La France rejette les accusations de l’ONU sur «un usage excessif de la force»

La haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme avait demandé à la France d’enquêter en mars dernier sur les cas rapportés de violences policières. En réponse, selon le journal Le Monde, le gouvernement français a fait parvenir le 11 avril un document de 21 pages pour justifier ses méthodes de maintien de l’ordre.

Courtoise mais ferme, la réponse du gouvernement français sonne comme une fin de non-recevoir aux mises en cause de l’ONU. En préambule, le document, cité par nos confrères du Monde, rappelle les conditions « particulièrement difficiles » auxquelles ont été soumis policiers et gendarmes et insiste sur les violences graves commises par certains manifestants.

Justifications sur l’usage du LBD

Selon cet argumentaire, le cadre légal applicable n’était donc plus celui de la « manifestation » mais de « l’attroupement », c’est-à-dire d’une manifestation qui a dégénéré dans la violence, d’où le recours massif aux armes de forces intermédiaires : les grenades lacrymogènes, de désencerclement et les fameux lanceurs de balles de défense (LBD).

Quatre pages sont exclusivement consacrées à justifier l’usage du LBD, et si de possibles dérapages sont évoqués, « ils ne sauraient remettre en cause l’utilisation régulière de cette arme en cas de nécessité », explique le document. Ce dernier appelle également à respecter le temps judiciaire puisque plusieurs enquêtes sont actuellement en cours.

Par ailleurs, les cas de journalistes blessés par les forces de l’ordre et que dénonçait l’ONU ne sont pratiquement pas mentionnés. Enfin, une bonne partie du texte est dédiée à la défense de la nouvelle loi anti-casseur. Selon le document, celle-ci n’entrave pas la liberté de manifester, et « nul en France ne saurait être arrêté et n’a été arrêté en raison de sa seule qualité de manifestant ».

Dieudonné au Dôme de Marseille devant 8 000 spectateurs

L’humoriste contesté, condamné pour incitation à la haine et tenue de propos antisémites, a présenté devant un public de 8 000 personnes ravies son nouveau spectacle, « La Guerre », ce qu’aucun de ses confrères ne réussit à faire !

Cette succession de salles combles (Dieudonné avait déjà triomphé quelques jours auparavant en région Auvergne Rhône-Alpes devant des salles pleines) énerve ses opposants, dont Manuel Valls qui exigent une culpabilisation des fans qui se rendraient au spectacle de Dieudonné, sans préciser de quelle manière il compte s’y prendre…

« Faites des photos pour Jean-Claude Gaudin, dites-lui que ça s’est bien passé et que nous sommes des gens de paix ». Dimanche dernier, Dieudonné a savouré sa revanche sur le maire de Marseille. Sur la scène du Dôme, devant une salle comble de huit mille personnes, le comique interdit de médias a eu droit à une standing ovation à l’issue de son nouveau one-man-show intitulé La Guerre.
En septembre, la mairie de Marseille avait annulé le contrat de location avec sa société de production, estimant que le spectacle était « susceptible d’engendrer des troubles à l’ordre public ». Le 13 novembre, le Conseil d’Etat a débouté la municipalité phocéenne en faisant valoir qu’une annulation porterait « une atteinte grave à la liberté d’expression ».
Une dizaine de cars de CRS étaient visibles près de l’entrée du Dôme dimanche soir mais aucune manifestation ni banderole n’ont perturbé l’entrée du public. De tous âges et de toutes origines, les spectateurs ont entonné avec Dieudonné une chansonnette à l’encontre de Jean-Claude Gaudin et applaudi à tout rompre leur idole lorsqu’il reconnaît avoir « un casier judiciaire long comme le bras ».
Atteinte grave à la liberté d’expression
Malgré (ou à cause de ?) son itinéraire, Dieudonné continue à remplir les salles contrairement à la plupart des humoristes soutenus par les médias. Le 28 octobre, il jouait à guichets fermés au Summum à Grenoble et, après Marseille, il poursuivra sa tournée dans les Zenith de Toulouse, Nantes, Montpellier, et à la patinoire de Bordeaux. Il annonce d’ores et déjà un prochain spectacle intitulé L’Emancipation, en avril 2018 à Toulon. Internet – via son site, son compte twitter et sa page Facebook – lui permet de fidéliser son public, ses « quenelliers », comme il les appelle, en référence au geste de la « quenelle  » (un bras tendu vers le bas), signe de révolte bien profonde, devenu signe politique de ralliement de ses partisans.

