Sarkozy/financement libyen : un document aurait été authentifié

Le site Mediapart affirme aujourd’hui que les experts en écriture chargés d’examiner le document publié par ses soins en 2012 sur un présumé financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 ont établi que la signature avait bien été faite par Moussa Koussa, ex-chef des services de renseignements extérieurs de la Libye, aujourd’hui en exil au Qatar.

 

Nicolas Sarkozy a de son côté plusieurs fois affirmé, y compris devant la justice en octobre 2013, qu’il s’agissait d’un “faux grossier”.

 

Dans le document en question, Koussa affirmait que Tripoli avait accepté de financer pour “50 millions d’euros” la campagne victorieuse de Nicolas Sarkozy. Moussa Koussa avait rapidement qualifié ce document de “faux”, à l’instar de l’ex-secrétaire particulier de Mouammar Kadhafi, Bachir Saleh, présenté comme le destinataire de cette note.

 

Mediapart avait maintenu ses informations.

 

Sur l’affaire du financement présumé, le juge Serge Tournaire a ouvert une enquête.


Libye: les dirigeants du fonds souverain attaquent Goldman Sachs

La banque américaine Goldman Sachs reconnaît avoir eu recours aux «petits cadeaux» pour s’attirer la clientèle du fonds souverain libyen sous le régime de Mouammar Kadhafi, selon le Financial Times. Les nouveaux dirigeants du fonds souverain libyen attaquent la banque devant la justice.

Dans le cadre de la plainte déposée à Londres contre Goldman Sachs par le fonds souverain libyen, la banque américaine reconnaît que des voyages offerts à des dirigeants du fonds ou des stages proposés à leurs proches ont servi à s’attirer leurs bonnes grâces.

Par la suite et c’est l’objet de la plainte libyenne, Goldman Sachs aurait empoché des profits faramineux de 350 millions de dollars pour un milliard de dollars de transaction. Ceci en profitant délibérément de l’inexpérience des dirigeants libyens du fonds. Par ailleurs, le Wall Street Journal a fait savoir qu’une enquête a également été ouverte, aux Etats-Unis cette fois, sur le stage accordé par Goldman Sachs au frère d’un ex-dignitaire du régime Kadhafi. Ce que la loi américaine interdit expressément.

Ce fonds créé en 2006 pour faire fructifier les revenus pétroliers de la Libye, pèse actuellement 60 milliards de dollars. Et des enquêtes pour abus au détriment de la Libye ont également été ouvertes aux Etats-Unis contre la Société Générale, JP. Morgan, le Crédit Suisse et plusieurs fonds d’investissement.


Campagne de Sarkozy: la version de Bani Kanté mise à mal

L’enquête sur le financement présumé de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy par Mouammar Kadhafi, en 2007, est ouverte en France depuis avril 2013. La justice s’intéresse à un possible intermédiaire malien, Amadou Cheikh Bani Kanté. La France a donc adressé une demande d’entraide judiciaire au Mali. Bamako est prêt à y répondre favorablement. Mercredi matin, Bani Kanté, interviewé par RFI, a livré sa version des faits mais celle-ci a été contestée dès hier soir par un entrepreneur français.

Interviewé par RFI, Amadou Cheikh Bani Kanté a tout nié en bloc. « Je ne suis pas porteur de valise et je ne suis au courant de rien », explique-t-il. Point crucial de sa défense, il affirme n’avoir jamais rencontré l’industriel franco-espagnol, Jacques Dupuy Dauby.

Pourtant, selon le journal Le Monde, le 8 avril 2013, Jacques Dupuy Dauby aurait, lui, affirmé au juge avoir participé à une réunion, à Tripoli, en 2009 avec Bani Kanté, en présence de Béchir Saleh, ancien directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi. C’est lors de ce rendez-vous qu’auraient été évoqués des financements libyens de la campagne Sarkozy.

