Edouard Philippe qualifie d'”erreur” les interventions militaires notamment en Libye

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a estimé dimanche à Dubaï que l’idée d’exporter la démocratie par la force comme cela a été le cas avec les interventions militaires en Afghanistan, en Irak et en Libye a été une erreur.
La transformation des Etats prend du temps et doit se faire progressivement, a-t-il déclaré à l’occasion du Sommet mondial sur la gouvernance organisé à Dubaï aux Emirats arabes unis (EAU).
Les interventions militaires en Irak, en Afghanistan et en Libye n’ont pas réussi à atteindre leurs objectifs, a déclaré le chef du gouvernement français.
Une coalition menée par les Etats-Unis a envahi l’Irak et l’Afghanistan respectivement en 2001 et 2003 afin d’imposer un changement de régime et d’installer une démocratie de type occidental, mais les deux pays demeurent des Etats déchirés par la guerre jusqu’ici. Le régime du dirigeant libyen Moammar Kadhafi a été renversé par une coalition menée par l’OTAN en 2011, mais le pays nord-africain n’a pas pu retrouver la stabilité depuis.
En Europe, il a fallu des siècles pour transformer les Etats en démocraties, a noté M. Philippe…(…)…

Comment Laurent Fabius a ruiné, décrédibilisé et démoralisé la diplomatie française(*)

