brûlez-les.” Une telle théorie a déjà été évoquée par Netanyahu lors d’un discours prononcé à la Knesset en 2012, où il décrivait déjà Husseini comme “l’un des principaux architectes” de la solution finale.

En relançant cette polémique, le Premier ministre israélien entend réfuter les accusations selon lesquelles les juifs ou Israël chercheraient à détruire ou à s’accaparer l’esplanade des Mosquées et la mosquée Al-Aqsa qui s’y trouve, à Jérusalem. Cette question est centrale dans l’enchaînement actuel des violences entre Palestiniens et Israéliens.

Le Premier ministre israélien a dû se justifier, mercredi après-midi : “Mon objectif n’était pas d’absoudre Hitler de sa responsabilité, mais de montrer qu’à cette époque-là le père de la nation palestinienne (…) menait une campagne d’incitation systématique à l’extermination des juifs”, a-t-il déclaré, cité dans un communiqué de ses services. “Malheureusement, (le mufti) Haj Amin al-Husseini est encore une figure respectée dans la société palestinienne, il apparaît dans les manuels scolaires (…) et l’incitation à la violence et à l’assassinat des juifs qui a commencé alors avec lui se poursuit. (…) C’est la racine du problème”, a-t-il conclu.

Netanyahu autorise les tirs à balles réelles sur les Palestiniens

Le gouvernement israélien veut visiblement étouffer toute velléité de contestation dans les territoires palestiniens occupés. Il est prêt à provoquer des bains de sang pour y parvenir. Et cela sous les regards complices de la communauté internationale qui laisse faire sans broncher. C’est ainsi qu’après les affrontements sur l’Esplanade des Mosquées qui ont opposé récemment de jeunes Palestiniens aux forces de répression israélienne, Benyamin Netanyahu a indiqué qu’il allait déclarer «la guerre aux lanceurs de pierres».

Jeudi soir, premier jour de l’Aïd El Adha, le Premier ministre a autorisé les forces d’occupation israéliennes à ouvrir le feu contre ces lanceurs de pierres, s’ils estiment que la vie d’un civil peut être en danger, et non plus seulement si un policier est menacé. Et surtout ils pourront tirer à balles réelles à El Qods-Est, comme c’est déjà le cas en Cisjordanie.

A El Qods-Est, les Palestiniens manifestent régulièrement contre l’occupation israélienne et les tentatives répétées des Israéliens de judaïser par la force la ville sainte. Jusqu’à présent, les forces de sécurité utilisaient des balles en caoutchouc pour disperser ces manifestations. Cette décision qui était en discussion depuis une semaine a fait débat. L’organisation de droits de l’homme israélienne B’Tselem a mis en garde contre l’utilisation d’armes létales. «L’expérience en Cisjordanie montre plutôt que de restaurer l’ordre, cela risque d’exacerber les violences, avec des morts à la clé», indiquent des observateurs.

Un jeune Palestinien blessé par des tirs de soldat de l’occupation israélienne vendredi 18 septembre a, rappelle-t-on, succombé jeudi à ses blessures dans un hôpital de Naplouse, en Cisjordanie, a indiqué  sa famille. Selon des responsables des services de sécurité palestiniens, la victime, Ahmad Khatabteh, 25 ans, a été touchée par des tirs de soldats israéliens à Beit  Fourik, à l’est de Naplouse. Son décès porte à trois le nombre de jeunes Palestiniens morts en moins d’une semaine en Cisjordanie, dans un contexte de violence nourrie de crimes commis par les forces d’occupation.

Mardi, une jeune Palestinienne, de 18 ans, blessée par des tirs de soldats israéliens a succombé à ses blessures à l’hôpital à El Qods occupée.
Selon son père, elle a été abattue «de sang-froid (…) non pas d’une mais d’une dizaine de balles» alors qu’elle «n’était un danger pour personne et encore moins pour des soldats surarmés».

Malaise entre le Brésil et Israël

Les autorités brésiliennes se refusent à commenter les rumeurs de malaise avec Israël, après la décision de l’Etat hébreu de nommer comme prochain ambassadeur à Brasilia Danny Dayan, un ancien dirigeant des colons juifs de Cisjordanie.

Le quotidien israélien Yediot Aharonot a affirmé, il y a quelques jours, que la présidente Dilma Rousseff avait envoyé une lettre au gouvernement israélien en le menaçant de mettre son veto à la désignation de M. Dayan.

