En Tunisie, Sarkozy choque les Algériens

En visite en Tunisie, l’ancien chef de l’état, Nicolas Sarkozy, a commis un impair en marquant son incertitude sur l’avenir de l’Algérie. Beaucoup gardent en mémoire le soutien marqué de MAM, ancienne chef de la diplomatie française, au Président renversé. Au moment du soulèvement en Tunisie, l’ancienne ministre avait proposé « le savoir-faire » des forces de sécurité françaises pour mater l’insurrection populaire. La présidence Sarkozy a été marquée par de nombreux soubresauts dans les relations avec le contient africain. A Dakar, Alger ou Tunis, l’ancien chef de l’état français et président du parti « Les Républicains » (ex-UMP) n’a pas manqué de susciter tollés et polémiques. Mais silence sur son soutien armé à la liquidation de Kadhafi et à l’installation des groupes islamistes armés qui répandent aujourd’hui  la terreur dans toute l’Afrique du nord, à commencer par la Tunisie…

La Tunisie est victime de son positionnement géographique entre la « malheureuse » Libye (qu’il a détruite avec ses alliés) et l’Algérie dont on ne sait trop rien de « sa situation et de son développement » à l’avenir, disait en substance Nicolas Sarkozy devant un parterre de journaliste réunis, lundi, pour sa visite officielle de deux jours en Tunisie.

La phrase, qui marque l’incertitude de l’ancien chef de l’état quant à l’avenir de l’Algérie, passe très mal dans les cercles algériens.

« Dérapage, provocation », titrait aujourd’hui le site algérien « TSA » (Tout sur l’Algérie) qui affirme que l’ancien chef de l’état français cherche à se positionner à l’opposé de son successeur pour le gêner alors que depuis l’élection de François Hollande, les relations franco-algériennes semblent s’être nettement  apaisées.

Le chef de l’opposition et ancien chef de l’état  n’a d’ailleurs pas hésité à adresser une pique à son successeur en pointant le laxisme et l’abandon de la Libye à son sort depuis l’intervention de la coalition internationale… menée par la France sous sa présidence!

Sarkozy/financement libyen : un document aurait été authentifié

Le site Mediapart affirme aujourd’hui que les experts en écriture chargés d’examiner le document publié par ses soins en 2012 sur un présumé financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 ont établi que la signature avait bien été faite par Moussa Koussa, ex-chef des services de renseignements extérieurs de la Libye, aujourd’hui en exil au Qatar.

 

Nicolas Sarkozy a de son côté plusieurs fois affirmé, y compris devant la justice en octobre 2013, qu’il s’agissait d’un « faux grossier ».

 

Dans le document en question, Koussa affirmait que Tripoli avait accepté de financer pour « 50 millions d’euros » la campagne victorieuse de Nicolas Sarkozy. Moussa Koussa avait rapidement qualifié ce document de « faux », à l’instar de l’ex-secrétaire particulier de Mouammar Kadhafi, Bachir Saleh, présenté comme le destinataire de cette note.

 

Mediapart avait maintenu ses informations.

 

Sur l’affaire du financement présumé, le juge Serge Tournaire a ouvert une enquête.


Campagne de Sarkozy: la version de Bani Kanté mise à mal

L’enquête sur le financement présumé de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy par Mouammar Kadhafi, en 2007, est ouverte en France depuis avril 2013. La justice s’intéresse à un possible intermédiaire malien, Amadou Cheikh Bani Kanté. La France a donc adressé une demande d’entraide judiciaire au Mali. Bamako est prêt à y répondre favorablement. Mercredi matin, Bani Kanté, interviewé par RFI, a livré sa version des faits mais celle-ci a été contestée dès hier soir par un entrepreneur français.

Interviewé par RFI, Amadou Cheikh Bani Kanté a tout nié en bloc. « Je ne suis pas porteur de valise et je ne suis au courant de rien », explique-t-il. Point crucial de sa défense, il affirme n’avoir jamais rencontré l’industriel franco-espagnol, Jacques Dupuy Dauby.