Dans La Guerre, les mots « juif » et « Shoah » ont disparu. Le comique de l’ombre affirme qu’il en a « marre d’être traité d’antisémite ». Un mannequin soldat et des caisses militaires en bois composent le décor. Une voix off prévient : « Nous sommes sous le feu nourri de perversions et de mensonges. L’attaque que nous subissons est désespérée. Des forces de manipulation du système jouent la carte du tout pour le tout. Restez calme et gardez votre sens de l’humour ». Dieudonné, vêtu d’un long manteau jaune à capuche pointue, arrive au son d’une musique d’église. Tel un guide spirituel, il s’installe à sa chaire.
Emmanuel Macron et Jacques Attali moqués
« Si je prie c’est pour éviter une guerre thermonucléaire généralisée, lance le polémiste qui vient de se voir signifier par la cour d’appel de Paris son expulsion du théâtre de la Main d’or. Je reviens de Corée du Nord, c’est chaud. J’ai des gosses. Ça ferait un pincement au cœur de les voir atomisés ou shootés à la kalachnikov en allant voir un spectacle au Bataclan. La guerre est devenue free style. L’Etat nous dit qu’il faut s’habituer aux attentats. On essaie mais ce n’est pas évident ».

S’étonnant qu’autant de monde soit dans une salle de spectacle en plein état d’urgence, au lieu de « stocker du riz » en attendant le « chaos », Dieudonné tacle « une société qui part en couille », où « les enfants ne font plus la différence entre le défilé du 14 juillet et celui de la Gay Pride », et un pays qui « s’est choisi un banquier comme président ». Son texte n’épargne personne. Emmanuel Macron et Jacques Attali sont conspués, et les « élites » accusées de « sacrifier » le peuple « en nous abandonnant à notre propre barbarie, seule solution pour retrouver la croissance et le plein-emploi ». Le public, représentatif de la diversité à la française, est hilare. Et en redemande…

Dieudonné condamné à deux mois de prison ferme par la justice belge

  • Un nouveau problème judiciaire pour Dieudonné M’bala M’bala, le tribunal correctionnel de Liège (Belgique) a condamné mercredi l’humoriste à deux mois de prison ferme et 9000 euros d’amende pour incitation à la haine. Il était poursuivi pour des propos tenus le 14 mars 2012 lors d’un spectacle dans la ville de Herstal. La représentation, organisée par le comité des jeunes du Bressoux-Droixhe, comptait 1100 spectateurs devant lequel l’artiste aurait tenu des propos jugés racistes, xénophobes et homophobes.

Le tribunal a considéré mercredi que «toute les infractions reprochées à Dieudonné sont établies: à la fois l’incitation à la haine, la diffusion de propos haineux mais aussi l’infraction de négationnisme», a souligné Maître Éric Lemmens, qui représentaient les organisations juives de Belgiques.

Le jugement décrit le spectacle de Dieudonné comme étant «un catalogue de clichés antisémites». Et considère qu’il a clairement appelé au génocide notamment lorsqu’il invite les chrétiens et les musulmans à «s’unir pour tuer les juifs». En plus de la sentence, le polémiste doit également prendre à ses frais la publication de sa condamnation dans deux quotidiens francophones belges Le Soir et La Libre Belgique.

Police de la pensée

En mars 2012, le parquet de Liège avait décidé d’ouvrir une enquête après la première représentation de Dieudonné. Au regard de ses antécédents judiciaires, la police avait enregistré le spectacle par précaution. À l’issue de l’investigation, plusieurs chefs d’accusations avaient été retenus contre l’humoriste parmi lequels «l’incitation à la haine». Le 14 octobre, le tribunal correctionnel de Liège avait requis six mois de prison ferme et 5000 euros d’amende à son encontre. «Son spectacle est rempli de propos diffamants et insultants qui donnent envie de vomir», avait déclaré le procureur Damien Leboutte lors de son réquisitoire.

