Tunisie: Deux attentats suicides à Tunis, notamment contre le siège de l’anti terrorisme

Une première explosion a visé un véhicule de police, ce jeudi 27 juin, sur l’avenue Bourguiba, une des principales artères de Tunis. Une deuxième explosion a eu lieu près d’une caserne de la Garde nationale. Un kamikaze s’est fait exploser devant la porte arrière du complexe de Gorjani, ce sanctuaire de l’anti terrorisme où sont rassemblés des services de la Garde nationale et de la police judiciaire.. Un policier a été tué et huit personnes, dont un autre policier, ont été blessés.

La protection civile et la police ont rapidement déployé des renforts sur l’avenue Bourguiba, où se trouve le ministère de l’Intérieur. Après un mouvement de panique, de nombreux badauds se pressaient autour des lieux de l’attentat, exprimant leur colère notamment envers les autorités.

4 ans après les attentats de Sousse

Ces explosions interviennent quasiment quatre ans, à un jour près, après les attentats meurtriers de Sousse qui avait eu lieu le 26 juin 2015. Un étudiant tunisien armé d’une Kalachnikov avait ouvert le feu dans un hôtel et avait fait 39 morts. L’attaque avait été revendiquée par le groupe État islamique.

Les mesures de sécurité avaient été relevées dans le pays après ces attaques. Fin octobre 2018, une femme kamikaze avait déclenché sa bombe près du Théâtre municipal, sur l’avenue Habib-Bourguiba, l’artère principale de la capitale.

La France se dote d’un comité scientifique de prévention de la radicalisation

La France vient de se doter d’un comité scientifique de prévention de la radicalisation (COSPRAD), dont l’un des objectifs majeurs est d’augmenter la capacité de recherche française sur cette question et d’installer un dialogue de haut niveau entre chercheurs et administrations publiques. 

Le COSPRAD a été installé mardi par deux membres du gouvernement : la ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation Frédérique Vidal, et le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. 

Le comité scientifique qui s’inscrit dans le cadre du Plan national de prévention de la radicalisation présenté en février 2018 par le Premier ministre Edouard Philippe a pour objet notamment de proposer des axes de recherche prioritaires sur les questions de radicalisation, de diffuser les bonnes pratiques et de favoriser la réflexion sur l’accès aux données a caractère sensible en matière de radicalisation. 

Il devra également contribuer a la valorisation des résultats de la recherche en sciences humaines et sociales et a leur réutilisation au bénéfice des politiques publiques. 

A cette occasion, la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a annoncé le financement annuel de 5 doctorats fléchés sur les problématiques de radicalisation afin d’augmenter la capacité de recherche française sur ces questions. 

De son côté, le Secrétaire d’État auprès du ministre de l’intérieur a annoncé l’ouverture à la recherche scientifique du Fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT). 

« Grâce à ce dispositif, ce sont plus de 11 000 fiches qui seront rendues accessibles à une équipe de chercheurs accrédités avec un véritable niveau d’informations qualitatives et utiles à la compréhension des phénomènes de radicalisation », a expliqué le secrétaire d’Etat cité par un communiqué du ministère de l’Intérieur. 

Emmanuel Macron se rendra en Tunisie début février

Emmanuel Macron effectuera une visite d’Etat les 1er et 2 février en Tunisie, un pays avec lequel la France veut « intensifier » sa coopération, notamment dans la lutte antiterroriste.
« La relation avec la Tunisie est prioritaire » car les liens entre les deux pays « sont exceptionnels »

