KIABI se développe au Maghreb

Avec bientôt 7 magasins au Maroc, Kiabi se développe en Afrique du Nord en s’implantant en Tunisie. L’acteur français de prêt-à-porter prévoit un plan d’ouverture à Tunis dès octobre 2015, puis dans les grandes villes du pays, et compte ensuite étendre sa présence en Algérie dès 2016. Sur ce marché stratégique, KIABI entend bâtir sa notoriété sur ses atouts majeurs : une signature française proposant une mode fun et colorée, des équipes de vente à l’écoute des clientes, des prix ultra-compétitifs et de nouveaux produits chaque jour en magasins. Engagé dans une dynamique de croissance internationale, le groupe KIABI passera le cap des 500 magasins dans le monde d’ici début 2016.

Maroc / Chantage au Roi : le Seuil renonce à publier le brûlot

  • Malgré les justifications des deux journalistes, accusés d’avoir voulu faire chanter le roi du Maroc, le Seuil a annoncé lundi qu’il renonçait à publier leur livre, arguant que «la relation de confiance» entre l’éditeur et les auteurs était «de facto dissoute». «Dans ces conditions, la publication envisagée ne saurait avoir lieu», a indiqué la maison d’édition dans un communiqué.

Le journaliste Eric Laurent a été mis en examen dans la nuit du 28 au 29 août pour chantage et extorsion de fonds. Il est soupçonné, avec sa consœur Catherine Graciet, d’avoir tenté de faire chanter le roi du Maroc en proposant de renoncer à publier un livre à charge contre la famille royale contre rémunération. Ils auraient formulé, selon Eric Dupont Moretti, avocat de Rabat, une offre de trois, puis deux millions d’euros. Des enregistrements clandestins, faits par l’intermédiaire du royaume alaouite, corroboreraient cette version des faits.

Eric Laurent se défend dans un entretien accordé au Monde. Il revient sur les trois rencontres qu’il a eues avec l’émissaire du royaume marocain, Hicham Naciri. Le premier s’est déroulé le 11 août, à Paris, à l’hôtel Royal Monceau. «On voit très bien dans les procès-verbaux tirés des enregistrements: il n’y a aucune demande d’argent de ma part. Il y a encore moins de menace de chantage… Il me dit: ‘’On pourrait peut-être envisager une rémunération, une transaction en contrepartie d’un retrait écrit »… Il va insister tout au long des réunions suivantes pour que nous livrions nos sources».

«Je ne suis pas celui qui amène, qui propose ce deal financier», a ajouté lundi matin, sur RTL, Eric Laurent, le qualifiant de «transaction privée». «C’est mon ouvrage, (…) c’est mon travail, j’ai le droit de publier ou de ne pas publier», s’est-il défendu. «J’ai manqué de prudence mais je n’imaginais pas à ce point-là qu’ils voulaient nous abattre», a-t-il ajouté. Ce dernier a balayé les critiques concernant son éthique journalistique: «Je n’ai pas de leçon de déontologie à recevoir (…) C’est mon ouvrage, ça me regarde, j’en fais ce que je veux». Il affirmait son intention de publier son livre, malgré ces révélations.

« Spécialistes » de la corruption au Maghreb!

Le journaliste explique que, s’il a demandé cette rencontre, c’était pour croiser ses informations et rencontrer Mounir El Madjidi, secrétaire de Mohammed VI. Pour le journaliste français, son interlocuteur a habilement glissé les mots «transaction», «abandon», «accord écrit» lors de la première rencontre. Puis le 23 août lors de la deuxième rencontre, son interlocuteur reformule «tout ce que nous avions échangé la semaine précédente, y compris cette somme de trois millions d’euros, qu’il met dans ma bouche».

Eric Laurent estime que la justice française a fait preuve d’un zèle disproportionné.