« Menteur »

« Je ne le connais pas Dupuy Dauby », dit Bani Kanté. « Vous mentez », lui rétorque l’intéressé, au micro de RFI. Avant d’ajouter : « Que ce soit sur un plan personnel ou professionnel, je connais très bien M. Kanté depuis de nombreuses années et lui me connaît également très bien. A partir du moment où il dit qu’il ne me connaît pas, alors qu’il me connaît extrêmement bien, cela s’appelle, en effet, mentir », a insisté l’industriel franco-espagnol.

Jacques Dupuy Duby refuse, en revanche, de s’exprimer sur le fond de l’affaire. Il renvoie vers le juge d’instruction, Serge Tournaire, chargé de cette affaire qui s’annonce compliquée.

Libye: Le procès des proches de Kadhafi ajourné

Le procès de 37 proches de Mouammar Kadhafi, jugés pour leur rôle dans la répression meurtrière de l’insurrection de 2011, s’est ouvert lundi avant d’être ajourné au 27 avril, en raison de l’absence de plusieurs accusés, dont le fils de l’ex-dirigeant, Seif al-Islam.

 

Sur les 37 accusés, seuls 23 se sont présentés devant la Cour pénale de Tripoli, protégée par des mesures de sécurité exceptionnelles.

 

Seif al-Islam, détenu par des ex-rebelles à Zenten (170 km au sud-ouest de Tripoli) depuis son arrestation en novembre 2011, n’a pas comparu, les autorités judiciaires estimant que les conditions de sécurité ne permettent pas son transfert dans la capitale libyenne. En effet, la résistance verte (pro-Kadhafi) est de plus en plus active.

 

Mais le tribunal a décidé lundi de permettre sa comparution par vidéoconférence, de même que celle d’autres accusés détenus à Misrata (200 km à l’est de Tripoli), comme Mansour Daw, ancien chef de la sécurité intérieure.

 

Abdallah al-Senoussi, l’ex-chef des renseignements de Mouammar Kadhafi, et son dernier Premier ministre, Baghdadi al-Mahmoudi, étaient en revanche dans le box des accusés, aux côtés de 21 autres anciens responsables, tous vêtus de la tenue bleue des prisonniers.

 

Au bout de 40 minutes, la cour a décidé d’ajourner le procès au 27 avril à la demande du parquet et des avocats, notamment pour la mise en place de la liaison par satellite avec les accusés.

 

Le 24 mars, la cour avait reporté l’ouverture du procès à ce lundi en raison, déjà, de l’absence de plusieurs accusés.

 

L’ajournement permettra aussi aux avocats de prendre connaissance du dossier, a ajouté la cour.

 

Des avocats ont en effet affirmé ne pas avoir eu accès au dossier, ce que le parquet a réfuté, affirmant leur avoir uniquement interdit de faire des copies.

(Photo: Seif al-Islam a qui on a coupé trois doigts afin ne plus pouvoir se servir d’une arme)


Libye : le Premier ministre démissionne

Le Premier ministre libyen Abdallah Al-Theni, chargé le 8 avril par le Parlement de former un nouveau gouvernement, a annoncé dimanche dans un communiqué qu’il démissionnait de son poste, après avoir été victime selon lui d’une attaque armée la veille. Dénonçant une “attaque traître” contre lui et sa famille, il a rejeté sa confirmation par le Parlement comme chef du gouvernement, tout en assurant qu’il continuerait à gérer les affaires courantes jusqu’à la nomination d’un nouveau Premier ministre.

“Je n’accepte pas que les Libyens s’entretuent à cause de ce poste” de Premier ministre, a-t-il souligné, en affirmant que l’attaque armée avait terrorisé les habitants d’un quartier résidentiel et “mis la vie de certains d’entre eux en danger”. Abdallah Al-Theni, 60 ans, n’a pas donné plus de détails sur cette attaque. Mais une source au sein de son cabinet a indiqué qu’elle avait été menée par “une milice” sur la route de l’aéroport, sans faire de victime.

Son prédécesseur Ali Zeidan a, lui aussi, quitté le pouvoir début mars pour des questions de violence : le Premier ministre était régulièrement critiqué pour n’avoir pas su rétablir la sécurité dans le pays, plus de deux ans après le renversement du guide Mouammar Kadhafi.


