Libye: plus de 120 morts et près de 600 blessés dans les combats près de Tripoli

Des combats violents opposent depuis le 4 avril les forces du Gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale, et les hommes du maréchal Haftar.

Au moins 121 personnes ont été tuées et 561 autres blessées depuis le début, le 4 avril, d’une offensive du maréchal Khalifa Haftar contre la capitale libyenne Tripoli, a indiqué l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dimanche 14 avril.

Le bureau de l’organisation en Libye, qui ne précise pas le nombre des victimes civiles, a condamné par ailleurs sur son compte Twitter « les attaques répétées contre le personnel soignant » et les ambulances à Tripoli. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha) de l’ONU a, de son côté, fait état de 13 500 personnes déplacées par les combats, dont 900 ont été hébergées dans des centres d’accueil.

Football : le Maroc réitère sa demande de report de la CAN à cause d’Ebola

Le Maroc souhaite toujours que la CAN-2015 de football, prévue du 17 janvier au 8 février, soit reportée. Il en a de nouveau fait la demande samedi. L’organisateur de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), équivalent africain d’un Euro, s’inquiète en raison de l’épidémie d’Ebola, qui a déjà fait au moins 4 818 décès, selon un dernier bilan rendu public cette semaine.

 

Le 10 octobre, le Maroc avait déjà fait une demande en ce sens. Le ministère de la Jeunesse et des Sports a réaffirmé ce week-end que cette décision est «dictée par des raisons sanitaires de la plus haute dangerosité». Il évoque «un cas de force majeure» et une décision prise «après mûre réflexion».

 

Rabat, la capitale, et la Caf (Confédération africaine de football), tirent des conclusions diamétralement opposées des dernières recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Le Maroc «a toujours fait preuve de son engagement résolu d’accueillir cette prestigieuse compétition» et il est «prêt (…) sur le plan sportif, organisationnel et logistique», martèle le ministère, qui demande un report d’un an.

 

Le Maroc s’expose à des sanctions financières et sportives

 

Après une visite lundi, la Caf avait sèchement rejeté la demande marocaine, formulée le mois dernier, de repousser la compétition, et laissé cinq jours au Royaume pour confirmer la tenue de l’épreuve sur son sol. Une réunion est prévue mardi au Caire (Egypte) pour «prendre les décisions qui s’imposent», avait ajouté la CAF, laissant entrevoir deux scénarios en cas de renoncement du Maroc : la tenue de l’épreuve dans un autre pays ou son annulation pure et simple, une première.

 

L’Afrique du Sud, le Ghana et l’Algérie ont été sondés sur leur capacité à remplacer le Maroc au pied levé, mais sans grand succès. En cas d’annulation, le Maroc s’expose à différentes sanctions. Selon l’article 90 du règlement de la compétition, il lui serait infligé une amende à laquelle s’ajouterait la réparation des préjudices moraux, car la compétition doit avoir lieu dans moins de six mois. «Retrait notifié moins de six mois avant la date du tournoi final : amende cinquante mille (50 000) $ (environ 40 000 €). Ce pays s’acquittera, également, de la réparation de tous les préjudices moraux et financiers causés à la CAF et aux participants», est-il écrit.

 

L’article 90 évoque également des «sanctions disciplinaires», c’est-à-dire que le Maroc pourrait se voir privé de compétition pour plusieurs années.

Ebola: « plan national » de prévention au Maroc

Le Maroc a annoncé aujourd’hui le lancement d’un « plan national » pour « empêcher l’entrée du virus Ebola » dans le royaume, un des rares pays à avoir maintenu ses liaisons aériennes directes avec les principaux foyers de l’épidémie en Afrique de l’Ouest. Ce plan comporte une série de mesures destinées principalement à la « détection précoce des cas de contamination », a affirmé le ministre de la Santé, Lahoucine Louardi, tout en relevant que celles-ci ne constituaient pas une garantie face la propagation « inquiétante » du virus. Les aéroports et les avions ont ainsi été équipés de caméras thermiques pour « détecter les cas suspects », a-t-il indiqué à la presse. Quatre laboratoires ont par ailleurs été équipés de matériels d’analyse « rapide » pour les personnes éventuellement contaminées, a ajouté M. Louardi. Son ministère a également annoncé la mise en place d’une ligne téléphonique gratuite, afin de « répondre aux questions des citoyens ».

 

Le Maroc, via sa compagnie nationale Royal Air Maroc, est le seul pays à avoir maintenu l’intégralité de ses liaisons aériennes quotidiennes avec les pays d’Afrique de l’Ouest les plus frappés par l’épidémie d’Ebola (Guinée, le Liberia et la Sierra Leone).

