Jack Lang décroche un poste de conseiller à l’ONU

Jack Lang conseillera le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, sur la manière de juger les pirates capturés au large de la Somalie. C’est ce qu’a déclaré, mercredi, Susan Rice, représentante permanente des États-Unis aux Nations unies. Washington « salue la nomination par le secrétaire général de Jack Lang comme conseiller spécial de l’ONU sur la piraterie », a-t-elle dit lors d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la menace que les pirates somaliens font peser sur la navigation.

L’ancien responsable socialiste français aurait pourtant bien aimé le poste très convoité de ministre des Affaires étrangères à l’occasion du prochain remaniement ministériel.

Pakistan : l’ONU s’engage à mobiliser l’aide nécessaire aux sinistrés

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, en visite à Islamabad, a exprimé dimanche son engagement à mobiliser toute l’aide nécessaire pour secourir les quelque 20 millions de personnes affectées par les inondations au Pakistan. A son arrivée à la base militaire de Chaklala, près d’Islamabad, Ban Ki Moon a annoncé qu’il était venu exprimer « la compassion et la solidarité » des Nations unies au peuple et au gouvernement du Pakistan », et voir « ce qu’il fallait encore faire » pour les victimes. Le responsable onusien a, en outre, réitéré son appel à la communauté internationale pour apporter le plus rapidement possible de l’aide nécessaire aux sinistrés pakistanais.

Ben Ali l’a demandé, Ban Ki Moon l’a fait!

Par Hugues Wagner.

A l’occasion de « 2010, Année internationale de la jeunesse », il est bon de se souvenir des grandes lignes des travaux de la conférence internationale sur “Les questions de la jeunesse dans le monde islamique : enjeux du présent et défis du futur” organisée par l’ISESCO, à Tunis, en novembre 2008.

C’est à cette occasion, en effet, que le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali, a détaillé son programme pour les jeunes (notamment la création du Parlement des jeunes et la mise en place d’une stratégie nationale de la jeunesse) et appelé la communauté internationale à proclamer l’année 2010, Année internationale de la jeunesse. Aujourd’hui c’est chose faite et, sur toute la planète, démarrent de multiples manifestations.

Ainsi cet été, la jeunesse à travers le monde aura en elle quelque chose de Tunisie… Probablement cet enthousiasme joyeux et cette volonté d’aller de l’avant, de se dépasser.

Mais pour en arriver là, ce pays a bataillé dur comme il en a l’habitude. Il s’est employé à mobiliser des soutiens auprès des ensembles régionaux et internationaux, en particulier lors des conférences au sommet et des réunions ministérielles dont il est l’un des plus efficaces organisateurs en Méditerranée.

Cette unanimité onusienne témoigne de la reconnaissance internationale, venant s’ajouter au palmarès de la Tunisie où foisonnent les initiatives en faveur de la paix, du dialogue et de la solidarité entre les peuples, initiatives que le Président Ben Ali avait lancées et qui, elles aussi, ont reçu l’aval de l’ONU et le soutien international, comme ce fut le cas de l’appel du Président tunisien en faveur de la création d’un Fonds mondial de solidarité et de lutte contre la pauvreté. Il en a été de même pour la proposition présidentielle relative à la proclamation du 20 décembre de chaque année “Journée internationale de solidarité” ou celle relative à la proclamation de l’année 2005, Année mondiale du sport et de l’éducation physique.

Comme quoi l’âge d’un pays ne se mesure pas au nombre de ses siècles (ici multiples) mais à la vigueur de son peuple et de ses dirigeants.

Ban Ki Moon rend hommage à Ben Ali initiateur de l’Année internationale de la jeunesse

Le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki Moon, s’est montré admiratif pour le développement que connaît la Tunisie dans tous les domaines sous la conduite du Président Zine El Abidine Ben Ali, saluant l’initiative du chef de l’Etat tunisien de proclamer l’année 2010, Année internationale de la jeunesse, initiative adoptée à l’unanimité par l’organisation onusienne. Il a souhaité que la Tunisie continue de jouer un rôle de précurseur dans le soutien des jeunes aux niveaux régional et international.

M. Ban Ki Moon qui recevait, jeudi, au siège des Nations Unies, à New York, M. Samir Laabidi, ministre de la Jeunesse, des sports et de l’éducation physique, représentant de la Tunisie, unique pays invité d’honneur, à l’ouverture de l’Année internationale de la jeunesse, a fait part de sa fierté de célébrer, le démarrage de cette année cruciale qui témoigne de l’intérêt porté à la jeunesse du monde entier et qui vient consolider les valeurs d’entraide et illustrer l’importance qu’attachent les Nations Unies à cette population dans l’édification du présent gage de l’avenir des peuples.

Il a rendu hommage à la Tunisie pour les réalisations accomplies au profit de la jeunesse, s’agissant, notamment de la création du Parlement des jeunes, venu renforcer la participation de cette catégorie à la vie publique et de la mise en place d’une stratégie nationale de la jeunesse.

M. Ban Ki Moon a chargé M. Laabidi de transmettre au Président Ben Ali ses sentiments de haute considération pour le rôle que joue la Tunisie sur la scène internationale et pour la bonne réputation dont elle bénéficie en raison de la justesse de ses choix et de la pertinence de ses orientations.