La Libye réclame 1 milliard d’euros à la Société Générale

Le fonds souverain libyen a porté plainte contre la Société Générale qu’il accuse d’avoir versé des pots-de-vin à des proches de la famille Kadhafi avant la chute du régime. La banque française n’est pas la seule visée par des accusations de malversations aux dépens du fonds libyen. La justice américaine s’est emparée du dossier.

Le fonds souverain libyen (Libyan investissement authority, LIA) a porté plainte auprès de la justice britannique contre la Société Générale. Le fonds libyen accuse la banque d’avoir versé au moins 42 millions d’euros à Leinada, une cellule de conseils financiers panaméenne dirigée par Walid Giahmi, un proche de Seif al-islam Kadhafi, fils de Moammar Khadafi.

Des conseils sans objet et qui auraient d’ailleurs entrainé de lourdes pertes pour le fonds souverain libyen. « Les investissements et les transactions effectuées pour le compte de la LIA ont généré de lourdes pertes en raison de malversations et d’actes de corruption », accuse la LIA dans un communiqué. Les paiements de la Société Générale à la société panaméenne, pour le compte de la LIA, se faisait en échange de « supposés services de conseil » dont la LIA juge qu’il n’existe « aucune indication prouvant que la société Leinada a effectivement produit de services légitimes en relation avec les transactions incriminées ».

Goldman Sachs également visé

Le fonds souverain libyen, créé en 2006 pour faire fructifier les revenus pétroliers de la Libye, demande 1,09 milliard d’euros de dédommagement à la Société Générale. La banque française conteste le bien-fondé de ces accusations. Le fonds souverain libyen a, de la même façon, accusé la banque américaine Goldman Sachs d’avoir profité de l’inexpérience des responsables libyens qui le géraient à l’époque pour empocher 350 millions de dollars, au détriment de son client.

Et ce n’est pas tout. La Société Générale et Goldman Sachs sont également visées par une enquête du département américain de la Justice pour violation des lois anti-corruption dans leurs opérations avec le fonds libyen. Une enquête qui concerne aussi JP Morgan, le Crédit Suisse et plusieurs fonds d’investissement.


Un juge a reçu l’ex-responsable libyen qui dit avoir été torturé par des Français

Un ancien responsable libyen du régime de Kadhafi a été reçu mercredi par un juge parisien. Il dit avoir été torturé par des Français en 2011 à Tripoli.

La justice française va se pencher sur les accusations de Tahar Dehech, ancien responsable des comités révolutionnaires de Mouammar Kadhafi. Il “a été entendu (mercredi) matin par Roger Le Loire pour confirmer les termes de sa plainte”, a dit à la presse son avocat Me Eric Moutet.

Tahar Dehech a déclaré vouloir que la “lumière soit faite sur ce qu’il (lui) est arrivé et sur les actes de torture auxquels (il a) été soumis” à l’automne 2011.

Arrêté après la chute de Kadhafi, il aurait été interrogé sur la destination d’armes et d’argent disparus, ainsi que le devenir de kadhafistes en fuite. Pendant sa détention il aurait été l’objet de tortures “abjectes”, “atroces”, qui auraient été commises “par des Français et des Qataris” dans un hôtel de Tripoli reconverti en centre de détention.

Aujourd’hui installé en Tunisie, Tahar Dehech dit avoir décrit “avec précision” au juge les quatre Français, trois hommes et une femme, qui lui auraient infligé ces sévices.

57 millions pour Nicolas Sarkozy

Cet ancien journaliste à l’hebdomadaire du régime “la Marche Verte” a répété avoir assisté à des réunions à l’hôtel Corinthia où il était question de financement de la campagne de Nicolas Sarkozy à hauteur de 57 millions d’euros, sans toutefois apporter de preuve, arguant que la vie de Seif el-islam, retenu à Zintan, est en danger. “Il risque d’être exécuté si je révèle les preuves, mais il sera libéré prochainement », a déclaré M.Dahec pour qui le “drapeau vert flotte partout en Libye” c’est à dire celui de la rébellion kadhafiste. Tahar Dehech avait déjà formulé ces accusations dans le livre de la journaliste Catherine Graciet “Sarkozy-Kadhafi, histoire secrète d’une trahison”.