Le pire ministre des Affaires étrangères jamais offert à la France a déguerpi. Il laisse derrière lui une diplomatie ruinée, décrédibilisée et démoralisée : seraient-ils les meilleurs de la planète, nos diplomates ne peuvent faire de miracles lorsqu’ils sont amenés à ne défendre que des dossiers indéfendables, qui les placent systématiquement du mauvais côté de l’Histoire. C’est là que le bât blesse.
Le départ d’un ministre aussi étranger aux affaires étrangères, qui ne se réveillait qu’au nom de Bachar Al-Assad, ne fera guère pleurer que lui-même et ses complices. Mais les optimistes inoxydables, inondés d’espoir l’espace d’un adieu, devraient se méfier : si le pire n’est jamais sûr, le meilleur l’est encore moins.
Le partant était un pilier du «groupe des amis de la Syrie», dont la liste des Etats membres illustrait alors parfaitement la sentence bien connue : avec de tels amis, plus besoin de se chercher des ennemis. Reprenant le flambeau brandi par la France lors du rezzou de l’Otan sur la Libye, Fabius a tout fait pour propulser [la France] à l’avant-garde des va-t-en-guerre de la vertueuse «communauté internationale». N’est-ce pas lui qui, mi-dépité mi-gourmand, estimait en juillet 2012 qu’il «reste encore quelques renforcements possibles en matière de sanctions», insistant pour que la Grèce cesse d’importer du phosphate syrien ?
Le club Elisabeth Arden (Washington, Londres, Paris), qui prétend depuis un quart de siècle incarner la «communauté internationale», s’est transformé au fil des dernières années en un directoire de pères fouettards ayant pour inspirateurs les néoconservateurs de «l’Etat profond» des pays d’Occident et d’ailleurs, et pour alliés privilégiés les régimes moyen-orientaux les plus portés sur la flagellation. En 2011, après l’Irak, le Soudan, l’Afghanistan, la Somalie, la Palestine, la Yougoslavie, l’Iran ou l’Ukraine et quelques autres, nos pères fouettards, pourtant bien absorbés par leur tâche du moment (protéger les populations civiles de la Jamahiriya libyenne en les bombardant, avant de liquider physiquement Kadhafi, ndlr), vont réserver à la Syrie un traitement de choix. C’est ainsi que les sanctions vont pleuvoir en giboulées dès les premiers beaux jours.
En juillet 2012 (on taira par décence le nom du journal et ceux des journalistes), une vidéo apparaît sur le Net avec un titre en forme de question qui tue : «A quoi servent les sanctions contre la Syrie ?» Celle-ci, note le commentaire écrit, «fait depuis plus d’un an l’objet de mesures de rétorsion de la part de la communauté internationale, avec un succès mitigé». Il faut «punir et étouffer économiquement le régime de Bachar Al-Assad, qui réprime dans le sang ses opposants : tel est l’objectif». On n’aura pas fini d’entendre cette rengaine.
Notre vidéo précise que, le 23 juillet 2012, l’Union européenne a adopté un nouveau train de sanctions, pour la dix-septième fois en un an (sic). Elle rappelle que les Etats-Unis, le Canada, l’Australie, la Suisse, la Turquie et la Ligue arabe (kidnappée par le Qatar et les régimes du Golfe) ont pris des mesures équivalentes.
Sans dresser une liste interminable des sanctions imposées, renouvelées et renforcées les années suivantes, il n’est pas inutile de rappeler au passage, à l’attention des distraits, des ignorants ou des bonnes consciences, le script général du chef-d’œuvre des dirigeants occidentaux et de leurs bureaucraties sadiques :
1 – D’abord viennent les sanctions classiques «de mise en situation» par le Conseil de Sécurité, prises en mai 2011 :
Les premières mesures prises par l’Union européenne concernent la mise au ban (refus de délivrer des visas) et le gel des avoirs de 150 personnalités du «régime syrien».
Par ailleurs, une cinquantaine de sociétés «soutenant le régime» sont soumises à boycott dont cinq organismes militaires, conformément à l’embargo adopté «sur les exportations d’armes et de matériel susceptible d’être utilisé à des fins de répression». Il est ainsi interdit d’exporter vers la Syrie des équipements, des technologies ou des logiciels destinés à surveiller ou intercepter des communications sur Internet ou les téléphones.
2 – Le 10 août 2011, le gouvernement américain prend des sanctions économiques contre les sociétés de télécommunications syriennes et les banques liées à Damas, empêchant les citoyens étatsuniens de mener des affaires avec la Banque commerciale de Syrie, la Banque syrienne libanaise commerciale ou Syriatel. Les avoirs de ces sociétés aux Etats-Unis sont gelés, autant dire volés. Hillary Clinton annonce dans la foulée un embargo total sur les importations de pétrole et de produits pétroliers en provenance de Syrie.
Imitant aussitôt ses maîtres, l’Union européenne décide de plusieurs trains de sanctions supplémentaires, y compris un embargo sur le pétrole.
La dernière salve visera à réduire les échanges commerciaux afin de finir d’asphyxier l’économie du pays.
3 – Viendront ensuite les sanctions diplomatiques (rappel des ambassadeurs en consultation) décidées dès l’automne 2011, après le double véto russo-chinois sur le projet de résolution islamo-occidental visant à provoquer en Syrie un processus à la libyenne. Les Etats-Unis ayant rappelé de Damas leur ambassadeur du troisième type, plusieurs Etats de l’Union européenne rappellent les leurs.
Juppé rappellera le sien une première fois le 17 novembre 2011 : «erreur fatale» pour le ministre ordinateur. Après un faux retour, ce sera le départ définitif en février 2012. Nommé en mai 2012, Fabius fera encore mieux : à peine intronisé, il expulsera l’ambassadrice de Syrie à Paris, ayant oublié que cette dernière est également représentante auprès de l’Unesco et qu’il ne peut la contraindre au départ.
4 – En 2012, ce sera la fermeture de la compagnie aérienne Syrianair à Paris, puis l’interdiction de toute liaison aérienne entre la France et la Syrie et, plus généralement, entre les capitales européennes et Damas. Etc.
