Algérie: accélération des expulsions de migrants clandestins

Les expulsions d’Africains de différentes nationalités, dont principalement ceux de nationalité nigérienne, se poursuivent à Oran.

Dans l’opération portant le numéro 30, les services concernés viennent d’expulser près de 70 Africains, portant le nombre des personnes expulsées à 5 500 depuis le lancement des opérations.

Celles-ci sont menées par les services de l’action sociale, les bénévoles du Croissant-Rouge algérien et en collaboration avec les services de sécurité. En quelques semaines, des centaines de personnes ont été arrêtées pour être emmenées aux frontières.

L’Algérie et le Niger se sont mis d’accord en 2014 pour qu’Alger organise l’arrestation et l’expulsion de migrants nigériens qui mendient dans les différentes villes du pays. Selon les autorités algériennes, ces hommes, femmes et enfants sont utilisés par un réseau bien organisé, proche des réseaux de trafic d’êtres humains et du terrorisme.

Algérie: une ONG politique dénonce « des propos choquants et scandaleux » de Ouyahia sur les clandestins

 

Amnesty International a vivement dénoncé les propos du chef de cabinet du président Bouteflika avec rang de ministre d’Etat, Ahmed Ouyahia, sur les migrants clandestins africains, les qualifiant de « choquants et scandaleux ! ».

 

Selon l’ONG politique de défense des droits de l’homme, « De tels propos alimentent le racisme et favorisent la discrimination et le rejet de ces personnes ».

 

Dans un rappel à Ahmed Ouyahia, Amnesty souligne que « ces personnes ont fui les guerres, la violence et la pauvreté. Ils sont venus en Algérie chercher la paix et la sécurité. Il est de notre responsabilité de les accueillir, conformément aux textes internationaux signés et ratifiés par l’Algérie « .

 

Source de crime

 

 » Ces étrangers en séjour irrégulier sont source de crime, de drogue et de plusieurs autres fléaux », a déclaré samedi Ahmed Ouyahia sur la chaîne Ennahar TV.

 

« On ne dit pas aux autorités : jetez ces migrants à la mer ou au-delà des déserts. Mais le séjour en Algérie doit obéir à des règles. On ne laissera pas le peuple algérien souffrir de l’anarchie », a clamé M. Ouyahia, également patron du Rassemblement national démocratique (RND), 2e parti d’Algérie et allié crucial du Front de libération nationale (FLN) de M. Bouteflika.

 

« Et quand on me parle de droits de l’homme, je dis : nous sommes souverains chez nous », a-t-il ajouté.

 

Signe qu’il ne s’agit pas d’un dérapage, le RND a indiqué assumer les propos de son chef et accusé de nouveau les clandestins d’être « devenus ces derniers temps une source pour tous les types de crimes ».

 

« Ce n’est pas Amnesty International qui va nous dicter notre conduite », a de son côté expliqué le porte-parole du parti, Seddik Chihab, au site Alg24.

 

A ce sujet, rappelons que les pays du Maghreb endurent en premiers ce que vivent nombre de pays européens.

Libye: 235.000 clandestins prêts à partir en Italie

  • Il y a environ 235.000 migrants en Libye prêts à partir pour l’Italie dès que l’occasion s’en présentera, a affirmé l’émissaire de l’ONU dans ce pays, l’Allemand Martin Kobler, dans une interview aujourd’hui au quotidien La Stampa.

« Sur nos listes, il y a 235.000 migrants qui n’attendent que la bonne occasion pour partir en Italie, et ils le feront », a-t-il dit.

« Le renforcement de la sécurité est la question la plus importante en ce moment. Si nous avons une armée forte et unie, pas morcelée, alors les dangers du terrorisme et de la traite des êtres humains finiront », a ajouté M. Kobler.

Selon des chiffres du ministère italien de l’Intérieur en date d’hier, le nombre de migrants arrivés en Italie par la Méditerranée depuis le début de l’année a atteint 128.397, en hausse de 5,15% par rapport à la même période en 2015.

La communauté internationale est préoccupée actuellement par les risques d’une guerre civile frontale entre les forces du gouvernement d’union (GNA), basé à Tripoli et soutenu par l’ONU, et celles du gouvernement parallèle siégeant dans l’Est.