a déclaré le président français après avoir reçu à déjeuner son homologue Beji Caïd Essebsi, venu à Paris pour le sommet sur le climat de mardi.
Il a qualifié d’« exemplaire » le choix fait par la Tunisie « de l’Etat de droit et de la démocratie » à la suite du Printemps arabe qui a renversé le  président Zine el-Abinide Ben Ali en 2011. « Nous ne pouvons qu’être admiratif face au modèle de transition (…) et aux réformes qui sont encore en cours », a-t-il ajouté, en saluant « le courage et la ténacité du peuple tunisien ».
Longue frontière avec la Libye
Emmanuel Macron a notamment indiqué que la visite d’Etat de février permettra « d’intensifier » cette relation, notamment avec la signature d’un accord-cadre dans la sécurité, alors que la Tunisie « est en première ligne en raison de ses 450 km de frontières avec la Libye », selon M. Essebsi.
Sur le plan économique, « la France est le premier partenaire de la Tunisie et entend le rester », a déclaré M. Macron, en annonçant des accords à l’occasion de sa visite.
Liste noire des paradis fiscaux
Le chef de l’Etat français a souhaité que la Tunisie « puisse quitter » rapidement la liste noire des paradis fiscaux publiée le 5 décembre par Bruxelles, qui a suscité une polémique en Tunisie.
« C’est une décision injuste », a réagi M. Essebsi, car « la Tunisie ne mérite pas de figurer sur cette liste ». La Tunisie se retrouve sur cette liste, aux côtés de 16 autres nations comme le Panama, Bahreïn ou les Emirats arabes unis, « parce qu’elle a pris des engagements trop tardifs et incomplets », avait expliqué jeudi le commissaire européen Pierre Moscovici.
M. Essebsi a par ailleurs insisté sur sa « convergence de vue » avec Emmanuel Macron sur la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël. « Le processus de paix semble avoir fait son temps » et « il faut y réfléchir rapidement car la situation risque de se détériorer » entre Israéliens et Palestiniens, a-t-il ajouté.

Maroc : démantèlement d’une cellule terroriste liée au groupe « Etat islamique » à Essaouira

Le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ), relevant de la Direction générale de surveillance du territoire national (DGST) a procédé, jeudi, au démantèlement d’une cellule terroriste affiliée à l’organisation dite « Etat islamique », composée de quatre extrémistes basés dans la ville d’Essaouira.

Cette opération a permis la saisie d’armes blanches et d’appareils électroniques, ainsi que d’un manuscrit dans lequel les membres de cette cellule prêtent allégeance au chef de « Daech » et déclarent le jihad au Maroc sous l’appellation « La wilaya de l’Etat islamique au Maghreb al-Aqsa », indique un communiqué du ministère de l’Intérieur.

Les investigations ont révélé que les suspects, qui ont prêté allégeance au prétendu calif « Abu Bakr Al Baghdadi », ont planifié l’exécution d’attaques terroristes d’envergure visant des installations sensibles et des sites touristiques d’Essaouira. Les membres de cette cellule terroriste ont projeté, en réponse aux appels incitatifs de cette organisation terroriste, d’élargir le champ de leurs opérations terroristes à d’autres villes du Royaume.

Les suspects seront déférés à la justice une fois achevée l’enquête menée sous la supervision du parquet général, relevant que cette opération s’inscrit dans le cadre des efforts déployés pour contrer les menaces terroristes qui visent la sécurité et la stabilité du Royaume.

L’Egypte prolonge l’état d’urgence pour trois mois

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a prolongé de trois mois l’état d’urgence, initialement instauré en avril après un double attentat contre des églises, selon un décret publié  au Journal Officiel.

Cet état d’urgence renouvelé prendra effet à partir du 10 juillet.

Le Parlement avait approuvé l’état d’urgence en avril après un double attentat contre des églises de Tanta et d’Alexandrie, au nord de la capitale, qui avait fait 45 morts. Le groupe jihadiste Etat islamique (EI), qui avait revendiqué ces attaques, a multiplié les menaces contre la minorité chrétienne égyptienne copte.

L’organisation terroriste a également revendiqué un attentat à la bombe dans une église du Caire en décembre, qui avait tué 29 personnes.

L’état d’urgence, comme en France, élargit les pouvoirs policiers en matière d’arrestation et de surveillance.

Il avait été observé pendant trois décennies sous le président Hosni Moubarak. Son abrogation était l’une des principales demandes durant la révolte de 2011 qui a mis fin à sa présidence.

L’état d’urgence est déjà appliqué depuis quelques années dans une partie du nord du Sinaï, où l’EI est très actif.