Hélas, se lamentent des experts pleins d’onction et de componction, tout le monde n’est pas d’accord pour mettre en place un embargo, ce qui en limite la portée. La belle unanimité qui, de 1991 à 2011, a rassemblé les cinq permanents du Conseil de sécurité autour des trois Occidentaux n’existe plus et c’est un élément déterminant qui permet de briser l’arrogance et la toute-puissance des puissances atlantiques. Des doigts accusateurs pointent «certains pays qui ne jouent pas le jeu» (sic). Mais est-ce bien un jeu ? La Russie et la Chine soutiennent le gouvernement et l’Etat syriens : ils seront priés de «rejoindre la communauté internationale» (sic). La Syrie peut également compter sur l’aide multiforme de son allié, l’Iran, mais celui-ci est déjà sous de lourdes sanctions. D’autres pays, comme le Brésil, ne soutiennent pas les Occidentaux. En outre, certains Etats traînent les pieds au sein de l’Union européenne, et les accrocs aux engagements pris contre Damas se multiplient.
Ce blocus qui asphyxie progressivement la Syrie est certes difficile à mettre en œuvre, mais que nos perfectionnistes se consolent : il est indéniable que les résultats escomptés sont là. Après cinq années de sanctions et d’acharnement collectif, le peuple syrien est épuisé et vit dans des conditions terrifiantes. Nos grands dirigeants, si bons et si pudiques, ne connaissent-ils pas la vérité, non pas celle de leurs protégés émigrés qui vivent au chaud ou au frais à l’ombre de leurs protecteurs, mais la vérité des habitants qui ont tenu bon dans leur pays. Loin du paradis de la révolution auquel les premiers feignent de croire, loin du paradis auquel aspirent les djihadistes démocratiques et les terroristes modérés, c’est un enfer que vivent les Syriens de la Syrie réelle, un enfer qu’ils doivent au fanatisme de leurs «libérateurs» et de leurs alliés turcs ou arabes ainsi qu’au sadisme de l’«Axe du Bien», parrain des terroristes et grand déverseur de punitions devant l’éternel.
Les sanctions sont parvenues à détruire un pays qui était plutôt prospère, quasiment sans endettement, autosuffisant pour l’essentiel de ses besoins et globalement bien parti. Elles ont fini par entamer le tissu national syrien, soudé par une tolérance «laïque» assez exemplaire, sans réussir toutefois à le déstructurer. Le but de ce politicide était (et reste toujours) de démoraliser les populations, en les amenant à perdre confiance dans la légitimité de leur Etat, de leur gouvernement, de leurs dirigeants, de leurs institutions, de leur armée, tout en leur donnant l’illusion que l’Occident est heureusement là pour les «sauver du tyran qui les massacre» et accueillir en son sein les réfugiés et les transfuges.
Le terrible bilan enregistré en Irak – un million et demi de morts, dont 500 000 enfants – est là pour rappeler que les sanctions sont une arme de destruction massive, utilisée avec un total cynisme par les «maîtres du monde». Pour Madeleine Albright évoquant sans doute des «dégâts collatéraux», «cela en valait la peine». On voit le résultat.
En Syrie, les «punitions» occidentales ne sont pas mieux intentionnées. Elles visent à mater un peuple résistant et à le forcer à accepter la fatalité d’un changement de régime, ou bien à l’amener à fuir ou à déserter… Quitte à saigner le pays de sa jeunesse déjà formée, de ses cadres aspirant à vivre mieux dans un climat de paix… Quitte à faire de ces réfugiés un peuple de mendiants, à la merci des trafiquants de toutes spécialités : en témoignent ces femmes et enfants installés la nuit au coin des boulevards parisiens par des équipes inquiétantes.
Depuis cinq ans, nos politiciens combinards, nos journalistes complaisants, nos intellectuels perdus ou dévoyés participent, à quelques exceptions près, à l’énorme conspiration du mensonge qui fait passer la Syrie souveraine et légale pour usurpatrice et massacreuse, et ses agresseurs et leurs parrains, orientaux ou occidentaux, pour des libérateurs révolutionnaires. Outre l’horreur et l’effroi que soulèvent les images de cette guerre sauvage, comment ne pas avoir la nausée devant l’aveuglement, volontaire ou non, de nos élites qui préfèrent donner du crédit aux mensonges de leurs alliés et protégés criminels plutôt qu’aux témoignages innombrables des victimes qui désignent sans ambiguïté leurs bourreaux ? Comment ne pas avoir la nausée devant cette complicité assumée, à peine camouflée par une omerta systématique ? Comment enfin ne pas frémir devant cet aplomb et cette bonne conscience bétonnée de nos faiseurs d’opinion ?
La solution ne consiste pas à accueillir en Europe les réfugiés que l’on a d’une façon ou d’une autre créés en alimentant la guerre universelle d’agression et le djihad en Syrie. Il faut lever immédiatement, sans délai et sans conditions, les sanctions qui sont destinées à briser tout un peuple. Il faut mettre fin à la guerre et non en décupler l’impact par les moyens minables, sournois et iniques que sont les sanctions à la mode occidentale.
Il faut rendre justice à ce peuple martyrisé et humilié. Et la plus élémentaire des justices, la première, est de ne plus couvrir d’un voile de vertu les criminels féroces qui cherchent à détruire au nom de l’intolérance la Syrie tolérante. Elle implique également de ne plus cautionner les impudeurs des maîtres fouettards qui punissent en toute impunité avec la morgue des arrogants. Assez de mensonges, assez d’hypocrisie, assez de leçons.
Répétons-le, il faut lever les sanctions criminelles et scélérates qui tuent la Syrie et son peuple. Ni dans un mois, ni dans un an, mais maintenant. Ce n’est pas une question de diplomatie, c’est une affaire d’honneur, et la France s’honorerait en prononçant, pour sa part et à titre national, la levée des sanctions.