Eric Laurent dit s’être interrogé dès le premier entretien: «Si vraiment on arrête de faire le livre, étant donné le sujet écoutez… trois (millions). Il dit ‘’OK, mais il me faut les sources »». Le journaliste explique que l’enquête lui faisait peur et qu’il s’interrogeait sur ses conséquences politiques. Rappelant les réserves qu’il a déjà exprimées sur la monarchie, il dit n’avoir pas envie que s’instaure une république islamique au Maroc. Sa vie privée serait aussi entrée en ligne de compte pour accepter un accord. Son épouse est extrêmement malade, «c’est une situation personnelle très dure». Il a accepté l’accord parce que «la proposition que l’on m’a faite me paraissait être un compromis». Pour un donneur de leçon c’est un comble.

Catherine Graciet lâche son complice

Alors que sa coauteure, Catherine Graciet, l’accuse d’avoir tout organisé, Eric Laurent affirme l’avoir tenu au courant de l’ensemble de ses échanges avec l’émissaire du royaume marocain. Il sous-entend même que c’est elle qui aurait rédigé l’accord qu’ils ont signé. «J’aurais été le meilleur des amis de lui proposer la moitié après avoir tout organisé seul», se défend-il dans cet entretien au Monde. Dans une interview accordée au Parisien lundi, Catherine Graciet a estimé «être tombée dans un piège», et pointe également la monarchie marocaine: «C’est le Palais qui propose», «qui corrompt».

Eric Laurent estime que la justice française a fait preuve d’un zèle disproportionné. Mais elle a beaucoup à se faire pardonner… Il est choqué que l’appareil policier et judiciaire français «soient mobilisés pareillement pour satisfaire un souverain étranger dont on connaît les pratiques».

Il dit avoir eu peur lorsque la voiture de police, qui l’emmenait pour être interrogé, a emprunté le périphérique et s’est dirigée vers Orly. «J’ai eu l’impression d’être dans la situation de Ben Barka (opposant marocain enlevé le 29 octobre 1965 à Paris et dont le corps n’a jamais été retrouvé)… J’ai cru que j’allais être embarqué dans un avion et me retrouver au Maroc.» Le journaliste dénonce l’emballement des médias où «la seule voix relayée constamment a été celle de Me Dupont Moretti (avocat du royaume marocain)».


Deux navires vers l’Algérie pour Merré

Le chantier naval de Nort-sur-Erdre s’apprête à livrer deux bateaux-pilotes à l’Algérie. Ces vedettes de pilotage de 20 mètres sont en aluminium et capables de naviguer à plus de 25 nœuds. Avec des produits sur-mesure, Merré s’est attaqué à l’export avec, comme zones de prédilection, le Moyen-Orient, le Maghreb et l’Afrique noire.


L’Institut de relations internationales et stratégiques présente : « Le Maroc dans le contexte des soulèvements arabes »

Le mardi 4 novembre 2014, 18h30 – 20h00, à l’Espace de conférences de l’IRIS.

 

La conférence-débat sera organisée autour de Ali BOUABID, Délégué général de la Fondation Abderrahim Bouabid et ancien dirigeant de l’Union socialiste des forces populaires, de Khadija MOHSEN-FINAN, chercheure associée à l’IRIS, spécialiste du Maghreb et des questions méditerranéennes et de Pierre VERMEREN, professeur d’histoire du Maghreb contemporain à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Laboratoire IMAF (Institut des mondes africains).

Elle sera animée par Didier BILLION, directeur adjoint de l’IRIS.

