Vive l’amitié franco-algérienne!

En visite en Algérie, le Premier ministre Manuel Valls a ouvert, dimanche 10 avril, un forum économique avec son homologue Abdelmalek Sellal. Les deux hommes ont tout fait pour faire passer ce message : l’amitié entre les deux pays doit être plus forte que tout.

Le développement des relations économiques et commerciales entre l’Algérie et la France est l’un des principaux enjeux de la visite de Manuel Valls à Alger. Le Premier ministre français l’a bien fait comprendre, dimanche, lors de l’ouverture d’un forum économique au côté de son homologue algérien Abdelmalek Sellal.

Développer la culture de la confiance, s’éloigner de la culture de la défiance, c’est l’appel que M. Sellal a lancé, avec un objectif : « travailler ensemble, renforcer les liens d’amitié, et je pèse mes mots. Renforcer les liens d’amitié car rien ne saura nous détourner de l’avenir ».

« Les petits problèmes qu’on veut nous créer »

L’amitié, c’est aussi le mot-clé du discours de Manuel Valls, qui s’est dit « heureux, convaincu que cette amitié entre nos deux pays est indestructible. Convaincu que ce qui a été initié par nos deux Présidents est durable, surmontant tous les petits problèmes que parfois on veut nous créer ».

Le Premier ministre insiste et une nouvelle fois évite les différends qui peuvent perturber les relations entre Paris et Alger. Notamment l’affaire du refus des visas à des journalistes français relayant ce qui ressemble bien à une manipulation américaine. Pas question de parasiter cette visite à forte valeur économique.


En France, une fonction présidentielle de plus en plus désacralisée

Une ex-Première contestée dame, deux anciennes ministres, bientôt un ancien conseiller… Les livres réglant comptes personnels et politiques s’abattent sur François Hollande, reflétant une désacralisation accélérée de la fonction présidentielle en France, dont est en partie responsable le chef de l’Etat, selon des experts.

 

 

Le brûlot en septembre de l’ancienne compagne de François Hollande, Valérie Trierweiler, « Merci pour ce moment », a marqué les esprits en rapportant par le menu la fin de leur couple et en dressant un portrait peu flatteur du président dans les coulisses du palais de l’Elysée. Un déballage jamais vu concernant un chef d’Etat en exercice en France.

 

Deux ex-ministres, Delphine Batho, limogée en 2013, et Cécile Duflot qui a jeté l’éponge au printemps, se sont, elles, chacune épanchées sur leur vision désenchantée de la présidence Hollande, allant jusqu’à tutoyer le chef de l’Etat dans leur ouvrage et dévoiler des conversations privées.

 

L’une a intitulé son récit « De l’intérieur. Voyage au pays de la désillusion » tandis que l’autre a choisi « Insoumise », toutes deux voulant marquer leur rejet d’une présidence dans laquelle François Hollande a trahi, selon elles, son idéal de gauche, sa base et ses soutiens.

 

Alors que le président entame la deuxième partie de son mandat de cinq ans handicapé par des records d’impopularité, l’un de ses anciens proches conseillers, Aquilino Morelle, va, lui, écrire un livre après son éviction en avril suite à un soupçon de conflit d’intérêt. « Ca va saigner », a-t-il prévenu, selon le magazine Le Nouvel Observateur.

 

« Ces ouvrages s’inscrivent dans un phénomène de société lié à la perte du respect pour la fonction présidentielle et la perte de la question de l’intérêt général », décrypte auprès de l’AFP le politologue Stéphane Rozès. « Par narcissisme, on confond aujourd’hui la personne et la fonction sans voir les dommages causés à la fonction », déplore-t-il.

 

Un ancien ministre, sorti du gouvernement à la faveur d’un remaniement, Philippe Martin a dénoncé l’individualisme de la démarche « littéraire » de ses collègues: « Désormais, chaque personne qui a été quelqu’un veut qu’on en retienne quelque chose, même si le collectif s’écroule », a-t-il récemment noté. « Si on veut conserver de la majesté à la République, il ne faut pas l’abîmer », a-t-il ajouté.

