Sarkozy est en garde à vue dans le cadre du financement libyen de la campagne de 2007 

L’ancien président de la République est actuellement entendu dans les locaux de la police judiciaire à Nanterre sur les graves soupçons de financement illicite qui pèsent sur sa campagne victorieuse de 2007.
Entre une conférence rémunérée à Dubaï sur l’éducation, quelques entrevues à son bureau parisien rue de Miromesnil et une intervention à Londres prochainement, Nicolas Sarkozy a dû se rendre à un rendez-vous d’un autre genre mardi 20 mars au matin. Selon certaines informations, l’ancien président de la République a été placé en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire à Nanterre, où il était convoqué dans le cadre de l’enquête sur le possible financement par la Libye de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007.

C’est seulement maintenant que M. Sarkozy est entendu à ce sujet depuis l’ouverture d’une information judiciaire, en avril 2013, et confiée à plusieurs juges d’instruction du pôle financier de Paris dont Serge Tournaire qui a déjà renvoyé l’ancien président devant le tribunal dans l’affaire Bygmalion. Sa garde à vue peut durer 48 heures. Il pourrait être présenté aux magistrats à l’issue de sa garde à vue afin d’être mis en examen.
Depuis la publication en mai 2012 par le site Mediapart d’un document libyen faisant état d’un financement par la Libye de Mouammar Khadafi de la campagne de Nicolas Sarkozy, les investigations des magistrats ont considérablement avancé renforçant les soupçons qui pèsent sur la campagne de l’ancien chef de l’Etat.
Des fonds en liquide
En novembre 2016, en pleine primaire du parti Les Républicains, l’intermédiaire Ziad Takieddine avait affirmé avoir transporté 5 millions d’euros en liquide de Tripoli à Paris entre fin 2006 et début 2007 avant de les remettre à Claude Guéant puis à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur. Mis en examen depuis pour « complicité de corruption d’agent public étranger » et pour « complicité de détournements de fonds publics en Libye », ces propos venaient confirmer ceux tenus le 20 septembre 2012 par Abdallah Senoussi, l’ancien directeur du renseignement militaire du régime libyen devant le procureur général du Conseil national de transition libyen.
Mais ce n’est pas tout. Les carnets de l’ancien ministre libyen du pétrole Choukri Ghanem mort en 2012 dans des circonstances encore troubles, récupéré par la justice française, mentionnent eux aussi l’existence de versements d’argent à destination de Nicolas Sarkozy. Bechir Saleh, l’ancien grand argentier de Kadhafi et homme des relations avec la France, récemment blessé par balle lors d’une agression à Johannesburg, avait en outre confié au Monde : « Kadhafi a dit qu’il avait financé Sarkozy. Sarkozy a dit qu’il n’avait pas été financé. Je crois plus Kadhafi que Sarkozy. »
Des circuits financiers douteux
Plus récemment, les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) ont remis un rapport aux magistrats dans lesquels ils détaillent, sur la base de nombreux témoignages, comment l’argent liquide a circulé au sein de l’équipe de campagne de M. Sarkozy. Jusqu’à présent les enquêteurs pensent déjà avoir remonté l’une des pistes de l’argent libyen à travers l’intermédiaire Alexandre Djouhri, alors proche de Bechir Saleh, actuellement incarcéré à Londres dans l’attente de sa possible remise à la France, et Claude Guéant mis en examen pour « faux et usage de faux » et pour « blanchiment de fraude fiscale » qui aurait acquis son appartement parisien proche de la place de l’Etoile, et un pour son fils rue Marbeau, à travers des circuits financiers opaques.
La décision de placer Nicolas Sarkozy en garde à vue signifie-t-elle que les magistrats ont depuis rassemblé de nouvelles preuves du financement illicite de la campagne permettant de le mettre en cause directement ? Les autorités libyennes ont-elles finalement décidé de coopérer ? Selon les informations du Monde, plusieurs anciens dignitaires libyens de l’époque du Guide auraient aussi livré de nouveaux éléments confirmant les soupçons de financement illicites.
Depuis plusieurs semaines la justice française dispose en outre de nombreux documents saisis lors d’une perquisition menée en 2015 au domicile suisse d’Alexandre Djouhri. Jusqu’ici, Nicolas Sarkozy a toujours contesté les accusations de financement illicite de sa campagne de 2007.

