Maghreb des livres: le Grand Maghreb à l’honneur de l’édition 2014

Samedi 8 et dimanche 9 février se tiendra à l’Hôtel de Ville la 20ème édition du Maghreb des livres, organisée par l’association Coup de soleil. Cette année sera mis à l’honneur le grand Maghreb. Bertrand Delanoë visitera le Maghreb des livres samedi 8 février à 11h15.

Exceptionnellement, pour ce 20ème anniversaire, la rotation triennale du Maghreb des livres entre l’Algérie, le Maroc et la Tunisie fait une pause avant de reprendre en 2015. L’édition 2014 mettra à l’honneur les publications touchant l’ensemble du Grand Maghreb (Libye et Mauritanie incluses).

Le Maghreb des livres est un évènement culturel national qui connaît chaque année un large succès et attire plusieurs milliers de personnes. Depuis 1994, ce salon du livre a pour vocation de réunir les productions éditoriales, romans, essais, beaux-livres, BD, d’auteurs vivant en France ou dans les pays du Maghreb.

Comme chaque année, une grande librairie présentera les ouvrages édités en 2013 en France et au Maghreb, essentiellement en langue française mais aussi en arabe ou en tama­zight (berbère).

L’édition 2013 du Maghreb des livres a accueilli plus de 6 000 visiteurs à l’Hôtel de Ville.

 

Le Maghreb des livres, c’est aussi un lieu d’échanges et de rencontres.

– Les six rencontres permettent de rendre hommage à : Mohammed Dib, écrivain algérien / -Mou­loud Mammeri, écrivain algérien / Mohamed Choukri, écrivain marocain / Les revues marocaines «Souffles et Lamalif» / Aboul Kacem Chebbi, écrivain tunisien / Ferhat Hached syndicaliste tunisien.

– Les quatre tables rondes abordent les questions suivantes : «Les mutations familiales au Maghreb» / «L’enseignement de l’histoire au Maghreb et l’unité maghrébine» / «30 ans après : la Marche pour l’égalité de 1983» / «Les thèmes récurrents de la littérature maghrébine des 20 dernières années».

 

*Parmi les auteurs présents :

Salim BACHI, Guy BEDOS, Tahar BEN JELLOUN, Mohamed BERRADA, Maïssa BEY, Faouzia CHARFI, Malek CHEBEL, Jean DANIEL, Christian DELORME, Abdelkader DJEMAÏ, Jacques FERRANDEZ, Martine GOZLAN, Francis HUSTER,  Fouad LAROUI, Isa­belle MANDREAU, Abdelwahab MEDDEB, Albert MEMMI, Serge MOATI, Leïla SEBBAR, Kenza SEFRIOUI, Abdelhak SERHANE, Faouzi SKALI, Benjamin STORA.

Date et lieu de l’événement :

Samedi 8 février de 11h à 21h

Dimanche 9 février de 10h à 20h

Hôtel de Ville – 3, rue Lobau (4e)

Le programme complet de l’événement est disponible sur le site de l’association : www.coupdesoleil.net

Communiqué

Sciences po Bordeaux à l’heure marocaine

Direction : le Maghreb pour l’IEP bordelais, et plus particulièrement le Maroc. L’établissement a signé un accord avec l’université de Mundiapolis (Casablanca) pour lancer une filière intégrée franco-marocaine. Inaugurée le 11 juin 2010, en présence des directeurs des deux établissements et des maires de leur ville respective, cette dernière accueillera ses premiers étudiants – cinq de chaque école – à la rentrée 2011.

Intégrer plutôt que délocaliser

Le principe du partenariat ? Comme pour les cinq autres filières intégrées de l’institut, les étudiants suivront une scolarité alternée pendant les cinq années d’études (un an à Bordeaux, un an dans l’établissement étranger), avec à la clé les deux diplômes.

Au lieu d’installer des antennes à l’étranger, Sciences po Bordeaux préfère en effet la stratégie « intégrée ». « Délocaliser une formation française à l’étranger, je ne suis pas sûr que la greffe fonctionne, explique Vincent Hoffmann-Martinot, directeur de l’institut, qui préfère ainsi « combiner deux formations au sein d’une filière constituée d’apports réciproques ».

Un ancien de Sciences po Bordeaux comme entremetteur

Pourquoi ce choix de Mundiapolis au Maroc ? « Cela entre dans notre stratégie africaine », explique le directeur. Son institut compte déjà un laboratoire de recherche sur l’Afrique Noire (avec le CNRS). « Le Maroc joue un rôle d’interface entre l’Afrique subsaharienne et la France, précise-t-il. Nos collègues africanistes sont bien sûr ravis et de plus en plus d’étudiants sont demandeurs. Ces profils devraient également intéresser les entreprises dans le secteur du dialogue et de la coopération euro-méditerranéenne. »

En pratique, le rôle initiateur de Mohamed Berrada, diplômé de Sciences po Bordeaux et parrain de la filière, a été central. Tandis que l’IEP réfléchissait d’abord à l’Algérie – en vain – cet ancien ministre des Finances et ex-ambassadeur du Maroc en France a créé l’occasion en organisant une réunion entre la direction bordelaise et les responsables universitaires et ministériels marocains. Les anciens, c’est utile et plus encore, surtout quand ils sont de la qualité de M. Berrada…

L’université de Mundiapolis s’ouvre aux SHS

Pour l’instant axée sur les sciences de l’ingénierie et le management, l’université de Mundiapolis (Casablanca) va ainsi élargir son offre de formation aux SHS (Sciences humaines et sociales) avec une nouvelle filière en sciences politiques. Première université privée ouverte au Maroc à la rentrée 2009, elle compte 1 150 étudiants et abrite deux laboratoires de recherche.

« Nous allons inviter des collègues marocains à venir faire des cours chez nous et inversement, indique Vincent Hoffmann-Martinot. Nous souhaitons également les aider à développer un potentiel de recherche ».

A noter également : une vingtaine d’étudiants de Mundiapolis pourront suivre le CEP (Certificat d’études politiques) de Sciences po Bordeaux (une année de formation au niveau de la troisième année – 60 crédits ECTS). L’IEP réfléchit également à la création de masters dans des spécialités proches des besoins de l’université marocaine : en Action publique et gouvernance territoriale et Politique internationale.