ANIMA-MIPO : les pays émergents investissent la Méditerranée

D’après le bilan 2012 de l’observatoire des investissements et partenariats en Méditerranée ANIMA-MIPO, les investissements directs étrangers (IDE) et les partenariats internationaux vers les pays MED (les 9 partenaires du sud, plus la Libye et la Turquie) repartent à la hausse en 2012. En effet, après deux années particulièrement difficiles pour une Méditerranée prise en étau entre ses crises politiques et les crises économiques mondiales, 2012 se révèle être une excellente année pour la région en termes d’attraction des IDE – la 4ème meilleure année de la dernière décennie.


La capacité de résilience des pays se confirme : avec 37 milliards d’euros d’IDE annoncés en 2012 (soit une croissance de 36 % par rapport à 2011), les pays MED renouent avec les niveaux atteints avant 2008 et la crise financière. Le nombre de projets diminue en revanche légèrement, à 645 (-10% par rapport à 2010) -ce qui suggère le lancement de projets plus importants en moyenne que les années précédentes. Ces chiffres, relativement bons si l’on considère le contexte politique et économique exceptionnel, sont cependant à relativiser. En effet, la part de marché de la région MED par rapport au reste du monde en matière d’IDE continue en réalité à diminuer, et serait passée selon la CNUCED, de 3,3% en 2008 à 2,6% en 2012.
Tous les pays, à l’exception de la Syrie, enregistrent des résultats en hausse par rapport à 2011, notamment grâce à quelques spectaculaires transactions annoncées en Algérie, en Egypte et en Turquie. Israël et la Turquie continuent d’affirmer leur leadership : ces deux pays pèsent en réalité pour la moitié des montants d’IDE de la région et près de 43% des projets annoncés. Avec près de 9 Md€ annoncés, le Maghreb flirte avec ses plus hauts niveaux historiques, en particulier grâce aux bons chiffres de l’Algérie, qui compte pour plus de la moitié des annonces de la région. Le Machrek regagne également du terrain, avec des intentions d’investissement équivalentes en montant à celles du Maghreb : cette région encore tourmentée est principalement tirée par l’Egypte, qui enregistre des intentions d’investissement en hausse, et ceci notamment grâce à la reprise des grands projets initiés par le Golfe.
2012 marque également le retour sur le devant de la scène des investissements « traditionnels » à la Méditerranée avec une préférence marquée des investisseurs pour les valeurs sûres que sont depuis 2003 l’énergie, la banque, les télécommunications et le BTP. Ces quatre secteurs en effet totalisent à eux quatre deux tiers des montants d’IDE annoncés.
Les transitions semblent en revanche avoir conduit à une redistribution des sources d’investissement. Depuis les printemps arabes, les entreprises européennes (investisseurs historiques dans la région) s’avèrent en effet battre en retraite, au profit de celles des pays émergents qui s’intéressent chaque jour davantage au potentiel de la région. En deux ans, les Européens sont ainsi passés de 45% à 26% des montants investis dans la région, cédant leur leadership aux BRIC (Russie, Inde et Chine principalement) qui deviennent en 2012 les premiers investisseurs du sud de la Méditerranée (10,7 milliards d’euros soit 28% des investissements annoncés). Le Golfe amorce quant à lui un retour remarqué (les investisseurs du Golfe sont au coude à coude avec l’Europe avec plus de 9 milliards d’euros investis), avec une reprise spectaculaire des grands projets immobiliers et bancaires, mis en suspens depuis 2008, et une volonté affichée de soutenir les nouveaux gouvernements en place.
Au moment où les entreprises européennes cherchent un second souffle, et alors que le continent africain est appelé à devenir le futur relais de croissance du monde, cette retraite européenne ne serait-elle pas une erreur stratégique ? Car finalement, les avantages comparatifs du sud de la Méditerranée, qui prévalaient avant les changements politiques, sont toujours d’actualité dans une Méditerranée encore en quête d’un nouveau modèle de développement économique.