Par Michel Raimbaud
In Afrique Asie
(*)Titre originel : Le mensonge, la nausée et les sanctions.

Chaos en Libye : Alain Juppé fait son mea culpa à Alger

Revue de presse : L’intervention militaire en Libye, un « fiasco » selon Juppé (par Hakim Megatli – Algérie1.com – 2/2/16) paru sur www.france-irak-actualite.com

Le maire de Bordeaux et néanmoins candidat aux primaires républicains à la présidentielle française, Alain Juppé a fait ce matin à Alger son mea culpa au sujet de l’intervention militaire de la France et ses alliés de l’OTAN en Libye. Juppé a fait ces aveux devant des journalistes algériens qui l’ont interrogé alors qu’il fut le chef de la diplomatie française. «Oui, c’est un fiasco et un chaos», a-t-il reconnu, bon joueur contrairement aux autres responsables français notamment Nicolas Sarkozy qui se vante à ce jour d’avoir «libéré» la Libye de Kadhafi.

Au-delà de la rectitude morale et de l’éthique politique dont a fait preuve Juppé en reconnaissant que ce fut une erreur d’avoir installé le chaos en Libye, cet aveu, tardif il est vrai, souligne à grands traits la politique des puissants de ce monde qui se permettent de se jouer du sort des millions de personnes et peut être pour des décennies. Et pour cause, la France était en 2011 aux avant-postes de l’attaque des alliés de l’OTAN contre la Libye en proie à un conflit interne entre le régime de Kadhafi et des dissidents hétéroclites qui ne possédaient aucun agenda.

Malheureusement, ce pays a été mis à genoux par les bombardements de l’OTAN qui ont détruit toute ses infrastructures et provoqué une guerre civile qui dure depuis cinq ans. L’armée française par l’entremise des va-t-en-guerre Sarkozy et son ami BHL, a envoyé un déluge de feu sur la Libye avant de l’abandonner à son funeste sort.

Aveu

Alain Juppé a tenté cependant de se défiler en faisant remarquer que cette intervention s’était faite dans «un contexte de Printemps arabe», où «les peuples demandaient une instauration de la démocratie». Et Juppé de d’ajouter : «On nous reprochait à l’époque, nous, grandes puissances, de soutenir les dirigeants». Ce qui est tout à fait vrai puisque sa collègue de la défense d’alors, Michelle Alliot Marie, proposait des bombes lacrymogènes et des matériels anti-émeutes pour mater les jeunes révoltés en Tunisie.

Aussi, le président Sarkozy avait même autorisé le colonel Kadhafi d’installer son immense tente au palais de l’Elysée moyennant un gros chèque pour financer sa compagne électorale. Cela dit, un péché avoué et à demi pardonné et Alain Juppé a eu l’honnêteté de reconnaitre son erreur. Sera-t-il prêt à cautionner la réédition de cette expédition punitive aujourd’hui qu’on parle de nouvelles frappes contre la Libye ? «Je ne crois pas à une intervention militaire, mais je crois, comme en Syrie, qu’il faut trouver une solution politique». Oui, mais qui va payer les pots cassés en Libye ?

Source : Algérie1.com


Afghanistan : crime de guerre américain à Kunduz

Plusieurs enquêtes sont en cours pour comprendre comment l’aviation américaine, lors de raids visant les talibans, a pu bombarder à plusieurs reprises l’hôpital de Médecins Sans Frontières / Médecins Sans Frontières (MSF) centre de traumatologie / à Kunduz où elle prétend que des rebelles étaient retranchés.

C’est une bavure que l’armée américaine essaye de justifier en prétendant avoir agi à la demande des autorités militaires afghanes. Vingt et une personnes sont mortes dans la nuit de vendredi à samedi dans ce bombardement aérien, à Kunduz. Cette ville du nord de l’Afghanistan était tombée lundi aux mains des talibans et l’armée afghane, appuyé par l’aviation américaine et des forces spéciales, tente depuis de la reprendre.

Enquête menée par … le principal suspect!

Parmi les victimes figurent douze employés de MSF et sept patients, dont trois enfants. Trente-six personnes ont été blessées. Le chef du Pentagone, Ashton Carter, a affirmé qu’une “enquête exhaustive” était en cours. Quant à l’Otan (créée par les Américains) qui dispose toujours de 13.000 hommes en Afghanistan, dont 10.000 Américains, elle, se limitait à parler de “possibles dommages collatéraux”. Son chef de mission en Afghanistan, le général américain John Campbell, a pourtant téléphoné au président Ashraf Ghani pour lui “présenter ses excuses”.

L’ONU, par le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al-Hussein, a déjà prévenu : cette frappe aérienne pourrait relever du “crime de guerre” si elle était jugée “délibérée” par la justice. Le récit livré par MSF est en ce sens accablant. L’ONG affirme que des bombardements se sont poursuivis “pendant plus d’une demi-heure” après qu’elle eut averti les armées afghane et américaine que son établissement, où étaient traités 105 patients, avait été touché par des premiers tirs. MSF assure avoir transmis préventivement les coordonnées GPS de son hôpital à “toutes les parties” du conflit, et “notamment à Kaboul et Washington”.

