La France ne réinterviendra pas militairement en Libye

La France n’interviendra pas militairement en Libye, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, dans la foulée des précisions apportées par le chef de l’Etat sur l’opération de démantèlement de réseaux de passeurs décidée lors de sa tournée africaine.
En marge du sommet Union européenne-Union africaine d’Abidjan, Emmanuel Macron a annoncé mercredi la mise en place d’une task-force de lutte contre les trafiquants d’êtres humains en Libye entre l’UE, l’Union africaine et l’Onu, avant de préciser le lendemain qu’aucun envoi de forces militaires et de policiers français n’était “prévu à ce stade”.
“Il n’y aura pas d’intervention militaire de la France”, a déclaré Benjamin Griveaux lors du Grand Rendez-vous Europe 1-CNEWS-Les Echos.
“Il faut qu’il puisse y avoir une force interafricaine qui puisse intervenir ; la France et l’UE peuvent être là en soutien sur l’intelligence, sur les services, sur le renseignement, sur la technique”, a-t-il ajouté, soulignant que l’opération serait conduite par des contingents militaires interafricains.
Responsabilité de la France
“C’est le chaos en Libye. On a fait la guerre mais nous n’avons pas préparé la paix, et il y a là une responsabilité. Aujourd’hui des gens y meurent, il fallait donc que la France prenne cette initiative dans le cadre européen.”

Libye : libération des membres de la mission de l’ONU pris en otages

Les ravisseurs affilés à un groupe armé basé dans la ville libyenne de Zaouïa ont relâché les fonctionnaires de l’Onu pris en otage plus tôt dans la journée, signale le portail d’information libyen al-Wasat. Les membres de la mission sont sains et saufs.

Pris en otage plus tôt dans la journée de mercredi à l’ouest de Tripoli, les six membres de la mission de l’Onu en Libye ont été relâchés suite aux négociations menées par des notables tribaux locaux avec les ravisseurs. Les otages sont en bonne santé et ont été libérés sans que les exigences des ravisseurs soient satisfaites, souligne le portail d’informations al-Wasat.

Selon la source, les membres de la mission de l’Onu en question — quatre hommes et deux femmes — sont actuellement en route pour Tripoli.

Selon l’information de la chaîne de télévision Sky News Arabia, les ravisseurs sont affiliés à l’organisation terroriste internationale Al-Qaïda.

Plus tôt dans la journée, il a été annoncé que des fonctionnaires des Nations unies qui se dirigeaient vers la Tunisie avaient été pris en otage dans la ville de Zaouïa, située à 45 km à l’ouest de Tripoli. Les ravisseurs ont cherché à les échanger contre leurs complices arrêtés auparavant dans la capitale libyenne.

Ces dernières années, la situation en Libye demeure dangereuse en raison de l’activité d’islamistes radicaux affiliés à Al-Qaïda et à Daech. Le pays est également divisé en deux: un gouvernement d’union nationale siège à Tripoli, tandis qu’un gouvernement intérimaire dirige l’est du pays depuis Tobrouk.

Avec Sputnik

Le Libanais Ghassan Salamé nommé émissaire onusien en Libye

Le Conseil de sécurité de l’ONU a entériné mardi soir 20 juin la nomination par le Secrétaire général d’un envoyé spécial pour la Libye. Après une prolongation en catastrophe de quatre mois de l’envoyé actuel Martin Kobler faute de consensus autour des personnalités proposées pour ce poste, la nomination du médiateur international et ancien ministre libanais de la Culture Ghassan Salamé a fait consensus. Si la mission s’annonce complexe, le nouvel émissaire possède plusieurs atouts pour aborder le dossier.

Armé déjà d’un capital de sympathie chez les Libyens et s’appuyant sur son expérience en tant que médiateur dans la résolution de crises internationales, Ghassan Salamé, le nouvel émissaire onusien pour la Libye, a plusieurs cartes en main.

Il entretient des relations amicales avec plusieurs personnalités politiques en Libye et dans les pays du Golfe, des Etats influents dans le dossier libyen, comme le Qatar, l’Arabie saoudite et les Emirats.

Son expérience internationale lui donne un atout supplémentaire. Il a été conseiller de l’ex-secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan. Dans ce cadre, il a effectué plusieurs missions notamment en Irak et en Birmanie.

Ghassan Salamé est également un ami personnel du secrétaire général actuel de l’ONU, Antonio Guterres, ce qui joue en sa faveur pour cette tâche complexe. D’après nos sources, plusieurs personnalités précédemment approchées avaient refusé la mission.