Pourtant, selon le journal Le Monde, le 8 avril 2013, Jacques Dupuy Dauby aurait, lui, affirmé au juge avoir participé à une réunion, à Tripoli, en 2009 avec Bani Kanté, en présence de Béchir Saleh, ancien directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi. C’est lors de ce rendez-vous qu’auraient été évoqués des financements libyens de la campagne Sarkozy.

« Menteur »

« Je ne le connais pas Dupuy Dauby », dit Bani Kanté. « Vous mentez », lui rétorque l’intéressé, au micro de RFI. Avant d’ajouter : « Que ce soit sur un plan personnel ou professionnel, je connais très bien M. Kanté depuis de nombreuses années et lui me connaît également très bien. A partir du moment où il dit qu’il ne me connaît pas, alors qu’il me connaît extrêmement bien, cela s’appelle, en effet, mentir », a insisté l’industriel franco-espagnol.

Jacques Dupuy Duby refuse, en revanche, de s’exprimer sur le fond de l’affaire. Il renvoie vers le juge d’instruction, Serge Tournaire, chargé de cette affaire qui s’annonce compliquée.

Un secret de Sarkozy bien gardé : l’exécution de Kadhafi

—   —   —   Par : Fausto Biloslavo.

Publié le : 7/07/14

Cinquante millions d’euros déboursés par Mouammar Kadhafi pour sa course à l’Élysée, et l’exécution suspecte du Colonel, sont autant de cadavres dans le placard de l’ex-président français Nicolas Sarkozy (Revue de la presse italienne)

 

Ce n’est pas un hasard si l’assaut de l’OTAN contre la Libye a débuté le 19 mars 2011 par un bombardement des chasseurs français sur les forces de Kadhafi, lesquelles étaient sur le point de terrasser les rebelles à Benghazi.

 

Les fantômes libyens, toujours démentis sèchement et avec indignation par Sarkozy, sont réapparus après sa spectaculaire arrestation d’hier. Dans les écoutes téléphoniques, il apparait que l’ex-président français fait pression sur un juge et tente de se renseigner précisément sur l’enquête portant sur les fonds présumés de Kadhafi qui avaient financé sa campagne présidentielle victorieuse de 2007.

 

Le premier à avoir accusé Sarkozy d’avoir accepté les millions provenant de Tripoli pour se faire réélire avait été Saif el Islam, le fils – encore en vie – du colonel, trois jours avant l’assaut de l’OTAN. Le 25 octobre 2011, l’ex-premier ministre libyen, Baghdadi Ali al-Mahmoudi, qui s’était enfui en Tunisie avant d’y être arrêté, admettait lors d’un interrogatoire : « J’ai supervisé personnellement le dossier du financement par Tripoli de la campagne de Sarkozy. »

 

Un an après l’attaque de l’OTAN à la Libye, entre plaintes et démentis, on apprend que Brice Hortefeux, qui fut ministre pendant la présidence Sarkozy, avait conclu l’accord le 6 octobre 2006 lors d’une réunion entre Abdullah Senussi, beau-frère du colonel, et le trafiquant d’armes Ziad Takieddine. L’accord figurait dans un document signé par Mussa Kussa, l’alors chef des omniprésents services secrets libyens, aujourd’hui réfugié au Qatar. L’argent aurait été versé en secret par Bashir Saleh, chef de cabinet du colonel. Ce récit est confirmé par Moftah Missouri, l’interprete personnel du rais libyen.

 

À cette époque, Sarkozy accueillait à Paris le Kadhafi des années d’or, et l’appelait le « frère leader ». Si cette histoire de financement illicite est vraie, et dans le cas où il aurait dû faire face à la justice, le colonel aurait pu la rendre publique pour démentir le président français.