Tourisme : des annulations en Algérie, mais surtout en Tunisie et au Maroc

Jamais une action terroriste ciblant des touristes n’aura créé autant de panique sur le marché du tourisme international. En Algérie, la majorité des quelques touristes ayant déjà effectué des réservations ont annulé ou reporté leur séjour. C’est le cas du couple François M. et sa compagne Marie-Thérèse de Lorient, en France. Ils étaient attendus à l’aéroport de Constantine, aujourd’hui, pour l’entame d’un séjour de découverte de 8 jours à l’est du pays. Habitués de l’Algérie, c’est leur deuxième voyage en l’espace de 5 ans.
Ils ont fini par renoncer, jeudi dernier, à leur déplacement sous la pression des proches, mais aussi des médias. Une peur compréhensible dans une conjoncture marquée par aussi bien la triste réalité du terrain que par les appels à la vigilance lancés par le Quai d’Orsay et qui commencent à faire plus de mal que l’acte terroriste en lui-même, selon plusieurs observateurs.
En effet, en dehors de l’Algérie, cette fois-ci, l’onde de choc s’est vite propagée dans toute la région et ailleurs. Du coup, c’est un véritable cri de détresse qui a été lancé, jeudi dernier, par les agents de voyages français à travers le président du Snav, J.-P. Mas, qui s’exprimait lors d’une rencontre tenue en marge du Salon Top Resa qui se tient à Paris. Il y a panique sur les marchés et des annulations, ainsi que des reports enregistrés pour la Tunisie, le Maroc, voire la Turquie.
Mêmes appréhensions chez les tours-opérateurs français qui sont les grands pourvoyeurs en touristes de la région sud de la Méditerranée. Le président du Ceto, R.-M. Chikli, lors de la même rencontre, a soulevé ce qu’il avait qualifié de confusion dans la publication des conseils de vigilance, les fameux travel warnings. Ne pas faire de différence entre les expatriés, les touristes en voyage organisé et les voyageurs en solitaire n’est pas pour améliorer les choses selon la profession, qui voit la liste des pays concernés par ces conseils de vigilance s’allonger de jour en jour.
En effet, d’une trentaine incluant les pays du Maghreb dimanche dernier, le listing est passé à 41 pays, jeudi. Désormais, des destinations comme Oman, la Malaisie, l’Indonésie, la Tanzanie, pour ne citer que ces derniers, sont elles aussi concernées.
Face à ces remarques de la profession, le Quai d’Orsay tente de s’en défendre. Didier le Bret, directeur du centre des crises au MAE français,  lors de la même rencontre à Top Resa, a essayé de minimiser les craintes en précisant que “les avis du Quai d’Orsay ne sont pas des interdictions de voyager”. Toujours, selon M. Le Bret, “il  n’y a pas d’interdiction de se rendre dans ces pays. Nos compatriotes doivent continuer d’aller en Algérie, en Tunisie, au Maroc et en Égypte”. Au milieu de cette effervescence, à Alger, c’est le silence, comme si la communication était un  luxe, et non un des quatre fondements du marketing politique, et comme si l’image de la destination était un souci mineur. Institutions et professionnels donnent l’impression de se terrer en attendant que la tempête passe. Pourtant, les dommages du drame de Tikjda ont déjà atteint… la porte sublime !

 

Source liberte-algerie.com

1ère newsletter du projet Diamed

Le projet DiaMed, doté d’un budget de 2,3 M€ sur trois ans est nancé à hauteur de 80% par la Commission Européenne à travers sa Direction Générale Développement et Coopération. Il est porté par l’ADER Méditerranée en partenariat avec ACIM (France), ANIMA Investment Network (France), Medafco (Algérie), Conect (Tunisie) et la FCE (Maroc). Son objectif est de soutenir la création d’emploi et d’activité dans les pays du Maghreb.

 

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Céréales et oléoprotéagineux au Maghreb: pour un co-développement de filières territorialisées

La filière céréales représente environ 50% des terres arables au Maghreb, les graines oléagineuses restant marginales. La production de céréales a notablement progressé dans les trente dernières années, mais insuffisamment face à l’ampleur des besoins alimentaires. En effet, la semoule (blé dur) et le pain (blé tendre) restent à de hauts niveaux de consommation.

On note en outre une forte irrégularité des productions pour des raisons agroclimatiques. Il en résulte des importations massives de céréales qui s’acheminent vers les 10 milliards de dollars par an. La situation de la production des oléoprotéagineux (arachide, colza et tournesol) revêt les mêmes caractéristiques techniques, mais à une échelle beaucoup plus modeste.