Migrants clandestins : Pyongyang accuse les Etats-Unis d’en être la cause

  • La Corée du Nord a livré son sentiment jeudi sur le défi migratoire auquel est confrontée l’Europe : «l’Empire du mal», à savoir les Etats-Unis, est responsable de la plus grave crise des réfugiés sur ce continent depuis la Seconde guerre mondiale. Dans un long discours dénonçant les critiques «intolérables» portées contre Pyongyang au sujet de son bilan en matière de droits de l’homme, un porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères a expliqué que c’est Washington qui devrait en réalité être mis en cause.

 

«Les Etats-Unis sont l’Empire du mal. (….) Ils commettent toutes sortes d’abus des droits de l’homme» », a dit le porte-parole cité par l’agence officielle KCNA, citant en exemple les épreuves auxquelles font face des centaines de milliers de migrants fuyant des zones de guerre comme la Syrie et l’Afghanistan. «Ce sont les Etats-Unis qui sont responsables de la grave crise des réfugiés qui balaye l’Europe», a-t-il poursuivi. «A mesure que les Etats-Unis déclenchaient des guerres en Afghanistan, Irak, Libye, Syrie et d’autres parties du monde, et favorisaient l’émergence de guerres civiles au prétexte de la « guerre contre le terrorisme » et l’avènement de la « démocratie », le nombre de réfugiés a nettement augmenté», a dit le porte-parole.

La Corée du Nord au contraire, est «le berceau de la vie heureuse», a-t-il encore ajouté. Cette déclaration est une réponse à un récent débat sur les violations des droits de l’homme en Corée du Nord organisé par le Conseil des droits de l’homme à Genève. L’année dernière, une commission spéciale de l’ONU avait accusé Pyongyang, dans un rapport, de se rendre coupable de violations des droits de l’homme «sans égal dans le monde contemporain». Rappelons que la Corée du Nord n’est plus en guerre depuis plus de cinquante ans alors que les Etats-unis le sont en de nombreux endroits du monde…

500 migrants clandestins arrêtés en Algérie

  • Près de 500 migrants clandestins africains ont été arrêtés dans le Sud algérien par l’armée, a indiqué dimanche le ministère algérien de la Défense.

 

« Deux détachements relevant des secteurs opérationnels de Tamanrasset (2.000 km au sud d’Alger) et d’In Guezam (à la frontière nigérienne), lors de deux opérations distinctes, ont arrêté 496 immigrants clandestins de différentes nationalités africaines », a indiqué le ministère dans un communiqué.

Le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal, avait estimé jeudi que le phénomène de migration clandestine vers l’Algérie risquait de perdurer en raison de l’insécurité qui prévaut dans les pays du Sahel.

 

3000 Nigériens renvoyés chez eux en 2014

 

Il a affirmé que les autorités poursuivraient le rapatriement des clandestins, « en fonction de l’amélioration de la situation sécuritaire dans leur pays ».

Fin 2014, Alger a renvoyé dans leur pays 3.000 Nigériens après un accord avec Niamey.

Puissance économique de l’Afrique du nord, l’Algérie est devenue une destination privilégiée pour les migrants subsahariens, supplantant la Libye en proie au chaos. Cet afflux a donné lieu à une hausse des comportements racistes, y compris des articles de presse, dénoncés par des ONG.


Tunisie : 17 migrants interpellés

Dix-sept jeunes Tunisiens ont été interpellés alors qu’ils s’apprêtaient à rallier illégalement l’Italie depuis le littoral sud de la Tunisie, a rapporté hier la radio privée tunisienne Shems FM.

Un passeur a été également arrêté avec les 17 migrants clandestins, qui ont été interceptés lors d’un contrôle de gendarmerie du camion à bord duquel ils se rendaient sur la côte de Boughrara, près de Médenine (480 km au sud de Tunis), a indiqué en outre le journal arabophone Assarih.

La police a aussi saisi chez le passeur l’équivalent de 26 000 euros comprenant les montants payés par les jeunes migrants en contrepartie du voyage clandestin, selon le journal privé.

Le littoral méditerranéen des pays du Maghreb sert de point de départ aux migrants cherchant à gagner illégalement l’Europe, souvent via Malte ou Lampedusa au sud de l’Italie. Aucun décompte officiel n’a été publié ces dernières années à Tunis sur ce phénomène, seule la presse privée fait état de tentatives d’émigration illégale déjouées, ou de découvertes de corps de clandestins noyés.

Source AFP