Pour sa part, le ministre a transmis au Secrétaire général des Nations Unies les salutations du Président Zine El Abidine Ben Ali et sa fierté de la concrétisation de l’initiative de la Tunisie au profit de la jeunesse du monde, en proclamant l’année 2010, Année internationale de la jeunesse, soulignant que la Tunisie est déterminée à continuer d’apporter son appui aux dossiers importants et décisifs dont en premier lieu les questions de la jeunesse.

Le ministre a donné un aperçu global des réalisations enregistrées en Tunisie dans le domaine de la jeunesse. Il a évoqué les multiples initiatives de la Tunisie dont, notamment, celle appelant à la création d’un Fonds mondial de solidarité, qui a trouvé appui et soutien de la part des Nations Unies.

Il a donné une idée du programme élaboré par la Tunisie pour marquer la célébration de cet important événement, appelant l’organisation onusienne et ses différentes instances et structures à soutenir les efforts de la Tunisie dans ce domaine et à contribuer à la réussite de l’Année internationale de la jeunesse.


Pakistan : l’ONU lance un appel de fonds

Les eaux commençaient à refluer jeudi au Pakistan, laissant des millions de personnes démunies après avoir fui leurs villages et leurs terres ravagées par les flots, alors que l’ONU a lancé un appel de fonds de 460 millions de dollars pour les aider en urgence.??Si les alertes aux inondations sont toujours en vigueur jusqu’à vendredi dans certaines régions du Sind (sud) et du Pendjab (centre), les météorologues prédisaient désormais des pluies plus éparses.??L’attention se portait désormais sur les quelque 14 millions de personnes affectées à des degrés divers, selon le gouvernement, par les pires inondations que le pays ait connu depuis 80 ans. Beaucoup ont été jetées sur les routes, rejoignant en partie des camps de fortune, souvent privées de nourriture et où elles font face à une chaleur insupportable.?? »Nous estimons qu’au moins deux millions de personnes ont besoin d’un abri, et nous en avons déjà fourni à un quart d’entre eux », a souligné Maurizio Giuliano, porte-parole du Bureau de Coordination de l’ONU pour les affaires humanitaires (Ocha).??
AFP

Flottille : la Turquie constitue sa propre commission d’enquête

La Turquie a annoncé jeudi avoir constitué sa propre commission d’enquête sur l’assaut israélien contre une flottille d’aide à Gaza ayant coûté la vie à neuf Turcs le 31 mai, commission qui devra rendre compte à un panel d’experts mis en place par l’ONU sur cette affaire.
« La commission nationale d’enquête et de recherche », créée au sein du bureau du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, est chargée de présenter un rapport au panel d’experts de l’ONU « sur les circonstances de l’abordage (israélien) et le traitement infligé aux activistes du convoi », souligne un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
Des responsables des ministères des Affaires étrangères, de la Justice, de l’Intérieur et de la Mer prendront part aux travaux de cette commission, ajoute le document.
Neuf Turcs avaient été tués dans de violents heurts avec les commandos israéliens lors de l’abordage du ferry turc Mavi Marmara dans les eaux internationales, alors que le navire bondé de militants pro-palestiniens tentait de forcer le blocus israélien autour de la bande de Gaza.
L’assaut contre l’expédition internationale a mis à mal les relations entre Israël et la Turquie. Ankara a rappelé son ambassadeur.
Israël a aussi mis en place une commission d’enquête nationale sur l’assaut.
Ankara estime qu’Israël doit présenter des excuses, payer des compensations pour les victimes et aussi lever le blocus de Gaza.
Bien que disposant d’un représentant au sein du panel de l’ONU, Israël a menacé mardi de boycotter ce groupe s’il demandait à interroger ses soldats.

Le roi dollar règne en maître à Bagdad

L’Irak n’a toujours pas de Premier ministre ni de gouvernement, mais on oublie qu’il n’a pas, non plus, de Président de l’assemblée nationale ni de Président de la République. Bien que sommés par leurs opposants d’expédier les affaires courantes, Jalal Talabani et Nouri al-Maliki, vissés à leur siège, font ce que bon leur semble, hors de tout contrôle.

Le Conseil de sécurité de l’ONU exhorte la classe politique irakienne à « former aussi rapidement que possible un gouvernement ouvert » son représentant à Bagdad, Ad Melkert, craint que le vide institutionnel ne soit exploité par « des individus opposés à la transition démocratique ». Parallèlement, les Etats-Unis font pression sur Iyad Allaoui, arrivé en tête des législatives du 7 mars, et Nouri al-Maliki pour qu’ils acceptent de gouverner le pays ensemble et mettent sur la touche Moqtada al-Sadr. Arrivé à mi- mandat, Barack Obama ne veut pas qu’une nouvelle dégradation de la situation en Irak, ajoutée à la déroute de l’OTAN en Afghanistan,  perturbe la campagne pour sa réélection. Ce n’est évidement pas l’intérêt de l’Iran où l’ayatollah Khameini, « guide suprême de la révolution », tient à ce que le régime de Bagdad soit dirigé par une coalition chiite safavide, c’est-à-dire pro-iranienne.