Les importations de graines (soja principalement) d’huiles et de tourteaux (en grandes quantités) avoisinent 3 milliards de dollars par an. Minoterie et semoulerie sont des industries anciennes et de poids, leur situation économique est fragile en raison de l’encadrement des prix et des marges et d’une surcapacité d’écrasement. Les industries de 2e transformation sont modernes, dynamiques et prospères. La trituration de graines oléagineuses est en croissance, mais l’activité principale reste le raffinage d’huile
brute.
Priorité gouvernementale absolue est donnée à des prix intérieurs accessibles à tous les consommateurs pour les produits de base : pain, semoule, huile, lait, sucre. Il en résulte des prix sensiblement inférieurs à ceux des marchés internationaux et donc un coût élevé pour les Trésors publics, sans que cette politique parvienne à assurer l’équité. Un mécanisme – complexe et contesté par les industriels – d’administration de la filière des céréales, et dans une moindre mesure des oléagineux, a été mis en place dès les Indépendances.

Au total les deux filières présentent des faiblesses structurelles dans l’amont agricole, la qualité des produits et la logistique. Dans ce contexte, l’objectif est d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle régionale en construisant des filières satisfaisant aux critères d’un développement durable allégeant la dépendance externe. Il s’agit dès lors de concevoir des actions génératrices de progrès avec une vision systémique à la fois verticale (filières) et horizontale (territoires) dans un cadre à la fois normatif, incitatif et dissuasif, avec des mécanismes de mesure et d’orientation des jeux d’acteurs.

Parmi les multiples actions à promouvoir pour un co-développement de filières agroalimentaires territorialisées dans le cadre régional euro-maghrébin, on peut mentionner les suivantes :

• Déployer les synergies intra-régionales par la création d’un marché commun agricole et alimentaire maghrébin ;
• Mettre en oeuvre les politiques de réformes requises pour passer des subventions alimentaires vers les aides aux revenus pour les défavorisés ;
• Adapter les politiques de soutien aux exigences de l’OMC ;
• Développer les groupements de producteurs autour de capacités de stockages ;
• Moderniser les circuits de commercialisation pour une plus grande efficacité des politiques de soutien et de promotion de la qualité ;
• Améliorer la connaissance des filières et des marchés (observatoire) ;
• Créer une Agence maghrébine de sécurité alimentaire ;
• Définir des normes et des labels de qualité pour les produits locaux ;
• Concevoir des programmes nationaux d’information et de formation des consommateurs fondés sur la réhabilitation de la diète méditerranéenne ;
• Renouveler les modèles de production agricole sur la base des ressources locales et des produits d’origine (diversification par agro-sylvo-pastoralisme,
itinéraires techniques, consolidation de filières semencières performantes, gestion de l’eau, etc.) ;
• Lancer deux programmes spécifiques « blé dur » et « colza + tournesol » ;
• Structurer les filières par le renforcement des organisations professionnelles (agrofourniture, agriculture, industries agroalimentaires, mise en marché) et les interprofessions ;
• Mener des actions-pilotes locales concrètes associant des filières territorialisées par jumelages entre professionnels européens et maghrébins ;
• Réaliser des co-investissements dans les filières, la logistique (stockage, transport), la chaine des savoirs (R&D, formation) en vue de sécuriser l’offre nationale ;
• Créer un séminaire euro-maghrébin à haut niveau sur la régulation de l’offre, la gestion des marchés et le ciblage de l’aide aux consommateurs les plus démunis.


Terror and Politics in Tunisia

—   —   *By Oussama Romdhani.

 

For the second year in a row, Tunisia’s usually peaceful observance of the holy month of Ramadan has been marred, this year by murderous terrorist attacks on Army troops near the western border with Algeria, one in the Chaambi Mountains and another in the town of Sakiet Sidi Youssef.

Since April 2013, a total of 34 Tunisian soldiers have been killed and scores injured in deadly attacks perpetrated by al-Qaeda in the Islamic Maghreb (AQIM) fighters operating in the mountains, 140 miles west of the capital city of Tunis. But the toll of the July 16th incident was the heaviest ever suffered by the Tunisian Army in any terrorist attack since the country’s independence in 1956. At least 15 soldiers were killed and more than 20 injured in simultaneous attacks against two encampments of young troops breaking the daylong Muslim fast. Ten days later, two more soldiers were killed 60 miles farther north.