 

Le 20 octobre 2011, lorsque la colonne de Kadhafi fut localisée et bombardée par deux chasseurs Rafale français, le rais fut capturé vivant, avant qu’on lui donne le coup de grâce. « Dans les jours qui ont précédé, plusieurs missions tactiques avaient eu lieu, avec au moins 9 hélicoptères envoyés sur Syrte (où se cachait le colonel – nda), raconte à Il Giornale une source de l’OTAN. L’un était anglais et les autres français, ils frappaient des objectifs bien précis. » La fin de Kadhafi prit forme après un coup de téléphone qu’il passa vers Damas depuis son téléphone satellite, et qui fut intercepté par l’OTAN. Les pilotes de chasseurs français et un [drone] Predator américain fournirent en continu des informations sur la colonne du rais en fuite, à la base de l’OTAN de Naples et à Poggio Renatico, qui gérait les opérations aériennes. Une partie de ces informations était ensuite envoyée aux corps d’élite et aux services de renseignements alliés, aux côtés des rebelles de Syrte.

 

« L’impression est qu’après le premier groupe d’insurgés qui a capturé Kadhafi, un autre groupe est arrivé qui semblait savoir exactement quoi faire et aurait reçu l’ordre d’éliminer le prisonnier » a expliqué à Il Giornale une source anonyme impliquée à l’époque dans le conflit. Une partie des révolutionnaires voulait emmener Kadhafi à Misurata, comme en témoignent les hurlements enregistrés par les téléphones portables. Ensuite, un membre du second groupe, avec l’ordre de tuer, se serait approché du colonel en sang, mais toujours vivant, et aurait profité de la confusion pour lui donner le coup de grâce.

 

Quelques mois plus tard, Mahmoud Jibril, ex-premier ministre par intérim après la chute du régime, avait confirmé la nouvelle à la télévision égyptienne : « C’est un agent étranger mélangé aux révolutionnaires qui a exécuté Kadhafi. »

 

Par Fausto Biloslavo

 

IlGiornale.it et afrique-asie.fr
Jeudi 3 juillet 2014, 00 :24

 

http://ilfattoquotidiano.fr/un-secret-de-sarkozy-bien-garde-lexecution-de-kadhafi/

 

France 3 diffuse ce soir un entretien avec Kadhafi où il affirme avoir financé Sarkozy

Mouammar Kadhafi a affirmé avoir soutenu financièrement Nicolas Sarkozy lors de l’élection présidentielle de 2007, lors d’une interview au journal « Le Figaro » accordée en mars 2011 à Tripoli. L’enregistrement audio de cet entretien sera diffusé mercredi 29 janvier à 23h10 sur France 3 dans le magazine Pièces à conviction.

L’ancien dirigeant libyen, tué en octobre 2011, n’apporte pas de preuves. Mais cette accusation de financement politique occulte de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 a déjà été lancée par plusieurs dignitaires de l’ancien régime. Nicolas Sarkozy a toujours nié avoir reçu de l’argent libyen.

Un entretien réalisé en plein soulèvement libyen

Accordé à l’époque au « Figaro » le 16 mars 2011, en plein soulèvement lybien, l’entretien avait été expurgé, lors de la publication, des propos concernant le financement de la campagne de l’ancien chef d’État. La journaliste Delphine Minoui, auteure de l’interview, l’avait ultérieurement retranscrite intégralement dans son ouvrage « Tripoliwood » (Grasset, 2011).

À la question de savoir s’il se sent trahi, Kadhafi, qui avait été reçu en grande pompe à Paris en décembre 2007, répond par l’affirmative. Puis, selon une traduction réalisée par l’AFP, il poursuit : « Sarkozy a une déficience mentale… C’est grâce à moi qu’il est arrivé à la présidence », « C’est nous qui lui avons fourni les fonds qui lui ont permis de gagner », « Il est venu me voir alors qu’il était ministre de l’intérieur. Il m’a demandé un soutien financier. »

Pourquoi aurait-il financé Sarkozy ? « Pour nous, en tant que Libyens, si le président de la République française gagne les élections grâce à nos fonds, c’est vraiment un gain », répond Kadhafi qui ne donne pas de montant ni de détail sur les modalités de versement.

Nicolas Sarkozy réfute

Le juge Serge Tournaire enquête sur ces accusations de financement de la campagne présidentielle de 2007, allégations que Nicolas Sarkozy réfute.