Le gouvernement de Benjamin Netanyahu a annoncé publiquement, début septembre, qu’il avait l’intention de nommer cet entrepreneur d’origine argentine, qui vit dans une colonie en Cisjordanie, et qui a dirigé le conseil de Yesha, principale organisation de colons dans les territoires palestiniens occupés. «Il n’y a eu aucune lettre de la Présidente tout simplement parce qu’il n’y a eu aucune demande d’agrément» de M. Dayan, a déclaré à l’AFP une source à la Présidence.

Plus de 35 mouvements sociaux et politiques brésiliens ont envoyé, fin août, à Mme Rousseff une pétition contre la nomination de M. Dayan qu’ils accusent de violer les «lois internationales et les droits fondamentaux du peuple palestinien». Le Brésil a reconnu l’Etat palestinien en 2010.

Source el watan   par A.Z.

Pourquoi Israël a assassiné Arafat (10e anniversaire de la mort de Yasser Arafat)

—   —   — Publié dans : Palestine/Israël/Middle East.

 

Il semble qu’il y a toujours pas mal de monde qui préférerait que la mort d’Arafat continue d’être traitée comme un mystère plutôt que comme un assassinat.

 

Il est temps d’affirmer l’évidence : Arafat a été tué. Et les soupçons se portent directement sur Israël.

 

Pourtant on peut difficilement éviter de tirer la conclusion de la découverte révélée (en 2013) par des scientifiques suisses, à savoir que le corps du leader palestinien contenait des taux élevés d’un isotope radioactif, le polonium-210. Une recherche non concluante et beaucoup plus restreinte réalisée par une équipe russe et publiée juste après l’annonce helvétique, suggère également qu’Arafat est mort des suite d’un empoisonnement.

 

Il est temps d’affirmer l’évidence : Arafat a été tué. Et les soupçons portent directement sur Israël.

 

Seul Israël avait les moyens, les antécédents, l’intention et les motifs déclarés. En l’absence d’empreintes digitales israéliennes sur l’arme du crime, il n’y a pas suffisamment de preuves pour convaincre un tribunal, mais il y a assez d’indices pour qu’Israël soit reconnu coupable devant le tribunal de l’opinion publique mondiale.

 

Seul Israël avait les moyens d’accéder à du polonium, dans son réacteur nucléaire à Dimona, et il a d’amples états de services dans le domaine des assassinats politiques, certains ostentatoires, d’autres secrets, avec utilisation fréquente d’agents chimiques difficiles à détecter.

 

Il est publiquement avéré qu’Israël a tenté de tuer en douce un autre dirigeant palestinien, Khaled Meshaal du Hamas, en Jordanie en 1997, lui injectant un poison dans l’oreille. Meshaal fut sauvé uniquement parce que les assassins ont été pris et qu’Israël fut forcé de fournir un antidote.

 

Les dirigeants israéliens se sont succédés pour nier toute intention maligne à l’encontre d’Arafat. Silvan Shalom, le Ministre de l’Energie, affirmait la semaine dernière : « Nous n’avons jamais pris la décision de lui nuire physiquement ». Shalom doit souffrir d’un trou de mémoire …

 

Une foule d’indices attestent qu’Israël voulait qu’Arafat – selon l’euphémisme de l’époque – soit « écarté ». En janvier 2002 Shaul Mofaz, chef d’état-major des forces israéliennes, fut surpris par un micro alors qu’il chuchotait au Premier ministre israélien Ariel Sharon, à propos d’Arafat : « Il faut qu’on se débarrasse de lui ».

 

Avec le dirigeant palestinien retranché pendant plus de deux années dans son quartier général délabré à Ramallah, encerclé par des tanks israéliens, la question au sein du gouvernement israélien était de savoir s’il fallait l’exiler ou le tuer.

 

En septembre 2003, Shalom étant ministre des Affaires étrangères, le cabinet publia même un avertissement comme quoi Israël devait « ôter cet obstacle d’une manière et à un moment de son choix ». Le vice-premier ministre de l’époque, Ehud Olmert, précisa que tuer Arafat était « l’une des options ».

 

Ce qui arrêta la main d’Israël – et nourrit son ton équivoque – ce fut l’opposition catégorique de Washington. Dans le sillage de ces menaces, Colin Powell, le Secrétaire d’Etat étatsunien, mit en garde contre le fait qu’un geste à l’encontre d’Arafat déclencherait « la fureur dans tout le monde arabe, dans le monde musulman et dans bien d’autres parties du monde ».

