L’Express et Libération bientôt dans le même bateau franco-israélien

L’hebdomadaire va être racheté par l’homme d’affaires Patrick Drahi et intégrer le groupe Mag&NewsCo.

La France va bientôt compter un nouveau groupe de médias. L’homme d’affaires franco-israélien Patrick Drahi, à la tête des entreprises Numéricable et SFR, est en passe de racheter L’Express ainsi que plusieurs autres magazines. L’hebdomadaire va ainsi rejoindre une nouvelle entité, baptisée Mag&NewsCo, dont fera également partie Libération ou encore la chaine d’information israélienne i24News, ont annoncé ses actionnaires Patrick Drahi et Marc Laufer.

L’Express et L’Expansion en passe d’être achetés. En annonçant la création de ce nouveau groupe, Patrick Drahi a confirmé que les négociations pour le rachat de L’Express sont plus qu’avancées. L’homme d’affaires franco-israélien, quatrième fortune de France selon le magazine Forbes, négocie depuis des semaines avec le groupe de médias belge Roularta pour acquérir une partie de ses publications françaises. Les magazines suivants sont concernés : L’Express donc, mais aussi le mensuel économique L’Expansion ainsi que Mieux vivre votre argent, Lire, Classica, Studio Ciné Live et L’Entreprise.

La France comptera bientôt un nouveau groupe de médias. Une fois ce rachat effectif, Patrick Drahi compte rassembler ces titres au sein d’une entité commune baptisée Mag&NewsCo. Un groupe qui comprendrait également Libération, mais aussi les publications détenues par Marc Laufer au sein de son groupe NewsCo (Le Pneumatique, La revue des collectivités locales, Point banque, IT for Business, etc.). Sans oublier les chainé télévisée thématique que détient déjà Patrick Drahi : Vivolta, Shorts TV, Kombat Sport et le groupe MCS.

« Marc Laufer et Patrick Drahi seront les deux seuls actionnaires du groupe. Le management opérationnel sera effectué par Marc Laufer », ont précisé les deux hommes. Et ils ne comptent pas s’arrêter là puisqu’ils s’intéressent aussi à Radio Nova.

Pourquoi un opérateur télécom achète-t-ils des médias ? Ce rachat massif peut intriguer lorsqu’on sait qu’un média, qui plus est écrit, est rarement rentable. Pourtant, Patrick Drahi n’est pas un cas isolé : son concurrent Xavier Niel, patron de Free, investi également dans les médias depuis plusieurs années. Ce dernier a en effet racheté Le Monde avec Pierre Bergé et Mathieu Pigasse, puis L’Obs et a investi dans Atlantico. Mais pourquoi donc ? Car Patrick Drahi, comme Xavier Niel, estiment tous deux qu’après la maîtrise des « tuyaux », ils doivent disposer de contenus. Et comme chacun dispose d’un vaste réseau de télécom, ils acquièrent désormais des médias.

Algérie/Libération : Paris interpellé

Algérie/Libération : Paris interpelléLes massacres de milliers d’Algériens par les forces françaises dans trois villes de l’Est, dont Sétif, il y a exactement 66 ans, sont « une page douloureuse que l’Algérie ne peut tourner », a déclaré aujourd’hui un ministre algérien, cité par l’agence APS. « Les relations de l’Algérie et de la France ne pourront être construites sur de bonnes bases et de manière durable que lorsque la France aura reconnu ses crimes en Algérie », a également déclaré ce ministre, Mohamed-Cherif Abbas, chargé du portefeuille des Moudjahidine, en inaugurant le 9e colloque international sur les massacres de Guelma, l’une des trois villes touchées.

La veille déjà M. Abbas mais aussi le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN, au pouvoir) Abdelaziz Belkhadem avait insisté, à l’occasion de cet anniversaire, sur la nécessité pour la France de s’amender.

Le 8 mai 1945, alors que la France célébrait la victoire des démocraties sur le nazisme, des manifestations indépendantistes ont eu lieu à Sétif, Guelma et Kherrata. Elles ont été brutalement réprimées par les forces françaises libres faisant des milliers de morts. Les Algériens parlent de 45 000 victimes. Les Français de 1 500 à 20 000 morts, dont 103 Européens.

