Pakistan : l’ONU lance un appel de fonds

Les eaux commençaient à refluer jeudi au Pakistan, laissant des millions de personnes démunies après avoir fui leurs villages et leurs terres ravagées par les flots, alors que l’ONU a lancé un appel de fonds de 460 millions de dollars pour les aider en urgence.??Si les alertes aux inondations sont toujours en vigueur jusqu’à vendredi dans certaines régions du Sind (sud) et du Pendjab (centre), les météorologues prédisaient désormais des pluies plus éparses.??L’attention se portait désormais sur les quelque 14 millions de personnes affectées à des degrés divers, selon le gouvernement, par les pires inondations que le pays ait connu depuis 80 ans. Beaucoup ont été jetées sur les routes, rejoignant en partie des camps de fortune, souvent privées de nourriture et où elles font face à une chaleur insupportable.?? »Nous estimons qu’au moins deux millions de personnes ont besoin d’un abri, et nous en avons déjà fourni à un quart d’entre eux », a souligné Maurizio Giuliano, porte-parole du Bureau de Coordination de l’ONU pour les affaires humanitaires (Ocha).??
AFP

Flottille : la Turquie constitue sa propre commission d’enquête

La Turquie a annoncé jeudi avoir constitué sa propre commission d’enquête sur l’assaut israélien contre une flottille d’aide à Gaza ayant coûté la vie à neuf Turcs le 31 mai, commission qui devra rendre compte à un panel d’experts mis en place par l’ONU sur cette affaire.
« La commission nationale d’enquête et de recherche », créée au sein du bureau du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, est chargée de présenter un rapport au panel d’experts de l’ONU « sur les circonstances de l’abordage (israélien) et le traitement infligé aux activistes du convoi », souligne un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
Des responsables des ministères des Affaires étrangères, de la Justice, de l’Intérieur et de la Mer prendront part aux travaux de cette commission, ajoute le document.
Neuf Turcs avaient été tués dans de violents heurts avec les commandos israéliens lors de l’abordage du ferry turc Mavi Marmara dans les eaux internationales, alors que le navire bondé de militants pro-palestiniens tentait de forcer le blocus israélien autour de la bande de Gaza.
L’assaut contre l’expédition internationale a mis à mal les relations entre Israël et la Turquie. Ankara a rappelé son ambassadeur.
Israël a aussi mis en place une commission d’enquête nationale sur l’assaut.
Ankara estime qu’Israël doit présenter des excuses, payer des compensations pour les victimes et aussi lever le blocus de Gaza.
Bien que disposant d’un représentant au sein du panel de l’ONU, Israël a menacé mardi de boycotter ce groupe s’il demandait à interroger ses soldats.

Le roi dollar règne en maître à Bagdad

L’Irak n’a toujours pas de Premier ministre ni de gouvernement, mais on oublie qu’il n’a pas, non plus, de Président de l’assemblée nationale ni de Président de la République. Bien que sommés par leurs opposants d’expédier les affaires courantes, Jalal Talabani et Nouri al-Maliki, vissés à leur siège, font ce que bon leur semble, hors de tout contrôle.

Le Conseil de sécurité de l’ONU exhorte la classe politique irakienne à « former aussi rapidement que possible un gouvernement ouvert » son représentant à Bagdad, Ad Melkert, craint que le vide institutionnel ne soit exploité par « des individus opposés à la transition démocratique ». Parallèlement, les Etats-Unis font pression sur Iyad Allaoui, arrivé en tête des législatives du 7 mars, et Nouri al-Maliki pour qu’ils acceptent de gouverner le pays ensemble et mettent sur la touche Moqtada al-Sadr. Arrivé à mi- mandat, Barack Obama ne veut pas qu’une nouvelle dégradation de la situation en Irak, ajoutée à la déroute de l’OTAN en Afghanistan,  perturbe la campagne pour sa réélection. Ce n’est évidement pas l’intérêt de l’Iran où l’ayatollah Khameini, « guide suprême de la révolution », tient à ce que le régime de Bagdad soit dirigé par une coalition chiite safavide, c’est-à-dire pro-iranienne.

Mais, au-delà des marchandages entre Washington et Téhéran et des ambitions politiques, tribales, ethniques ou religieuses inhérentes à la vie politique irakienne depuis 2003, il est un sujet dont personne ne parle, ou presque : les salaires mirifiques et les prébendes des dirigeants du pays. Sarmad al-Taie, rédacteur en chef du quotidien indépendant Al-Alam (1), a levé une partie du voile sur ce que touchent officiellement certains membres de la clique au pouvoir, qui expliquent aussi pourquoi ils sont scotchés à leur poste :

– Jalal Talabani, Président de la République : 700 000 $ par an.