 

Mais en avril 2004, Sharon déclara que dorénavant il n’était plus tenu par son engagement antérieur envers le Président George Bush de ne pas « nuire physiquement à Arafat ». « Je suis libéré de cette promesse », observa-t-il. La Maison Blanche elle aussi faisait montre d’un affaiblissement de sa posture : un porte-parole anonyme épondit sans grande conviction que les Etats-Unis « s’opposaient à toute action de ce genre ».

 

On ignore si Israël a pu exécuter l’assassinat seul, ou s’il a dû recruter un ou plusieurs membres du cercle des proches d’Arafat, présents avec lui dans la Moukata à Ramallah, comme complices pour dispenser le poison radioactif.

 

Qu’en est-il du motif ? Qu’est-ce qu’Israël a gagné à « écarter » Arafat ? Pour comprendre la pensée d’Israël, il faut revenir à un autre débat qui faisait rage à cette époque parmi les Palestiniens.

 

La direction palestinienne était divisée en deux camps, centrés sur Arafat et sur Mahmoud Abbas, qui semblait être l’héritier d’Arafat. Tous deux avaient des stratégies fortement divergentes à propos des rapports avec Israël.

 

Selon Arafat, Israël avait manqué à ses engagements pris dans les accords d’Oslo. Dès lors il était hostile à investir exclusivement dans le processus de paix. Il voulait une double stratégie, garder des canaux ouverts aux pourparlers tout en maintenant l’option de la résistance armée pour faire pression sur Israël. Pour cette raison il gardait une emprise personnelle ferme sur les forces de sécurité palestiniennes.

 

Quant à Abbas, il croyait que la résistance armée est un cadeau à Israël et délégitimise le combat palestinien. Il voulait focaliser exclusivement sur les négociations et la construction de l’Etat, espérant exercer une pression indirecte sur Israël en prouvant à la communauté internationale que les Palestiniens pourraient se montrer dignes de confiance avec un Etat. Sa priorité était de coopérer étroitement avec les Etats-Unis et Israël sur les questions de sécurité.

 

Israël et les Etats-Unis préféraient l’approche d’Abbas, allant même jusqu’à contraindre Arafat à réduire son influence pendant un temps, en nommant Abbas au poste nouvellement créé de Premier ministre.

 

La principale préoccupation d’Israël concernant Arafat était que – tout prisonnier qu’il fût – il resterait une figure unificatrice pour les Palestiniens. En refusant de renoncer à la lutte armée, Arafat réussissait à contenir – même de justesse – les tensions croissantes entre son propre mouvement du Fatah et son principal rival, le Hamas.

 

Une fois Arafat disparu, et le conciliant Abbas installé à sa place, ces tensions ont violemment fait éruption à l’air libre – comme Israël l’attendait certainement. Elles culminèrent en une rupture qui déchira le mouvement national palestinien et entraîna un schisme territorial entre la Cisjordanie contrôlée par le Fatah et Gaza dirigé par le Hamas.

 

Selon la terminologie habituelle d’Israël, Arafat était le chef de « l’infrastructure de terreur ». Mais la préférence israélienne pour Abbas ne découlait pas d’un sentiment de respect envers lui ni de la conviction qu’il réussirait à persuader les Palestiniens d’accepter un accord de paix. Il est de notoriété publique que Sharon a affirmé qu’Abbas n’était guère plus impressionnant « qu’un poulet déplumé ».

 

L’intérêt d’Israël à tuer Arafat saute aux yeux si on considère ce qui s’est passé après sa mort. Non seulement le mouvement palestinien s’est effondré, mais la direction palestinienne a été replongée dans une série de vains pourparlers de paix, laissant toute latitude à Israël pour se concentrer sur les vols de terres et la construction de colonies.

 

A propos de la question de savoir si Israël a profité de la perte d’Arafat, l’analyste palestinien Mouin Rabbani faisait observer :

 

« Est-ce que l’engagement exemplaire d’Abou Mazen [Abbas] envers Oslo pendant toutes ces années, et sa coopération avec Israël pour gérer la sécurité envers et contre tout – est-ce que cela n’a pas déjà réglé cette question ? ».

 

Aujourd’hui la stratégie d’Abbas affronte peut-être son test ultime, alors que l’équipe de négociation palestinienne va une fois de plus tenter d’arracher à Israël les plus élémentaires concessions sur un Etat palestinien, au risque d’être blâmée pour l’inéluctable échec des pourparlers. Déjà ses efforts semblent s’être largement fourvoyés.