 

– Haro sur la « ‘présidence normale » –

 

 

Pour le sociologue Alain Mergier, « ces ouvrages sont les différentes facettes d’un même mouvement: la fin d’un certain type d’incarnation de la souveraineté » où « le « corps institutionnel » du président disparaît pour ne plus laisser place qu’au « corps physique », ouvrant la voie à des relations interpersonnelles avec le chef de l’Etat dominées par le négatif et le scandale sous les yeux de réseaux sociaux friands de « combats de boxe ».

 

Selon cet expert, l’entourage de François Hollande se sent autorisé à des livres vengeurs « du fait de la désacralisation de l’autorité présidentielle », rampante, selon lui, depuis plusieurs années. « La souveraineté du chef de l’Etat a été remise en cause par la place prépondérante de l’Europe dans les décisions mais aussi par la prise de conscience, avec la crise financière de 2008, que le pouvoir effectif est aux mains de forces financières globalisées ».

 

Mais François Hollande est aussi en partie responsable de cette désacralisation, juge Stéphane Rozès, en ayant adopté à son arrivée au pouvoir une posture opposée au comportement qualifié d’ostentatoire et d’excessif de son prédécesseur de droite.

 

« Après Nicolas Sarkozy qui a abaissé la fonction, en insultant notamment un Français par un +Casse-toi pauvre con+, Hollande, lui, a eu le tort de l’avoir banalisée au travers de son idée de présidence normale. Or la +normalité+ n’est pas à la hauteur de la majesté de la fonction », souligne Stéphane Rozès.

 

Lors de la campagne présidentielle en 2012, M. Hollande avait indiqué vouloir être « un président normal » en réaction à un président sortant qu’il qualifiait d' »anormal ».

 

Alain Mergier renchérit: « M. Hollande n’arrive pas à endosser la souveraineté de la fonction, qui était déjà affaiblie, en raison de sa personnalité fluctuante et insaisissable mais aussi en raison d’un problème idéologique: il n’y a plus de doctrine socialiste », juge-t-il.

Comment renouer avec la majesté de la fonction ? « Dire sa vision de la France et expliquer la mutation du monde dans laquelle s’inscrit la France », répond Stéphane Rozès.

Mais le mal est plus profond est touche aussi le gouvernement du Premier ministre et l’ensemble des élus qualifiés de plus en plus de « tous pourris ». Les 60 députés en délicatesse avec le fisc ne font que renforcer cette opinion.

Cette désacralisation se traduit aussi par un manque croissant de respect pour la fonction en témoigne le nombre croissant de Français qui tournent le dos pour ne pas avoir à saluer leurs dirigeants comme encore, la semaine dernière, lors de l’inauguration de la FIAC où l’on a pu voir le Premier ministre aux côtés de Zahia. Après les tomates et les quolibets, maintenant le dédain.


France – Maroc : Je t’aime moi non plus!

—   —   Par Mohamed Chakir Alaoui.

 

Malgré les beaux discours et les petits gestes d’amitié, le froid diplomatique continue de souffler sur l’axe Rabat – Paris. Les gestes concrets tardent à venir, alors que les provocations continuent…

Cela s’est passé au Caire, dimanche dernier, en marge de la réunion des pays donateurs pour la reconstruction de Gaza. M’barka Bouaida, notre ministre déléguée aux Affaires étrangères, croise Laurent Fabius, le locataire actuel du Quai d’Orsay. La ministre marocaine tout sourire lui tend la main. Fabius la regarde de haut et lui tourne les talons. Pas du tout élégant de la part du diplomate en chef de la République…