– Adel Abdul Mahdi et Tariq al-Hashimi, vice-présidents de la République : 600 000 $ par an.

– Nouri al-Maliki, Premier ministre : 360 000 $ par an.

(Mais, selon certaines sources, son salaire serait en fait identique à celui du Président de la République)

– Rowsch Nouri Shaways, vice- Premier ministre : 172 000 $ par an.

Les salaires des hauts fonctionnaires choisis par les dirigeants, des gouverneurs de province, ne sont pas rendus publics. Des primes, notamment de risques, peuvent les augmenter de façon spectaculaire. Leurs frais d’hospitalisation sont à la charge de l’Etat.

Aucun journaliste, à moins d’être suicidaire, ne s’avisera à enquêter sur les prébendes des dirigeants, mais la rue irakienne, elle, n’hésite pas à dénoncer les doubles salaires versés par la CIA, le MI6, les Gardiens de la Révolution iranienne, le Mossad ou d’autres services secrets, les avances sur commission des entreprises étrangères, l’accès à des caisses noires, les trafics divers, la contrebande…

On comprend qu’aucun des nouveaux voleurs de Bagdad ne veuille quitter son poste. Ceux qui y seront contraints n’ont pourtant pas de souci à se faire: il leur sera versé 80% de leur dernier salaire jusqu’à la fin de leurs jours, auxquels ils pourront additionner le montant des retraites des autres fonctions gouvernementales qu’ils ont occupées.

Notes :

(1) Iraq’s Top Ten Salaries… And The Best Pension in The World, I guess

http://blogs.mcclatchydc.com/iraq/2010/06/iraqs-top-ten-salaries-and-the-best-pension-in-the-world-i-guess.html

Lire aussi : Les députés irakiens s’empiffrent

http://www.france-irak-actualite.com/article-les-deputes-irakiens-s-empiffrent–40658329.html

Par Gilles Munier – France Irak Actualité

Inondations au Pakistan : des besoins extrêmement impressionnants

Les agences humanitaires de l’ONU sont confrontées à des « besoins totalement impressionnants » au Pakistan, où persistent depuis une semaine des inondations qui ont fait 1 500 morts, et 4,5 millions de déplacés, a indiqué le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR). « Les besoins sont totalement impressionnants (…) les pluies de mousson continuent dans tout le Pakistan et il n’y a pas de signe qu’elles vont s’arrêter », s’est inquiétée la porte-parole du HCR, Melissa Fleming. Mme Fleming a qualifié de « désastre continu » ces intempéries au Pakistan. « Au fur et à mesure des heures, de plus en plus de personnes sont touchées », a-t-elle noté, soulignant que les pluies se poursuivaient vendredi.

APS

ONU : Entrée en vigueur de la Convention sur les armes à sous-munitions

La Convention sur l’interdiction de l’emploi, de la production, du stockage et du transfert des armes à sous-munitions, signée jusqu’à présent par 107 pays, est entrée en vigueur dimanche. Cette convention interdit l’emploi, la production, le stockage et le transfert de cette catégorie d’armes.

Les bombes à sous-munitions sont larguées par voie aérienne ou tirées par canons. Le conteneur s’ouvre dans les airs et éjecte les sous-munitions qui se dispersent sur de larges zones. De 5 à 40% des sous-munitions n’explosent pas au contact du sol et peuvent rester actives pendant des années durant lesquelles elles peuvent tuer ou blesser des civils, dont des enfants, plus vulnérables.

Alger a choisi le nucléaire civil

L’Algérie s’inscrit dans une majorité de pays qui ont choisi de mettre l’atome au service exclusif des applications civiles y compris en matière de recherche et de développement, a souligné à Washington le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci.

« La protection des installations et matières nucléaires civiles est conçue par mon pays comme un processus en quête permanente d’amélioration et de renforcement », a affirmé M. Medelci dans une déclaration au sommet sur la « Sécurité nucléaire ».

Il a rappelé, à cette occasion, l’adoption par l’Algérie de mesures à la fois d’ordres législatif, réglementaire et pratique, citant, à titre d’exemple, la ratification de la Convention sur la protection physique des installations et matières nucléaires déposée auprès de l’AIEA, telle qu’amendée par la Conférence des Etats parties en juillet 2005, l’adhésion à la résolution 1540 du Conseil de sécurité de l’ONU et la présentation de rapports périodiques et réguliers sur sa mise en œuvre au plan national.

