Tunisie/Secteur privé : « Nous voulons investir mais dans la sécurité et l’ordre »

Pas d’investissements ni de création d’emplois si la sécurité et la stabilité ne sont pas assurées par le gouvernement de transition, « aussi transitionnel soit-il », a déclaré Hamadi Kooli, président de la Fédération de l’exportation lors de la rencontre entre Jalloul Ayed, ministre des Finances, avec les opérateurs privés à l’UTICA mercredi 17 août.
Les entrepreneurs font part de leur étonnement de voir l’état d’impunité et d’insécurité qui règne sur l’ensemble des sites industriels et les centres de production du pays.
« Les équipementiers automobiles de la région méditerranéenne prévoyaient la création de nombre de projets pour la création de 50.000 emplois dont 21.000 devaient revenir à la Tunisie. Aujourd’hui, 5.000 seulement sont confirmés, le reste est en stand-by à cause de la situation affolante des sit-in, manifestations anarchiques, « coupeurs de route » et de tous ces phénomènes devenus fréquents de groupes de personnes qui décident de leur propre chef d’empêcher les employés d’accéder à leurs postes de travail », a indiqué, pour sa part, Hichem Elloumi, président de la Fédération des composantes automobiles.
Il cite à ce propos l’exemple d’un équipementier japonais qui a investi à Boussalem pour créer dans un premier temps 500 emplois et 2.000 à la fin du projet: « Aujourd’hui, le Japonais SUMITOMO, dont le premier atelier a été implanté sur un hectare, risque de partir parce que l’usine est attaquée par des cocktails Molotov, par des jets de pierre de la part des habitants de la région pour empêcher leurs concitoyens d’accéder à l’usine ».
La question qui se pose aujourd’hui est de savoir si le gouvernement a peur d’une certaine catégorie de la population qui s’adonne à des pratiques inconsidérées menaçant la sécurité économique du pays et dont les retombées sur le plan social seront catastrophiques. Car il s’agit là d’actes qui peuvent s’apparenter à des actes de haute trahison, car ils menacent les équilibres fondamentaux de la Tunisie ».

La Libye accueillera le 3ème sommet Afrique-UE

Le troisième sommet entre l’Union européenne et l’Afrique aura lieu les 29 et 30 novembre 2010 en Libye.

Lors de cet événement, qui aura pour thème principal «l’investissement, la croissance économique et la création d’emplois», les chefs d’État et de gouvernement examineront les grands dossiers suivants : paix et sécurité, changement climatique, intégration régionale et développement du secteur privé, infrastructures et énergie, agriculture et sécurité alimentaire, migrations.

Le thème principal regroupe plusieurs sujets et souligne différentes facettes du partenariat, ce qui facilitera l’établissement de positions communes lors des prochaines grandes négociations internationales.

Les engagements politiques des Chefs d’état et de gouvernement seront traduits dans le plan d’action (2011-13) pour être adoptés lors du Sommet. Ce plan d’action inclura des actions concrètes pour renforcer la coopération dans les 8 partenariats et aussi pour introduire des nouveaux domaines de promesse.

La participation au sommet d’observateurs de haut niveau de la BEI, de l’ONUDI et des institutions financières internationales est confirmée, de même que l’organisation d’événements en marge du sommet permettant une interaction directe avec des dirigeants d’entreprises du secteur privé.