Liberté d’expression

Toujours poursuivi par la justice française, Dieudonné est accusé de «provocation à la haine raciale» et «injure raciale» à cause de certains passages de son spectacle La Bête immonde. Il devra comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris le 26 février.

Liberté d’expression : Alain Soral condamné à 10.000 euros d’amende

  • L’essayiste anti-conformiste Alain Soral a été condamné aujourd’hui par le tribunal correctionnel de Paris à 100 jours amende d’un montant unitaire de 100 euros, soit 10.000 euros d’amende, pour une photo le représentant au Mémorial de l’Holocauste à Berlin en train de faire le geste de la « quenelle ».En cas de non paiement, les jours amende deviennent des jours de détention et le condamné effectue tout ou partie de sa peine en prison.

Outre l’amende pour injures à caractère racial, le tribunal l’a condamné à verser 14.001 euros de dommages et intérêts au profit des sept associations qui s’étaient constituées parties civiles.

Atteinte à la liberté d’expression 

Fin 2013, la photo d’Alain Soral faisant ce geste controversé dans les allées de la fondation commémorative des juifs assassinés en Europe avait commencé à circuler sur plusieurs sites internet.

Alertées, l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) et l’association J’accuse avaient saisi le tribunal correctionnel sur citation directe (sans l’intervention du ministère public) afin qu’Alain Soral comparaisse devant lui pour injures publiques à caractère racial.


Salon du livre : François Hollande prétend défendre « la liberté d’expression ». Ah ah ah!

François Hollande s’est rendu samedi matin au Salon du livre, qui se déroule porte de Versailles à Paris jusqu’au 24 mars, pour défendre, a-t-il expliqué, « la liberté d’expression ». Dieudonné appréciera!

Interrogé au sujet de l’écrivain italien Erri De Luca, poursuivi en Italie pour terrorisme avec incitation au sabotage de la ligne ferroviaire Lyon-Turin, il a répondu que les auteurs « ne doivent pas être poursuivis pour leurs textes », tout en ajoutant « ne pas vouloir intervenir dans les affaires judiciaires ». Le chef de l’État, arrivé à l’ouverture, à 10 heures, en compagnie de la ministre de la Culture Fleur Pellerin, qui n’a pas lu Modiano, a pris un bain de foule en déambulant à travers les rayons.

« La raison de ma venue ici, c’est pour la liberté d’expression, parce que ce qui fait la force de la France, de sa culture, c’est la liberté. Nous avons été frappés au mois de janvier, ce Salon est aussi une des réponses », a-t-il prétendu alors que ses proches font circuler des listes noires de plus en plus épaisses d’écrivains infréquentables même de leur camp!

Les auteurs « ne doivent pas être poursuivis pour leurs textes »

Le président de la République a appelé à garder « cette confiance dans la pensée, cette foi irréversible dans la littérature, la création, l’expression, la pensée […]. La France doit toujours être du côté des créateurs ». Au sujet de l’affaire De Luca, il a déclaré : « Je ne veux pas intervenir dans les affaires judiciaires, mais ce que je peux faire au nom de la France, c’est toujours soutenir la liberté d’expression, de création, et ça vaut aussi pour les auteurs, qui peuvent être français, qui peuvent être italiens, qui peuvent être de toute nationalité, et qui ne doivent pas être poursuivis pour leurs textes. »

Le président préfère donc, et ce n’est pas une surprise, un gauchiste italien à un humoriste noir.

Liberté d’expression : Dieudonné condamné pour rigolade incorrecte

Déclarations équivoques sur le journaliste Patrick Cohen, « neutralité » ambiguë entre juifs et nazis, ritournelle sur la Shoah… Le tribunal correctionnel de Paris a condamné, jeudi 19 mars, le plus populaire des humoristes français Dieudonné M’Bala M’Bala pour provocation à la haine raciale. Ce dernier, de même que son avocat, était absent lors de la décision de la justice.