Nicolas Sarkozy et son entourage réfutent avec force ces assertions, évoquées par plusieurs anciens dignitaires libyens, démenties par d’autres.

Une enquête sur ces allégations est actuellement menée à Paris. Dans ce dossier, le juge Serge Tournaire a entendu début janvier une autre ancienne membre de l’entourage de Mouammar Kadhafi, Zohra Mansour, selon une source proche du dossier.

Également citée dans l’ouvrage de Catherine Graciet, celle-ci a rapporté des conversations qu’elle aurait eues avec l’ancien dictateur évoquant ce financement supposé.

Mouammar Kaddafi avait porté l’accusation dans un entretien accordé en mars 2011 à la journaliste Delphine Minoui, dont un enregistrement est diffusé mercredi soir par France 3 dans son magazine “Pièces à conviction”.

(Avec AFP)


France 3 diffuse ce soir un entretien avec Kadhafi où il affirme avoir financé Sarkozy

Mouammar Kadhafi a affirmé avoir soutenu financièrement Nicolas Sarkozy lors de l’élection présidentielle de 2007, lors d’une interview au journal “Le Figaro” accordée en mars 2011 à Tripoli. L’enregistrement audio de cet entretien sera diffusé mercredi 29 janvier à 23h10 sur France 3 dans le magazine Pièces à conviction.

L’ancien dirigeant libyen, tué en octobre 2011, n’apporte pas de preuves. Mais cette accusation de financement politique occulte de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 a déjà été lancée par plusieurs dignitaires de l’ancien régime. Nicolas Sarkozy a toujours nié avoir reçu de l’argent libyen.

Un entretien réalisé en plein soulèvement libyen

Accordé à l’époque au “Figaro” le 16 mars 2011, en plein soulèvement lybien, l’entretien avait été expurgé, lors de la publication, des propos concernant le financement de la campagne de l’ancien chef d’État. La journaliste Delphine Minoui, auteure de l’interview, l’avait ultérieurement retranscrite intégralement dans son ouvrage “Tripoliwood” (Grasset, 2011).

À la question de savoir s’il se sent trahi, Kadhafi, qui avait été reçu en grande pompe à Paris en décembre 2007, répond par l’affirmative. Puis, selon une traduction réalisée par l’AFP, il poursuit : “Sarkozy a une déficience mentale… C’est grâce à moi qu’il est arrivé à la présidence”, “C’est nous qui lui avons fourni les fonds qui lui ont permis de gagner”, “Il est venu me voir alors qu’il était ministre de l’intérieur. Il m’a demandé un soutien financier.”

Pourquoi aurait-il financé Sarkozy ? “Pour nous, en tant que Libyens, si le président de la République française gagne les élections grâce à nos fonds, c’est vraiment un gain”, répond Kadhafi qui ne donne pas de montant ni de détail sur les modalités de versement.

Nicolas Sarkozy réfute

Le juge Serge Tournaire enquête sur ces accusations de financement de la campagne présidentielle de 2007, allégations que Nicolas Sarkozy réfute.

Elles avaient été formulées par Seif al-Islam dans un entretien à Euronews, le 16 mars 2011 : “Il faut que Sarkozy rende l’argent qu’il a accepté de la Libye pour financer sa campagne électorale.” Peu auparavant, l’agence officielle Jana avait promis de rendre public “un grave secret” sur la campagne de Nicolas Sarkozy.

Plusieurs dignitaires ont évoqué un tel financement : l’ancien Premier ministre Baghdadi al-Mahmoudi, lors d’une audience d’extradition à Tunis, ou encore l’interprète de Kadhafi, Moftah Missouri. Rencontrée la semaine dernière à Paris, Anoud al-Senoussi, fille de l’ancien chef des renseignements Abdallah al-Senoussi, a affirmé à l’AFP que son père, actuellement détenu en Libye, avait disposé de preuves de ce financement. Mais d’autres ont nié, comme l’ex-secrétaire particulier du dictateur, Bachir Saleh, ou Moussa Koussa, l’ex-chef des services de renseignement extérieurs.

