L’armée algérienne attaque les bases d’AQMI en Kabylie

Dix terroristes au moins ont été abattus par l’armée algérienne dans les maquis à l’est d’Alger. Cette région a été ratissée et bombardée par endroits depuis jeudi 9 décembre 2010. Le bilan est provisoire et officieux. Aucune source officielle ne commente, pour le moment, l’opération militaire d’envergure qui était encore en cours le vendredi 10 décembre.

Selon des sources généralement bien informées, l’opération à laquelle participeraient plus de 4 000 soldats, est dirigée par l’état-major de la première région militaire. C’est dire l’importance de cette opération qui serait la première de cette envergure contre les maquis islamistes en Kabylie ces dernières années. Elle recouvre trois départements, Tizi Ouzou, Bouira et Boumerdès.

Selon les mêmes sources, les troupes au sol sont appuyées par des hélicoptères qui bombardaient les cibles repérées, selon des habitants de localités proches de ces maquis dans la région boisée de Sidi Ali Bounab. Localement, le réseau de téléphonie mobile a été très perturbé. Il aurait été brouillé pour empêcher les groupes terroristes de communiquer entre eux.

Cette opération a été déclenchée suite à des renseignements révélant la tenue d’une réunion de restructuration de ces groupes affiliés à l’ex-Groupe salafiste pour la prédication et le combat, GSPC rebaptisé AQMI (al-Qaïda au Maghreb islamique). En attendant le bilan final, on ajoute que les terroristes abattus sont en cours d’identification.

Algérie: Les 2/3 des gardes communaux rattachés à l’armée

Les deux tiers de la Garde communale, soit 60 000 hommes, seront incorporés dans les rangs de l’armée, a annoncé le ministre algérien de l’Intérieur. Ce corps créé au mois d’août 1996 pour contribuer à la lutte antiterroriste restera affecté à cette tâche tant que persistera la menace terroriste.

Les gardes communaux dépendent jusqu’à présent du ministère de l’Intérieur et des collectivités locales dirigé par Daho Ould Kablia. Ce dernier a rappelé que l’armée avait utilisé la garde communale dans toutes les opérations sécuritaires qu’elle a menées sur l’ensemble du territoire. Aujourd’hui, donc, celle-ci est redéployée.

Aux deux tiers, sa composante sera incorporée dans les rangs de l’armée, a indiqué le ministre sans donner d’échéance. On estime que cela représente 60 000 individus, qui seront rattachés à l’institution militaire dans le cadre de la lutte antiterroriste. 10 000 autres seront intégrés dans les rangs de la police communale comme agents de police administrative consacrés par le nouveau statut de la garde communale.

De fait, la majorité des gardes communaux étaient affectés à la lutte antiterroriste aux côtés des forces de sécurité. Aujourd’hui, le terrorisme est confiné à quelques zones géographiques et son intensité est faible. Selon un décompte de presse, en 2010, une centaine de terroristes ont été abattus dont une quinzaine d’émirs de l’ex-GSPC, Groupe salafiste pour la prédication et le combat.

Des activistes allemands parmi des rebelles islamistes tués au Pakistan

Des Allemands d’origine turque seraient parmi les huit rebelles islamistes tués lundi 4 octobre 2010 par un drone américain, dans la zone tribale pakistanaise du Waziristan, à la frontière afghane. C’est du moins ce qu’affirment les autorités locales pakistanaises.

Il est vrai que la région frappée par le drone américain, Mir Ali, est connue comme point de ralliement pour les étrangers attirés par les camps d’entrainement d’al-Qaïda au nord Waziristan. Mais l’identité des cibles est rarement révélée. C’est d’ailleurs sous le couvert de l’anonymat que des responsables des renseignements pakistanais ont donné du relief médiatique au double tir de missiles américains qui a pulvérisé lundi 4 octobre une maison abritant d’après leurs dires plusieurs ressortissants européens parmi lesquels des Allemands.

