Objectifs du Millénaire : L’UE s’associe à l’UNESCO pour soutenir la réduction de la pauvreté par la culture

Le commissaire européen chargé du développement, Andris Piebalgs, a signé hier, avant la table ronde de haut niveau sur la culture et le développement, un accord avec l’UNESCO portant sur une «facilité expert» d’un montant d’un million € destinée à soutenir la gouvernance du secteur de la culture. Cette facilité permettra aux gouvernements des pays en développement de tirer profit des connaissances d’experts en vue de l’élaboration de politiques culturelles efficaces et durables. Elle contribuera à la mise en œuvre de la convention de l’UNESCO de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles.

Andris Piebalgs a fait la déclaration suivante: «Cette facilité de 1 million € aidera à soutenir le dynamisme du secteur de la culture dans les pays en développement. La culture est un élément essentiel pour parvenir à un développement humain et économique durable».

La Commission européenne a joué un rôle majeur dans les négociations relatives à la convention et s’est fermement engagée à promouvoir la diversité culturelle dans le cadre de la coopération de l’UE avec les pays partenaires du monde entier.

Le commissaire Piebalgs copréside aujourd’hui la table ronde de haut niveau sur la culture et le développement avec Irina Bokova, directrice générale de l’UNESCO, et Jean Ping, président de la Commission de l’Union africaine. Organisée à un moment où les dirigeants du monde entier se réunissent à New-York pour examiner les progrès réalisés en ce qui concerne les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), la table ronde sera consacrée au rôle joué par la culture dans la politique de développement et la réalisation des OMD. Participeront notamment à la table ronde, la ministre de la culture de la Communauté française de Belgique et présidente en exercice du Conseil de la culture de l’UE, Fadila Lanaan, qui partage la position du Commissaire et souligne l’importance de la dimension culturelle du développement.

Le Suisse Joseph Deiss remplace le Libyen Ali Treki à la présidence de l’Assemblée générale de l’ONU

L’ancien chef du gouvernement suisse, qui avait œuvré il y a huit ans, à l’entrée de la Suisse aux Nations Unies, a été choisi pour occuper le poste de président de la 65ème Assemblée générale de l’ONU. Joseph Deiss, 64 ans, succèdera ainsi au Libyen à Ali Treki, à la mi-septembre 2010.

Acceptant ce poste avec «beaucoup d’espoir et de solides convictions», il a expliqué l’entrée du monde dans une ère d’interdépendance croissante : «Tout va plus vite, de nouveaux défis ont émergé –changements climatiques, crise financière et économique, terrorisme et crime organisé globalisé, extrémisme de tous les genres- en plus des défis traditionnels posés par les conflits armés et la pauvreté dans le monde». Il a également «été frappé par l’importance donné dans la Charte à la notion d’amitié qui va bien au-delà de l’idée de la défense des intérêts des pays», a-t-il souligné au cours de la conférence de presse qui a suivi son élection.

Le premier évènement majeur qui attend le nouveau président de l’Assemblée générale sera le Sommet sur les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) organisé en septembre au siège de l’ONU, à New York et au cours duquel les Etats Membres doivent réaffirmer leur engagement à atteindre les ODM d’ici à 2015.

Ancien professeur d’économie, Joseph Deiss a également expliqué qu’il entendait dédier l’agenda de la 65ème Assemblée général aux questions de gouvernance globale en générale et de gouvernance économique en particulier, à la réforme du Conseil de sécurité, au changement climatique, à la protection de la biodiversité et à la sécurité alimentaire.