La veille, c’était le boss de Bouaida (au parti comme au ministère) qui renvoyait la France à son passé colonialiste. Salaheddine Mezouar, ministre des Affaires étrangères, profitait de sa tribune en réunion de la majorité pour tenir un discours virulent à l’adresse de la République, qu’il a pris soin de ne pas citer nommément. Le ministre en a pris, des coups, de la part de nos amis de l’Hexagone. Souvenez-vous : la fouille en règle que le ministre avait subie, en mars dernier, à l’aéroport Charles De Gaulle alors qu’il était en transit. Autres déconvenues peu diplomatiques: ces rumeurs sur sa présumée nationalité française ou encore cette fuite orchestrée, en septembre, de la lettre qu’il a reçue de Laurent Fabius pour l’aider à trouver un emploi à sa fille en France.

Ce genre d’attaques sur le plan personnel, Mezouar n’est pas le seul à en faire les frais. M’barka Bouaida, sa ministre déléguée, vient elle aussi de voir des photos et un courriel qui relèvent de sa vie privée fuiter…

 

Provocation et ingérence
Mais c’est au plus haut dans l’échelle de l’Etat que les incidents diplomatiques se multiplient et entachent le climat de confiance sur l’axe Rabat – Paris. Le 20 février dernier, la police française, avec ses gros sabots, a débarqué dans la résidence de l’ambassadeur du Maroc à Paris, pour notifier une convocation à Abdellatif Hammouchi (haut sécuritaire marocain, patron de la DGST) pour une plainte farfelue et sans aucun égard au circuit diplomatique. Le jour même, le quotidien Le Monde prêtait des propos graves à l’ambassadeur de France aux Nations Unies, Gérard Araud, traitant le Maroc de «maîtresse avec laquelle on dort toutes les nuits, dont on n’est pas particulièrement amoureux mais qu’on doit défendre». Malgré la protestation officielle du royaume, et les excuses tout aussi officielles de la République, la provocation ne s’est pas arrêtée là. Elle a même mué en ingérence. En mai, Mohamed Anbar, un magistrat marocain (radié depuis), a été reçu à l’ambassade de France à Rabat pour discuter de la suspension de la coopération judiciaire entre les deux pays, sans aviser le ministère marocain de la Justice. Pis encore, une partie de la diplomatie française n’a pas apprécié que le département des Affaires étrangères marocain réagisse et convoque l’ambassadeur, pour explication au sujet de cette réunion qui avait rassemblé, en plus du juge marocain non autorisé, un juge de liaison français et un représentant des services français de renseignement…

 

Entre discours et actes
«Une frange du quai d’Orsay a toujours cette attitude paternaliste avec le Maroc. Elle n’admet pas que la diplomatie du royaume refuse de se soumettre et lui demande des comptes légitimes», explique une source proche des milieux diplomatiques. Et d’ajouter: «mais il y a plusieurs occupants du quai d’Orsay qui ne comprennent pas d’où viennent ces nuisances sur les relations franco-marocaines. Surtout que les discours officiels se veulent très conviviales et ne reflètent pas la moindre crise». Et il est vrai que les discours sont faits pour amadouer…
Le dernier en date, prononcé par le président François Hollande, mardi dernier, ne sort pas de ce registre. En inaugurant l’exposition « Le Maroc contemporain » à l’Institut du monde arabe (IMA), il a eu des propos rassurants quand au dépassement de cette crise: « Je veux maintenir les relations de confiance et dépasser les difficultés qui peuvent parfois surgir parce que nous avons besoin l’un de l’autre », a-t-il lancé. Mais dans l’assistance, de tels propos n’ont pas suffi pour rassurer. Car de telles promesses peinent à contrer les manœuvres en coulisses qui minent l’entente entre les deux pays. Certaines parties s’activent à multiplier les provocations pour empêcher un retour à des relations normales. « Alors que l’on a le sentiment que le gouvernement français veut tourner la page de la crise, des parties en France oeuvrent à contresens de cette volonté », ajoute notre source. Ces parties empêchent de faire ce que les politiques disent.