Elles avaient été formulées par Seif al-Islam dans un entretien à Euronews, le 16 mars 2011 : « Il faut que Sarkozy rende l’argent qu’il a accepté de la Libye pour financer sa campagne électorale. » Peu auparavant, l’agence officielle Jana avait promis de rendre public « un grave secret » sur la campagne de Nicolas Sarkozy.

Plusieurs dignitaires ont évoqué un tel financement : l’ancien Premier ministre Baghdadi al-Mahmoudi, lors d’une audience d’extradition à Tunis, ou encore l’interprète de Kadhafi, Moftah Missouri. Rencontrée la semaine dernière à Paris, Anoud al-Senoussi, fille de l’ancien chef des renseignements Abdallah al-Senoussi, a affirmé à l’AFP que son père, actuellement détenu en Libye, avait disposé de preuves de ce financement. Mais d’autres ont nié, comme l’ex-secrétaire particulier du dictateur, Bachir Saleh, ou Moussa Koussa, l’ex-chef des services de renseignement extérieurs.

Avec AFP

L’ex-interprète de Kadhafi : «Le Guide m’a affirmé avoir versé 20 millions de dollars à Sarkozy»

  • L’ambassadeur Moftah Missouri, l’interprète de Kadhafi, l’homme qui traduisait les entretiens du «Guide» avec les journalistes et les chefs d’État francophones, apporte son témoignage dans la polémique sur le financement de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy. Dans l’émission Complément d’enquête sur France 2, jeudi soir, il confirme l’authenticité du document révélé le 28 avril 2012 par le site Mediapart (lien payant). Il affirme ensuite que Kadhafi lui-même lui a assuré avoir versé «20 millions de dollars» (lien payant) à un membre de l’entourage de Sarkozy. Le parquet de Paris a ouvert en avril 2013 une information contre X. Nicolas Sarkozy, qui dément tout versement d’argent de l’ancien dictateur, a porté plainte contre Mediapart en 2012.

Le document est authentique dans sa forme, confirme jeudi après-midi l’ambassadeur Missouri au Figaro, depuis sa résidence de Tripoli. «Il s’agit d’un projet», précise-t-il. La lettre, datée de décembre 2006, est un échange entre deux personnages très proches de Kadhafi. Elle est adressée par Moussa Koussa, à l’époque chef des services de renseignement extérieurs libyens, à Bachir Saleh Bachir, le «secrétaire» de Kadhafi, en fait son directeur de cabinet, par ailleurs gestionnaire des énormes investissements libyens en Afrique.

Deux « collabos », l’auteur et le destinataire de la lettre, démentent

Rédigé en arabe, le document conseille le versement de 50 millions d’euros. «Tout concorde, dit Moftah Missouri au Figaro. La phraséologie, l’entête, les codes mentionnant la personne qui a tapé le document, tout est exact.» Cette lettre est devenue, depuis sa parution, un enjeu des relations complexes entre anciens dignitaires kadhafistes et services secrets occidentaux. Moussa Koussa a démenti son authenticité. Ce fut la seule déclaration publique de celui qui détient tous les secrets de Kadhafi. En disgrâce au moment du déclenchement de la révolution, il avait été exfiltré par les services secrets britanniques dès mars 2011. Depuis, il collabore, sans jamais s’exprimer en public.

Le destinataire de la lettre, Bachir Saleh, a lui aussi démenti. Bachir Saleh, francophone, était au centre des relations franco-libyennes. Il a été exfiltré à son tour, cette fois après la chute de Kadhafi, par les services français. Résidant d’abord en France, Bachir Saleh a quitté discrètement l’hexagone en mai 2012. Il a décollé nuitamment du Bourget à bord d’un avion privé, sur le «conseil» appuyé des autorités françaises. Il serait en ce moment en Afrique-du-Sud.

