Du terrorisme islamiste à l’islam dévoyé

Jadis riche par sa pluralité religieuse, l’Algérie s’est réduite à sa plus insignifiante expression : l’islamisme.

Il est coutumier de lire et d’entendre que le terrorisme islamiste a été vaincu en Algérie. Il faut néanmoins nuancer cette affirmation. En effet, certes, le terrorisme islamiste a été militairement anéanti. Mais il a survécu idéologiquement sous une autre forme encore plus sournoise et cruelle. Il a laissé place à l’islam dévoyé. A l’islam rigoriste. A l’islam rigoriste. A la bigoterie généralisée.

Ainsi, si le terrorisme islamiste a été défait, l’islam dévoyé lui a succédé. Aujourd’hui, nul besoin d’armes, de bombes, de conquête du pouvoir par la lutte armée pour imposer la charia en Algérie. Nul besoin de force pour terroriser religieusement l’Algérien. Pour soumettre théocratiquement l’Algérien. Nul besoin de contrainte pour museler la pensée algérienne. Pour verrouiller l’esprit algérien. Pour cadenasser la politique algérienne. Pour démolir la culture algérienne. Pour néantiser la personnalité algérienne. Pour anéantir la psychologie algérienne. Pour annihiler l’imagination débordante algérienne. Pour crétiniser l’humour algérien. Pour déprimer l’humeur algérienne. Pour dépraver l’honneur algérien. Pour déviriliser l’Algérien. Pour abêtir l’intelligence algérienne. Pour corroder l’algérianité de l’Algérie. Pour orientaliser l’Algérie. Pour dénaturer l’Algérie. Pour violer les traditions algériennes. Pour transformer les Lumineux algériens en algériens illuminés.

L’islam dévoyé, bien imprégné par la majorité des Algériens, s’en acquitte de manière efficiente. Le terrorisme islamiste a, certes, perdu la bataille. Mais l’islam dévoyé a gagné la guerre. Et cette victoire religieuse sur les esprits est autrement plus prestigieuse et glorieuse que l’aurait été une victoire militaire islamique.

Jadis, le terrorisme islamiste par les armes s’était aliéné la majorité de la population. De nos jours, la majorité de la population s’est alignée par la foi sur l’islam dévoyé. Chaque Algérien pratique l’islam dévoyé, après avoir éclipsé le terrorisme islamiste. Tout musulman algérien s’érige aujourd’hui en Procureur ou en Supplétif de la police des mœurs musulmanes pour traquer tout comportement incompatible avec l’orthodoxie islamiste contemporaine dominante. Même à l’étranger, il se conduit de façon inquisitoriale pour imposer son mode de vie islamiste.

On prétend que l’islam sunnite ne comporte pas de clergé, à l’instar de l’Eglise chrétienne. On se trompe. En vérité, de nos jours, chaque Algérien s’est improvisé «curé» : n’hésitant pas à édicter ses propres principes islamistes, à se muer en confesseur des âmes «égarées», à imposer sa grille de lecture subjective musulmane, à pourchasser les manquements à ses pratiques érigées en normes, à promulguer des fatwas contre les agissements considérés comme blasphématoires, à ses yeux, à s’ériger en docteur es «sciences islamiques».

Tout est déterminé par et pour l’islam. En dehors de la doctrine religieuse islamique consacrée par le Livre, partagée par l’ensemble des Algériens, aucune autre forme de pensée n’a aujourd’hui droit au chapitre. Elle a envahi toute la société. De sorte que cet islam dévoyé est parvenu à éradiquer toutes les différences au sein de la société algérienne, à uniformiser la pensée à force de la propagation de cette pensée dictatoriale tentaculaire, grâce à l’endoctrinement islamiste totalitaire inculqué dès l’école élémentaire.

L’Algérien autiste dans son existence

La tolérance légendaire de nos compatriotes a été bannie des cœurs, desséchés par ces nouveaux zélateurs algériens convertis à la nouvelle foi musulmane outrancière et exhibitionniste.  Naguère riche par sa pluralité ethnique et religieuse (que sont Français, Européens, juifs et autres devenus ?), par sa diversité culturelle, son hétérogénéité politique, l’Algérie s’est réduite à sa plus insignifiante et rétrograde expression, symbolisée par l’islamisme.