D’ailleurs bien avant Hollande, son Premier ministre, Manuel Valls – à l’occasion de la cérémonie de célébration de la fête du Trône à l’ambassade du Maroc à Paris – a répété le même refrain, à quelques mots près. Il avait même annoncé une visite officielle au royaume qu’il n’a jamais entreprise. Parce que entre temps, il y a eu encore une fois une série d’actes hostiles en direction du Maroc, orchestrés en coulisse par les mêmes parties occultes. Deux questions légitimes demeurent : est-ce que le gouvernement français n’a pas assez d’autorité sur ces parties pour mettre un terme à leur nuisance ? Ou est-ce qu’il n’y a pas suffisamment de volonté pour leur signifier d’arrêter ces provocations à répétition ?

Les vrais alliés des deux pays, liés par des intérêts économiques et culturels, espèrent voir les beaux discours se transformer en actes concrets. Car comme dit l’adage: il n’y a pas d’amour… il n’y a que des preuves d’amour. C’est valable, plus qu’ailleurs, en relations internationales.

Par Mohamed Chakir Alaoui    Source www.le360.ma


Tunisie: premier voyage officiel de Manuel Valls hors de l’UE

Le Premier ministre français Manuel Valls a effectué, ce lundi 8 septembre, un déplacement en Tunisie. Il a notamment participé à l’ouverture de la conférence internationale sur l’investissement à Tunis avec Laurent Fabius. Tous ont réaffirmé l’engagement de la France auprès de ce pays.

« Soutien et confiance », c’est par ces mots que le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a ouvert la conférence sur l’investissement organisée à Tunis. La France est le premier partenaire économique et commercial de la Tunisie et entend bien conserver cette place. Elle entend aussi aider le pays à réussir à la fois sa transition politique et sa transition économique. Laurent Fabius a rappelé que les deux étaient bien évidemment intimement liés.

« La Tunisie veut être une start-up de la démocratie », ont dit les intervenants hier matin. Une expression qui montre la volonté de voir l’avenir de ce pays avec espoir alors que les élections législatives et présidentielle sont prévues dans les prochaines semaines. Des élections qui vont marquer une étape importante pour l’évolution du pays. « Investir en Tunisie, c’est investir dans la démocratie », a d’ailleurs dit le Premier ministre tunisien, Mehdi Jomaa.

La France aux côtés de la Tunisie

La présence de Manuel Valls pour cette conférence est très appréciée à Tunis. C’est un signe de plus de l’engagement de la France après les deux déplacements du président François Hollande en Tunisie. Le Premier ministre a choisi cet événement et ce pays pour son premier déplacement à l’étranger hors de la communauté européenne et il l’a rappelé à son arrivée.

La France veut être au côté de la Tunisie dans ce moment que Manuel Valls a qualifié d’« historique », l’aider et baliser la route pour que le prochain gouvernement tunisien démarre sa tâche dans les meilleures conditions.

« Le vrai visage de Manuel Valls » : ce livre qui pourrait faire trembler le Premier ministre

Aujourd’hui, sort le livre Le vrai visage de Manuel Valls (éditions Facta et à Kontre Kulture). Un ouvrage que son auteur, Emmanuel Ratier, veut choc. Le journaliste et éditeur notamment de la lettre d’informations confidentielles Faits & Documents promet en effet toute une série de révélations « exclusives » sur le chef du gouvernement. Des détails.

Le Premier ministre devrait-il s’inquiéter de la sortie du livre d’Emmanuel Ratier ? Intitulé Le vrai visage du Manuel Valls (Kontre Kulture), cet ouvrage qui sort ce vendredi promet en effet de montrer la face cachée du chef du gouvernement, révélations « exclusives » à l’appui.