In slightly more than a year, terrorist tactics have grown in lethality and have become dramatically more brazen. A “qualitative shift” was already evident by the end of May when armed assailants attacked the family home of Minister of the Interior Lotfi Ben Jeddou, in the city of Kasserine, by the Chaambi Mountains, killing four policemen on sentry duty. AQIM’s Chaambi attack was the first time terrorists used rocket-propelled grenades (RPGs) against Tunisian targets.

Carrying out the May and July attacks seemed to require a higher level of tactical preparedness, especially prior intelligence gathering about intended targets and greater synchronization between AQIM and Tunisia’s “Ansar Al Sharia of Tunisia.”

In both attacks, there was also a quest for the “spectacular” and for propaganda dividends. After the May attack, AQIM issued its first claim of responsibility for any attack in Tunisia since the 2011 uprisings that toppled the Ben Ali regime. In its statement, the group warned Tunisian authorities that “an open war on Islam and Muslims, aimed at pleasing America, France, and Algeria, will be quite costly.” Furthermore, there was a daily trickle of propaganda photos on social media, in the wake of the Chaambi attack.

In an attempt to manipulate “religious symbols,” the July attacks (much like a similar strike, last year) were timed to coincide with the month of Ramadan and the anniversary of the Battle of Badr, a military expedition by the Prophet Muhammad in 624 AD. In Algeria (but also in Iraq) al-Qaeda affiliates had in the past sought to carry out terrorist operations during Ramadan and to dub some of their suicide attacks “Badr raids.” In conformity with its self-assigned mission of “restoring” a purist vision of Islam to the region, AQIM named its group of fighters the “Uqba Ibn Nafaa Brigade,” after a Muslim general who led the conquest of the Maghreb in 670 AD.

During the last three years, Salafist radicals seized the opportunity of post-revolutionary upheaval in Tunisia to organize. Lawlessness in Libya and porosity of borders in the region allowed them to establish training camps in the country’s backyard. As terrorist and trafficker networks intertwined,they could more easily smuggle all kinds of weapons, including RPGs and MANPADS, into Tunisian territory.

Since the beginning of the year, according to Prime Minister Mehdi Jomaa, no less than one thousand terrorism suspects have been arrested and a dozen attacks on borders posts thwarted.

If there is any silver lining in all of this, especially after the July 16th attack, it is that Tunisians seem to be coming to terms with the indigenous roots of the terror problem. In an implicit admission of the domestic background to terror activities, the government moved in July to freeze the activities of 157 associations suspected of supporting terrorism. It also closed down 21 mosques under the control of fanatical preachers while also shutting down unlicensed radio and television stations and kindergartens. The geography of ensuing arrests and mop-up operations after the Chaambi attack reinforced the suspicion that homegrown jihadist constituencies were involved. The minister of defense even took it upon himself to acknowledge that 25 of the terrorists who had attacked the home of the interior minister last May had come from Kasserine proper and only six from the Chaambi Mountains.

In the midst of these attacks, Prime Minister Jomaa complained that security forces are stretched too thin as a result of protests and disturbances they have been obliged to monitor. The military is sorely underequipped. “If our forces had the right equipment, we could have avoided the casualties incurred during the last attack,” he said. Many suspect the country’s anti-terrorism effort to lack more than just adequate equipment. Experts see a need for a more integrated security approach and enhanced intelligence, training, and international cooperation programs to make up for a long period of hesitation to confront terrorism.

As all of these domestic and regional risk factors are likely to persist if not worsen, the next few months leading to parliamentary and presidential elections this fall will be fraught with dangers. The (not altogether unlikely) nightmare scenario in the minds of many Tunisians is that tactically sophisticated terrorists will shift from military and security targets to civilian targets in urban areas.