Ce rétrécissement régressif de la vision intellectuelle et culturelle des Algériens a favorisé l’apparition d’une forme autistique de l’existence. L’Algérien, nouvelle version coranique, est tourné, non pas vers lui-même (c’eût été un narcissisme salutaire, une thérapie psychologique salvatrice) mais vers sa religion. Il ne vit que par et pour Sa religion. Il est musulman avant d’être Algérien. Il sacrifierait plus volontiers sa vie pour l’islam que pour l’Algérie. Il aliénerait sans scrupule toute sa millénaire culture (ou plutôt cultures, car l’Algérie a toujours été riche par sa diversité culturelle) pour sa religion. Quitte à perdre son âme. Que lui importe l’identité culturelle algérienne pourvue pourtant de nobles traditions. Dans le cœur de chaque Algérien, la pulsation féconde et bigarrée culturelle a laissé place à la palpitation poussive et monolithique cultuelle. Le corps ne vibre qu’au son du muezzin. Les échos de nos sublimes coutumes ne résonnent plus dans le cœur des Algériens. Les valeurs morales millénaires se sont transmuées en valeurs marchandes avalisées et bénies par le nouvel islam mercantile. L’islam innocent d’antan s’est immolé au feu du capitalisme incendiaire et génocidaire.

Pour preuve, au lieu de consacrer les deniers publics pour la sauvegarde de nos multiples riches patrimoines laissés à l’abandon à travers tout le pays, ou pour la construction d’universités, de bibliothèques, d’hôpitaux, de gymnastiques, de logements sociaux, les potentats du pouvoir le dilapident dans l’édification dispendieuse d’une mosquée construite à la gloire du nouveau Pharaon algérien résolu à embaumer l’Algérie dans le souvenir de son règne momifié, magnifié, gratifié, glorifié, déifié.

De fait, comme dans le cas de l’autisme, marqué par des comportements restreints et répétitifs, la vie de l’Algérien aujourd’hui se réduit en l’accomplissement des immuables rites quotidiens qu’aucune volonté humaine ne doit troubler, modifier et, encore moins, enrayer. Bien au contraire, tout Algérien, quelles que soient ses convictions, doit se plier au modèle islamiste dominant. La diversité a plié, s’est effacée devant l’uniformité, la conformité, l’unicité, la morosité.

Le ciel bleu azur de l’Algérie s’est recouvert d’un ténébreux brouillard religieux, obscurcissant l’horizon intellectuel et culturel d’une moyenâgeuse uniformisation de la pensée unique (inique). L’étroitesse de la pensée s’est ouvert un grand boulevard dans lequel affluent et déferlent à grande vitesse les plus rétrogrades idées moyenâgeuses. La vacuité existentielle irrigue toutes les artères algériennes embouteillées par un peuple arborant l’ennui sur sa face tourmentée par le vide spirituel. On associe injustement spiritualité et religion. Aucune religion ne renferme quelque spiritualité. L’esprit belliqueux gouverne leur existence. L’esprit religieux est toujours agité, excité, enflammé, angoissé, déchaîné. Il n’aspire au repos, à la quiétude, à la sérénité qu’une fois trépassé, une fois dans l’au-delà. Sa vie terrestre n’est qu’une guerre permanente contre lui-même, et surtout contre les autres esprits réfractaires, insubordonnés, séditieux, épris de liberté. Il pourchasse tous ses penchants naturels pour se conformer aux recommandations célestes. Il n’est jamais en accord avec sa conscience toujours suspicieuse, soupçonneuse, éternellement despotique. Tout comme il dompte sa conscience tourmentée pour demeurer fidèle aux exigences de son créateur, il voudrait soumettre toutes les consciences au même sort autocratique.

Ainsi, emmailloté dans ses langes religieux enfantins et infantiles, l’Algérien refuse de s’élever à l’âge adulte de la pensée, de la réflexion, de la raison moderne et universelle.