«Le Guide m’a bien parlé de 20 millions de dollars»

Ces deux hommes pourraient en dire plus sur le document. Reste l’ambassadeur Missouri. Le 29 mai 2012, de passage à Paris, il est questionné par Le Figaro sur la polémique. Moftah Missouri réfléchit, pèse ses mots, et répond avec sa clarté habituelle d’ancien étudiant à la Sorbonne: «J’ai eu vent des rumeurs concernant une contribution financière du colonel Kadhafi à la campagne du président Sarkozy. J’ai été pendant quinze ans, en ma qualité d’ambassadeur, l’interprète officiel du colonel Kadhafi. Je n’ai jamais eu connaissance d’un accord financier.» Missouri ne voudra pas en dire plus ce jour-là.

Il dément aujourd’hui que ses propos aient été déformés par Le Figaro. Un journaliste de France 2, cité par Mediapart, cite indirectement l’ex-interpète: «Pour lui, c’était clairement de la part du Figaro une déformation de ses propos, coupés au bon endroit.» Missouri s’insurge: «Je n’ai jamais dit cela à France 2. En ce qui concerne ma déclaration de mai 2012, j’ai dit ce qui est reproduit par Le Figaro, ni plus, ni moins.» Quoi qu’il en soit, l’auteur des présentes lignes, dont la parole et la réputation professionnelle suffiront, confirme avoir repris in extenso les propos de l’ambassadeur en mai 2012.

Aujourd’hui, en revanche, Moftah Missouri reconnaît avoir à l’époque omis de mentionner la confidence de Kadhafi. «Oui, le Guide m’a bien parlé de 20 millions de dollars donnés à l’entourage de Sarkozy. Je ne sais pas si le versement a réellement été effectué.» Mofath Missouri ne faisait pas partie du premier cercle de l’entourage du Guide. Il n’a jamais été utilisé pour les tractations les plus discrètes. Encore marqué par ses années vécues dans la crainte auprès d’un dictateur paranoïaque et dangereux, l’ancien interprète de Kadhafi livre au compte-gouttes ses morceaux de vérité.


Campagne de Sarkozy: enquête sur un éventuel financement par Kadhafi

  • Le parquet de Paris a ouvert vendredi une information judiciaire sur les accusations d’un soutien financier du régime de Kadhafi à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, selon une source judiciaire.

L’information judiciaire a été ouverte contre X pour «corruption active et passive», «trafic d’influence», «faux et usage de faux», «abus de biens sociaux», «blanchiment, complicité et recel de ces délits», a précisé cette source.

L’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine avait affirmé détenir les preuves d’un financement par la Libye de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy. Entendu le 19 décembre par le juge Renaud Van Ruymbeke, il avait assuré que le montant de la somme versée par le régime libyen dépassait les 50 millions d’euros, dont une majeure partie aurait été donnée entre «décembre 2006 et janvier 2007».

Selon l’intermédiaire, les échanges d’argent se sont faits lors de nombreuses rencontres entre Béchir Saleh, alors secrétaire particulier de Mouammar Kadhafi, et Claude Guéant, à l’époque directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy. «Guéant donnait alors à Saleh les indications bancaires nécessaires aux virements», indique Takieddine au juge.


La Mauritanie livre un proche de Kadhafi

 

La Mauritanie a remis aux autorités libyennes Abdallah al-Senoussi, ex-chef des services de renseignement du régime de Mouammar Kadhafi recherché par la Libye et la Cour pénale internationale (CPI), selon la télévision d’Etat et une source officielle mauritanienne aujourd’hui.

« Les autorités mauritaniennes remettent l’ex-chef des renseignements libyens Abdallah al-Senoussi à la Libye », a indiqué la télévision sur un bandeau écrit en arabe, sans plus de détails. Jointe à ce sujet, la source officielle mauritanienne a simplement parlé « d’extradition », sans préciser si le Libyen al-Senoussi se trouvait en Mauritanie, où il avait été arrêté en mars, ou s’il avait déjà quitté le pays.

« Toutes les procédures légales concernant cette extradition ont été respectées et les garanties d’usage données par le gouvernement libyen », a-t-elle dit sous couvert d’anonymat. Elle n’a pas souhaité faire d’autre commentaire.

