Un magazine en ligne consacré au Proche-Orient

Le journaliste Richard Labévière explique pourquoi il lance en Suisse cette publication en ligne

 

«A Genève, je me suis construit un réseau et j’ai acquis une connaissance du Proche-Orient et du Moyen-Orient comme nulle part ailleurs», explique Richard Labévière. Le journaliste français qui a couvert l’actualité internationale pour plusieurs médias vient de lancer en Suisse un magazine en ligne consacré aux pays arabes (www.prochetmoyen-orient.ch). Avec une poignée de confrères, il compte y livrer des analyses sur les crises qui agitent le Proche-Orient et le Moyen-Orient. Le site est accessible gratuitement et évoluera en fonction de l’intérêt des internautes.

 

«En Suisse, on peut produire des articles et des analyses sans avoir à s’aligner sur la ligne politique de la Confédération», explique Richard Labévière, qui loue la liberté de pensée des journalistes suisses. «L’esprit de Rousseau, de Voltaire et de Denis de Rougemont flotte toujours sur le bassin lémanique. En France, la pression moralisante est trop forte. Pendant des mois, la presse s’est fait l’écho du Quai d’Orsay pour expliquer que Bachar el-Assad allait tomber», poursuit le fondateur du site.

 

Connu pour sa liberté de ton et d’esprit, Richard Labévière estime que Genève, qu’il considère comme «une grande ville internationale, un poste d’observation unique et une capitale arabe de premier plan», est l’endroit d’où l’on peut le mieux analyser et essayer de comprendre ce qui se passe au Proche et Moyen-Orient.

 

Le lancement de ce magazine est adossé à une promesse d’indépendance pour «prouver qu’un autre journalisme est possible», dit son initiateur. Lequel est persuadé de l’intérêt du public pour le sujet traité. «Les crises au Proche-Orient et au Moyen-Orient et leurs prolongements asiatiques, africains et européens, constituent l’un des épicentres de notre monde en recomposition», explique Richard Labévière.

 

ConférencesRichard Labévière va donner deux conférences: lundi 12 janvier, à 19 h 45 au Novotel de Ferney-Voltaire, Cercle Condorcet: «Du GIA algérien à «l’Etat islamique»; mardi 13 janvier, 19 h, librairie de l’Olivier: «Terrorisme salafo-djihadiste: vieilles menaces/nouveaux discours».

 

StreamWIDE ouvre un bureau en Tunisie

Le spécialiste des solutions de téléphonie à valeur ajoutée de nouvelle génération pour les opérateurs télécoms, StreamWIDE, annonce l’ouverture d’un nouveau bureau en Tunisie, renforçant ainsi sa stratégie d’expansion et d’engagement sur la zone Moyen-Orient, Golfe arabique, Afrique du Nord et Afrique Centrale.

Le bureau tunisien de StreamWIDE comprend des équipes commerciales, d’avant-vente, d’ingénierie et de support et dont la mission consiste à gérer les comptes existants tout en identifiant et développant de nouvelles opportunités dans la région.

Enquête ASDA’A Burson-Marsteller 
sur les aspirations de la jeunesse arabe

Un an après le Printemps arabe, les préoccupations économiques prennent le pas sur les aspirations politiques.

Paris, le 3 mai 2012 – Un salaire jugé « décent » et l’accession à la propriété sont les deux principales priorités des jeunes du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, supplantant la démocratie en tête de leurs aspirations. C’est ce qui ressort des résultats de l’enquête d’ASDA’A Burson-Marsteller sur la jeunesse arabe 2012, la plus vaste de ce type menée dans la région.


La 4ème enquête annuelle d’ASDA’A Burson-Marsteller sur la jeunesse arabe est basée sur 2 500 entretiens menés en tête-à-tête entre décembre 2011 et janvier 2012 par le cabinet international de sondage Penn Schoen Berland (PSB), un an après le début du Printemps arabe. Agées de 18 à 24 ans, les personnes interrogées sont issues de 12 pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord : Bahreïn, Koweït, Oman, Qatar, Arabie Saoudite et Emirats Arabes Unis, Égypte, Liban, Jordanie, Irak et pour la première fois Libye et Tunisie.

 

Les enseignements principaux de l’enquête d’ASDA’A Burson-Marsteller :

 

·         L’augmentation du coût de la vie est la préoccupation n°1 de la jeunesse arabe

o   63 % se disent « très préoccupés » par le coût de la vie, contre 57 % en 2011 ;

o   Bénéficier d’un salaire « décent » est « très important » pour 82 % d’entre eux.