 

Tunisie: la présence de drones US confirmée officiellement

Le président tunisien, Béji Caïd Essebsi, a déclaré que des drones américains de surveillance survolaient la frontière tuniso-libyenne afin de déjouer des attaques de djihadistes de l’Etat islamique sur le sol tunisien.

La question d’une éventuelle présence militaire américaine sur le territoire tunisien est un sujet délicat dans ce pays jaloux de son indépendance, ses adversaires disant l’interpréter comme une atteinte à la souveraineté nationale. Le mois dernier, des sources gouvernementales américaines avaient enfin indiqué que des drones américains Reaper Air Force avaient entrepris de survoler la Libye à partir d’une base aérienne tunisienne. Ils auraient notamment servi à des opérations de renseignement à Syrte où les Etats-Unis ont mené plus de 300 attaques aériennes depuis août. Cette base serait située à Remada dans le sud tunisien. Selon une source au ministère de la Défense américaine, ils seraient 70 militaires US à chapeauter cette opération.

Pressé de fournir des éclaircissements, le président Essebsi a déclaré dans une interview diffusée hier soir que cette mesure était nécessaire pour éviter des infiltrations de djihadistes et des attaques comme celle qui avait visé la localité tunisienne de Ben Gardane en mars dernier.

Les drones utilisés par les Américains ne sont pas armés, cela à la demande des autorités tunisiennes, a dit le chef de l’Etat dans l’interview à la chaîne régionale El Hiwar Ettounsi. « L’accord que nous avons passé avec les Américains porte sur le partage de renseignements », a-t-il dit, sans préciser si les drones survolent le territoire libyen proprement dit, au-delà de la zone frontalière.

Maroc : 52 personnes soupçonnées de vouloir établir une branche de l’EI arrêtées

Le ministère marocain de l’Intérieur a annoncé un vaste coup de filet anti-terroriste 52 personnes arrêtées dans plusieurs villes du Royaume ont été placés en détention, elles sont accusés d’avoir planifié des attentats au nom de l’organisation État islamique et les perquisitions ont permis de découvrir un arsenal impressionnant. Le but de ce groupe était de semer le chaos au Maroc, avant d’y instaurer une branche de l’Etat islamique en y proclamant un « émirat daechite ».

Dans un communiqué, le ministère marocain de l’Intérieur a indiqué que 52 personnes avaient été placées en détention provisoire et qu’elles seraient déférées devant la justice.

« Les individus arrêtés planifiaient la création au Maroc d’une province affiliée à l’organisation Daech » (acronyme en arabe de l’EI), a précisé le communiqué.

Selon ce texte, ces personnes utilisaient les réseaux sociaux pour « faire la propagande de cette organisation terroriste et pour manipuler des mineurs en vue de les envoyer vers des zones de conflit ».

Les perquisitions à leurs domiciles ont permis la saisie de documents sur le mode de fabrication d’explosifs, de techniques pour déclencher des explosions à distance et d’utilisation de différents types d’armes à feu, outre des livres incitant aux attaques suicide ».

Cette opération a permis de « mettre en échec des projets terroristes d’un niveau de préparation très avancé visant des prisons, des établissements sécuritaires, des sites sensibles, des festivals, des centres de loisirs dans plusieurs villes du Maroc, outre des assassinats de responsables sécuritaires, de militaires et de touristes », ajoute le communiqué.

Les autorités marocaines ont multiplié ces derniers mois les annonces sur le démantèlement de cellules liées à l’EI et l’arrestation de recruteurs présumés pour le compte de ce groupe.

Depuis 2003, le Maroc a été frappé par plusieurs attentats meurtriers, notamment en 2003 à Casablanca (45 morts) et en 2011 à Marrakech (17 morts).

Avec AFP

 

Enorme hausse de la censure sur Facebook en France!

  • Le blocage de contenus sur Facebook s’est fortement accru en France. Entre les mois de janvier et de juin, quelque 295 contenus ont été bloqués, selon un rapport semestriel publié ce jeudi. Cela représente une hausse de 1240% par rapport à la même période l’an dernier.

La France est l’un des pays où le plus grand nombre de contenus ont été bloqués depuis le début de l’année. Elle est devancée par l’Inde (15.155) et par la Turquie (4496). Israël (195) et l’Allemagne (188) arrivent juste derrière.