Tunisie : la guerre contre la corruption continue

La guerre contre la corruption lancée en Tunisie par le chef du gouvernement Youssef Chahed a connu une nouvelle étape avec l’annonce ce mercredi de la décision de la justice tunisienne de geler les avoirs du richissime homme d’affaires Slim Riahi, président de l’équipe de football tunisienne Club Africain, rapportent les médias tunisiens.

Président du parti politique l’Union Patriotique Libre et candidat à l’élection présidentielle en 2014, Slim Riahi est aujourd’hui soupçonné de corruption et blanchiment d’argent et s’est vu geler toutes ses actions en bourse, ses comptes bancaires et ses biens immobiliers. Il est le dernier entrant dans une liste d’hommes d’affaires sulfureux ayant déjà été ciblés par les autorités tunisiennes, aux côtés d’hommes tels que Chafik Jarraya et Nejib Ben Ismaïl ou encore Yassine Chennoufi.

Selon le média tunisien Business News, Slim Riahi avait comparu en avril 2017 devant le juge d’instruction du pôle judiciaire financier dans le cadre de l’affaire de blanchiment d’argent en provenance de la Libye. Il ne serait pas parvenu à prouver la provenance de son argent ou qu’il avait des affaires en cours.

Slim Riahi a contre-attaqué en affirmant être victime d’un « chantage politique », et en jugeant que la lutte anti-corruption du gouvernement était « une opération sélective ». Son parti était arrivé en troisième position aux élections législatives tunisiennes de 2014. L’homme d’affaires a en outre annoncé le dépôt d’une plainte à Londres, son lieu de résidence habituelle, contre le chef du gouvernement tunisien en « tant que représentant de l’État tunisien ». Selon le site tunisien Webdo, Slim Riahi a été classé en 2014 en tête des hommes d’affaires les plus riches en Tunisie par le rapport annuel de la Société singapourienne Wealth-X.

 Source TSA – par Yacine Babouche

L’UE en appui au renforcement de la gouvernance politique et économique en Algérie

Dans le cadre du programme SPRING (Soutien au Partenariat, à la Réforme et à la Croissance inclusive), créé pour accompagner les pays du Voisinage Sud suite aux événements du Printemps arabe, la Commission européenne a adopté aujourd’hui au bénéfice de l’Algérie un programme d’appui à la gouvernance. Ce programme vise à renforcer les institutions de gouvernance dans les domaines économique et politique. Ses objectifs consistent à consolider l’Etat de droit, y compris l’accès à la justice, à renforcer la lutte contre la corruption, à encourager la participation de tous les citoyens aux processus de développement, et à améliorer le suivi de la gestion des finances publiques.

M. Štefan Füle, membre de la Commission chargé de l’élargissement et de la politique européenne de voisinage, a déclaré: «Ce nouveau programme, destiné à accompagner la dynamique de développement de l’Algérie, contribuera à renforcer l’expertise de divers organismes impliqués dans la gouvernance économique et politique de l’Algérie. A ce titre, le programme appuiera notamment la création d’espaces de dialogue entre le Parlement (Assemblée Populaire Nationale) et la société civile, améliorera l’accès du citoyen à la justice et renforcera la vérification externe des dépenses publiques et le suivi-évaluation de la performance des services publiques».

Les deux principaux volets du programme se concentreront sur ces deux aspects, et seront complétés par un volet «communication-media-transparence». Ces appuis pourront se traduire par des missions d’accompagnement et d’assistance technique de court terme, des jumelages, des TAIEX (Technical Assistance and Information Exchange, missions ou formations court terme par des experts d’institutions publiques de l’UE) ou à travers des petits projets complets qui comprendront un ensemble d’activités comme des formations courte

Les organismes concernés pourront être, à titre indicatif, l’Assemblée Nationale Populaire et le Conseil de la Nation, l’Office de lutte contre la Corruption, la Cour des comptes, une école de journalistes, le barreau des avocats, etc.