Ne tolère pas la… tolérance

Il ne tolère pas la diversité d’opinions. La multiplicité culturelle. La pluralité religieuse. La liberté de conscience. La conscience libérée, libérante, délibérante, délivrante, délurante, délirante. La critique religieuse. La satire irréligieuse, irrévérencieuse. Le débat politique. La critique radicale. La controverse philosophique. La relégation de la religion dans la sphère privée, donc la dénationalisation de la religion (la sécularisation). L’égalité sexuelle. Il ne tolère pas la tolérance. Surtout il ne se tolère pas lui-même, étant en conflit avec sa personnalité fragmentée, en dissension avec son identité déculturée, en guerre permanente contre sa vie qu’il refuse de bâtir de ses mains dans la paix, préférant remettre son sort à la fatalité, à sa rentière Nation bâtie sur ses provisions pétrolières provisoires sur fond d’un désert industriel productif. Ainsi, toute la vie de l’Algérien tourne autour de sa religion. Religion qui tire sa raison d’être d’un lointain passé depuis longtemps révolu.

Paradoxalement, cette fixation obsessionnelle sur cette période pourtant révolue et désuète de l’islam primitif et primaire, réputée mythiquement comme glorieuse, n’est pas sans rappeler les premiers moments de l’enfant accroché aux flancs de sa mère dans une relation fusionnelle et symbiotique. Cette période de l’enfance marquée par un amour exclusif et possessif manifesté par l’enfant à l’égard de sa mère. L’individuation est traumatique pour cet enfant longtemps couvé par sa mère. Le sevrage lui est difficile, douloureux. Et toute l’existence de l’enfant tourne autour de sa personne. Le Moi règne en maître. La pensée magique domine son univers. L’enfant vit dans sa bulle. Il ne peut concevoir d’autres univers que le sien. Il perçoit le monde adulte comme un univers menaçant. C’est aussi l’âge d’opposition. Opposition à tout ce qui contrecarre son principe de plaisir. Le principe de réalité est ignoré, méconnu. La réalité doit s’effacer devant l’imagination infantile. Aucune logique ne peut venir à bout de cette pensée magique. Pour lui, son univers enfantin et infantile n’a pas de début, ni de fin. C’est l’éternité de l’esprit enfantin. De l’enfance. C’est par le prisme de la pensée magique qu’il appréhende l’existence. Son univers est peuplé de fantômes. Sa personnalité est envahie par la peur irrationnelle. Sa pensée est dominée par l’animisme. Sa notion du bien et du mal est très subjective, limitative, réductrice.

Tout comme l’a magistralement analysé et développé le célèbre psychiatre algérien Khaled Benmiloud dans son ouvrage La Raison paramagique, traitant des fondements du sous-développement des pays du tiers-monde, la raison prélogique domine encore la pensée de ces populations, la pensée religieuse.

Somme toute, à croire que l’Algérien, par sa mue régressive islamiste, éprouve également le même traumatisme à l’idée de s’affranchir de certaines de ses croyances surannées, pourtant inopérantes et inadaptées à notre époque hautement scientifique et technologique. De là découle son rejet instinctif de tout mode de vie incompatible avec sa vision théologique. De là lui vient son refus radical de tout autre modèle de pensée, de vie, d’existence. De là provient sa propension à éliminer toute innovation, à rejeter toute évolution. Et corrélativement son inclination à plier tout Algérien à son mode de pensée et d’existence archaïque, même au prix du terrorisme religieux.

Comme dans le cas de l’enfant, son univers imaginaire prime sur la réalité. Sa pensée religieuse lui dicte d’imposer son mode d’existence, considéré comme unique manière de vivre.

Hors de l’islam, point de salut.

Par Mesloub Khider in New Press/Algérie Patriotique

Maroc : les islamistes grands gagnants des élections

Au Maroc, le parti islamiste du Premier ministre est le principal bénéficiaire des élections locales qui se sont déroulées vendredi, selon les résultats définitifs donnés ce samedi. Ces élections régionales et communales avaient valeur de test pour le PJD, le Parti de la justice et du développement, qui avait été porté à la tête du gouvernement lors de sa victoire historique de 2011.