Et si l’auteur préfère rester discret sur le contenu de son livre-réquisitoire, VSD croit savoir qu’il y révèle des informations chocs sur le parcours, la famille et même les réseaux de l’ancien ministre de l’Intérieur. Mais alors que certains s’interrogent sur la véracité de ces informations, l’historien et spécialiste de l’extrême-droite, Nicolas Lebourg, semble y croire. « Ratier est quelqu’un de malin, qui fait attention à ne pas avoir de problèmes et effectue un vrai travail journalistique », a-t-il prévenu dans les colonnes de l’hebdomadaire. Selon lui,  « Manuel Valls est populaire, alors il faut lui taper dessus ». Ce que s’apprêterait justement à faire le journaliste et éditeur nationaliste, Emmanuel Ratier.

Pro-Palestinien de coeur et pro-sioniste de raison, le vrai visage de l’ambitieux Manuel Valls nous réserve bien des surprises…

 

Le livre qui fait peur à François Hollande
Le chef du gouvernement n’est pas le seul politicien qui inspire, malgré lui, les auteurs. Cette semaine a également été marquée par la sortie mercredi du Président qui voulait vivre ses vies (Fayard). Ecrit par la journaliste Elise Karlin, ce livre décrit le vaudeville qui a lieu depuis plusieurs mois au somment de l’Etat, et avec François Hollande au centre. Rupture avec Valérie Trierweiler, scandale Jérôme Cahuzac, relation supposée avec Julie Gayet… plusieurs sujets sensibles qui ont touché le Président au cours de ces derniers mois y sont abordés.


Valls nommé à Matignon pour former un gouvernement à poigne

Ce sera donc Manuel Valls. Après des semaines de spéculations, qui ont vu la liste des prétendants crédibles pour Matignon se réduire à son nom et à celui de Jean-Marc Ayrault. Après plusieurs jours d’un intense rapport de force entre les deux hommes et quelques heures qui ont vu ministres et conseillers friser la crise de nerfs, la nomination de M. Valls au poste de Premier ministre a été confirmée, lundi 31 mars.

Le ministre de l’intérieur, qui n’envisageait dans son plan de carrière de quitter la place Beauvau que pour Matignon, aura donc eu gain de cause. « Il est prêt », assure l’un de ses amis. D’autant qu’au mois de novembre, l’hypothèse avait déjà été évoquée entre M. Valls et François Hollande, avant d’être finalement abandonnée. M. Ayrault avait alors sauvé sa place à Matignon en lançant sa grande réforme fiscale. Celui qui devrait être nommé Premier ministre dans les heures qui viennent travaillerait, depuis lundi midi, à la composition d’un gouvernement auquel il pense depuis des mois déjà.

De premier flic à Premier ministre

Le président, vu l’ampleur de la déroute aux municipales, a donc dû se résoudre à la nomination de son ministre de l’Intérieur, dont la puissance en termes de popularité, à terme, ne peut constituer pour lui qu’un motif d’inquiétude. « Lundi matin, il sondait encore les derniers espoirs qu’il avait de ne pas se résigner à Valls », explique une source au sein de l’exécutif. A cette heure, il n’avait de fait pas encore tranché, maintenant dans l’incertitude jusqu’à son entourage proche. C’était avant qu’il ne recoive à l’Elysée Jean-Marc Ayrault, puis Manuel Valls, donc, à qui il a annoncé sa nomination.


La France multiplie les vexations envers le Maroc

  • Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a présenté ses excuses à son homologue marocain Salaheddine Mezouar, soumis mercredi à un contrôle policier lors d’un transit à l’aéroport parisien de Roissy Charles de Gaulle, un épisode qui intervient dans un contexte déjà tendu entre Paris et Rabat.