Contexte

Le programme (€10m) d’appui à la gouvernance au bénéfice de l’Algérie a été adopté dans le cadre du programme SPRING (Soutien au Partenariat, à la Réforme et à la Croissance inclusive). SPRING met particulièrement l’accent sur un appui lié à la transformation démocratique et au renforcement des institutions ainsi qu’à la croissance et au développement socio-économique durable et inclusif.

Ce programme d’appui à la gouvernance en Algérie est en lien direct avec les priorités mises en avant par le gouvernement algérien et a pour objectif d’intervenir en soutien à des organismes qui jouent un rôle important dans la gouvernance du pays (par exemple les deux chambres du Parlement, l’Office de lutte contre la Corruption, la Cour des comptes, une école de journalistes, le barreau).

La consolidation de l’Etat de droit et l’amélioration de la gouvernance sont  deux des objectifs majeurs des instruments au service de la coopération entre l’Algérie et l’UE.

Pour plus d’information

Site web de la Direction Générale du Développement et de la Coopération – EuropeAid :

http://ec.europa.eu/europeaid/index_fr.htm

EU-Algérie:

http://ec.europa.eu/europeaid/where/neighbourhood/country-cooperation/algeria/algeria_fr.htm

Délégation de l’Union Européenne en Algérie :

http://eeas.europa.eu/delegations/algeria/index_fr.htm

Politique Européenne de Voisinage:

http://ec.europa.eu/world/enp/index_fr.htm

Neighbourhood Info Centre :

http://www.enpi-info.eu/countrymed.php?country=1&?lang_id=469

Site web du Service européen pour l’action extérieur concernant les relations avec l’Algérie

http://eeas.europa.eu/algeria/index_fr.htm

Moralisation  de la vie politique en Algérie

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Avec les scandales financiers généralisés qui menacent le fondement de l’Etat,  tous les responsables algériens  doivent déclarer leur patrimoine publiquement

 

Par le Professeur des Universités, Expert international en management stratégique  – Docteur Abderrahmane MEBTOUL

Comment un responsable peut-il avoir une autorité morale auprès de ses collaborateurs ou  des citoyens lorsqu’il verse lui-même ans la délinquance  risquant  de contaminer la société. Car  comme l’a souligné  le grand sociologue Ibn Khaldoun il ya de cela plusieurs siècles  « lorsque le pouvoir est atteint d’immoralité, c’est la décadence de toute la société »

 

1.- Les raisons  d’une action urgente  de moralisation

Les scandales financiers généralisés touchant la majorité des secteurs de l’activité nationale menacent les fondements de l’Etat algérien.  Avec la situation géostratégique  au niveau de la région, la menace est encore plus grande.  Les dernières élections  législatives et locales  ont  déjà  montré un taux de non participation très élevé , l’APN et le Sénat n’étant donc pas représentatif, pour engager l’avenir du  pays. Ce désintérêt   risque  de se reproduire  en avril 2014 si des mesures salutaires ne sont pas prises Le constat fait par les organismes internationaux et les experts algériens  dans leur immense majorité est qu’il faille revoir l’actuelle politique économique et sociale  qui malgré une  dépense publique colossale inégalée depuis l’indépendance politique  entre 2000/2013 ,  déversée sur le marché sans mécanises de contrôle au préalable,  n’a pas  eu  les impacts souhaitables tant au niveau économique que social : mauvaise allocation des ressources financières, mauvaise gestion , corruption, le problème est posé car pour 2013 l’Algérie reste tributaire à 98% de ses ressources en devises des hydrocarbures l’état brut et semi brut ( richesse virtuelle)  ,d’ailleurs en voie d’épuisement. Un bilan serein dans la transparence par une commission indépendante  s’avère urgent.   Le redressement national    est lié à la bonne gouvernance   à l’instauration d’un Etat de Droit qui ne peut être possible que si l’Etat est droit  et  une véritable justice indépendante  sans lesquels aucun développement fiable n’est possible. Les discours de mobilisation  des responsables étant vains  avec  la défiance  des citoyens où tous les segments de la société veulent leur part de rente  et  immédiatement. Je ne saurai attirer l’attention des pouvoirs publics  algériens et il suffit de faire une enquête au niveau de toutes les  wilayas du pays en ce mois d’avril 2013- ce n’est pas de la sinistrose, mais l’amère réalité,   pour constater   la très grave crise morale  que traverse le pays, du divorce croissant entre l’Etat   et les  citoyens. Malgré  ses importantes potentialités, il ya risque  d’un suicide collectif  et à une très grave   crise politique et sociale  dans les prochaines années que  l’on couvre transitoirement  par une redistribution passive de la rente des hydrocarbures. Dans ce contexte, je propose  les  trois mesures urgentes  suivantes.