Beau-frère de l’ancien « Guide de la révolution » libyenne, Abdallah al-Senoussi, un colonel, faisait partie du premier cercle entourant Mouammar Kadhafi, dirigeant libyen déchu et tué en 2011. Il connaîtrait beaucoup de dossiers sensibles, notamment celui du financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

Recherché par la CPI et par la Libye, Abdallah al-Senoussi a été arrêté en mars en Mauritanie. Il a été inculpé en mai à Nouakchott pour être entré illégalement et sous une fausse identité dans le pays.

Le président mauritanien Mohammed Ould Abdel Aziz avait récemment indiqué qu’il serait jugé avant toute décision concernant son éventuelle extradition.


Nobel de la Paix: Raoult propose Sarkozy !

Eric Raoult, député UMP de Seine-Saint-Denis, a proposé aujourd’hui la candidature de Nicolas Sarkozy pour le prix Nobel de la Paix, pour que soit « reconnue la part essentielle de (son) action internationale durant son quinquennat pour le maintien de la paix dans le monde ». « Dans une lettre adressée à l’ensemble de ses collègues parlementaires, aux responsables du Comité Nobel et au Premier ministre français Jean-Marc Ayrault, l’ancien ministre et député UMP de Seine-Saint-Denis vient de proposer la candidature de l’ex-président à ce prix international, pour voir reconnue la part essentielle de l’action internationale de Nicolas Sarkozy durant son quinquennat pour le maintien de la paix dans le monde », selon un communiqué.  Le député UMP, également maire du Raincy, précise qu’une « campagne de soutien » à cette proposition sera organisée dans les prochaines semaines.

Rappelons que durant la présidence de Nicolas Sarkozy, la France a participé à plusieurs guerres notamment en Afghanistan, en Afrique sub-saharienne, en Libye, et plus discrètement en Syrie. Avec les résultats que nous connaissons…

Une retraite dorée pour Sarkozy à Marrakech?

L’ex-locataire de l’Elysée rejoint le club des VIP français qui se mettent au vert à Marrakech dans leurs demeures de rêve. Nicolas Sarkozy, accompagné de sa femme Carla et de leur petite Giulia, devrait y séjourner quelques mois dans une villa.

Mise à jour du 17 mai: Nicolas Sarkozy accompagné de son épouse Carla Bruni est arrivé mercredi 16 mai au soir à Marrakech pour une visite privée. Il devrait y séjourner jusqu’au 31 mai. Dans un entretien jeudi à l’hebdomadaire Valeurs Actuelles  l’ancien ministre du Travail Xavier Bertrand déclare que Nicolas Sarkozy a « besoin de se reposer et de profiter des siens » et « fera part de ses projets » professionnels « après la rentrée ».

*****

La passation de pouvoir achevée entre Nicolas Sarkozy et François Hollande, les Sarkozy vont d’abord partir en famille se reposer. «Carla et son époux vont souffler un peu, réfléchir à leur avenir mais aussi redécouvrir un autre rythme, sur un autre mode», souligne une source proche de l’ex-Première dame de France. Carla Bruni-Sarkozy devrait également profiter de ce repos pour finaliser son prochain album, dont la sortie est annoncée pour l’automne prochain.

«Je vais m’occuper de ma fille», aurait confié l’ex-président à ses intimes. Selon un ami, il va prendre «trois mois de vacances» et préparer sa nouvelle vie professionnelle. Aucun détail officiel n’a filtré quant à la destination – la maison familiale des Bruni au Cap Nègre sur la Côte d’Azur ou l’étranger? Mais déjà des rumeurs persistantes circulent: l’ex-couple présidentiel et leur petite Giulia devraient se mettre au vert dans leur villa de maître de Marrakech acquise fin 2011.

Un «cadeau» tenu secret

A l’époque, la presse marocaine avait fait état d’une information, sans en livrer la source, qui laissait entendre que Nicolas Sarkozy avait reçu cette maison en cadeau. «Un superbe palais faisant partie du projet immobilier de luxe Amelkis à Marrakech, aurait été offert à un célèbre chef d’Etat européen», rapportait l’hebdomadaire Al Ousboue cité par Biladi.