Les accusés, eux, s’enferrent dans des défenses fragiles : l’Otan n’évoque qu’une “frappe aérienne” américaine, sans préciser combien de bombes ont été larguées. Le ministre afghan de la Défense a expliqué que l’opération visait sans doute “des terroristes armés qui ont attaqué l’hôpital de MSF et l’ont utilisé en tant que base pour attaquer les forces afghanes et les civils”. C’est exactement ce que disent les Israéliens à chaque fois qu’ils bombardent un centre de soins à Gaza. Et dans la plus totale impunité…

“Nous sommes profondément choqués par l’attaque, le meurtre de notre personnel et les patients et le lourd tribut qu’elle a infligé à la santé, à Kunduz,” explique Bart Janssens, directeur des opérations de MSF. “Nous ne disposons pas encore des chiffres définitifs de victimes, mais notre équipe médicale fournit les premiers soins et le traitement des patients blessés. Nous exhortons toutes les parties à respecter la sécurité des installations et du personnel de santé “.

Le centre de soins de MSF a apporté une aide cruciale à la population depuis lundi, et 394 blessés, majoritairement civils, y ont été soignés. C’est le seul établissement de la région capable de traiter les grands blessés.


Révélations – Les vidéos de Daech tournées par les Américains : que nous préparent les Etats-Unis ?

Les Etats-Unis qui espionnent le reste du monde, y compris les présidents des pays qui leur sont alliés au sein de l’Otan, cherchent-ils aussi à semer la trouille en fabriquant les vidéo d’exécutions d’otages dans le but, notamment, de justifier la mise en place de bases pour leurs drones un peu partout pour combattre ce groupe terroriste qu’ils ont eux-mêmes créé ? La question se pose d’elle-même après avoir lu l’information publiée par le site Sputnik Newset vu la vidéo qui l’accompagne. Selon ce site, des hackers affirment avoir trouvé une vidéo de l’exécution de prisonniers de l’organisation terroriste Etat Islamique (EI), sur un support électronique appartenant à un collaborateur du sénateur américain John McCain, un des patrons des réseaux américains qui organisent le «printemps arabe», lors de sa dernière visite à Kiev. D’après les images, la vidéo a été filmée dans un studio d’enregistrement. D’après les images de la vidéo, un «prisonnier» est «exécuté» devant plusieurs caméras, sous un éclairage bien choisi. Un acteur, habillé en bourreau du groupe Etat Islamique, met un couteau près de la gorge du «séquestré», qui fait mine d’en souffrir. On notera l’équipe de prise de vue visiblement occidentale (type ethnique et vêtements). Sputnik Newsprécise ce qui suit : «Rappelons que depuis août 2014, les terroristes de l’EI ont publié plusieurs vidéos d’exécutions. Leurs victimes étaient pourtant miraculeusement calmes, prononçaient leurs derniers mots et mourraient dans les bras des terroristes. De nombreux internautes ont considéré ces vidéos comme fictives, notamment à cause des réactions des victimes et de la qualité des vidéos». Cela nous amène à nous interroger sur la vidéo de Daech diffusée lundi dernier, adressée aux Algériens, montrant deux terroristes, affublés du «costume», du bonnet et de la barbe censés confirmer leur appartenance à ce groupe sanguinaire, et portant des noms du même acabit, visiblement deux figurants. Ils annoncent la guerre à notre pays et promettent à notre peuple les mêmes crimes abominables que Daech a commis en Syrie et en Irak. Où a été enregistré le message envoyé par ces deux terroristes qui menacent notre pays ? Cette vidéo cache-t-elle des préparatifs contre l’Algérie, qui est systématiquement présentée comme une cible des opérations de déstabilisation menée par les Etats-Unis et leurs alliés contre les pays de la région ? Algeriepatriotiqueavait relevé, en février dernier, que la vidéo montrant la scène d’exécution du pilote jordanien Moaz Al-Kassasbeh se distinguait par sa haute facture technique et par un mode de tournage tout à fait inédit. La mise en scène et la réalisation portaient l’empreinte de cinéastes professionnels se mesurant aux plus grands réalisateurs d’Hollywood, et qui auraient utilisé des moyens technologiques bien plus sophistiqués que ceux que ce groupe terroriste nous avait habitués jusque-là. Technique 3D, synchronisation, jeux de zoom impeccables, astuces scénographiques dignes d’un Spielberg, etc.