Dans son rapport semestriel, Facebook explique qu’il bloque des contenus en France pour respecter la loi Fabius-Gayssot sur la contestation des crimes contre l’humanité, comme il le faisait jusqu’alors, et qu’il se plie désormais aussi aux dispositions de la récente loi antiterroriste pénalisant l’apologie du terrorisme.

Loi Fabius-Gayssot

Le texte, voté il y a tout juste un an et dont les décrets d’application ont été pris après les attentats de janvier à Paris, prévoit jusqu’à 75.000 euros d’amende et trois ans de prison pour les délits d’apologie du terrorisme. Plusieurs condamnations ont été prononcées depuis lors. La loi introduit également un blocage administratif des sites Internet se livrant à une apologie du terrorisme, placés sur une liste noire.

2520 demandes de renseignement en France

Facebook a pu être amené à bloquer l’accès à des pages et des messages avant même une décision de justice. Selon la loi, les hébergeurs sont supposés agir promptement pour retirer tout contenu «manifestement illicite». À la suite des attentats, le gouvernement avait pressé les plateformes Internet de répondre plus rapidement aux signalements. Des engagements ont été pris. Les contenus bloqués dans un pays restent visibles ailleurs dans le monde.

Dans le monde, Facebook dit avoir retiré 20.568 contenus entre les mois de janvier et de juin 2015, soit deux fois plus qu’au cours de la même période un an plus tôt. Le réseau social a reçu par ailleurs 41.214 demandes de renseignement sur des comptes d’utilisateurs de la part des États, soit une hausse de 18% en un an. Une majorité provenait d’agences gouvernementales américaines. Facebook a reçu 2520 demandes de renseignement sur 2847 comptes en France.


Terrorisme : la France est « l’ennemi absolu » de Daesh, du fait de la multiplication de ses interventions militaires

L’ancien juge du pôle antiterroriste de Paris, Marc Trévidic, livre dans Paris Match une analyse glaçante de la sécurité de la France. Selon lui, jamais le pays n’a été autant menacé par les terroristes et les Français vont devoir « s’habituer à la réalité des attentats ». « La menace est à un niveau maximal, jamais atteint jusqu’alors ». Le constat de Marc Trévidic est clair. La France n’a jamais été à ce point une cible pour les terroristes. Les attentats du mois de janvier n’étaient que les prémisses d’un avenir sombre, selon l’ancien juge du pôle antiterroriste de Paris, qui dresse un bilan de la lutte contre Daesh dans les colonnes de Paris Match.

Pour l’actuel président du tribunal de grande instance de Lille, Paris est devenu « l’ennemi numéro 1 » pour l’Etat islamique, « indubitablement l’ennemi absolu », renchérit-il. Et ce pour plusieurs raisons. La France est fragile du fait de sa position géographique, où il est à la fois facile « d’entrer sur le territoire », mais aussi pour la multiplication de ses interventions militaires, que ce soit au Mali, en Irak et désormais en Syrie.

« Prix Goncourt du terrorisme »

Cible privilégiée de l’Etat islamique, notre pays ferait face à une double menace, à la fois d’individus isolés, sans grande formation à la manière d’un Merah ou des frères Kouachi, mais aussi d’une armée formée et armée par l’Etat islamique, qui peut projeter des attaques d’ampleur. Pis, « il reste ‘le prix Goncourt’ du terrorisme » à remettre, selon Marc Trévidic, qui prévoit un attentat de la même ampleur que le World Trade Center le 11 septembre 2001, mais sur le sol français.

Face à cette menace d’ampleur, la lutte antiterroriste manque de moyens, martèle le magistrat: « Notre dispositif de lutte antiterroriste est devenu perméable ». Le système français serait devenu incapable de prévoir ce type d’événement. « On frise l’indigence à l’heure où la menace n’a jamais été aussi forte », déplore Marc Trévidic, qui décrit des enquêteurs qui peuvent juste faire « le strict minimum » dans les enquêtes, sans en assurer le suivi.