Le «cadeau», entouré du plus grand secret, avait ainsi été dévoilé par des anonymes, mettant dans l’embarras de généreux donateurs, affirmait l’hebdomadaire marocain. Al Ousboue indiquait que c’est un riche homme d’affaires des Emirats arabes Unis qui avait offert cette luxueuse demeure à un «chef d’Etat européen à l’occasion de la naissance récente de son bébé».

La villa de près de 700 m2, construite dans une enclave VIP et ouvrant de plein pied sur l’un des plus beaux golfs de la ville, serait similaire à celle que s’étaient fait construire en 2004, sur le même site, Jean-Louis Borloo, ex-ministre de Sarkozy et son épouse, la journaliste de télévision Béatrice Schonberg. Elle fait partie d’un projet du groupe émirati Emaar (un temps associé au roi du Maroc sur le projet) où les demeures de ce standing sont commercialisées à partir de 700.000 euros.

Carla Bruni-Sarkozy l’avait probablement visité en décembre dernier dans la plus grande discrétion lorsqu’elle avait séjourné à Marrakech pour les fêtes de fin d’année.

Bottin mondain

On le sait, depuis quelques années, Marrakech est devenue l’un des lieux de résidence préféré des célébrités françaises. En dresser la liste, c’est retrouver ceux qui font l’actualité politique, la Une des magazines people, trustent les émissions de télévision ou sont au cœur du capitalisme à la française. Certains n’y voyagent qu’en oiseaux migrateurs. Ils prennent à Marrakech leur quartier d’hiver mais n’y possèdent pas de nid. Nicolas Sarkozy fut d’abord l’un d’eux. Lui et ses proches y avaient leur rituel de vacances de la Saint-Sylvestre.

En 2007, pour son premier déplacement au Maroc en tant que président, il avait débarqué à Marrakech. Durant son quinquennat, le roi Mohammed VI mettait souvent à sa disposition le Jnan Kebir (le grand jardin), le dernier né des palais du monarque alaouite, mélange d’architecture mauresque et de décoration africaine. Le couple Sarko-Carla était aussi l’invité de Mohammed VI au Royal Mansour – qui a aussi vu défiler Cécilia et son compagnon Richard Attias ainsi que Jacques et Bernadette Chirac.

Classé en 2011 parmi les hôtels «les plus extraordinaires du monde» par le Conde Nast Traveler, la Bible des voyageurs fortunés, le palace est en passe de détrôner la célébrissime Mamounia. Que vient chercher la tribu gauloise qui hante ces palaces de rêve et achête des riads au cœur de la médina et des villas de maître nichées dans les palmeraies? Un concentré de Marrakech-sur-Seine, autrement dit un club ultra sélect où les élites parisiennes se retrouvent entre elles.

Palais des 1001 ennuis

La tribu a ses pionniers qui ouvrirent la voie il y a vingt ou trente ans. Le couple Yves Saint-Laurent – Pierre Bergé était de ceux-là. Après un premier voyage à Marrakech en 1966, ils firent en 1974 l’acquisition d’une première maison, Dar Essaâda (la maison du bonheur en arabe), réplique en miniature de la célèbre villa Taylor où Churchill et Roosevelt avaient scellé le sort de l’Afrique du Nord en pleine Seconde Guerre Mondiale. Ils aimaient passer de longues heures dans les Jardins Majorelle, du nom de ce peintre tombé amoureux des couleurs chatoyantes de la cité.

Et, lorsqu’au début des années 80 un promoteur immobilier avait menacé de les raser, ils décident de faire oeuvre de sauvegarde, achètent le terrain, l’atelier et la maison du peintre. Rebaptisée Villa Oasis, la propriété est devenue un lieu mythique. C’est dans ses jardins aujourd’hui ouverts au public que les cendres d’YSL ont été dispersées.