Source  algeriepatriotique.com  –   Par Houari Achouri


Libye “libérée” : Cinq pays du Sahel appellent l’ONU ou l’OTAN à ré-intervenir

Cinq pays du Sahel, en accord avec l’Union africaine (UA), ont appelé vendredi 19 décembre l’ONU à mettre en place une force internationale « pour neutraliser les groupes armés » en Libye.

Le Tchad, le Mali, le Niger, la Mauritanie et le Burkina Faso, rassemblés au sein du Groupe des cinq du Sahel – aussi appelé G5 Sahel – à Nouakchott, capitale de la Mauritanie, saluent « les efforts déployés par les pays voisins » de la Libye et l’ONU « en vue de réunir les conditions d’un dialogue entre toutes les parties libyennes à l’exception des groupes terroristes reconnus comme tels », selon le communiqué final de leur sommet. « Néanmoins, le G5 Sahel lance un appel au Conseil de sécurité des Nations unies pour la mise en place, en accord avec l’Union africaine, d’une force internationale pour neutraliser les groupes armés, aider à la réconciliation nationale et mettre en place des institutions démocratiques stables » en Libye, ajoute le communiqué.

Lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet, le chef de l’Etat mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, également président en exercice de l’Union africaine, a assuré que le G5 Sahel avait « officiellement » saisi l’UA et l’ONU de la question, sans préciser la forme de la requête ni indiquer à quelle date elle a été formulée.

 

« Les instances élues, notamment le Parlement libyen élu, ont besoin de force pour mettre en œuvre leurs programmes de développement, dans la paix et la stabilité », a-t-il estimé. La Libye est plongée dans le chaos depuis le renversement du colonel Mouammar Kadhafi par la France de Sarkozy au terme de huit mois de conflit en 2011. Livré aux milices, le pays est dirigé par deux Parlements et deux gouvernements – l’un proche des milices islamistes et l’autre reconnu par les Occidentaux – qui se disputent le pouvoir.

 

Ces derniers jours, plusieurs dirigeants africains ont souligné la menace que constituent pour les pays sahélo-sahariens le djihadisme et les trafics transfrontaliers en tous genres en provenance du sud de la Libye, aux confins de l’Algérie, du Niger et du Tchad.

Une partie des djihadistes refoulés du Mali, dont l’Algérien Mokhtar Belmokhtar et le Malien Iyad Ag Ghali, se sont retranchés dans cette région par où transitent les trafics d’armes prélevées sur les gigantesques stocks du colonel Kadhafi. « Aucune armée africaine ne peut aller détruire en Libye le terrorisme (…). Il n’y a que l’OTAN qui en a les moyens », avait soutenu à Dakar le président tchadien, Idriss Déby.

 

« Si on veut résoudre le problème du Sahel, il faut s’occuper de la Libye. Nous pourrons les accompagner », a insisté M. Déby, dont le pays, puissance régionale, est militairement présent au Mali pour lutter contre les djihadistes depuis 2013.

Un secret de Sarkozy bien gardé : l’exécution de Kadhafi

—   —   —   Par : Fausto Biloslavo.

Publié le : 7/07/14

Cinquante millions d’euros déboursés par Mouammar Kadhafi pour sa course à l’Élysée, et l’exécution suspecte du Colonel, sont autant de cadavres dans le placard de l’ex-président français Nicolas Sarkozy (Revue de la presse italienne)

 

Ce n’est pas un hasard si l’assaut de l’OTAN contre la Libye a débuté le 19 mars 2011 par un bombardement des chasseurs français sur les forces de Kadhafi, lesquelles étaient sur le point de terrasser les rebelles à Benghazi.

 

Les fantômes libyens, toujours démentis sèchement et avec indignation par Sarkozy, sont réapparus après sa spectaculaire arrestation d’hier. Dans les écoutes téléphoniques, il apparait que l’ex-président français fait pression sur un juge et tente de se renseigner précisément sur l’enquête portant sur les fonds présumés de Kadhafi qui avaient financé sa campagne présidentielle victorieuse de 2007.

 

Le premier à avoir accusé Sarkozy d’avoir accepté les millions provenant de Tripoli pour se faire réélire avait été Saif el Islam, le fils – encore en vie – du colonel, trois jours avant l’assaut de l’OTAN. Le 25 octobre 2011, l’ex-premier ministre libyen, Baghdadi Ali al-Mahmoudi, qui s’était enfui en Tunisie avant d’y être arrêté, admettait lors d’un interrogatoire : « J’ai supervisé personnellement le dossier du financement par Tripoli de la campagne de Sarkozy. »

 

Un an après l’attaque de l’OTAN à la Libye, entre plaintes et démentis, on apprend que Brice Hortefeux, qui fut ministre pendant la présidence Sarkozy, avait conclu l’accord le 6 octobre 2006 lors d’une réunion entre Abdullah Senussi, beau-frère du colonel, et le trafiquant d’armes Ziad Takieddine. L’accord figurait dans un document signé par Mussa Kussa, l’alors chef des omniprésents services secrets libyens, aujourd’hui réfugié au Qatar. L’argent aurait été versé en secret par Bashir Saleh, chef de cabinet du colonel. Ce récit est confirmé par Moftah Missouri, l’interprete personnel du rais libyen.