Arrivé troisième dans la bataille des municipales, le PJD l’a emporté sur le volet régional en rafflant 25,6 % des sièges des conseils régionaux. La formation islamiste est la seule à avoir multiplié par trois son score des dernières élections locales de 2009. Elle fait ainsi figure de grand gagnant du scrutin. Le PJD s’est imposé avec une large avance dans les grandes régions du Royaume : Rabat, Casablanca, Marrakech, Tanger et Fez.

Au niveau national, le message politique est clair : le Parti de la justice et du développement a su maintenir sa popularité malgré quatre ans d’exercice du pouvoir. Il se situe en position de force pour les prochaines élections législatives prévues l’année prochaine. Le parti islamiste devra composer toutefois avec son adversaire le plus coriace, le Parti authenticité et modernité (PAM), cette formation libérale fondée par l’un des conseillers du roi Mohammed VI.

Certains observateurs s’interrogent toutefois de la portée générale de ces élections et pointent un taux d’abstention resté important, avec une participation à un peu plus de 53 %.

 

Un rapport explosif sur l’islam radical dans les prisons françaises

INFO LE FIGARO – Un rapport du député UMP Guillaume Larrivé pointe des centaines d’individus dangereux dans les établissements pénitentiaires, sur un total estimé, selon lui, à «40.000 détenus de culture ou de religion musulmane».

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«Alors qu’environ 60 % de la population carcérale en France, c’est-à-dire 40.000 détenus, peuvent être considérés comme de culture ou de religion musulmane, la radicalisation islamiste est aujourd’hui susceptible de concerner plusieurs centaines de détenus.» C’est le constat établi par le député UMP de l’Yonne, Guillaume Larrivé, dans un rapport «pour un plan d’action anti-radicalisation islamiste en prison» dont Le Figaro publie les meilleurs extraits.

L’élu, qui a travaillé sur le budget de l’administration pénitentiaire pour 2015, préconise une thérapie choc: «création d’Unités spécialisées anti-radicalisation (USAR) pour les détenus de retour du djihad», «sonorisation des prisons», «rétablissement des fouilles» et «blocage des portables non autorisés».

Guillaume Larrivé rappelle que, dans les prisons aujourd’hui, les «signes extérieurs de radicalisation ont presque totalement disparu, laissant la place à une radicalisation et à un prosélytisme beaucoup plus discrets et, partant, plus difficiles à repérer.» Il ajoute: «Cette stratégie de dissimulation ou de camouflage est théorisée par certains radicaux sous le nom de Taqyia.»

Les dangers de la loi Taubira

L’élu met en cause la politique de la ministre de la justice, Christiane Taubira: «l’essentiel des marges de manœuvre créées par la loi de finances pour 2015 au sein du budget de l’administration pénitentiaire se trouvent, en réalité, absorbées par la mise en œuvre de la «loi Taubira», c’est-à-dire par la volonté de privilégier une approche de «traitement social» des délinquants, en dehors de l’enceinte pénitentiaire», déplore-t-il.

Et Guillaume Larrivé de mettre en garde: «Votre rapporteur pour avis ne peut que regretter vivement que le gouvernement ait fait le choix de privilégier le maintien en liberté, dans le cadre de la contrainte pénale, de délinquants dont la place est en prison et de procéder à des augmentations des effectifs de conseillers d’insertion et de probation qui ne permettront pas d’assurer un contrôle sérieux des condamnés.»

Selon lui, cette politique se fait «au détriment de la poursuite d’un programme immobilier adapté aux besoins de notre pays et de la sécurisation de nos établissements pénitentiaires.» Les crédits seraient mieux employés, conclut-il, «s’ils étaient affectés à la mise en place d’un véritable plan de lutte contre la radicalisation islamiste dans les prisons qui reste à bâtir.»


Tunis: police et islamistes s’affrontent, 3 morts

Au moins un policier tunisien et deux activistes islamistes présumés sont morts lors d’une opération de police dans la banlieue de Tunis, à Raoued, a annoncé aujourd’hui le ministère tunisien de l’Intérieur.