Les attentes des Libyens sont grandes

Le nouvel envoyé spécial à Tripoli a une profonde connaissance des dossiers de la région et notamment celui de la Libye. Un dossier ne lui est pas étranger car ce n’est pas la première fois qu’il s’y attèle. Il avait déjà initié à Genève, en 2015, une série de dialogues inter-libyens entre les différents acteurs de la crise, ce qui avait été alors considéré comme un succès.

De plus, à Tripoli, la nomination de Ghassan Salamé a suscité une vague d’espoir chez les Libyens. Après l’échec des cinq prédécesseurs, la population croit en les capacités du Libanais pour une sortie prochaine de la crise.

Des politiques et des intellectuels lui ont déjà envoyé des lettres ouvertes pour la réorganisation de la mission onusienne pour la Libye. Une rencontre est prévue entre le nouvel émissaire et Martin Kobler dans les tous prochains jours. Ce dernier terminera sa mission fin juin.

Tâche difficile

Renouer le dialogue, entre les partis libyens, c’est la tâche la plus importante à laquelle doit s’employer dès son arrivée le nouvel émissaire de l’ONU pour la Libye. Car dans ce pays déchiré et proie au chaos depuis 2011, la société est profondément divisée. L’Etat l’est aussi.

Ghassan Salamé doit alors traiter avec les deux gouvernements qui se partagent le pouvoir dans le pays. L’accord politique signé en décembre 2015 au Maroc est toujours en panne et son amendement prévu ne s’est pas concrétisé plus de 18 mois après sa signature.

Dans une Libye, toujours sous la menace de l’organisation EI, il n’est pas facile de réunir tout le monde autour de la table. Et donc il va falloir mettre le maréchal Khalifa Haftar, Saïf al-Islam Kadhafi et les islamistes sur la même table de dialogue national. Ce dialogue doit également inclure la représentation la plus large de la société libyenne, y compris les tribus, pour avoir sa chance de réussir.

La tâche de Ghassan Salamé s’annonce ardue tant la Libye est faite d’appartenances et des sensibilités. Selon des analystes cette mission « sera encore plus complexe pour lui que pour ces prédécesseurs ».

La tâche sera d’autant plus difficile car en plus des défis intérieurs propres à la Libye, il y a les circonstances régionales et la volonté internationale d’en finir avec cette crise. Pour l’heure, résoudre la crise libyenne est devenu une priorité pour l’Union européenne. Cela ne paraît pas le cas des Etats-Unis qui gardent toujours le mystère sur sa vraie position.

 

L’ancien ambassadeur Boris Boillon sera jugé en correctionnelle

  • L’ancien conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy à l’Elysée sera jugé en mars prochain pour «blanchiment de fraude fiscale». Il avait été intercepté à Paris le 31 juillet 2013 alors qu’il s’apprêtait à monter dans un train à destination de Bruxelles avec 350.000 euros en liquide.

● Un procès en mars pour «blanchiment de fraude fiscale»

Le diplomate et ancien «Sarko boy» Boris Boillon, interpellé mi-2013 avec 350.000 euros et 40.000 dollars en liquide sur lui à la Gare du Nord, sera jugé le 23 mars devant le tribunal correctionnel de Paris.

Boris Boillon devra répondre, sur le banc des prévenus, de «blanchiment de fraude fiscale», «faux et usage de faux», «manquement à l’obligation déclarative de transfert de capitaux» et «abus de biens sociaux». Le parquet de Paris a décidé de faire citer à comparaître le diplomate de 46 ans à l’issue de son enquête préliminaire.

Diplomate et Sarko boy

La loi impose de déclarer tout transfert international en liquide, à l’intérieur de l’Union européenne, au-delà de 10.000 euros, selon le code des douanes, qui prévoit, dans le cas contraire, une amende égale au quart de la somme non déclarée.

Boris Boillon avait expliqué aux enquêteurs que ces sommes provenaient de ses activités professionnelles privées en Irak, a précisé une source proche de l’enquête. D’après lui, ces prestations étaient rémunérées en liquide du fait des carences du système bancaire irakien. Les investigations n’ont pas permis de retracer l’origine des espèces.

Outre la non-déclaration des sommes, la justice le soupçonne de les avoir éludées au fisc et d’avoir produit un faux document pour justifier ces prestations. Des sommes qui ne sont pas ensuite rentrées en comptabilité dans sa société.