 

Alors que les négociations n’ont rapporté aux Palestiniens qu’une poignée de prisonniers politiques âgés, Israël a déjà annoncé en retour l’extension massive des colonies et a menacé d’éviction de quelque 15.000 Palestiniens de leurs maisons à Jérusalem-Est.

 

Il va sans dire que c’est un compromis qu’Arafat aurait maudit.

 

18 novembre 2013

 

Article original en anglais : Why Israel Murdered Arafat, CounterPunch, 13 novembre 2013

Une première version de cet article a été publié sur The National, Abu Dhabi.

 

Traduction : Marie Meert, Info-Palestine.eu

 

Jonathan Cook a remporté le Prix Spécial de journalisme Martha Gellhorn. Ses derniers livres sont Israel and the Clash of Civilisations : Iraq, Iran and the to Remake the Middle East(Pluto Press) et Disappearing Palestine : Israel’s Experiments in Human Despair (Zed Books). Voici l’adresse de son site : http://www.jkcook.net.

 

Les emphases sont d’IN

 

Voir aussi:

Le cabinet israélien a ordonné l’assassinat de yasser arafat: « nous choisirons la bonne façon et le bon moment pour tuer Arafat » par Michel Chossudovsky

 

Yasser arafat, mister palestine for ever par rené naba

 

Who killed arafat and why? By ramzy baroud

 

Arafat reste un symbole en Palestine 10 ans après sa mort

 

Yasser arafat a-t-il été assassiné ? Par amnon kapeliouk

 

http://www.internationalnews.fr/article-pourquoi-israel-a-assassine-arafat-10e-anniversaire-de-la-mort-de-yasser-arafat-124963628.html

 

Flottille de la Liberté III : nouvel acte de piraterie israélien en Méditerranée

—-    —-    —-    Publié par Gilles Munier le 29 Juin 2015.

 

 

Le 29 juin 2015, Israël a encore commis un acte de piraterie en interceptant les bateaux en route pour Gaza.

3 navires de guerre israéliens se sont emparés de la Marianne, à une centaine de milles des côtes palestiniennes, dans les eaux internationales.

À 02h06 aujourd’hui (heure de Gaza) la « Marianne » a contacté la Coalition de la Flottille de la Liberté (FFC) et nous a informés que les trois bateaux de la marine israélienne l’avait entouré dans les eaux internationales, alors qu’il naviguait près de la côte de Gaza à 100 miles. Après que nous ayons perdu le contact avec la «Marianne» et à 05h11 (heure de Gaza) les forces d’occupation israéliennes ont annoncé qu’ils avaient « visité et fouillé » Marianne. Ils ont capturé le bateau et détenu tous les participants à bord « dans les eaux internationales», comme ils l’ont admis eux-mêmes. Le seul contenu positif dans l’annonce de Tsahal était qu’ils reconnaissent toujours qu’il y a un blocus naval de Gaza, malgré le refus récent du gouvernement de Netanyahu d’admettre que celui-ci existe.

Nous n’avons aucune raison de croire que la capture de Marianne était « sans incident », parce que la dernière fois que l’armée israélienne a dit quelque chose comme ça, en 2012, les personnes à bord du « Estelle » ont été gravement électrocuté et battu avec des gourdins. Retour en 2010, dix passagers de Mavi Marmara ont été assassinés par l’armée israélienne lors d’une opération similaire dans les eaux internationales.

Il est décevant que le gouvernement israélien a choisi de poursuivre la politique absolument inutile de «tolérance zéro», ce qui signifie qu’il continuera d’appliquer une punition collective inhumaine et illégale contre 1,8 million de Palestiniens à Gaza. Les actes répétés d’Israël de piraterie de l’Etat dans les eaux internationales sont des signes inquiétants que la politique d’occupation et le blocus se prolonge à l’est du bassin méditerranéen. Nous exigeons que le gouvernement israélien cesse la détention illégale de civils pacifiques qui voyagent dans les eaux internationales en soutien à de l’aide humanitaire.
Nous appelons nos gouvernements à veiller à ce que tous les passagers et membres d’équipage de la « Marianne » sont en sécurité, et de protester fortement contre la violation du droit maritime international par l’Etat israélien. Nous appelons toutes les organisations de la société civile à condamner les actions d’Israël. Les gens partout dans le monde vont continuer à répondre et à réagir à cette injustice, tout comme nous, jusqu’à ce que le port de Gaza soit ouvert et le siège et l’occupation terminé.

Photo : La « Marianne » à l’approche de Gaza

Source: Freedom Flotilla