 

« Laurent Fabius a appelé son homologue marocain afin de lui transmettre les excuses des autorités francaises pour le désagrément qui lui a été occasionné alors qu’il transitait à l’aéroport Charles de Gaulle », a indiqué aujourd’hui le porte-parole du Quai d’Orsay, Romain Nadal. « Le ministre a immédiatement demandé aux service compétents du ministère de l’Intérieur et d’Aéroports de Paris que tout soit mis en oeuvre pour faire respecter strictement dans les aéroports francais les règles et usages diplomatiques s’appliquant aux ministres des Affaires étrangères comme aux chefs d’Etat et de gouvernement », a-t-il ajouté.

Mezouar fouillé au corps!

Selon la presse marocaine, Mezouar a été soumis mercredi à un contrôle policier malgré son passeport diplomatique. Le quotidien As-Sabah, qui parle de « nouvelle humiliation », indique que Mezouar a subi une fouille et a dû enlever « sa veste, ses chaussures, chaussettes et sa ceinture ». Cet épisode peu diplomatique survient dans un contexte déjà tendu entre Rabat et Paris, en froid depuis un mois à la suite de plaintes en France pour tortures à l’encontre du patron des services secrets marocains Abdellatif Hammouchi.

Encore une erreur des services de Valls

Les autorités marocaines, courroucées, ont suspendu leur coopération judiciaire avec la France, et en dépit de tentatives d’apaisement de Paris, la mesure n’a pas encore été levée. Plus encore, le Maroc a annoncé en début de semaine avoir à son tour engagé des poursuites judiciaires en France contre les auteurs (des Franco-Marocains pour la plupart, soutenus par une ONG politique) de ces plaintes pour tortures.

 

« Nous travaillons avec les autorités marocaines pour pleinement rétablir la coopération bilatérale, notamment dans le domaine judiciaire », a déclaré M. Nadal, assurant que « les relations (entre Paris et Rabat) sont bonnes, confiantes, très amicales ». « La coopération bilatérale reste très forte et n’est pas affaiblie par les événements récents », a-t-il assuré.

Manuel Valls ira présenter ses excuses au Roi du Maroc

Le ministre de l’Intérieur se rendra au Maroc « dès que possible et dès que le Roi peut le recevoir », a appris Atlasinfo auprès d’une source à Matignon.

Le Maroc proteste depuis le mois dernier contre la visite de sept policiers français, jeudi 20 février, à la résidence de Neuilly de l’ambassadeur du Maroc en France.

Ils étaient venus notifier, fort peu diplomatiquement, une convocation devant le juge au directeur du contre-espionnage marocain alors de passage à Paris. Cette notification faisait suite à plusieurs plaintes déposées pour torture devant la justice française contre lui par l’ACAT, l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture, une ONG militante française.

Pour tenter de calmer une situation qui s’est beaucoup envenimée du fait des « maladresses » accumulées par Paris, le ministre de l’Intérieur s’est engager à aller personnellement présenter ses excuses et celles de ses fonctionnaires au roi Mohammed VI. Toute honte bue.

Etat de droit:Valls enquêterait sur les sources d’un journaliste du Figaro!

  • Le ministère de l’Intérieur aurait demandé à ses services d’identifier les sources d’un journaliste du Figaro, selon un article de lexpress.fr publié aujourd’hui, ce que le ministère de l’Intérieur a catégoriquement démenti.

 

Selon L’Express, Manuel Valls s’inquiète depuis plusieurs mois de la publication par Le Figaro, très critique envers sa politique, de documents internes à la police ou au corps préfectoral. Le ministre aurait donc demandé à ses services, écrit l’hebdomadaire sur son site internet, d’identifier les informateurs d’un des journalistes spécialisés du Figaro, alors même que le gouvernement va défendre un projet de loi qui protège mieux les sources des médias.