 

·         La démocratie reste perçue comme un facteur majeur de progrès

o   72 % estiment que le Printemps arabe a été bénéfique pour la région ;

o   41 % considèrent le déficit de démocratie comme le principal obstacle au développement de la région ;

o   Dans le même temps, on observe une baisse de 10 points du nombre de jeunes jugeant « très important » de vivre en démocratie (58 % en 2012 contre 68 % en 2011).

 

·         Les valeurs traditionnelles en perte de vitesse mais toujours centrales

o   La plupart des jeunes des 12 pays de l’étude estiment que les valeurs traditionnelles sont essentielles ; le pourcentage de jeunes considérant que ces valeurs sont démodées continue cependant de croître.

 

·         Les Émirats Arabes Unis et la France érigés en modèles

o   Les jeunes Arabes citent les Émirats Arabes Unis comme le pays où ils préféreraient vivre et dont leur propre pays devrait s’inspirer.

o   Parmi les pays étrangers, c’est la France qui obtient leur faveur, 46 % indiquant avoir des sentiments « très favorables » à son endroit.

 

·         L’intérêt de la jeunesse arabe pour l’actualité et les médias explose, et place Internet en réel challenger des médias traditionnels

o   52 % des personnes interrogées disent se tenir au courant de l’actualité et de la situation politique chaque jour, contre 18 % en 2011.

o   Aujourd’hui, la lecture ou la rédaction de blogs est la première activité online des jeunes de la région, 61 % affirmant s’intéresser aux blogs contre 29 % en 2011.

o   Malgré une baisse, la télévision reste la source d’information de prédilection des jeunes arabes (62 %).

 

« Les formidables promesses de la jeunesse arabe transparaissent dans toute l’enquête : le niveau croissant d’engagement en politique, le recours de plus en plus poussé à la technologie et les espoirs raisonnables placés dans l’ère post-Printemps arabe », déclare Jeremy Galbraith, Directeur Général de Burson-Marsteller EMEA. « En recueillant les opinions de jeunes issus tant des villes modernes des pays riches du Golfe que des zones rurales du Levant et d’Afrique du Nord, poursuit Galbraith, l’enquête d’ASDA’A Burson-Marsteller auprès de la jeunesse arabe offre des données vérifiables de grande valeur à ceux qui s’intéressent au futur de cette région jeune en rapide mutation. »

 

« Dix-huit mois après le début du Printemps arabe, nous savons tous que les jeunes du Moyen-Orient sont décidés à se forger un futur plus prometteur encore », déclare pour sa part Joseph Ghossoub, P-dg du groupe MENACOM, le groupe régional auquel appartient ASDA’A Burson-Marsteller. « Si ces jeunes gens font part de leur profonde inquiétude en matière de coût de la vie et de prix de l’immobilier notamment, ils restent résolument optimistes. Il est très encourageant de constater que la jeunesse arabe envisage l’avenir avec sérénité. »

 

« Depuis 2008, nous menons l’étude la plus vaste et rigoureuse sur l’attitude des jeunes Arabes au bénéfice des parties-prenantes de la région : gouvernements, entreprises privées et groupes de la société civile » explique Sunil John, Directeur Général d’ASDA’A Burson-Marsteller. « Cela représente pour nous un investissement considérable mais il est essentiel de pouvoir nous appuyer sur des données fiables ici, au Moyen-Orient, où les informations sur l’opinion publique ne sont disponibles qu’au compte-gouttes. L’enquête d’ASDA’A Burson-Marsteller fournit un large éventail de données clés qui aideront les gouvernements et nos clients dans leur prise de décision dans la région. »

 

Pour consulter l’intégralité des résultats de l’enquête :

http://www.arabyouthsurvey.com


Afrique du Nord-Moyen Orient. 2011-2012

Révolutions civiques, bouleversements politiques, ruptures stratégiques

Après des décennies, qui semblaient marquées par l’immobilisme, le monde arabe a connu, depuis le début 2011, un enchaînement d’événements sans doute majeurs.

Cette édition 2011-2012 de la collection Mondes émergents esquisse plusieurs pistes de réflexion sur ces évolutions en s’intéressant particulièrement aux révolutions survenues en Egypte et en Tunisie.

 

Avec la chute des régimes autoritaires tunisien puis égyptien, les révolutions arabes n’en sont qu’à leur début. Un même élan d’espoir parcourt les peuples de la région qui luttent pour instaurer la démocratie.

 

En complément des analyses rédigées par des spécialistes des pays concernés, sont étudiées, outre les activités d’Al-Qaïda au Maghreb islamique, la place de l’islam dans les sociétés arabes ainsi que les évolutions récentes de la Turquie et dans les territoires palestiniens.

En fin d’ouvrage, une chronologie détaille les événements survenus dans la région entre mars 2010 et février 2011.