● Bientôt suspendu par le Quai d’Orsay

Le Quai d’Orsay a annoncé mardi la suspension prochaine de Boris Boillon en raison de ses ennuis judiciaires. «Compte tenu des derniers développements de la procédure judiciaire, le ministère des Affaires étrangères a décidé d’interrompre immédiatement sa mission à New York et de procéder à son rappel en vue d’une mesure de suspension».

Boris Boillon avait été réintégré au ministère à l’été 2016, après quatre années de disponibilité, et affecté sur une mission de renfort à l’ONU à New York. «Lors de sa réintégration, le ministère des Affaires étrangères n’avait aucune connaissance des suites qu’entendait donner la justice à l’enquête préliminaire qui avait été ouverte à son encontre, en 2013», indique le ministère.

● Un mandat mouvementé sous la présidence Sarkozy

Boris Boillon (ci-contre avec Christian Estrosi) avait été nommé par l’ancien président de la République ambassadeur de France en Irak en juillet 2009, où il était surnommé le Babouin de Bagdad par la résistance irakienne. Avec le  proconsul américain Paul Bremer. ils partagaient tous les deux le même nom et son étymologie. Les Iraqiens appellent Paul Bremer, Bol – pisse – et Boillon signifie en arabe pisseurs avérés…

Il était devenu, en janvier 2011, ambassadeur en Tunisie, pour redresser, en plein “Printemps arabe”, une image marquée de la France très liée à l’ex-président Ben Ali.

Mais son mandat avait débuté avec fracas: il avait dû, peu après son arrivée, présenter ses excuses publiques aux Tunisiens, après avoir répondu à la presse nationale d’une manière jugée «agressive». Des centaines de personnes avaient manifesté leur colère aux cris de «Boris dégage!» ou de « Casse toi pauv’Boillon ».

Il avait quitté son poste en août 2012, après l’arrivée de François Hollande à l’Elysée.

Revenu au ministère des Affaires étrangères, le diplomate est actuellement affecté en renfort à New York, aux Nations unies.

● Une possible participation au financement libyen

Son nom est aussi apparu dans l’enquête – distincte – qui vise des accusations et des soupçons de financement libyen lors de la campagne présidentielle victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007. Il n’est pas mis en cause judiciairement dans ce dossier.

Un témoignage anonyme, non étayé à ce stade, d’un proche de Mouammar Kadhafi, l’ex-leader libyen tué en octobre 2011, le désigne aussi comme l’un des récipiendaires, avec un autre proche de Nicolas Sarkozy, Claude Guéant, d’un versement de 20 millions d’euros en liquide, destinés au financement de la campagne. Une somme ramenée par avion privé, selon ce témoin.

Contacté par l’AFP, l’avocat de Boris Boillon, Jean-Marc Fedida, n’était pas disponible.

COP22: Ban ki-Moon exprime sa “profonde admiration” pour le roi Mohammed VI

Le Secrétaire Général des Nations Unies, Ban ki-Moon, a exprimé, à Marrakech, sa “profonde admiration et son respect à l’égard de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, à son gouvernement et à l’égard du peuple marocain”, en faisant part de sa “gratitude” suite à la décision du Souverain d’accueillir à la 22ème Conférence des Parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique.

“Tout au long de mon mandat à la tête des Nations Unies, j’ai travaillé en étroite collaboration avec Sa Majesté le Roi et j’attends avec impatience la rencontre bilatérale avec le Souverain”, a souligné le Secrétaire Général de l’ONU, lors d’une conférence de presse en marge des travaux de la COP22.

 

Tout en faisant part de sa “gratitude” à l’endroit de Sa Majesté le Roi, M. Ban ki-Moon a mis en avant “l’importance cruciale de la COP22, qui a pour mission de s’assurer que le monde est uni face aux défis du changement climatique”, affirmant avoir constaté “un grand enthousiasme et passion de la part des Etats membres des Nations Unies”.

“C’est bien là la manifestation du leadership du Royaume du Maroc lors de cette COP22”, a déclaré le SG de l’ONU.

Le Maroc “est un pays membre important des Nations Unies, non seulement en Afrique et dans la région d’Afrique du nord et du Moyen-Orient, mais au sein du concert des nations”, a affirmé M. Ban ki-Moon, saluant la contribution du Maroc pour le maintien de la paix et de la sécurité de par le monde.

“Le Royaume a de tous temps donné l’exemple à travers ses institutions démocratiques et son action pour le développement durable en étant à l’avant-garde des efforts visant à relever les défis liés au changement climatique”, a encore indiqué le chef de l’ONU.