Les forces de sécurité tunisiennes sont engagées depuis 2013 dans une campagne contre le groupe islamiste Ansar al Charia, qualifié d’organisation terroriste par les Etats-Unis.


L’Allemagne craint un attentat islamiste ce soir

  • Les autorités allemandes craignent le risque d’attentat lors des retransmissions publiques de la finale de la Ligue des champions de football qui oppose deux clubs allemands samedi soir, affirme l’édition en ligne du magazine Spiegel.

 

Mais le ministre de l’Intérieur, Hans-Peter Friedrich, a assuré qu’il n’y avait pas d’indices concrets concernant un éventuel projet d’attentat. “Il n’y a pas actuellement de projets d’attaques ou de cibles d’attaques en Allemagne“, a-t-il assuré, cité par un porte-parole. “Pour autant qu’il existe des indices concernant des personnes qui peuvent être considérées comme dangereuses, ces indices seront toujours pris très au sérieux”, a-t-il ajouté.  “L’Allemagne est depuis longtemps dans le collimateur du terrorisme international”, a-t-il encore souligné.

 

L’hebdomadaire, qui ne cite pas ses sources, souligne de son côté que la police criminelle allemande (BKA) dispose d'”un indice à prendre au sérieux” sur un possible projet d’attentat en Allemagne.  Vendredi, au cours d’une réunion confidentielle, le président du BKA, Jörg Ziercke, a informé les ministres régionaux de l’Intérieur sur un possible attentat terroriste en Allemagne, ajoute der Spiegel. Plusieurs suspects islamistes prépareraient un attentat à la bombe. Seraient visées les diverses retransmissions publiques sur écran géant prévues dans toute l’Allemagne à l’occasion de la finale de la compétition européenne, selon la même source.

 

Les mesures de sécurité doivent par conséquent être renforcées notamment à Berlin où la finale opposant le Bayern Munich à Dortmund, au stade de Wembley à Londres, sera retransmise au pied de la Porte de Brandebourg. Dans un pays où le football est le sport roi, les organisateurs de la retransmission berlinoise attendent jusqu’à 200.000 personnes. L’Allemagne est régulièrement citée comme cible possible d’attentats commis par des extrémistes islamistes notamment en raison de son engagement armé en Afghanistan.


Un islamiste algérien assigné à résidence en fuite

  • Un combattant islamiste de nationalité algérienne, Saïd Arif, assigné à résidence depuis octobre 2012 à Brioude (Haute-Loire), a pris la fuite vraisemblablement hier soir à bord d’une voiture volée, indique le procureur du Puy-en-Velay Jacques Louvier.

C’est le fils du gérant de l’hôtel de Brioude où réside, aux frais du contribuable, l’homme condamné en 2007 pour terrorisme, qui a donné l’alerte ce dimanche, ne le voyant pas apparaître au petit déjeuner, a précisé le procureur, confirmant une information du Journal du Centre.

Saïd Arif n’a également pas pointé à la gendarmerie à 9h ce dimanche comme il y est astreint chaque jour.

La voiture de la belle-fille du gérant de l’hôtel a par ailleurs été volée et un plan Milan a été déclenché pour le retrouver. Le procureur a saisi le SRPJ de Clermont-Ferrand: “Le fait de violer un arrêté de cette nature (d’assignation à résidence, ndlr) est une infraction pénale passible de 3 ans emprisonnement”, a rappelé M. Louvier à l’AFP, d’autant que Saïd Arif a déjà été condamné pour la violation d’un arrêté similaire et condamné en 2012 par le tribunal correctionnel de Rodez à 6 mois de prison. “Il est donc en état de récidive”, a ajouté le procureur. Ce dernier estime qu’il a sûrement pris la fuite hier soir puisque son lit à l’hôtel n’était pas défait, notamment.

«Avec une voiture piégée, vous tuez 150 à 200 personnes.»

Avant son procès de 2007, Saïd Arif avait été mis en examen et écroué en 2004 pour “appartenance à une association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste” par le juge anti-terroriste Jean-Louis Bruguière, dans le dossier des filières de recrutement de combattants en Tchétchénie.