 

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De nouvelles dynamiques pour l’internationalisation des PME et clusters

ANIMA est chef de file d’un consortium qui a été sélectionné par la Commission européenne pour mener un projet pilote sur l’internationalisation des PME et clusters entre l’Europe et 4 pays méditerranéens (l’Égypte, le Liban, le Maroc, et la Tunisie). Ce projet prévoit des actions en 2013 et 2014 pour renforcer les opportunités d’affaires entre entreprises et clusters, pour les accompagner dans leur internationalisation (formations en propriété intellectuelle ou softLanding) et mettre en place des groupes de travail régionaux (avec des talents, des femmes entrepreneurs, des clusters ou des investisseurs). ANIMA est dans ce cadre associé à trois partenaires européens (EBN, INNO AG et la Fondation Sophia Antipolis) et se coordonnera avec plus de 45 acteurs de l’innovation, de la finance et des affaires de la région. Le premier événement organisé dans le cadre d’Euromed@Change, l’atelier Talents et Entrepreneuriat en Méditerranée se tiendra à Paris le 7 juin 2013. Programme et réservation.


Investissement étranger en Méditerranée : les défis de la transition

    • Pays de destination(s) : Algérie, Autorité Palestinienne, Chypre, Egypte, Euromed, Israël, Jordanie, Liban, Libye, Malte, Maroc, Syrie, Tunisie, Turquie
    • Secteur(s) concerné(s) : Agro-alimentaire, Ameublement & équipement du foyer, Autre ou non spécifié, Banque, assurance, autres services financiers, Biotechnologies, BTP, immobilier, infrastructures, Chimie, plasturgie, engrais, Composants électroniques, Constructeurs automobiles & équipementiers, Distribution, Eau, environnement et services urbains, Electronique grand public, Energie, Equipements électriques & électroniques, Ingénierie & services aux entreprises, Logiciels & prestations informatiques, Machines et équipements mécaniques, Matériels aéronautiques, navals, ferroviaires, Médicaments, Métallurgie et recyclage, Télécommunications & internet, Textile, habillement, luxe, Tourisme, restauration, Transport, logistique, Verre, ciment, minéraux, bois, papier
    • Economie, société, environnement : l’investissement étranger déçoit en Méditerranée
      Le bilan de l’investissement direct étranger (IDE) en Méditerranée est décevant à plus d’un titre. D’abord, sur le plan quantitatif : à l’exception de quelques pays (Turquie, Israël, et Liban pour le ratio IDE/PIB), les pays MED attirent relativement peu d’investissements. Après la progression remarquable de 2005-2006, les investisseurs étrangers ont délaissé le terrain, empêchés par la crise financière et économique et découragés par le « printemps arabe ».
      Mais c’est également par ses aspects qualitatifs que l’investissement étranger pêche en Méditerranée. Depuis 2003 et la création de l’observatoire ANIMA-MIPO, les projets d’IDE détectés se concentrent dans des secteurs relativement peu efficaces en termes de création d’emploi. Par ailleurs, en contribuant au phénomène de concentration de l’activité économique dans les zones côtières, les IDE aggravent la pression environnementale sur un littoral déjà surexploité, et laissent de côté des franges entières des populations des pays MED.
    • L’investissement privé plus que jamais nécessaire
      Si au total, les revenus extérieurs sont restés stables en 2011 pour l’ensemble des pays MED, la situation est contrastée. La baisse des IDE et des revenus du tourisme se conjugue dans certains des pays à une baisse des transferts des migrants (-25% en Afrique du Nord) et parfois même des exportations (-16% en Egypte, -30% en Syrie, -67% en Libye).
      Les capacités d’action des entreprises et des Etats en sont été réduites. L’équation est délicate pour les nouveaux gouvernements qui ne disposent pas des marges de manœuvre nécessaires pour répondre aux aspirations légitimes de justice économique et sociale manifestées par leurs populations durant cette année charnière. L’investissement privé, et notamment étranger, est un des leviers qui leur permettra d’agir, à condition de savoir convaincre les investisseurs de composer avec ces attentes.
    • Soutenir des projets répondant mieux aux atouts et besoins de la région
      Deux constats récents sont néanmoins porteurs d’espoir. D’abord, une légère reprise de l’IDE semble s’être enclenchée au cours des derniers trimestres.
      Ensuite, le bilan annuel 2011 ANIMA-MIPO, paru en octobre 2012, laisse entrevoir une certaine rotation sectorielle dans les projets d’investissement, qui a privilégié les secteurs les plus stratégiques pour la région (agroalimentaire, médicament, industrie, distribution), et plus efficaces en termes de création d’emplois (logiciels, automobile, électronique, banque).
      Les pays MED et leurs partenaires financiers, européens comme internationaux, ont tout intérêt à encourager cette inflexion, en prenant mieux en compte la contribution au développement durable des projets d’investissement qu’ils autorisent ou appuient. Le réseau ANIMA s’est engagé dans cette réflexion avec le lancement en 2011 de l’initiative EDILE, soutenue par l’OCEMO et plusieurs bailleurs actifs en Méditerranée.
    • Emmanuel Noutary, Délégué Général, ANIMA Investment Network