Mais, au-delà des marchandages entre Washington et Téhéran et des ambitions politiques, tribales, ethniques ou religieuses inhérentes à la vie politique irakienne depuis 2003, il est un sujet dont personne ne parle, ou presque : les salaires mirifiques et les prébendes des dirigeants du pays. Sarmad al-Taie, rédacteur en chef du quotidien indépendant Al-Alam (1), a levé une partie du voile sur ce que touchent officiellement certains membres de la clique au pouvoir, qui expliquent aussi pourquoi ils sont scotchés à leur poste :

– Jalal Talabani, Président de la République : 700 000 $ par an.

– Adel Abdul Mahdi et Tariq al-Hashimi, vice-présidents de la République : 600 000 $ par an.

– Nouri al-Maliki, Premier ministre : 360 000 $ par an.

(Mais, selon certaines sources, son salaire serait en fait identique à celui du Président de la République)

– Rowsch Nouri Shaways, vice- Premier ministre : 172 000 $ par an.

Les salaires des hauts fonctionnaires choisis par les dirigeants, des gouverneurs de province, ne sont pas rendus publics. Des primes, notamment de risques, peuvent les augmenter de façon spectaculaire. Leurs frais d’hospitalisation sont à la charge de l’Etat.

Aucun journaliste, à moins d’être suicidaire, ne s’avisera à enquêter sur les prébendes des dirigeants, mais la rue irakienne, elle, n’hésite pas à dénoncer les doubles salaires versés par la CIA, le MI6, les Gardiens de la Révolution iranienne, le Mossad ou d’autres services secrets, les avances sur commission des entreprises étrangères, l’accès à des caisses noires, les trafics divers, la contrebande…

On comprend qu’aucun des nouveaux voleurs de Bagdad ne veuille quitter son poste. Ceux qui y seront contraints n’ont pourtant pas de souci à se faire: il leur sera versé 80% de leur dernier salaire jusqu’à la fin de leurs jours, auxquels ils pourront additionner le montant des retraites des autres fonctions gouvernementales qu’ils ont occupées.

Notes :

(1) Iraq’s Top Ten Salaries… And The Best Pension in The World, I guess

http://blogs.mcclatchydc.com/iraq/2010/06/iraqs-top-ten-salaries-and-the-best-pension-in-the-world-i-guess.html

Lire aussi : Les députés irakiens s’empiffrent

http://www.france-irak-actualite.com/article-les-deputes-irakiens-s-empiffrent–40658329.html

Par Gilles Munier – France Irak Actualité

Inondations au Pakistan : des besoins extrêmement impressionnants

Les agences humanitaires de l’ONU sont confrontées à des « besoins totalement impressionnants » au Pakistan, où persistent depuis une semaine des inondations qui ont fait 1 500 morts, et 4,5 millions de déplacés, a indiqué le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR). « Les besoins sont totalement impressionnants (…) les pluies de mousson continuent dans tout le Pakistan et il n’y a pas de signe qu’elles vont s’arrêter », s’est inquiétée la porte-parole du HCR, Melissa Fleming. Mme Fleming a qualifié de « désastre continu » ces intempéries au Pakistan. « Au fur et à mesure des heures, de plus en plus de personnes sont touchées », a-t-elle noté, soulignant que les pluies se poursuivaient vendredi.

APS

ONU : Entrée en vigueur de la Convention sur les armes à sous-munitions

La Convention sur l’interdiction de l’emploi, de la production, du stockage et du transfert des armes à sous-munitions, signée jusqu’à présent par 107 pays, est entrée en vigueur dimanche. Cette convention interdit l’emploi, la production, le stockage et le transfert de cette catégorie d’armes.

Les bombes à sous-munitions sont larguées par voie aérienne ou tirées par canons. Le conteneur s’ouvre dans les airs et éjecte les sous-munitions qui se dispersent sur de larges zones. De 5 à 40% des sous-munitions n’explosent pas au contact du sol et peuvent rester actives pendant des années durant lesquelles elles peuvent tuer ou blesser des civils, dont des enfants, plus vulnérables.

Alger a choisi le nucléaire civil

L’Algérie s’inscrit dans une majorité de pays qui ont choisi de mettre l’atome au service exclusif des applications civiles y compris en matière de recherche et de développement, a souligné à Washington le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci.

« La protection des installations et matières nucléaires civiles est conçue par mon pays comme un processus en quête permanente d’amélioration et de renforcement », a affirmé M. Medelci dans une déclaration au sommet sur la « Sécurité nucléaire ».

Il a rappelé, à cette occasion, l’adoption par l’Algérie de mesures à la fois d’ordres législatif, réglementaire et pratique, citant, à titre d’exemple, la ratification de la Convention sur la protection physique des installations et matières nucléaires déposée auprès de l’AIEA, telle qu’amendée par la Conférence des Etats parties en juillet 2005, l’adhésion à la résolution 1540 du Conseil de sécurité de l’ONU et la présentation de rapports périodiques et réguliers sur sa mise en œuvre au plan national.