 

Interrogé par l’Agence France Presse, le ministère de l’Intérieur a jugé cette affirmation « totalement infondée » et a « rappelé avec force que ces allégations sont mensongères et qu’il est extrêmement attaché à la liberté de la presse ainsi qu’à la protection des sources ». « Le temps des ‘enquêtes’ est révolu », a-t-il ajouté. La Société des journalistes du Figaro, en citant le nom du journaliste concerné, Jean-Marc Leclerc, a de son côté averti dans un communiqué que « le secret des sources des journalistes est une règle intangible dans une démocratie digne de ce nom ». « La fameuse affaire dite des ‘fadettes’ prouve que la loi censée protéger ce secret ne protège en réalité rien du tout puisqu’aucune sanction n’est prévue pour les contrevenants », poursuit-elle.

 

La SDJ du Figaro conclut qu’elle « met en garde quiconque serait tenté d’espionner un journaliste pour savoir d’où il tient ses informations. Un tel comportement constitue, en effet, une atteinte délibérée à la liberté d’informer, et ne peut se justifier d’aucune façon ».


Sahel: Valls termine sa tournée sécuritaire au Mali et en Mauritanie

Le ministre français de l’Intérieur a terminé dimanche sa visite au pas de charge à Bamako, au Mali, avant de se rendre à Nouakchott, en Mauritanie. Dans les deux capitales, Manuel Valls a affiché sa volonté de resserrer les liens de coopération dans le domaine de la sécurité, avec deux cibles principales : le terrorisme et les trafics de stupéfiants.

 

Après le Sénégal et la Côte d’Ivoire, Manuel Valls était à Bamako, dimanche. La lutte contre le terrorisme et le crime organisé a été au centre des discussions entre les ministres français de l’Intérieur et les autorités maliennes. L’objectif, selon le ministre français, est de parvenir à équiper les forces de sécurité du Mali dans plusieurs domaines.

Mali: Valls promet des armes, des véhicules et de la formation

Pour Manuel Valls, la coopération dans ces domaines entre la France et le Mali doit pouvoir «se traduire très vite dans les actes en terme de soutien [et] d’équipements, de la police et de la gendarmerie [malienne] et c’est vrai notamment dans le nord». Si le ministre français de l’Intérieur a évoqué «des équipements de protection, pour les policiers ou les gendarmes qui agissent», ainsi que «des véhicules» et «aussi, évidemment, des armes», il a aussi insisté sur la formation des forces de sécurité maliennes.

Former les forces de sécurité du Mali pour éviter les dérives, pour qu’elles soient compétentes et efficaces sur le terrain, Paris et Bamako sont totalement en phase sur ce sujet. «Il y a urgence, ici au Mali, à reconstruire un Etat de droit, et notre coopération se poursuivra également dans le domaine du renseignement», a par ailleurs déclaré Manuel Valls.

Mauritanie: coppération dans le domaine du renseignement

Dans l’après-midi de dimanche, c’est sur les mêmes thématiques que Manuel Valls a échangé avec les autorités mauritaniennes, dont il a, à plusieurs reprises, salué l’engagement dans la lutte contre le terrorisme. Après avoir été reçu par le président Ould Abdel Aziz et le Premier ministre mauritanien, le ministre de l’Intérieur français a signé avec son homologue mauritanien un protocole de partenariat visant à renforcer la coopération en matière de sécurité et de gouvernance.

Un document qu’il a qualifié «d’historique», car, a-t-il expliqué au micro de RFI, « c’est une première à ce niveau-là, au niveau des ministres de l’Intérieur, [que] de développer une coopération intense dans tous les domaines. C’est vrai dans le domaine de la lutte contre le terrorisme. C’est vrai dans la lutte contre les trafics de stupéfiants. Deux phénomènes dont il n’est pas utile de dire à quel point ils sont déstabilisants pour nos pays et nos sociétés.»

Et dans ces domaines, le ministre français de l’Intérieur a jugé qu’«en matière de renseignement, de formation de la gendarmerie, de la police, d’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication, nous pouvons aller incontestablement plus loin» dans la coopération entre la France et la Mauritanie.

De retour à Paris, Manuel Valls devait rencontrer Jean-Marc Ayrault, ce lundi mati à Matignon.

Source RFI