Source APS

Libération de Cheb Mami : Décision le 12/10

La décision concernant une demande de libération conditionnelle de la star du raï Cheb Mami, 43 ans, condamnée en juillet 2009 à 5 ans de prison pour tentative d’avortement forcé de son ex-compagne, a été mise en délibéré au 12 octobre, a-t-on appris de source judiciaire.

La demande de Cheb Mami a été examinée par le tribunal d’application des peines de Melun, ville où il est incarcéré depuis le 3 juillet 2009 après avoir été condamné à 5 ans de prison par le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis).

« La victime n’a pas à intervenir dans l’exécution d’une peine » mais « si cette demande est une demande parentale pour l’autre enfant qu’il a eu durant sa cavale en Algérie, cela pose problème car il n’a pas eu un geste, ni un mot pour l’enfant qu’il a eu avec ma cliente, malgré sa demande expresse », avait affirmé Me Marie Dosé, avocate de l’ex-compagne de Cheb Mami. La star du raï est en effet le père d’un garçon de 2 ans, qui vit en Algérie. Contacté par l’AFP, l’avocat de Cheb Mami n’a pu être joint.

Il était notamment reproché à Cheb Mami des « violences » avec des circonstances aggravantes en 2005 à l’encontre de Camille, une photographe de presse de 43 ans, avec laquelle il entretenait une liaison. En août 2005, celle-ci affirme avoir été amenée de force dans une villa à Alger après qu’elle eut annoncé sa grossesse au chanteur qui y était opposé. Elle dit y avoir été droguée et séquestrée, affirmant que deux femmes et un homme ont tenté de lui faire un curetage. Elle a finalement donné naissance à une fillette aujourd’hui âgée de quatre ans. Le chanteur, après deux ans de fuite en Algérie, avait décidé de se présenter devant la justice, alors que par ailleurs sa carrière apparaissait en sommeil depuis le début de l’affaire.

Au cours de l’audience en 2009, Cheb Mami, avait demandé pardon à Camille. « Je regrette tout ce qui s’est passé. Je lui demande pardon, je regrette », avait-il dit en invitant son ex-impresario, aussi impliqué dans l’affaire, à en faire de même.
S’il avait reconnu sa responsabilité, le chanteur avait néanmoins affirmé avoir été « piégé » par son entourage.

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Libération du journaliste militant tunisien Taoufik Ben Brik

Le journaliste et opposant tunisien Taoufik Ben Brik a été libéré, le 27 avril 2010, après avoir purgé une peine de six mois d’emprisonnement pour l’agression d’une femme. Il a toujours affirmé qu’il s’agissait d’un procès politique.

L’affaire avait perturbé les relations franco-tunisiennes, habituellement au beau fixe. Taoufik Ben Brik a été condamné à six mois de prison en appel pour l’agression d’une automobiliste, une jeune femme d’affaires. Les organisations de défense des droits de l’homme qui le soutiennent ont toujours affirmé qu’il s’agissait d’un procès politique visant à lui faire payer ses critiques du régime, notamment dans la presse française où ses frasques n’intéressent pourtant plus grand monde, particulièrement à Libération.

Le Parti socialiste français et le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, qui l’avaient soutenus se sont félicités de cette libération. Pourtant à peine sorti de prison, M. Ben Brik s’en est pris vigoureusement au ministre français des Affaires étrangères qui avait osé, à l’occasion de la Journée de la femme, rendre hommage à la place de la femme dans la société tunisienne. Ce qui fait qu’interrogé le dimanche 2 mai sur la radio Europe 1 par le journaliste Jean-Pierre Elkabbach, Bernard Kouchner a taclé méchamment l’opposant tunisien en déclarant : « Je ne remercie pas Taoufik Ben Brik de ne m’avoir pas remercié pour sa libération! Et je ne retire pas ce que j’ai dit à propos du statut de la femme en Tunisie ». On ne savait pas que le ministre français avait une si grande influence sur la Justice tunisienne…