« Un commando de dix Merah »

Sa seule satisfaction est d’avoir démantelé l’an dernier « un réseau de jihadistes très dangereux qui voulait créer un commando de dix ‘Merah‘ », raconte-t-il à l’hebdomadaire. Revenant sur les attentats de janvier, selon son analyse, ces événements auraient pu être encore plus importants si l’un des frères Kouachi n’avait pas perdu ses papiers d’identité, permettant aux enquêteurs de remonter leurs traces.

Dans ce climat actuel, l’ancien responsable du pôle antiterroriste de Paris est pessimiste. Sans moyens supplémentaires et ce, malgré le déploiement de l’opération Sentinelle sur le sol français, les terroristes attaqueront la France. « Ces dispositifs protègent certains endroits, rassurent la population », analyse-t-il. « Mais en fait, ils déplacent la menace. Si cela paraît trop compliqué de s’en prendre à un objectif sous surveillance, [les terroristes] en trouveront un autre ». Marc Trévidic conclut: « Les Français vont devoir s’habituer non à la menace des attentats, mais à la réalité des attentats, qui vont à mes yeux immanquablement survenir ».


Maroc : Le Roi Mohammed VI pour une stratégie globale pour combattre le terrorisme

Le Roi Mohammed VI a appelé à mettre au point une stratégie globale pour combattre le terrorisme, intégrant la dimension sociale et le volet développement, outre les composantes éducative et religieuse, avec le rôle majeur qui leur revient dans la diffusion de la culture de la tolérance et de la modération. Dans un discours adressé au « Sommet des dirigeants sur la lutte contre l’EIIL et l’extrémisme violent », dont lecture a été donnée, mardi à New York, par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Salaheddine Mezouar, le Roi a également souligné que les démarches de lutte contre l’extrémisme et le terrorisme devraient s’appuyer sur des partenariats loyaux, une coopération sincère et le respect des engagements.

« C’est une responsabilité collective qui ne saurait faire l’objet de calculs étriqués, de surenchères, de condescendance ou de dénigrement. C’est pourquoi la lutte contre ce fléau devrait s’appuyer sur une volonté collective forte et sur une coopération et une coordination bilatérales et régionales dans la conduite des actions opérationnelles sur le terrain. Elle nécessite, de surcroit, une combinaison de stratégies nationales intégrées », a affirmé le Souverain.

 »Le combat que nous livrons ensemble contre l’extrémisme et le terrorisme doit être marqué du sceau de la force et de la profondeur », a indiqué le Roi assurant que les citoyens « n’en seront que plus confiants dans les systèmes de gouvernance politique, économique, et sociale de leurs pays, mieux disposés à leur apporter un bien meilleur soutien et plus résilients face aux illusions miroitées par les idéologies extrémistes ».

Par ailleurs, les valeurs religieuses, spirituelles, culturelles et humaines « devraient être réhabilitées car elles mettent à nu les allégations creuses et réfutent les argumentaires fallacieux avancés par les extrémistes pour justifier leurs actes barbares », a ajouté le Roi qui considère que le plus grand défi en matière de lutte contre l’extrémisme et le terrorisme est de demeurer tous convaincus que ce fléau mondial « ne doit être associé à aucune religion, civilisation ou culture ».

De ce fait, a expliqué le Souverain, les efforts internationaux déployés dans ce domaine doivent se fonder sur « l’égalité des peuples et le respect de leurs identités, de leurs spécificités culturelles, de leurs croyances et de leurs valeurs spirituelles ».

« Notre bataille contre l’extrémisme doit avoir également pour vocation essentielle de doter les jeunes et les femmes d’une éducation ouverte et ancrée dans les valeurs et les référentiels authentiques de leur société, tout en favorisant leur attachement aux valeurs universelles pour les prémunir contre les tentations du fanatisme et du repli sur soi », a affirmé le Roi.

Le Souverain a de même souligné qu’on  »doit également s’attacher à mettre en œuvre les objectifs du développement durable que nous avons définis d’un commun accord. Car, outre le gage d’une vie meilleure qu’il offre aux citoyens, le développement durable est le fondement d’un monde plus stable ».

Source atlasinfo