A ce titre, les services du ministère de la Santé suivent le cas de « 35 à 39 ressortissants » étrangers, provenant essentiellement de ces pays et qui sont entrés récemment au Maroc, étant donné la durée d’incubation du virus (jusqu’à 21 jours), a encore indiqué M. Louardi. Même si aucun cas de virus Ebola n’a été enregistré à ce jour dans le Royaume, le Maroc avait déjà annoncé le mois dernier une « élévation » du niveau de vigilance face à la propagation de l’épidémie, qui a fait près de 4.500 morts depuis le début de l’année selon l’Organisation mondiale de la Santé. Outre ses liaisons aériennes en Afrique de l’Ouest, le Maroc est grandement concerné car il doit accueillir en janvier la Coupe d’Afrique des nations (CAN-2015) de football, la plus importante compétition sportive du continent. Les autorités marocaines ont réclamé vendredi dernier le report de cette épreuve auprès de la Confédération africaine (CAF), qui pour l’heure a dit maintenir les dates. Les deux parties doivent se rencontrer prochainement pour étudier cette demande.


Pétition : Il faut publier les données sur les malformations congénitales en Irak

 

___  ___   Pétitions – Change.org .

 

Je suis le Docteur Samira ALAANI, je suis pédiatre à l’Hôpital Général de Falloujah. Dans les années qui ont suivi les attaques des forces américaines sur notre ville, mes collègues et moi avons remarqué une augmentation horrifiante du nombre de bébés nés avec des malformations congénitales graves : spina bifida, anomalies cardiaques et des malformations auxquelles je ne peux même pas donner de nom. Beaucoup ne survivent pas. Pour ceux qui survivent, nous leur procurons des soins tant bien que mal avec le peu de ressources dont nous disposons.

 

Je travaille comme pédiatre à Falloujah depuis 1997, et c’est depuis 2006 que j’ai remarqué ce problème, nous avons alors commencé à enregistrer ces cas. Nous nous sommes rendus compte que sur 1000 naissances, 144 bébés présentaient des malformations. Nous sommes convaincus que, même aujourd’hui, ces cas sont liés à la contamination provenant des conflits dans notre ville il y a plus de dix ans maintenant. Ce phénomène n’est pas unique à Falloujah : les hôpitaux dans tout le Gouvernorat d’alAnbar ainsi que d’autres régions d’Irak constatent une hausse similaire. Tous les jours je vois les ravages que cette peur inculque aux futures mères et à leurs familles. La première question que l’on me pose lorsqu’un enfant naît n’est pas « Est-ce une fille ou un garçon ? »mais « Mon bébé est-il en bonne santé ? »

 

Lorsque j’ai entendu que le Ministère de la Santé Irakien et l’Organisation Mondiale de la Santé (l’OMS) allaient faire des recherches, cela m’a donné une lueur d’espoir. Je savais que cela ne ferait que confirmer ce que nous savions déjà : que le nombre de malformations congénitales avait augmenté, mais je pensais aussi que cela pousserait l’Irak et la communauté internationale à agir.

 

La recherche est maintenant terminée et on nous avait promis que le rapport serait publié début 2013 ; mais nous voici six mois plus tard et l’OMS vient d’annoncer de nouveaux délais. Nous sommes inquiets que cela soit du à un problème d’ordre politique et non pas scientifique. Nous avons déjà attendu des années que la vérité éclate et mes patientes ne peuvent plus continuer comme cela. L’OMS a une autre option. Que les données soient publiées dans une revue à libre accès pour un examen indépendant par des pairs. Ce procédé serait rapide, rigoureux et transparent.

 

Mes patientes ont besoin de savoir la vérité, elles ont besoin de savoir pourquoi elles ont fait une fausse couche, elles ont besoin de savoir pourquoi leurs bébés sont si malades et par-dessus tout, elles ont besoin de savoir que l’on est en train de faire quelque chose pour y remédier.Le Ministère de la Santé Irakien et l’OMS se doivent de publier ces données et de nous fournir des réponses.

 

Je vous demande de signer cette pétition et de prouver que le reste du monde n’a pas oublié le peuple d’Irak.

 

Lien pour signer le pétition:

https://www.change.org/en-GB/petitions/publiez-les-donn%C3%A9es-sur-les-malformations-cong%C3%A9nitales-en-irak-act4iraq?utm_source=action_alert&utm_medium=email&utm_campaign=30979&alert_id=