Les déclarations mises en cause ont été tenues par Dieudonné dans son spectacle Le Mur. Le parquet avait requis deux peines de cent cinquante jours-amende à 100 euros, soit au total 30 000 euros, contre l’ex-humoriste, jugé dans deux affaires distinctes. S’il n’en paye pas l’intégralité pour chaque condamnation, il ira en prison.

 

Dieudonné devra, par ailleurs, verser 8 000 euros de dommages et intérêts et 1 500 euros au titre des frais de justice à la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme et au Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme, les deux associations politiques qui s’étaient constituées partie civile.

Dans Le Mur, Dieudonné déclarait « ne pas avoir à choisir entre les juifs et les nazis » : « Je suis neutre dans cette affaire. Je n’étais pas né. Qu’est-ce qui s’est passé ? Qui a provoqué qui ? J’ai ma petite idée, mais… » Une formulation insidieuse, « proche du révisionnisme » pour le tribunal.

 

La justice a par ailleurs dénoncé la chanson Shoah nanas, rengaine des fans de Dieudonné, sur un air emprunté à la chanteuse Annie Cordy. Les paroles – « Tu me tiens par la Shoah, je te tiens par l’ananas » – ont été, elles aussi, considérées comme une insulte à caractère racial, les magistrats estimant qu’elles tournent l’Holocauste en dérision et portent atteinte à la dignité de la communauté juive.

Ennemi personnel de Manuel Valls

Lors de sa comparution, le 28 janvier, l’accusé qui s’estime persécuté avait affirmé ne pas être antisémite, « parce que ça n’est pas drôle » de l’être. « La question n’est pas de savoir si [Dieudonné M’Bala M’Bala] est antisémite ou pas, avait répliqué le procureur. Ce n’est pas la pensée antisémite qui pose problème, c’est l’attaque. »

Son spectacle Le Mur a été annulé dans plusieurs villes de France au début de 2014 sur impulsion de Manuel Valls, alors ministre de l’intérieur. Le DVD a été interdit de commercialisation le 4 mars, une décision dont le polémiste a fait appel.

Mercredi, Dieudonné a été condamné à deux mois de prison avec sursis pour apologie d’actes de terrorisme en raison d’un message posté sur Facebook après les attentats djihadistes au début de janvier en France, qui avaient fait dix-sept morts. Un autre jugement l’attend dans une affaire où il est poursuivi pour avoir qualifié Manuel Valls à la fin d’août 2013 de « Mussolini moitié trisomique ». Dieudonné a déjà été condamné à sept reprises pour injure ou provocation antisémites.


Tunisie: deux vedettes arrêtées pour offense

  • L’animateur vedette de télévision, Moez Ben Gharbia, et l’humoriste Wassim Lahrissi, ont été arrêtés aujourd’hui pour offense au président Béji Caïd Essebi, a indiqué le parquet.

 

Il s’agit des premières arrestations du genre depuis l’élection en décembre 2014 de Essebsi. « Le parquet a décidé de les placer en détention », a dit le porte-parole du parquet, Sofiène Sliti, indiquant qu’ils avaient « commis une offense au chef de l’Etat ».


Liberté d’expression : La justice interdit la commercialisation du DVD de Dieudonné

  • Le tribunal de grande instance de Paris a interdit mercredi la commercialisation du DVD du spectacle du comique Dieudonné, « Le Mur », dont la représentation avait déjà été interdite.

Saisi par la Licra (une ONG pro-sioniste), le tribunal a jugé certains passages du DVD constitutifs de provocation à la haine et à la violence, d’apologie et contestation de crimes contre l’humanité, d’apologie des délits de crimes de collaboration avec l’ennemi.

 

L’esprit du 11 janvier réservé aux proches du pouvoir

 

Début janvier 2014, plusieurs arrêtés avaient été pris en régions pour interdire les représentations du Mur. Dieudonné les avait contestés devant la justice administrative, jusqu’au Conseil d’État, qui avait confirmé la validité des arrêtés.

