Algérie : la fermeture de lieux de culte protestants indigne la communauté chrétienne

Ce 16 octobre, des dizaines d’Algériens de confession chrétienne se sont rassemblés devant le siège de la wilaya (préfecture) de Bejaïa pour dénoncer la fermeture de plusieurs lieux de culte que les autorités considèrent comme clandestins.

A l’initiative de l’Eglise protestante d’Algérie (EPA), un rassemblement a été organisé le 16 octobre devant le siège de la wilaya (préfecture) de la ville de Bejaïa (200 kilomètres à l’est d’Alger), pour dénoncer la fermeture de plusieurs églises protestantes par les autorités. «Algérien chrétien et fier de l’être», «Non aux fermetures injustes d’églises», pouvait-on lire sur des banderoles et affiches brandies par des dizaines de manifestants.  

Ce nouveau rassemblement – une action similaire avait eu lieu le 9 octobre sur le même lieu – intervient après la fermeture de plusieurs lieux de culte dans la wilaya de Tizi-Ouzou (110 kilomètres à l’est d’Alger). Dans des vidéos relayées sur les réseaux sociaux, on peut voir des membres des forces de l’ordre procéder à l’évacuation et à la fermeture de plusieurs salles où des Algériens de confession chrétienne avaient l’habitude de célébrer les offices.  

Objet de vivres critiques, les autorités, justifient leur décision en arguant que ces lieux de cultes ne bénéficient d’aucune autorisation pour exercer. Mais selon Portes Ouvertes, une organisation non gouvernementale évangélique, l’administration algérienne rechigne à donner lesdites autorisations. Pour cette organisation et les fidèles, les autorités violent ainsi l’article 42 de la Constitution du pays qui garantit «la liberté de conscience» «la liberté d’opinion» ainsi que « la liberté d’exercice du culte».

Avec RT

Menace d’attentats : Elle viserait des lieux de culte chrétien

Si la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) et le ministère de l’Intérieur ont déclaré, ces dernières semaines, que la France était sous le coup d’une menace terroriste majeure, de type islamiste, ils auraient caché le fait qu’il s’agissait d’attentats anti-chrétiens.

Pour preuve, font remarquer les spécialistes du renseignement, les renforts annoncés dans les médias ont été affectés immédiatement à la cathédrale Notre Dame de Paris et à la basilique du Sacré Coeur.