Alain Delon et Mireille Darc aussi font figure de précurseurs dans cette «colonisation touristique» qui n’ose pas dire son nom. Avec ses zelliges flamboyants, ses murs intérieurs peints au tadelakt, ses fenêtres voilées par des moucharabiehs, le riad qu’ils s’offrirent était à vrai dire un palais, le palais de la Zahia – la joie de vivre en arabe. Situé à deux pas de la Mamounia, c’est une immense bâtisse que des Occidentaux cousus d’or se repassent lorsque l’ennui menace.

Paul Getty Junior l’homme le plus riche des Etats-Unis, disait-on à la fin de seconde guerre mondiale, l’avait achetée en 1968 et en avait fait un bijou architectural en préservant son style d’origine grâce au concours de l’architecte Bill Willis, qui y ajouta une piscine dans une cour-jardin à l’abri d’un haut mur. Il l’avait ensuite cédé à une comtesse française au sang bleu, née La Rochefoucauld, avant que le couple d’acteurs ne le rachète à son tour.

Un vaudeville très Paris-Marrakech

Puis est arrivé Bernard-Henri Lévy, qui a fait de ce riad, tout proche d’un des palais du roi Mohammed VI, un salon de la vie politique franco-française où se croisent ténors de droite et grandes consciences de gauche.

Les alcôves de son salon marocain et de sa vaste salle à manger, qui forment des niches rectangulaires coiffées de plafonds en cèdre décorés, résonnent encore de l’intrigue amoureuse qui a passionné le Tout-Paris il y a quelques années: c’est là que Carla Bruni, venue en escapade avec l’éditeur Jean-Paul Enthoven, brisa le couple Raphaël Enthoven, le fils de Jean-Paul, et de Justine Lévy, la fille de BHL. Un vaudeville très Paris-Marrakech qui inspira deux romans, ceux de Justine et de Jean-Paul.

Jusqu’à sa chute, Dominique Strauss-Kahn faisait partie du cénacle. Et pour cause: plus personne en France ni dans la médina n’ignore que le désormais paria de la politique française dispose lui aussi d’un riad  à quelques pas de babouches de celui de BHL. Dispose, car il n’est pas le propriétaire de la luxueuse demeure. Elle appartient pour l’essentiel à son épouse, la journaliste Anne Sinclair, qui l’aurait achetée à Laura Gomez, ex-femme de Kyle Eastwood, le fils de Clint – pour près de 500.000 euros.

Kech, hypnotique «base arrière»

Malgré la crise, l’investissement s’est révélé judicieux: la bâtisse, est aujourd’hui évaluée au bas mot à 3 millions d’euros par les professionnels.

DSK n’est pas le seul à avoir sa «base arrière» à Marrakech. Il a entre autres voisins un éphémère secrétaire d’Etat de l’ère François Mitterrand, Thierry de Beaucé, qui exploite depuis des années, avec son compagnon brésilien, le riad Madani, une ancienne demeure du grand vizir Glaoui, transformée en maison d’hôte de luxe avec jardin de rêve et piscine en terrasse sur plus de trois mille mètres carrés.

Les patrons du CAC 40 ne sont pas en reste. Sans parler des stars du Show-biz comme Jamel Debbouze, heureux propriétaire d’une villa dans le quartier huppé de Targa. Exemple parmi d’autres, Jean-René Fourtou, qui fut le tombeur du «maitre du monde», Jean-Marie Messier, avant de prendre sa place à la tête du groupe Vivendi – lequel contrôle le principal opérateur téléphonique du pays, Maroc Telecom -, a également ses habitudes à Marrakech. Des habitudes d’homme très riche. Il possède depuis plus de dix ans une propriété, Dar El Sadaka (La maison de l’amitié), installée dans une ancienne oliveraie de 13 hectares aux allures de musée fantasmagorique. Fourtou, comme Alain Carignon, l’ancien maire de Grenoble, qui réside également à Marrakech, sont des proches de Sarkozy. Ils avaient même été pressentis pour jouer les sous-marins pour la campagne de l’ex-président…

C’est un fait: Marrakech hypnotise. La ville attire comme la lumière un papillon. Presque tout le gotha français y possède son palais des mille et une nuits, surtout lorsque les bords de Seine ne sont plus cléments.

Source  www.slateafrique.com  par Ali Amar

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