Avec AFP

La France évoque une opération en Libye

  • Une opération internationale pour mettre un terme à l’instabilité qui prévaut actuellement dans le sud de la Libye serait un scénario idéal, a déclaré aujourd’hui le chef d’état-major des armées françaises, l’amiral Edouard Guillaud.

 

Les violences se sont intensifiées ces dernières semaines dans le sud du pays, notamment dans la ville de Sebha qui s’est retrouvée au coeur d’affrontements entre tribus rivales. L’armée libyenne a imputé ces violences à des forces loyales à l’ancien dirigeant Mouammar Kadhafi, renversé et tué en 2011 par un soulèvement populaire encouragé et appuyé par une intervention militaire occidentale menée sous l’égide de l’Onu. Ce qui aurait largement contribué à alimenter le terrorisme régional selon de nombreux spécialistes.

 

“L’idéal serait de pouvoir monter une opération internationale avec l’accord des autorités libyennes”, a déclaré à la presse l’amiral Edouard Guillaud, qui quittera ses fonctions le 15 février après quatre années passées à la tête de l’état-major des armées. “Mais quelles autorités?”, a-t-il ajouté. “Le problème du sud libyen, c’est qu’il faut d’abord qu’il y ait un Etat dans le Nord. Ensuite il y a plusieurs sud-libyen, il y a Koufra, à coté de la frontière égyptienne, et la zone de Sebha”, a-t-il souligné, évoquant l’existence d’un “trou noir” susceptible de devenir le “nouveau centre de gravité du terrorisme”.

 

Les Américains ont déjà menacé d’intervenir

 

 

Une vision partagée selon lui par nombre de ses homologues étrangers, principalement américains, qui estiment “qu’il va falloir que la communauté internationale y aille mais, pour cela, il faut d’abord que le Nord soit stabilisé”.

 

Depuis le renversement et la mort de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est plongée dans une vague de violences et le Congrès général national, le Parlement, est paralysé par un bras de fer politique. L’option d’une intervention militaire internationale, qui n’est pour l’heure qu’au stade de réflexion, ne sera possible qu’en cas d’accord avec les autorités libyennes et uniquement sous mandat, a souligné l’amiral Guillaud.

Selon nos informations, le chef d’état-major des armées françaises était intervenu personnellement auprès de François Hollande afin de le presser d’envoyer un corps expéditionnaire au Mali pour lutter contre le terrorisme, ce qui fût fait le 11 janvier 2013 sous le nom d’opération Serval.

What’s the world to do about Libya?

—   —-   *Oussama Romdhani

 

Two years after the death of Libyan President Muammar Gadhafi, political developments in Libya are still influenced by assassinations, kidnappings and other acts of politically motivated violence. Last week’s assassination of the Benghazi military police chief Ahmad al Barghathi shed light again on the consistent role of the militias in Libyan feuds.

Supporters Barghathi accused the commander of one of the militias as being responsible for the assassination. They then torched his Benghazi home and threatened him with assassination on a live radio talk-show. Amid all this turmoil, Libya was still reeling under the impact of the unprecedented kidnapping, carried out by Libyan militias, of the country’s Prime Minister Ali Zaidan.

 

Wild world of the militias

 

Most of the militias are supposed to be under ‘state control,’ acting as surrogates of the army and the police, sometimes even charged with the security of state buildings. A tribal alliance, for instance, controls the defense ministry, while the “Libya Shield” –the country’s most powerful militia- protects the interior ministry. At times, militias can function as substitutes to government forces. In other instances, however, they serve their own agendas. The disparate nature of the more than 225,000 militiamen reflects the divisions within Libyan government and society.

In recent months, militias carried out a blockade against a number of ministries and other institutions, including the interim parliament, to make sure the ‘exclusion law’ against former government officials was voted. In the wild world of the militias, the last word usually goes to those who have amassed the largest quantity of weapons after the 2011 civil war. Uncountable amounts of arms and ammunition, including thousands of Man-Portable Air Defense Systems (MAN-PADS), have been unaccounted for since the fall of the Gadhafi regime. Prime Minister Ali Zaidan commented on this phenomena saying, ‘Weapons are being smuggled out of and into Libya by groups which are trying to murder and assassinate people and spread terror in the country.’