 

À cette époque, Sarkozy accueillait à Paris le Kadhafi des années d’or, et l’appelait le “frère leader”. Si cette histoire de financement illicite est vraie, et dans le cas où il aurait dû faire face à la justice, le colonel aurait pu la rendre publique pour démentir le président français.

 

Le 20 octobre 2011, lorsque la colonne de Kadhafi fut localisée et bombardée par deux chasseurs Rafale français, le rais fut capturé vivant, avant qu’on lui donne le coup de grâce. « Dans les jours qui ont précédé, plusieurs missions tactiques avaient eu lieu, avec au moins 9 hélicoptères envoyés sur Syrte (où se cachait le colonel – nda), raconte à Il Giornale une source de l’OTAN. L’un était anglais et les autres français, ils frappaient des objectifs bien précis. » La fin de Kadhafi prit forme après un coup de téléphone qu’il passa vers Damas depuis son téléphone satellite, et qui fut intercepté par l’OTAN. Les pilotes de chasseurs français et un [drone] Predator américain fournirent en continu des informations sur la colonne du rais en fuite, à la base de l’OTAN de Naples et à Poggio Renatico, qui gérait les opérations aériennes. Une partie de ces informations était ensuite envoyée aux corps d’élite et aux services de renseignements alliés, aux côtés des rebelles de Syrte.

 

« L’impression est qu’après le premier groupe d’insurgés qui a capturé Kadhafi, un autre groupe est arrivé qui semblait savoir exactement quoi faire et aurait reçu l’ordre d’éliminer le prisonnier » a expliqué à Il Giornale une source anonyme impliquée à l’époque dans le conflit. Une partie des révolutionnaires voulait emmener Kadhafi à Misurata, comme en témoignent les hurlements enregistrés par les téléphones portables. Ensuite, un membre du second groupe, avec l’ordre de tuer, se serait approché du colonel en sang, mais toujours vivant, et aurait profité de la confusion pour lui donner le coup de grâce.

 

Quelques mois plus tard, Mahmoud Jibril, ex-premier ministre par intérim après la chute du régime, avait confirmé la nouvelle à la télévision égyptienne : « C’est un agent étranger mélangé aux révolutionnaires qui a exécuté Kadhafi. »

 

Par Fausto Biloslavo

 

IlGiornale.it et afrique-asie.fr
Jeudi 3 juillet 2014, 00 :24

 

http://ilfattoquotidiano.fr/un-secret-de-sarkozy-bien-garde-lexecution-de-kadhafi/

 

Barroso, proche des Américains, vise la direction de l’ OTAN

On attribue à José Manuel Barroso de devenir le prochain Secrétaire Général de l’ONU: il faut pour cela plaire aux Américains et donner le maximum de gages. Est- ce par hasard si son ex-chef de cabinet est aujourd’hui le représentant de l’UE à Washington? Et donc pousser à un traité de libre échange le plus large possible.

Retour au calme à Tripoli

Les autorités libyenne ont déloger des ex-rebelles armés qui avaient pris d’assaut le siège du gouvernement à Tripoli pour réclamer des primes, provoquant des affrontements qui ont fait un mort et quatre blessés, selon le gouvernement.

Après des heures de combats sporadiques, où les forces de l’armée et de la police étaient dépassées par le nombre des assaillants, la situation semblait sous contrôle à la fin de la journée.

La nouvelle de l’assaut sur les bureaux du Premier ministre el-Keib a vite fait le tour de la ville, et les Tripolitains qui avaient repris goût aux sorties nocturnes ont déserté la rue où la police et l’armée ont renforcé les contrôles.

Car rien ne prémunit le gouvernement contre une nouvelle attaque dont la cause première est le non-paiement des primes destinées aux ex-rebelles ayant combattu le régime Kadhafi avec l’aide de l’Otan l’an passé.

Le versement de la prime de 2 400 dinars libyens (soit 1 400 euros) par rebelle a en effet été suspendu de façon unilatérale par le gouvernement en raison de certaines fraudes.