 

2.-Les trois axes directeurs : actions concrètes

 

-Tous les responsables politiques,  président de la république, directeur de cabinet, secrétaire général  et conseillers à la présidence de la république ,  le premier ministre et ses proches collaborateurs , les ministres et les directeurs généraux de ces ministères, les walis , chefs de daïra, les députés, les sénateurs, les élus locaux  et les  directeurs généraux  des entreprises publiques, ainsi que les dirigeants  de tous les  partis politiques et  associations nationales  ,    doivent publier  leur patrimoine , au prix du marché ,  ainsi que de  leurs épouses et enfants  tant au niveau national qu’à l’étranger.  Cette déclaration doit être publique et insérée dans la presse nationale.

– Bien  que la préemption d’innocence doit être la règle, toute personne ayant des implications directes ou indirectes avec les  affaires de corruption, afin de ne pas utiliser sa fonction pour  influencer  la justice,   doit démissionner, ne pouvant pas  pour une période à déterminer  avoir une fonction supérieure,  créer un parti politique ou se présenter  à un mandat électif.

.-Afin d ‘éviter la confusion  entre les intérêts de l’argent et le service public, toute personne gérant des affaires  directement ou indirectement doit démissionner  d’une fonction publique ou élective  quelque soit le niveau.

 

En résumé , ces actions engagées concrètement , sans verser dans des règlements de comptes inutiles, d’où l’importance d’une transparence totale  et de la mobilisation de tous  les médias pour éviter toute fausse interprétation,   ne peuvent que servir les intérêts supérieurs du pays, de la majorité  et non des intérêts étroits de court terme d’une minorité .  Il y va des intérêts supérieurs du pays pour que vive une Algérie libre et démocratique, tenant copte de notre authenticité, à la mesure du sacrifice  de nos héros de la guerre de libération nationale qui étaient animés par une profonde moralité.  ademmebtoul@gmail.com


Maroc: trop de corruption et trop peu de justice

Plus de 4.000 cas de corruption ont été présentés en 2011 devant les tribunaux du Maroc, et la situation de la justice est «alarmante» affirme le ministre marocain de la Justice Mustapha Ramid (photo), un islamiste du Parti Justice et Développement (PJD). Selon lui, «le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a suspendu huit juges, prononcé des sanctions à l’encontre de 44 magistrats et averti 650 membres du corps de la magistrature» l’an dernier.
Huit juges suspendus pour des affaires de corruption, 44 magistrats sanctionnés et 650 avertissements. Ces chiffres du Conseil supérieur de la magistrature donnent une idée de l’étendue du problème. Tenter d’acheter un juge est devenu monnaie courante au Maroc où l’indépendance de la justice est un concept qui fait sourire.

Le nouveau ministre de la Justice, Mustapha Ramid, arrivera-t-il à changer la donne ? La réforme de ce secteur a été maintes fois annoncée. Les salaires des magistrats ont été relevés mais les pratiques ont la peau dure. Seule différence le seuil de tolérance des Marocains vis-à-vis du problème a baissé. Les médias en ligne relaient de plus en plus d’affaires comme ce rapport de la Cour des comptes qui dénonce une mauvaise gestion de la compagnie aérienne la Royal Air Maroc.