Political leaders have warned against outside “regional plots” that would aim at disrupting the democratic process. Some analysts surmise that competition between al-Qaeda’s local franchises and the Islamic State in Iraq and Syria (ISIS) over the same jihadist turf in North Africa could lead to a surge in terror across the region. But politicians have increasingly acknowledged the role played by Tunisians within this regional nexus of terror. Beji Caid Essebsi, the leader of the main secularist political party, Nida Tounes, recently pointed out that 11 out of 32 terrorists who attacked the In Amenas gas installation (south of Algeria) in January 2013, were Tunisian. A troublingly disproportionate number of Tunisians have often taken part in terror incidents around the world, including the killing of Commander Ahmad Shah Massoud in Afghanistan on the eve of the September 11th attacks and the 2004 Madrid train bombings. For decades, Tunisian authorities have acted as if this was someone else’s problem. But when Nizar Naouar, a Tunisian émigré in France, rammed a gas tanker truck into a Djerba synagogue, in April 2002, he dispelled the illusory notion that chickens don’t have to come home to roost. With terrorists trickling back home, initial complacency and short-sightedness about Tunisians taking part in jihad in Syria, Iraq, Mali, and elsewhere have mostly given way to a deep anguish about the distinct possibility that droves of war-hardened fighters will one day return to Tunisia. Government figures show that 8,000 Tunisians have been prevented from joining jihad in Syria just in the last year. Scores of smuggling rings for aspiring jihadists have also been dismantled in recent months.

Terrorism is emerging as a politically polarizing issue and a potential determinant of the coming electoral campaign. The intense debate over who is responsible for the country’s mounting vulnerability to terrorism will surely not abate soon. On it could hinge the November and December elections, and political protagonists know that. If leaders of Ennahda, the main Islamist party, are expressing concern over the “unfair” exploitation of the terrorism issue at their expense, leftists and liberals are not shying away from putting the onus on Islamists. “Ennahda needs to rid itself of the advocates of extremism within its ranks at any cost,” Zied Krichen, a secularist columnist, recently wrote.

A few political voices are trying to galvanize common resolve against terrorism across party affiliations. This is useful. But without meaningful and genuine national reconciliation, calls for a “united front” against terrorism will likely continue to ring hollow to many, leaving uncertainty hanging over Tunisia’s transition. It remains to be seen whether concern for national security can prove to be a stronger pull than electoral jockeying or political polarization.

*Oussama Romdhani is a former Tunisian minister of communication. Between 2007 and 2010, he oversaw the preparation of a Global Terrorism Report for the government of Tunisia. He served as a Tunisian diplomat to the United States from 1981 to 1995 and is currently an international media analyst.


Quand le Consul de France prend le Maroc pour une colonie

Alors que j’étais invité par la Fédération des œuvres laïques à Casablanca pour donner une conférence de géopolitique sur les enjeux géopolitiques de la région, le samedi 10 mai, le Consul de France a fait convoquer le directeur de cette association pour le sommer d’annuler la réservation de la salle.

Un expert français de renom, ami connu du Maroc, qui soutient depuis des années la marocanéité du Sahara se voit tout simplement interdit de conférence à Casablanca, par injonction d’un représentant français, sous prétexte qu’il est un candidat du Front national pour les élections européennes.

Ce geste injustifiable du Consul de France en dit long sur l’absence d’esprit démocratique et la morgue d’un certain nombre de nos représentants du Quai d’Orsay, lesquels, par ailleurs, passent leur temps à donner des leçons de droits de l’homme aux quatre coins de la planète.

Par souci d’apaisement, et surtout pour ne pas gêner mes amis marocains soumis à de fortes pressions françaises, j’ai choisi de reprogrammer cette conférence de géopolitique après les élections européennes du 25 mai.

Que mes nombreux amis au Maroc soient assurés que ces pressions venant de la gauche française n’entament en rien mes analyses et donc mes engagements quant à la marocanéité du Maroc.

Communiqué d’Aymeric Chauprade, député européen FN