Et de souligner : “Je forme le voeu sincère qu’ici à Marrakech, nous formulerons un autre engagement passionné de la première importance pour un monde meilleur pour tous et je compte, à ce propos, sur le leadership et sur les orientations de Sa Majesté le Roi dans ce domaine”.

COP 22 : Smoove en roue libre à Marrakech !

La société montpelliéraine Smoove (concepteur, constructeur et distributeur de vélos en libre-service), vient de remporter un appel d’offres organisé par l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI, organisme rattaché à l’ONU), portant sur le déploiement d’une flotte de vélos en libre-service à l’occasion de la COP 22 qui se tiendra du 7 au 18 novembre à Marrakech. Smoove devient ainsi le premier opérateur à équiper une ville du continent africain. Composée de 300 vélos et d’une dizaine de stations, la flotte sera installée dans les lieux emblématiques de la ville. Baptisée “Medina Bike“, elle sera mise en service pour une durée renouvelable de cinq ans. Ce projet répond à une volonté du roi Mohammed VI de lancer des initiatives concrètes autour du développement durable à l’occasion de la COP 22.

Libye: 235.000 clandestins prêts à partir en Italie

  • Il y a environ 235.000 migrants en Libye prêts à partir pour l’Italie dès que l’occasion s’en présentera, a affirmé l’émissaire de l’ONU dans ce pays, l’Allemand Martin Kobler, dans une interview aujourd’hui au quotidien La Stampa.

“Sur nos listes, il y a 235.000 migrants qui n’attendent que la bonne occasion pour partir en Italie, et ils le feront”, a-t-il dit.

“Le renforcement de la sécurité est la question la plus importante en ce moment. Si nous avons une armée forte et unie, pas morcelée, alors les dangers du terrorisme et de la traite des êtres humains finiront”, a ajouté M. Kobler.

Selon des chiffres du ministère italien de l’Intérieur en date d’hier, le nombre de migrants arrivés en Italie par la Méditerranée depuis le début de l’année a atteint 128.397, en hausse de 5,15% par rapport à la même période en 2015.

La communauté internationale est préoccupée actuellement par les risques d’une guerre civile frontale entre les forces du gouvernement d’union (GNA), basé à Tripoli et soutenu par l’ONU, et celles du gouvernement parallèle siégeant dans l’Est.

La Libye demande à Paris de s’expliquer sur sa présence militaire dans le pays

Le chef du Gouvernement libyen d’union nationale (GNA) a réclamé à la France des explications sur la présence militaire française dans l’est du pays, où siège un gouvernement non reconnu par la communauté internationale, dénonçant une “ingérence inacceptable”.

 

Fayez al-Sarraj a “convoqué” l’ambassadeur de France en Libye, Antoine Sivan, qu’il a rencontré lundi à Nouakchott en marge d’un sommet de la Ligue arabe, “pour lui faire part des protestations officielles de la Libye sur la présence (militaire) française dans l’est du pays” a indiqué mardi le GNA.

 

Selon un communiqué publié sur Facebook, M. Sarraj a exigé de l’ambassadeur “des explications officielles du gouvernement français”.

 

La France avait annoncé la semaine dernière la mort de trois de ses militaires dans un accident d’hélicoptère en Libye, où ils menaient une mission de renseignement auprès des forces conduites par le général Khalifa Haftar.

 

Cet officier controversé soutient une autorité politique basée dans l’est du pays, contrairement aux grandes puissances – dont la France – qui, elles, reconnaissent la légitimité du GNA, basé à Tripoli et issu d’un accord politique scellé fin 2015 sous l’égide de l’ONU.

 

Pour M. Sarraj, la présence militaire française représente “une ingérence inacceptable”, le GNA étant opposé à l’implication de forces étrangères en Libye sans son consentement.

 

Selon le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, les trois militaires décédés menaient des missions “contre le terrorisme”.

 

Les forces du général Haftar combattent depuis plus de deux ans à Benghazi (1.000 km à l’est de Tripoli) des groupes islamistes dont l’organisation Etat islamique (EI), également combattue par les forces pro-GNA dans son fief de Syrte (450 km à l’est de Tripoli).

 

Depuis le renversement de Mouammar Kadhafi organisé avec la France en 2011, la Libye est livrée aux milices armées et minée par des luttes de pouvoir et des violences qui ont favorisé la montée en puissance des jihadistes de l’EI.

 

Avec AFP

Paris aurait tué 164 civils syriens dans un raid raté après l’attentat de Nice

Selon la Syrie, la France aurait tué 164 civils dans un raid mené après l’attaque terroriste de Nice. La diplomatie syrienne déplore un manque de communication entre les autorités syriennes et les forces de la coalition menée par les Etats-Unis.