Enfin 4000 plaintes pour corruption ont été déposées devant la justice en 2011. Depuis octobre 2011, une loi protège les témoins et les victimes de cette calamité. Il reste la deuxième étape, celle du jugement de ces affaires. Selon les associations, trop peu encore aboutissent à de réelles condamnations.


Maroc: la lutte anti-corruption doit s’appuyer sur l’ensemble des forces sociales

    • La lutte contre la corruption doit s’appuyer sur une vision prospective, parce que la focalisation sur d’anciens dossiers “nous détournera de la construction de l’avenir et créera des fissures au sein de la société, au lieu de fédérer l’ensemble de ses forces autour d’un avenir meilleur pour tous”, a souligné le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane.
    • Dans un entretien publié mardi par le quotidien “Al Massae”, M. Benkirane a relevé la mise au point d’une méthodologie pour la lutte contre le fléau, affirmant que l’objectif de la publication de la liste des bénéficiaires des agréments de transport “n’est pas de semer la terreur, puisque ce qui importe, c’est l’instauration de l’équité”, loin des intentions de “représailles ou de règlement de comptes”.
    • La finalité est de “stopper la corruption financière” et de “diriger les fonds (publics) vers les nécessiteux et les pauvres”, a-t-il dit, précisant qu’il sera procédé à la saisine de la Justice “en cas de besoin”, “au moment opportun” et “en toute transparence”.
    • Tout en prô nant davantage de transparence en matière de gestion des affaires publiques, partant du principe de la liaison entre la responsabilité et la reddition des comptes, le chef du gouvernement a tenu à préciser que le précédent cabinet avait élaboré des programmes visant à faire face à “l’économie de rente” avec laquelle “il faut couper pour que la concurrence loyale devienne la règle dans ces secteurs”.
    • “Nous allons trouver des alternatives pour les personnes qui méritent de bénéficier des agréments”, a-t-il assuré, considérant que “la concurrence et la rentabilité sont les seules règles devant prévaloir dans les secteurs productifs”.
    • Sur un autre registre, M. Benkirane a souligné que le Maroc a connu, en un court laps de temps, une dynamique politique et sociale positive, sur fond de réformes lancées dans plusieurs domaines, ce qui ne manquera pas d’avoir des retombées positives sur la société “qui réagit à toutes ces démarches constructives”, abstraction faite de “quelques cas de tension isolés survenus dans certaines zones”.
    • “Tout observateur équitable serait en mesure de réaliser l’ampleur de la nouvelle dynamique sociale et politique qui s’est installée dans notre pays, et dont témoigne le déblocage de plusieurs dossiers durant la brève période ayant suivi l’investiture de l’exécutif par le Parlement”, a-t-il fait observer, estimant que “cette dynamique va dans la bonne direction et vers le meilleur” et qu’il faut “du temps pour que les actions accomplies commencent à donner leurs fruits”.
    • Sur la la situation des dipômés chômeurs, le chef du gouvernement a fait savoir que son cabinet “se penchera sur des programmes parallèles visant à promouvoir la formation en matière d’auto-emploi, à faciliter l’accès des jeunes aux crédits et à encourager le travail dans le secteur privé”.
    • L’embauche des diplômés dans la fonction publique doit se faire sur la base de critères “rationnels”, à savoir la compétence, les besoins de l’administration et les moyens financiers disponibles. “Nous recruterons par le biais de concours dans un nombre de secteurs, mais cela ne signifie pas que nous allons abandonner les autres à leur sort”, a-t-il assuré.
    • Abordant le rôle de l’opposition sous l’ère de la nouvelle Constitution, M. Benkirane a indiqué que celle-ci est appelée à jouer un “rô le primordial et positif, eu égard à la place prépondérante qui lui a été conférée par la Loi fondamentale”, affirmant que il ne ménagera aucun effort “pour l’aider à accomplir son devoir”.
    • Par ailleurs, le chef du gouvernement a expliqué le retard de la loi des finances 2012 par “la situation anormale dont on a hérité, étant donné que cette loi n’a pas été présentée dans les délais fixés, à savoir novembre ou décembre au plus tard”. La loi de finances qui verra prochainement le jour sera “à la hauteur malgré la conjoncture économique difficile que traverse notre pays”, a-t-il promis.
    • M. Benkirane a, en outre, estimé que la promotion des investissements passe nécessairement par le renforcement de la confiance des investisseurs dans la stabilité politique du pays, mais aussi par l’équité fiscale, la simplification des procédures et le règlement rapide et juste des contentieux.
    • Au sujet des “revendications sociales” exprimées par le Mouvement du 20 février, le chef du gouvernement a souligné que “les revendications des membres du mouvement appelant à davantage de démocratie sont les bienvenues”, se disant “toujours prêt à discuter avec eux de leur dossier revendicatif”.
    • (Source atlasinfo et  MAP)