 

Le comique le plus populaire de France s’était ensuite engagé à ne pas reprendre les passages attentatoires à la dignité humaine et de nature à provoquer à la haine et à la discrimination raciale, mais le Conseil d’État avait de nouveau validé l’interdiction d’une autre représentation.

Comme disent les jeunes, c’est bien la preuve que l’esprit Charlie est réservé aux proches du régime…

Terrorisme: Amnesty International pointe la France pour des arrestations abusives

L’ONG Amnesty International a interpellé les autorités françaises après avoir dénombré 69 arrestations pour « apologie du terrorisme ». « Le risque est grand que ces arrestations violent la liberté d’expression », estime l’ONG dans un communiqué.

« La liberté d’expression ne doit pas être réservée à certains. L’heure n’est pas à l’ouverture de procédures inspirées par des réactions à chaud, mais bien plutôt à la mise en place de mesures réfléchies qui protègent des vies et respectent les droits de tous », a déclaré John Dalhuisen, directeur du programme Europe et Asie centrale de l’ONG.

John Dalhuisen considère que la définition de « l’apologie du terrorisme » reste vague, ce qui ouvre la porte à des abus, et évoque un « test décisif » pour les autorités françaises, « dans leur volonté de faire respecter les mêmes droits pour tous ».

Silence à propos de Dieudonné

Amnesty International relève que la « provocation » ou « l’apologie d’un acte terroriste » sont des infractions réprimées par le Code pénal, depuis novembre 2014, ce qui « permet aux autorités d’accélérer les procédures ». En France, le délit d’apologie du terrorisme peut être puni d’une peine allant jusqu’à cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende, voire de sept ans et 100 000 euros, si les faits ont été commis en ligne. Après les attentats, la plus lourde peine concerne ainsi un homme de 34 ans, condamné à quatre ans de prison ferme à Valenciennes (Nord). Il avait fait l’apologie des frères Kouachi lors de son arrestation, en état d’ivresse, après un accident de voiture. On se rappelle aussi cette jeune fille de 14 ans mise en examen pour avoir mimé un tir sur des contrôleurs de tram. Mais rien à propos de Dieudonné, l’humoriste le plus écouté mais aussi le plus contesté de France.

La ministre de la Justice Christiane Taubira a émis une circulaire, le 12 janvier, où elle rappelle aux procureurs que « les propos ou agissements répréhensibles (…) doivent être combattus et poursuivis avec la plus grande rigueur ». Mais selon l’ONG, les cas récemment signalés en France ne remplissent pas toujours les conditions nécessaires à des poursuites judiciaires, « même si les paroles prononcées sont révoltantes ».

Pascal Nakache, président de la Ligue des droits de l’homme, s’interroge lui aussi sur l’utilité de ces condamnations, craignant que la prison radicalise les personnes condamnées.

 

Liberté d’expression: Le prophète Mohammed dans le prochain Charlie Hebdo

Le prochain numéro de Charlie Hebdo, préparé par les rescapés de l’attaque sanglante contre le journal satirique à Paris, s’en prendra comme à son habitude à la politique et aux religions, et comportera « évidemment » des caricatures du prophète Mohammed, selon Me Malka l’avocat de l’hebdomadaire.

Interrogé sur la radio France Info de l’éventualité de la présence de dessins de Mohammed dans le prochain numéro mercredi, il a répondu: « évidemment. On ne cédera rien, sinon tout ça n’aura pas eu de sens ».

Racisme anti-musulman

De son côté, le grand mufti d’Égypte Chaouki Allam y voit un acte «raciste» en accusant le journal satirique français de chercher à attiser «les tensions religieuses et à accentuer la haine». «Cette action est une provocation injustifiée pour les sentiments de 1,5 milliard de musulmans à travers le monde», précise un communiqué de Dar el-Ifta, l’instance représentant l’islam auprès des autorités égyptiennes, et que dirige le mufti.