Les crises pèsent sur l’investissement dans les pays arabes de Méditerranée

La CNUCED vient de publier son rapport mondial des investissements qui restitue les flux financiers d’investissement direct étranger (IDE) entre les pays du monde. Malgré la crise économique, les IDE ont augmenté de 16% entre 2010 et 2011, pour atteindre 1500 Md$, mais le rapport pronostique que le niveau des IDE devrait diminuer globalement en 2012, notamment au premier semestre. Espérons que ce ne sera pas le cas partout, et que les pays arabes de Méditerranée qui ont été chahutés par les révolutions viennent de toucher un point bas.

Au total, les 10 pays du sud de la Méditerranée attirent en 2011 38,94 Md$ soit 2,6% des IDE mondiaux, quand ils pèsent pour 4% de la population mondiale. Ce montant qui représente presque 3 milliards de plus que l’an dernier, cache en réalité de telles disparité qu’il n’est pas possible cette année de parler de tendance homogène pour cette région : une légère baisse au Maghreb, imputable aux seules Tunisie et Libye ; une dégringolade très préoccupante en Egypte et en Syrie, le premier subissant une année de désinvestissement tandis que les autres pays du Mashrek limitent les dégâts et que la Palestine flirte avec ses meilleures années ; et des investissements qui doublent quasiment en Israël et en Turquie entre 2010 et 2011.

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Dans sa globalité, le continent africain est stable comparé à 2010 en ce qui concerne les IDE entrants (-0,9% pour 42,7Md$ en 2011), les reculs des IDE en Egypte, Libye étant largement responsables de cette performance bien en dessous de la tendance mondiale, alors que l’Afrique du Sud bénéficie d’une multiplication par quatre de ses investissements sur un an, à 5,8Md$.

L’Asie du sud-est affiche quant à elle une croissance bien au dessus de la moyenne mondiale, à 26% pour 117 Md$ d’IDE, avec des super performances de l’Indonésie, la Malaisie et Singapour (102 Md$ d’IDE à eux trois).
Les pays « ouest asiatiques » qui incluent pour la CNUCED le Golfe persique et la Turquie subissent aussi les effets conjugués de la crise économique et des printemps arabes, et accusent une chute de -16,3% des IDE (à 48,7 Md$), à mettre principalement sur le compte du Qatar (désinvestissement) et de l’Arabie Saoudite (IDE divisés par deux).
L’Amérique du Sud fait une excellente année (+34,4%) tirée par le Brésil, la Colombie et le Chili, et atteint pour la première fois un score à trois chiffres : 121,5Md$ d’IDE sur l’année. L’Amérique centrale et les Caraïbes restent stables sur la période.
Les Balkans font également une très bonne année (+67,3%), notamment Serbie et Croatie, pour atteindre 6,65Md$. Parmi les pays CIS à l’est de l’Europe, notons outre la très bonne année de la Russie, les performances de l’Azerbaïdjan et de la Biélorussie qui multiplient leurs IDE par trois, et globalement la bonne tenue ou la progression des autres pays de la zone.