Depuis des semaines, d’anciens rebelles manifestent pour réclamer le versement promis mais ils le faisaient de manière pacifique. Las, ceux de la montagne Nefousa (essentiellement des Berbères) s’estimant lésés en sont venus aux armes contre l’intégrité du gouvernement. Le gouvernement qui a annoncé l’ouverture d’une enquête pour connaître les conditions de la mort d’un responsable de la sécurité, tué lors de l’assaut.

Afghanistan: nouvelles horreurs des soldats américains

Le Los Angeles Times a publié mercredi des photos de soldats américains posant au côté de cadavres d’insurgés afghans, dont certains démembrés. Le Pentagone, qui qualifie ces actes d’ «inhumains», a lancé une enquête.

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Un nouvel exemple de conduite ignoble qui ne va pas aider l’armée américaine à corriger son image en Afghanistan. Le Los Angeles Times a publié mercredi des photos de soldats américains posant, souriants, au côté de cadavres d’insurgés afghans, dont certains démembrés. Certains soldats tenaient même dans leurs mains des morceaux des corps déchiquetés des talibans. Sur l’une des photos publiées par le quotidien, on aperçoit un badge «Zombie Hunter» (chasseur de mort-vivant) posé à côté d’un cadavre.

Le Los Angeles Times a reçu ces clichés d’un ancien soldat du bataillon incriminé, la 82e division aéroportée américaine qui a notamment opéré en France durant la Seconde Guerre mondiale. Cet informateur qui veut rester anonyme estime que ces comportements démontrent un dysfonctionnement de la discipline et de commandement au sein des bases américaines en Afghanistan. Un laxisme qui met en danger la sécurité des troupes. Il espère que la publication de ces photos empêchera toute récidive. Ses dix-huit clichés concernent deux missions distinctes qui ont fini de la même manière: des soldats posant joyeux auprès de restes de talibans. Une première série date de février 2010 lorsque la 82e division est envoyée dans la province de Zabol pour relever les empreintes rétinienne et digitales d’un kamikaze qui avait attaqué une unité policière afghane. Trois mois plus tard, bis repetita, cette fois pour récupérer les empreintes de trois talibans qui, par mégarde, ont sauté avec leurs explosifs alors qu’ils s’apprêtaient à piéger une route.

Fermeté des autorités américaines

D’après l’informateur du Los Angeles Times, tous les hommes, la plupart sans grade, apparaissant sur les photos, ont vu des camarades tués ou blessés par les talibans. Un des para arbore un bracelet au nom d’un ami disparu. Lors de ces missions, les soldats ont ressenti «une profonde satisfaction»à la vue des cadavres, surtout lorsqu’ils ont appris que les kamikazes avaient été victimes de leurs propres bombes. «Ils étaient en colère après avoir vu leurs potes se faire exploser. Ils ont voulu célébrer l’occasion». Les photos ont ensuite circulé dans le régiment et plusieurs soldats n’hésitaient pas à plaisanter dessus.

Suite à la publication de ces photos, les condamnations très vigoureuses se multiplient. «Ces images ne représentent en rien les valeurs ou le professionnalisme de la vaste majorité des troupes américaines qui servent aujourd’hui en Afghanistan», a déploré le secrétaire à la Défense américain, Léon Panetta, qui a révélé qu’une enquête était en cours. La plupart des soldats mis en cause auraient été identifiés. Léon Panetta «s’est excusé» de leur comportement au cours d’une réunion à Bruxelles, en particulier pour le tort causé à la réputation de «dizaines de milliers de soldats de l’Isaf qui font leur travail avec zèle et de manière irréprochable». Le secrétaire général de l’Otan Anders Fogh Rasmussen a condamné «fermement» les photos choc et évoque un «événement isolé». «J’espère qu’il n’y aura pas de débordements» à la suite de cette nouvelle, a-t-il tout simplement souhaité. L’ambassadeur des Etats-Unis à Kaboul, Ryan Crocker, a lui estimé que ces soldats avaient commis des actes «moralement répugnants» qui, ajoute-t-il, «déshonorent les sacrifices de centaines de milliers de soldats et de civils américains qui ont servi avec honneur en Afghanistan».

Cette nouvelle affaire intervient à un moment critique pour les forces occidentales dont l’image a été très ternie après des scandales à répétition : l’incinération d’exemplaires du Coran sur la base américaine de Bagram qui avait engendré de manifestations violentes et l’équipée meurtrière du sergent américain Robert Bales, accusé d’avoir assassiné 17 villageois dans leur sommeil. Sans oublier la vidéo montrant en janvier des marines en train d’uriner sur des cadavres d’insurgés afghans.