Mme Leïla Ben Ali plaide pour le statut de la femme dans le monde

La réunion de l’Organisation mondiale de la famille qui s’est tenue le 29 juin à New York, en marge de la réunion de haut niveau du Conseil économique et social de l’Onu pour l’année 2010 a été marquée par l’allocution de Mme Leïla Ben Ali, Première dame de Tunisie et présidente de l’Organisation de la femme arabe, lue en son nom par Mme Bébia Bouchnak Chihi, ministre des Affaires de la femme, de la Famille, de l’Enfance et des Personnes âgées.


Dans cette allocution, Mme Leïla Ben Ali a lancé un appel en direction de la communauté internationale pour qu’elle soutienne davantage la cause des femmes, soulignant que « la promotion du statut de la femme est une cause sociale universelle » requérant l’implication de tous, et commandant aussi « d’asseoir les fondements d’une culture humaniste qui renforce les principes de pleine égalité entre les genres et d’éduquer les générations montantes dans le culte de ces valeurs ». Réitérant son appel à assurer une participation équitable des deux genres aux travaux du Congrès mondial de la Jeunesse prévu en 2011, Mme Leïla Ben Ali a souligné, une fois encore, la nécessité de veiller à ce que, en cette occasion, « une importance plus grande soit accordée à l’initiation des enfants et des jeunes dans tous les pays du monde aux valeurs d’égalité entre les genres, car nous sommes persuadés que les problèmes du genre social sont, avant tout, des problèmes d’éducation et de culture ».

Cette approche est déjà celle de la Tunisie, a indiqué Mme Ben Ali qui a, dans son message, énuméré quelques-uns des nombreux acquis réalisés par la Tunisie en matière d’émancipation féminine, d’égalité entre les sexes et de pleine intégration de la femme dans les sphères politique, économique et sociale, grâce aux réformes opérées depuis deux décennies par le Président Ben Ali. En matière de santé par exemple, a indiqué Mme Leïla Ben Ali, l’espérance de vie de la femme atteint 74 ans contre 67 en 1987. Le taux de scolarisation des filles de six ans a été porté à 99%, matérialisant ainsi la volonté politique de faciliter l’adhésion de la femme tunisienne à la société du savoir et de l’information. La proportion des jeunes filles passée à 58% dans l’enseignement secondaire et à 60% dans les universités, le nombre élevé de femmes enseignant à l’université (44%) ou exerçant dans le secteur de la recherche scientifique (47%), ainsi que la présence accrue des femmes dans la vie politique et publique (27,5% de femmes députés ; 33% de femmes siégeant dans les conseils municipaux, plus du tiers des magistrats  et 60% des journalistes et communicateurs) ont également été évoquées par la Première dame de Tunisie.

Ces acquis sont appelés à se renforcer davantage, a indiqué Mme Ben Ali, qui a rappelé que «  le Programme présidentiel 2009-2014 offre de nouvelles opportunités et de larges perspectives à la femme d’accroître sa présence aux postes de direction et de responsabilité pour atteindre 35% au moins au cours de ce quinquennat, contre 30% actuellement ». Mme Leïla Ben Ali a également fait observer que la Tunisie a ratifié toutes les conventions et tous les pactes internationaux se rapportant directement ou indirectement aux droits de la femme, et s’est dotée de multiples mécanismes pour dynamiser le rôle économique des femmes et éliminer toutes les formes de violences à l’égard des femmes.

« La volonté de la Tunisie s’est confortée dans ce domaine, dans le cadre de notre présent mandat à la tête de l’Organisation de la femme arabe, mandat au cours duquel nous avons œuvré à briser le mur du silence concernant la discrimination et la violence que subit la femme et qui handicapent son émancipation », a ajouté Mme Leïla Ben Ali.

Le Suisse Joseph Deiss remplace le Libyen Ali Treki à la présidence de l’Assemblée générale de l’ONU

L’ancien chef du gouvernement suisse, qui avait œuvré il y a huit ans, à l’entrée de la Suisse aux Nations Unies, a été choisi pour occuper le poste de président de la 65ème Assemblée générale de l’ONU. Joseph Deiss, 64 ans, succèdera ainsi au Libyen à Ali Treki, à la mi-septembre 2010.