A l’instar de l’inquiétude que nous manifestions dans notre Newsletter de Juin, la CNUCED constate dans son rapport que, du fait de la crise économique, de plus en plus de pays adoptent une approche restrictive par rapports aux investissements sortants, et mettent en place des stratégies pour rapatrier les investissements étrangers afin d’améliorer leur balance des paiements, de dynamiser leur création d’emploi et leur tissus industriel.
Comme chaque année, la CNUCED fait le point sur le nombre de traités commerciaux ou d’investissement signés entre pays, et note que de plus en plus d’accords incluent dorénavant un volet développement durable, ou lié à la responsabilité sociale des entreprises.

Pour accompagner cette tendance, le rapport 2012 introduit cette année un nouveau classement, le « FDI Contribution Index », qui tente d’évaluer la contribution au développement économique des IDE implantés dans chaque pays. La CNUCED évalue notamment les critères de valeur ajoutée créée, d’emploi, d’exportation, de contribution fiscale, de salaire, de dépenses en R&D et en capital. Avec des résultats parois surprenant, les rédacteurs considérant par exemple que la Turquie ou l’Algérie, au même titre que la Grèce, Taiwan ou le Japon, sont des pays qui sous performent, tant au niveau du stock d’IDE rapporté au PIB qu’au niveau de la contribution de ces IDE au développement économique du pays.

La CNUCED accompagne ce classement de propositions en faveur du développement de politiques pour l’investissement « nouvelle génération », favorisant une croissance inclusive et le développement durable. Si la méthodologie reste à affiner, cette démarche intéresse ANIMA au plus haut point et se situe dans la droite ligne de nos travaux sur les retombées économiques des IDE et l’investissement socialement responsable. Elle ouvre la voie à de possibles collaboration entre notre réseau et la CNUCED pour accompagner ces nouvelles politiques.
Emmanuel Noutary

Délégué Général, ANIMA

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La FIPA tunisienne assurera la présidence d’ANIMA pour la période 2013-2015

Le réseau ANIMA a élu son nouveau Conseil d’Administration pour la période 2013-2015, qui prendra ses fonctions à partir du 1 er janvier. La présidence sera assurée par Noureddine Zekri, Directeur de la FIPA (Tunisie), l’agence de promotion de l’investissement extérieur. Le nouveau conseil d’administration compte parmi ses membres des représentants de 10 pays des 2 rives de la Méditerranée, parmi lesquels l’Agence de l’Oriental (Maroc), le Conseil régional PACA (France), le GAFI (Egypte), Izmir Development Agency (Turquie) et la Ville de Marseille (France) en qualité de vice-présidents. Emmanuel Noutary, le Délégué Général depuis 2010 a quant à lui été reconduit dans ses fonctions.

A travers la jungle des accords commerciaux

Si la zone de libre échange prévue dans le cadre du processus de Barcelone de 1995 tarde toujours à se concrétiser, nous assistons ces dernières semaines à une succession de nouvelles initiatives sectorielles qui viendront renforcer l’intégration commerciale de la zone et établir de nouveaux ponts avec d’autres régions du monde.