The lack of structured domestic security led U.S. Special Forces to be able to intervene in broad daylight and an Al Qaeda figure, Abu Anas al Libi from the streets of Tripoli. Abu Anas had been on the U.S.’s ‘Most Wanted List’ as a suspect in the 1998 U.S. embassy bombings in Kenya and Tanzania. Jihadist militias were predictably upset about the kidnapping. In retaliation, Ali Zaidan was eventually kidnapped.

The rising power of local militias, at the expense of the central government, has also led to the disruption of oil exports, as Cyrenaica ‘regionalists’ sought to ‘make up’ for the neglect they felt they suffered during the Gadhafi years. Geoff D. Porter, managing director of North Africa Risk Consulting, sees a paradox in Libya: ‘Instead of hydrocarbon receipts being the glue that holds the country together, they have become a tool for prying it apart.’ Autonomist trends in the Cyrenaica, Tripolitania and Fezzan provinces represent a challenge not only to the central government but also to the territorial integrity of the country. In most of the Arab Spring countries, there are legitimate grievances from the long-neglected regions. However, there are also new local actors competing for the various spoils made available by the Libya’s instability. This was in recent months the reason for much of the oil production and export blockages. Exports dropped from 1.4 billion to about 300,000 barrels a day in September and down to 60,000 in early October. The loss in revenue as a result of such disruptions has been estimated at about $ 7.5 billion in just two months.

The central government in Tripoli has a hard time also controlling its thousands of kilometers of land and sea borders. Despite announcements by the authorities of ‘military zones’ and ‘closed borders,’ substantial parts of the southern border areas are controlled by the Tebus, the Tuaregs and other tribes and not the state. The nearly 1,700 km maritime borders are just as porous. This situation has allowed traffickers to transport illegal emigrants — more than 30,000 so far this year — across the Mediterranean to Italian shores. Neighbors north of the Mediterranean are anguished about the waves of refugees departing from Libya. Neighbors to the east, the west and south are anguished about the two-way flow of weapons and terrorists across Libya’s borders. Zaidan himself admits that the movement of weapons ‘endangers neighboring countries, too.’

 

The forgotten war

 

In the long run, Libya could eventually rely on its hydrocarbon riches and relatively small population to pull itself together. But to get anywhere close to cashing in its chips, it needs to stop the deteriorating security situation from further destruction. Paul R. Pillar, a former senior analyst at the Central Intelligence Agency stated, ‘Libya today exhibits some of the attributes of a failing state.’ He is not the only security expert to hold that view since the country has had four decades of an eccentric authoritarian rule. Former Amnesty International Secretary General and UN representative in Libya Ian Martin notes that “Libya has aptly been called the ‘stateless state,’” not only lacking security forces but left devoid of almost every institution of modern governance.” But there is more to Libya’s current quandary than the legacy of Gadhafi’s misrule. There are the unintended consequences of the foreign military campaign which helped topple him.

The 2011 NATO-led military intervention was meant to quickly get the job done. The ‘job’ was regime-change and not maintaining the peace in Libya. NATO did not heed the warnings that once the air raids stop, the situation on the ground could unravel uncontrollably. In April 2011, U.S. retired General James Dubik, among others, called for a continued role on the ground from the international community after the departure of Gadhafi. He believed the United States and NATO should be ‘providing security to prevent liberated Libya from sinking into chaos’ while ‘the responsibility for security, reconstruction and nation-building will likely fall to the United Nations.’ In May 20011, Russia called for “activating the peacekeeping potential of the United Nations and African Union.” There were also calls for Arab and Islamic peacekeeping forces, which went unheeded. Western fear of ‘mission creep’ made the idea of international troop deployment unappealing. Budget considerations, wariness about entanglement in yet another boots-on-the-ground situation in the Middle East, and the opposition of the Libyan Transitional Council were enough reasons to discard any notion of post conflict involvement. Then, everyone simply forgot about Libya. This selective amnesia is not without precedent. Shashank Joshi, Research Fellow at London’s Royal United Services Institute (RUSI) was right in his observations that “Wars, once won, tend to be forgotten. This was the fate of Afghanistan in the years after 2001, Iraq in 2003 and Libya in 2011. But Libya’s problems will not stay within its borders.” The Tripoli victory tours of French and British leaders, after the fall of Gadhafi, were not matched by any real follow up to prevent things from getting out of control in so called liberated country which they came to celebrate.