L’UE soutient une réforme politique et démocratique dans les pays du sud de la Méditerranée

La Commission européenne a adopté un nouveau programme régional en faveur d’une réforme politique et démocratique dans les pays du voisinage méridional dans le cadre du partenariat stratégique entre l’UE et le Conseil de l’Europe.

Ce programme, qui sera d’abord mis en œuvre au Maroc et en Tunisie, vise à préserver l’indépendance et à améliorer l’efficacité du pouvoir judiciaire, ainsi qu’à renforcer la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption, la protection des droits de l’homme, les valeurs et les institutions démocratiques et à juguler la traite d’êtres humains.

Ce programme ciblera les organes gouvernementaux à tous les niveaux, les parlements et les structures publiques auxquelles incombent des responsabilités spécifiques dans les domaines concernés, les représentants de la société civile et de la jeunesse. Il reposera sur des évaluations et des recommandations d’experts, en vue d’une rationalisation de la législation et des pratiques en vigueur, des avis juridiques et des conseils d’orientation visant à renforcer l’indépendance et l’efficacité du pouvoir judiciaire, des conférences, des tables rondes et des groupes de travail composés d’experts, afin de faciliter les échanges et les évaluations par les pairs, et sur la formation des nouveaux responsables politiques des pays du sud de la Méditerranée.

Catherine Ashton, haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission européenne, a déclaré: «l’Union européenne est déterminée à apporter toute l’aide possible à ses voisins du sud, au moment où ils s’efforcent de bâtir un avenir démocratique. L’ancrage de la démocratie va au-delà de la simple tenue d’une élection. Les pays doivent ériger les institutions démocratiques qui permettront à la démocratie de prendre racine et de devenir la norme de vie. Le programme que nous adoptons aujourd’hui a pour objectif de les aider à y parvenir. Il fait partie de la nouvelle manière d’aborder notre voisinage, définie en mai dans notre nouvelle politique européenne de voisinage».

Štefan Füle, commissaire chargé de l’élargissement et de la politique européenne de voisinage, a ajouté: «l’aide à la mise en œuvre d’une démocratie viable et pérenne en Afrique du nord est une de nos priorités absolues. En défendant les droits de l’homme et en soutenant la bonne gouvernance grâce à ce genre de programme, nous contribuons à ce que les populations disposent d’un système judiciaire qui réponde à leurs besoins et qui leur garantisse un traitement équitable.

Le Conseil de l’Europe a depuis longtemps fait ses preuves en matière d’aide aux processus de transformation politique et démocratique et apparaît de facto comme un partenaire idéal pour la Commission européenne dans la mise en œuvre de ce programme, qui fait partie d’une nouvelle manière d’aborder le voisinage méridional. L’engagement en faveur des droits de l’homme et des libertés fondamentales via des traités multilatéraux et des accords bilatéraux, constituent un élément supplémentaire important.»

En raison du contexte politique encore volatile dans la région, ce programme sera suffisamment souple pour pouvoir s’adapter à l’émergence de nouvelles priorités. Il cadrera avec d’autres initiatives prises par l’UE, telles que le programme SPRING ou le futur «Fonds européen pour la démocratie», qu’il complétera. Son budget initial s’élèvera à 4 millions d’euros; son lancement est prévu pour le début de l’année 2012 et sa durée est fixée à 3 ans.