 

Au sommaire

– 2010-2011 – Révolutions civiques, bouleversements politiques, ruptures stratégiques (Frédéric Charillon)

– Égypte 2010 : fin de régime ou fin de règne ? (Vincent Romani)

– La révolution tunisienne ou comment sortir de l’impasse autoritaire (Flavien Bourrat)

– Territoires palestiniens : impasses sur tous les fronts (Aude Signoles)

– La Turquie, un nouveau modèle pour le Moyen-Orient ? (Élise Massicard)

– Al-Qaïda au Maghreb islamique : une logique de guerre (Jean-Pierre Filiu)

– L’islam dans les sociétés arabes, hier et aujourd’hui (Mark Tessler)

 

Frédéric Charillon est professeur des universités en science politique à l’Université d’Auvergne Clermont 1, directeur de l’Irsem

Alain Dieckhoff est directeur de recherche au CNRS, Centre d’études et de recherches internationales (CERI), Sciences Po, Paris

 

Afrique du Nord-Moyen Orient  2011-2012. Révolutions civiques, bouleversements politiques, ruptures stratégiques

Frédéric Charillon et Alain Dieckhoff (sous la dir. de)

Collection Mondes émergents / La Documentation française

146 pages, 14,50 euros

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A propos de la Direction de l’information légale et administrative – www.dila.premier-ministre.gouv.fr

La mise en œuvre de la révision générale des politiques publiques dans les services du Premier ministre a conduit à la création, le 13 janvier 2010, de la Direction de l’Information Légale et Administrative (DILA), par la fusion de la direction des Journaux officiels et de la direction de la Documentation française. La DILA est une direction d’administration centrale des services du Premier ministre. Elle est placée sous l’autorité du Secrétariat général du Gouvernement.

La DILA assure quatre missions principales :

inconnu.gif       la diffusion des données dont la publication est obligatoire, par la publication au Journal officiel de la République française et dans les bulletins d’annonces légales ;

inconnu.gif      la conception et le fonctionnement de services d’information qui permettent aux citoyens de connaître leurs droits et obligations et facilitent leurs démarches ;

inconnu.gif      la facilitation de l’accès des citoyens à la vie publique et au débat public, par l’édition et la diffusion de publications sous la marque éditoriale de la Documentation française et par la mise à disposition de documents et d’espaces de diffusion sur internet ;

inconnu.gif     la préparation de la politique interministérielle dans le domaine de la diffusion légale, de l’information administrative et de l’édition publique.

Communiqué

Des diplomates français contestent Sarkozy

Des diplomates français rejettent la responsabilité des « déboires » récents de la politique extérieure française en Tunisie, en Egypte ou au Mexique sur Nicolas Sarkozy et son entourage, accusés « d’amateurisme » et « d’impulsivité » dans une tribune publiée aujourd’hui par Le Monde.

« La politique suivie à l’égard de la Tunisie ou de l’Egypte a été définie à la présidence de la République sans tenir compte des analyses de nos ambassades. C’est elle qui a choisi MM. Ben Ali et Moubarak comme ‘piliers sud de la Méditerranée' », écrit ce groupe de diplomates anonymes, « certains actifs, d’autres à la retraite, et d’obédiences politiques variées », selon Le Monde.

La diplomatie française, et notamment la ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, a été très critiquée pour avoir soutenu les régimes autoritaires de Ben Ali et d’Hosni Moubarak, et délaissé les contacts avec la société civile et les opposants.

« Un mépris ostensible »

« Il est clair que le président n’apprécie guère les administrations de l’Etat qu’il accable d’un mépris ostensible et qu’il cherche à rendre responsables des déboires de sa politique », ajoute ce groupe, qui s’est baptisé « Marly », du nom du café, près du musée du Louvre, où ils se sont réunis. « Or, à l’écoute des diplomates, bien des erreurs auraient pu être évitées, imputables à l’amateurisme, à l’impulsivité et aux préoccupations médiatiques à court terme », ajoute-t-il.

Ces diplomates citent pêle-mêle en exemples l’Union pour la Méditerranée, « lancée sans préparation » et « sinistrée », ou la politique au Moyen-Orient, « qui est devenue illisible, s’enferre dans les impasses et renforce les cartes de la Syrie ».

S’agissant de l’affaire Florence Cassez, à l’origine d‘une crise diplomatique entre Paris et Mexico après les protestations de Nicolas Sarkozy contre la condamnation définitive de la Française à 60 ans de prison pour enlèvement, ils jugent que « la tension actuelle avec le Mexique résulte de l’exposition publique d’un dossier, qui par sa nature, devrait être traité dans la discrétion ».

Depuis 2007, le Quai d’Orsay se sent marginalisé dans la conduite de la politique étrangère, de fait dans les mains du secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, plus proche collaborateur du président, et du conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy, Jean-David Levitte.