Libya once again made world headlines again when U.S. ambassador J. Christopher Stephens and his staff were murdered in Benghazi, when oil exports stopped flowing and then when Abu Anas al Libi was kidnapped by the U.S. Delta Force. And while the West was not watching, Mali happened. It was a predictable blowback from Libya’s unfinished war. Weapons and fighters had been flowing out of Libya for months. Still, Western powers seemed somehow surprised when Jihadist and Tuareg fighting happened in northern Mali . A whole chain of blowbacks have unfolded since then. Even before the Mali campaign started, the In Eminas gas installations south of Algeria were struck by terrorists. Fleeing the French-led bombardment of the “Azawad” territory, Jihadists moved back north and sought safe harbor in Libya’s southern deserts and Tunisia’s western mountains.

 

What’s the world to do?

 

The situation in Libya has clearly become a regional and global issue. But what’s the world to do about it? Awareness about possible regional and international ramifications of the Libyan crisis has already convinced many in the international community of the need to help the fledgling Libyan state, especially in matters of security. Recent incidents encountered by Western security trainers in Libya are likely to mean that much of the training of Libyan will take place, at least initially, outside of Libya.

A number of European countries are expected to host some of that training. Various programs are being considered by Libya and its Western partners. About 8,000 Libyans will be trained by a number of NATO members, including at least 2,000 who will be trained in the UK. An additional bilateral program, the Security, Justice and Defense program (SJD) will be funded by Great Britain. The SJD program will ‘cover all aspects of security to enable Libya to guarantee the security of the state from any form of threat,’ said British Minister for International Security Strategy Andrew Murrison. A border control support program has been agreed upon between Tripoli and the EU in Brussels. Another potential field of cooperation will be to advise the Libyan government on how to deal with the huge arms flow.

Western security assistance will probably be inhibited by a number of considerations having to do with Libya’s domestic dynamics. Beside the safety issues, foreign trainers and advisors in Libya could face the resentment, if not the hostility, of Islamist and nationalist factions. Whatever good will and technical assistance it can get from its Western partners, Libya will have to figure out how to closely coordinate its national security requirements with those of its immediate neighbors. And despite his insistence on the pressing need of his country for foreign security assistance, Ali Zaidan is certainly aware of the caveats. ‘The last thing Libyans want is foreign soldiers on the ground,’ warned Charles Gurdon, director of the UK security and risk consultancy Menas Associates.

The West is also careful not to see its technical assistance lead to a full-fledged involvement in a civil war. As with other Arab Spring countries, the West will probably remain wary about over-committing itself financially in places where political and economic prospects are not yet clear. In Libya’s case however, there is incentives of ample oil and gas revenues that should reassure the country’s foreign partners which will allow the country to pay for its needs, especially if stability and security are restored. Most importantly, what the world will do about Libya depends heavily on what Libyans are willing to do about their own country. It is them who will eventually have to do most of the heavy lifting, not the outside world. Nobody can decide in their place if they want to keep their nation together. Nobody can sit in their stead, when the time comes, around the national dialogue and reconciliation table. Nobody but them can decide what kind of future country Libya should be.

 

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*Oussama Romdhani is a former Tunisian minister of Communication, previously in charge of his country’s international image. He served as a Tunisian diplomat to the United States, from 1981 to 1995. A recipient of the U.S. Foreign Service Distinguished Visiting Lecturer Award, he was also a Washington DC press correspondent and Fulbright Research Scholar at Georgetown University. Romdhani is currently an international media analyst.