Acceptant ce poste avec «beaucoup d’espoir et de solides convictions», il a expliqué l’entrée du monde dans une ère d’interdépendance croissante : «Tout va plus vite, de nouveaux défis ont émergé –changements climatiques, crise financière et économique, terrorisme et crime organisé globalisé, extrémisme de tous les genres- en plus des défis traditionnels posés par les conflits armés et la pauvreté dans le monde». Il a également «été frappé par l’importance donné dans la Charte à la notion d’amitié qui va bien au-delà de l’idée de la défense des intérêts des pays», a-t-il souligné au cours de la conférence de presse qui a suivi son élection.

Le premier évènement majeur qui attend le nouveau président de l’Assemblée générale sera le Sommet sur les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) organisé en septembre au siège de l’ONU, à New York et au cours duquel les Etats Membres doivent réaffirmer leur engagement à atteindre les ODM d’ici à 2015.

Ancien professeur d’économie, Joseph Deiss a également expliqué qu’il entendait dédier l’agenda de la 65ème Assemblée général aux questions de gouvernance globale en générale et de gouvernance économique en particulier, à la réforme du Conseil de sécurité, au changement climatique, à la protection de la biodiversité et à la sécurité alimentaire.

UMA : célébration la Journée mondiale de lutte contre la désertification

Les pays de l’Union du Maghreb arabe (UMA) célèbrent, comme partout dans le monde, la Journée mondiale de lutte contre la désertification (17 juin), en commémoration de l’anniversaire de l’adoption de la convention de l’ONU sur la lutte contre la désertification en 1994.

Dans un communiqué diffusé à cette occasion, le Secrétariat général de l’UMA a indiqué que cette année sera consacrée à la sensibilisation quant à l’importance de la biodiversité pour la terre et à la nécessité de la préserver, conformément à la déclaration de l’ONU, approuvée par l’ensemble des pays de l’UMA qui décrète l’année 2010, « Année internationale de la biodiversité ».

« Mama Africa », la Tunisienne Saïda Agrebi, décorée à l’Unesco

Mme Anh Dao Traxel (à gauche), fille adoptive de l’ancien président Jacques Chirac, et présidente de l’association l’Etoile européenne pour le développement civil et militaire (EEDCM), a décoré, le 25 mars 2010, Mme Saïda Agrebi (en clair), présidente de l’Association Tunisienne des Mères, de la Médaille de l’EEDCM. A l’occasion d’une sympathique cérémonie organisée, notamment par Mme Désirée Haddad Bellaiche (au centre), dans les salons de l’Unesco, à Paris, madame Traxel a tenu à récompenser celle que le monde entier surnomme aujourd’hui affectueusement « Mama Africa », pour son action infatigable en faveur de la femme et de la famille.

Le dévouement de madame Saïda Agrebi est reconnu bien au delà des frontières où elle est active dans de nombreux organismes. Ainsi elle est Vice-présidente du African Women’s Development and Communication Network et de l’Organisation internationale de la famille, coordinatrice des ONG de l’ONU (Organisation des Nations Unies) pour l’Afrique et membre de Femmes Afrique Solidarité. Dernièrement, Mme Saida Agrebi, a été nommée à la tête du département Communication du Centre Mondial d’Excellence en OMD, dépendant de l’ONU.

A l’occasion de la réception de sa décoration (photo ci-dessus) de l’Etoile Européenne du Dévouement Civil et Militaire, la Présidente de l’OTM s’est déclarée fière de l’honneur qui lui a été fait de recevoir cette distinction qui, a-t-elle dit, constitue un témoignage de considération au président Zine El Abidine Ben Ali pour sa politique visant à promouvoir le statut de la femme aussi bien au sein de la famille que dans la société. Il s’agit, également, a-t-elle affirmé, d’un témoignage de reconnaissance à Mme Leila Ben Ali (ci-contre), Première dame de Tunisie et présidente en exercice de l’Organisation de la Femme Arabe (OFA) pour ses efforts en faveur du renforcement de la participation de la femme au processus de développement durable.

La Médaille de l’Etoile européenne pour le développement civil et militaire de Mme Anh Dao Traxel a pour objectif « d’honorer les personnes physiques ou morales qui font preuve d’exemplarité dans leur vie quotidienne et professionnelle et qui viennent en aide à leurs semblables ».

Rappelons par la même occasion que le Prix de l’Alliance Internationale des femmes (TIAW) «World of Difference 100» pour l’année 2009 avait été attribué à la Tunisie en la personne de la présidente de l’OTM. Mme Saida Agrebi avait été choisie parmi 100 femmes dans le monde comme seule personnalité féminine en Afrique du Nord a s’être distinguée par son militantisme en matière des droits de la femme et de la famille, d’empowerment économique de la femme et de son intégration dans le processus de développement intégral.

Par Hugues Wagner