Ainsi le 25 avril dernier, l’Organisation arabe du développement industriel et minier (OADIM) lançait une initiative pour la création de trois zones de libre-échange aux frontières tuniso-libyennes, d’un côté, et entre la Libye et l’Egypte, de l’autre, puis ultérieurement entre les frontières libyennes et soudanaises. Le 22 avril, l’International Islamic Trade Finance Corporation (ITFC) annonçait une autre initiative pour renforcer les capacités commerciales des pays arabes en vue de la création d’une zone de libre échange panarabe. En février dernier, le Parlement européen ratifiait des mesures pour libéraliser les échanges de produits agricoles et de la mer entre l’UE et le Maroc, tandis que ce dernier étend ses accords de libre échange avec le Canada aux secteurs miniers, industriels et agricoles, après des accords conclus avec les Etats-Unis et la Turquie. De son côté la Turquie prévoit de finaliser en juin un accord de libre échange avec la Corée du sud pour les secteurs de l’énergie, la défense, l’automobile et la construction navale et les sciences et les technologies.

Ces accords viennent s’ajouter aux nombreux accords bilatéraux ou multilatéraux dont ANIMA avait fait l’inventaire l’an dernier (Voir notre article). Si ces nouvelles avancées sont à saluer bien entendu, elles doivent absolument être assorties de politiques d’accompagnement adaptées pour les entreprises.
En ce sens l’initiative de l’ITFC qui vise dans un premier temps à renforcer les capacités exportatrices des pays associés nous semble judicieuse. Difficile en effet pour une entreprise de s’improviser exportateur, la faible intégration commerciale des pays de la zone Agadir (signé en 2004) en comparaison de l’Asean (AFTA signé en 2002) en est une illustration. Le GAFTA (Greater Arab Free Trade Area) qui a permis une disparition graduelle et totale des droits de douane entre les pays de la Ligue Arabe de 1997 à 2005 sans réel décollage du commerce intra-zone en est une autre. Un accompagnement préventif est d’autant plus crucial concernant les accords passés avec des partenaires plus développés – Amérique du Nord, UE- avec lesquels les pays MED pourraient risquer d’aggraver une balance commerciale déjà fortement déficitaire.

Si l’on se place du côté des entreprises, ce millefeuille technico-administratif des accords commerciaux bilatéraux et multilatéraux se présente de plus en plus comme un véritable parcours du combattant. Malgré l’existence d’outils en ligne facilitateurs dans certains pays, comme en Europe avec l’Export HelpDesk mis à disposition par la Commission européenne, la connaissance et la mise en pratique de ces multiples accords règles reste difficile à appréhender.

Ainsi, de la connaissance des marchés partenaires à la compréhension des opportunités offertes par ces accords commerciaux, en passant par l’adaptation de l’offre pour saisir ces opportunités, les chantiers sont nombreux pour accompagner au mieux les entreprises de Méditerranée et les faire bénéficier de ces accords mis en place par les gouvernements. Naturellement, les agences de développement économique, les agences PME et organisations d’appui à l’entreprise, les chambres de commerces et les fédérations d’entreprises ont une responsabilité toute particulière à prendre pour relever ces défis.

En attendant, espérons le, l’entrée en vigueur prochaine d’une zone de libre échange euro-méditerranéenne qui simplifiera une partie de la tâche des entrepreneurs.

Emmanuel Noutary
Délégué Général, ANIMA

UPM : Tunis, Rome et Tripoli appuient l’accueil du sommet Euromed par Malte

La Tunisie, l’Italie et la Libye sont en train de soutenir activement la candidature de Malte pour accueillir le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des pays européens et méditerranéens, a déclaré Tonio Borg, ministre des Affaires étrangères maltais lors de la conférence des ambassadeurs. Malte a récemment obtenu un siège de Secrétaire général-adjoint de l’Union Pour la Méditerranée (UPM).
Prévu le 7 juin à Barcelone, le deuxième sommet de l’UPM a été reporté à novembre dans l’espoir que des progrès se produisent dans l’intervalle au Proche-Orient ce qui ne semble pas le cas après les combats d’hier.