Des citoyens allemands d’origine turque précise l’une des sources. De quoi étayer les craintes soulevées par une alerte aux attentats renforcée ces dernières semaines en Europe et en particulier en France et en Allemagne, des pays où le visage du terrorisme est d’autant plus redoutable qu’il pourrait prendre le visage et l’accent familier d’un ressortissant.

C’est justement ce qu’avaient souligné ces mêmes services de renseignement pakistanais fin septembre en assurant qu’ils étaient depuis six mois sur la piste de huit Allemands et de deux frères britanniques d’origine pakistanaise au cœur d’un complot terroriste visant des villes européennes. Un des Britanniques aurait été tué par une précédente frappe de drone au Pakistan. Cette fois, des Allemands seraient au “tableau de chasse” antiterroriste.


Le Maroc, un partenaire discret mais efficace dans la lutte contre Aqmi

Depuis l’enlèvement des sept otages dans le nord du Niger, chaque pays du Sahel réagit et fait jouer ses alliances. L’Algérie dit être en mesure de contrer la menace islamiste, mais elle veut le faire seule par des moyens militaires. Qu’en est-il du Maroc ? Si géographiquement on peut contester que le pays ait une frontière commune avec les pays du Sahel, le Maroc administre de facto une large zone du Sahara occidental.

Le Royaume joue un peu le rôle de joker dans la région. Le Maroc est présent sur le front de la lutte contre al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) mais de façon très discrète. Car si l’Algérie a fait le choix d’une approche militaire dans sa lutte contre ce mouvement terroriste, le royaume chérifien croit plutôt à l’efficacité du renseignement.

Comme l’analyse le spécialiste des mouvements islamistes Mohamed Darif, selon le Maroc, il est plus efficace de faire jouer des coopérations sur la collecte d’informations plutôt que de lancer des attaques contre un mouvement éparpillé sur une zone immense comme l’est Aqmi.

D’ailleurs, comme par hasard lors de la libération en août dernier des deux otages espagnols retenus au Mali, le ministre espagnol de l’Intérieur n’avait pas manqué de remercier le Maroc pour son assistance, comprendre pour ses renseignements.

Mais le royaume du Maroc est doublement intéressé par une lutte sans faille contre Aqmi car il y livre une bataille cruciale, celle de sa souveraineté sur le Sahara occidental, un territoire à l’attribution floue qu’il administre de facto depuis 1975.

Pour Rabat, le fait qu’Aqmi n’ait encore jamais perpétré d’attaques sur les quelque 250 000 m² du Sahara qu’il contrôle est la preuve même qu’il doit garder la souveraineté sur ce territoire plutôt que d’en faire un petit Etat indépendant et potentiellement faible.

Source RFI

“Le Maroc et les Etats-Unis, des alliés unis par des valeurs et des principes communs “

Le Maroc et les Etats-Unis sont deux alliés engagés, unis par des valeurs et des principes communs, a affirmé l’ambassadeur des Etats-Unis à Rabat, Samuel Kaplan.

Les deux pays déploient davantage d’efforts en vue de réaliser leurs objectifs communs, a-t-il souligné lors d’un entretien, diffusé mardi soir par la chaîne “Al Jazeea”, dans le cadre de son émission “Min Wachinton” (depuis Washington), relevant notamment l’engagement réciproque du Maroc et des Etats-Unis à lutter contre le terrorisme.

M. Kaplan, qui s’est félicité des relations unissant les peuples marocain et américain, a rappelé que le Royaume était le premier pays à reconnaitre l’indépendance des Etats-Unis d’Amérique et que quelque 100 000 américains visitent le Maroc annuellement.

Le diplomate américain a également fait observer que le Maroc bénéficie de plusieurs programmes de coopération américains à travers notamment les bourses “fulbright” des études aux USA et le programme “le visiteur international” portant sur l’échange de visites entre Marocains et Américains en vue de renforcer les relations entre les deux peuples.

M. Kaplan a, également, souligné l’importance de l’accord de libre- échange signé par les deux pays.

Source MAP