Pour en savoir plus
Sur la coopération régionale avec les partenaires méditerranéens:
http://ec.europa.eu/europeaid/where/neighbourhood/regional-cooperation/enpi-south/index_fr.htm
Sur la politique européenne de voisinage:
http://ec.europa.eu/world/enp/index_fr.htm
Site internet du Conseil de l’Europe:
http://www.coe.int/lportal/fr/web/coe-portal
Site internet du commissaire chargé de l’élargissement et de la politique européenne de voisinage, Štefan Füle:
http://ec.europa.eu/commission_2010-2014/fule/


Algérie: lutte contre la corruption

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a signé un décret organisant la lutte contre la corruption dans le pays, a annoncé la présidence aujourd’hui. Ce décret portant composition, organisation et modalités de fonctionnement de l’Office central de répression de la corruption (OCRC) a été publié à la veille de la journée mondiale des Nations Unies contre la corruption, le 9 décembre.

Le texte “à été impulsé par la directive présidentielle du 13 décembre 2009 chargeant le gouvernement de mettre en place une batterie de mesures dans ce domaine (renforcement des instruments de lutte contre les différentes formes d’atteinte à la richesse économique de la nation, y compris la corruption)”. M. Bouteflika a également demandé au gouvernement de “faire aboutir, à brefs délais”, le programme de coopération entre l’organe de prévention de la corruption et les instances compétentes de l’Union européenne.

L’Office central de répression de la corruption est chargé d’effectuer sous la direction du Parquet, des recherches et des enquêtes en matière de délit de corruption. Il disposera d’officiers de police judiciaire dont la compétence s’étend à tout le territoire algérien.

Aujourd’hui, un haut responsable du ministère algérien de la Justice a contesté le dernier rapport de Transparency international qui a placé l’Algérie à la 112e position sur 183 pays classés du moins au plus corrompu. “Si (l’Algérie) a été épinglée par Transparency International, ce n’est pas à cause du manque de performances de l’institution judiciaire ou des services en charge de la lutte contre la corruption. Il s’agit beaucoup plus d’une suspicion de corruption. Le phénomène n’est pas quantifié en Algérie”, a déclaré Mokhtar Lakhdari, directeur des affaires pénales au ministère de la Justice à la radio publique francophone.

En 2010, les tribunaux algériens ont rendu près de 500 jugements sur des affaires de corruption liées à des détournements de fonds, a ajouté M. Lakhdari.

L’Algérie a signé la convention des Nations unies sur la corruption et introduit dans sa législation en 2000 l’enrichissement illicite.

Quid de l’indice de perception de la corruption

L’IPC établit par l’ONG Transparency International classe les pays en fonction du degré de corruption perçue dans les administrations publiques et la classe politique. C’est un indice composite, un sondage de sondages, faisant appel à des données sur la corruption, tirées de sondages d’experts réalisés par divers organismes indépendants. En 2010 près des trois quarts des pays évalués ont un score inférieur à 5, sur une échelle allant de 0 (haut niveau de corruption perçu) à 10 (haut niveau d’intégrité perçu). Quant à la France, elle recule encore d’une place pour s’établir au 25e rang.

Source : www.transparence-france.org


 

Algérie : Le payement par chèque va se substituer “progressivement” au cash

La mesure gouvernementale de recours au chèque pour les payements dépassant les 500.000 DA à partir du 31 mars prochain va se substituer “progressivement” au cash, a indiqué mardi Abderrahmane Benkhalfa, délégué général de l’Association des banques et établissements financiers (ABEF) Interrogé sur la capacité de cette mesure à mettre fin aux transactions en liquide (cash), autant dans le circuit informel qu’officiel, M. Benkhalfa a indiqué à l’APS, que sa “mise en oeuvre va progressivement mettre fin aux opérations de payement par cash”. En juillet dernier, le gouvernement a rendu obligatoire le recours à partir du 31 mars 2011 à la monnaie scripturale (chèques et cartes bancaires) pour tout payement dépassant (500.000 da) afin de lutter contre les transactions financières illicites, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.