Selon le représentant syrien auprès de l’Onu, Bachar Al-Jaafari, les forces aériennes françaises ont frappé le village de Toukhan al-Koubra dans le nord du pays, en représailles à l’attentat terroriste du 14 juillet dernier à Nice, mais les combattants de Daech avaient auparavant quitté la localité.

Le bombardement demandé dans la précipitation par le président Hollande a causé la mort de 164 civils, soit près de deux fois le nombre de victimes de la Promenade des Anglais, à Nice.

Le diplomate syrien a mis cet incident sur le compte du manque de communication entre les autorités syriennes et les forces de la coalition menée par les Etats-Unis au sein de laquelle la France est un membre actif. Selon lui, une meilleure coordination aurait pu permettre d’éviter ce genre de drame.

L’agence Sputnik a interrogé le député du Parti socialiste et président du groupe d’amitié France-Syrie, Gérard Bapt, sur la question de savoir si la coalition allait changer sa ligne politique après la mort de ces civils.

“Je pense d’abord qu’il s’agit d’un drame épouvantable et il faut exprimer toute notre compassion aux familles qui ont été ainsi victimes de dégâts collatéraux“, a déclaré M.Bapt.

En ce qui concerne le bombardement de la coalition, il faut, selon lui, multiplier les efforts pour éviter ces dégâts collatéraux.

Je crois qu’il serait temps que les échanges d’informations ne se fassent plus par intermédiaire semble-t-il américain, entre Syriens et Américains, mais que la coalition occidentale travaille désormais en coopération avec les autres adversaires qui luttent contre Daech et al-Nosra et je pense bien entendu à l’armée syrienne, aux éléments iraniens, ainsi qu’à l’armée russe“, a fait remarquer le député français

La coalition internationale contre le groupe djihadiste Etat islamique (EI) a ouvert une “enquête formelle” pour déterminer si ces frappes la semaine dernière près de Manbij, nord de la Syrie, ont causé des victimes civiles, a indiqué mardi un porte-parole de la coalition.

Le principal groupe d’opposition syrien avait appelé la coalition à suspendre ses bombardements après ces frappes, qui ont fait plusieurs dizaines de morts civils selon des sources locales.

 

Libye : l’envoyé de l’ONU s’inquiète d’attaques récentes de Daech contre des installations pétrolières

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour la Libye, Martin Kobler (photo), s’est dit mercredi profondément préoccupé par les récentes incursions de Daech dans le « croissant pétrolier libyen » et les assauts menés par le groupe terroriste contre des installations pétrolières de la zone côtière, dans le nord du pays.

« Les attaques [de Daech] et son intention de contrôler des zones stratégiques vitales constituent une grave menace pour les installations pétrolières de la Libye », a déclaré M. Kobler dans un communiqué de presse, soulignant que ces attaques visent non seulement le cœur de l’économie nationale de la Libye, mais aussi les moyens de subsistance de millions de Libyens, dont beaucoup sont déjà en difficulté en raison du conflit en cours.

Prenant note de la déclaration du Conseil de la présidence de la Libye, du 24 avril dernier, le Représentant spécial, qui est également chef de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL), s’est joint aux appels de ce Conseil à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les champs pétroliers et leurs installations.

« Je demande à tous les acteurs sécuritaires de respecter l’autorité du Conseil de la présidence s’agissant des ressources naturelles de la Libye », a appelé le chef de la MANUL.

En outre, M. Kobler a rappelé à toutes les parties libyennes la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies 2278, adoptée le 31 mars 2016, qui condamne les tentatives d’exportation illégale de pétrole brut libyen, y compris par des institutions parallèles n’agissant pas sous l’autorité du gouvernement d’entente nationale.

Cette résolution, a-t-il dit, souligne également la responsabilité du gouvernement d’entente nationale concernant la prise de mesures appropriées pour empêcher l’exportation illicite de pétrole brut en provenance de Libye.

Dans un second communiqué de presse, publié également mercredi, M. Kobler a condamné le meurtre de trois Libyens et 12 ressortissants égyptiens dans une série d’incidents à Bani Walid, les 26 et 27 avril.

« Je déplore vivement ces terribles tueries et demande à ceux qui ont autorité sur le terrain à Bani Walid de veiller à ce que des enquêtes soient menées sur ces incidents et de faire en sorte que des meurtres supplémentaires n’aient pas lieu », a-t-il déclaré.