Par ailleurs, le parquet a ouvert à l’encontre de ce militant islamiste une enquête en avril pour apologie de crime terroriste. Confiée au SRPJ de Clermont-Ferrand, l’enquête fait suite à des déclarations à un hebdomadaire catholique de la Haute-Loire, “Renouveau”, le 21 mars dernier.

Il y déclarait que “les attentats suicide ayant une dimension économique sont le meilleur moyen de lutte pour les islamistes”, avant d’ajouter: “Avec une voiture piégée, vous tuez 150 à 200 personnes.”

Né le 5 décembre 1965 à Oran, Saïd Arif, lieutenant déserteur de l’armée algérienne, s’est notamment rendu en Afghanistan où il a été formé dans les camps d’entraînement d’al-Qaïda.

Tunisie : Manifestation pro-islamiste et contre l’ancienne puissance coloniale

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dans le centre de la capitale tunisienne lors d’un rassemblement à l’appel du parti islamiste au pouvoir Ennahda.

coeur-.gif«France dégage» et «Le peuple veut protéger la légitimité» du pouvoir en place, ont crié les centaines de militants venus défiler samedi après-midi dans le centre de Tunis, à l’appel du parti islamiste au pouvoir Ennahda. Ils ont défilé sur l’avenue Habib Bourguiba, axe principal du centre de la capitale où se trouve aussi l’ambassade de France.

Des militants salafistes se trouvaient dans la foule, brandissant leurs bannières noires à lettres blanches et des slogans appelant à l’unité des différents courants islamistes. La manifestation à l’appel des jeunesses d’Ennahda a débuté en début d’après-midi avec pour mots d’ordre «la défense de la légitimité de l’Assemblée nationale constituante» (ANC) et la lutte «contre la violence» politique et «l’ingérence française». La référence à l’ANC vise le premier ministre Hamadi Jebali, pourtant numéro 2 d’Ennahda, qui a répété vendredi se tenir à sa «décision de former un gouvernement de technocrates», si besoin sans «l’aval de l’Assemblée nationale constituante».

«La Tunisie ne sera plus jamais une terre de colonisation»

Les manifestants brandissaient aussi de nombreuses pancartes en français: «France ça suffit! La Tunisie ne sera plus jamais une terre de colonisation». En effet, le rassemblement visait aussi à condamner «l’ingérence française», à la suite de propos du ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, qui a dénoncé cette semaine un «fascisme islamiste qui monte un peu partout» après l’assassinat mercredi de l’opposant Chokri Belaïd dont les proches accusent Ennahda.

«Nous devons soutenir les démocrates pour que les valeurs de la révolution du jasmin ne soient pas trahies», avait estimé le ministre sur Europe 1.

Le ministre tunisien des Affaires étrangères et le chef du gouvernement tunisien avaient signifié vendredi leur mécontentement après ces déclarations.

La France s’est abstenue de commenter pour l’heure la tenue de cette manifestation mais à l’habitude depuis l’indépendance de donner des leçons de bonne gouvernance…

Algérie : les ravisseurs ont bénéficié d’une “aide logistique” en Libye

Le commando islamiste qui a mené la prise d’otages meurtrière sur un site gazier du sud-est de l’Algérie avait des contacts avec des islamistes libyens qui lui ont fourni une “aide logistique”, selon une source islamiste libyenne.

 

“Une aide logistique a été fournie depuis la Libye”, a indiqué cette source très proche des groupes extrémistes en Libye sous couvert de l’anonymat.  Signalons que le commando islamiste était équipé notamment de mortiers de 60 probablement livrés par Paris aux jihadiste libyens en révolte contre Kadhafi…

 

Elle n’a pas précisé la nature de cette “aide” mais a reconnu que des islamistes libyens ont été chargés d’établir le contact entre les ravisseurs et les médias.

 

Ainsi, des médias internationaux, dont l’AFP, ont pu se procurer des numéros de téléphone de ravisseurs fournis par les milieux islamistes libyens dont le fief se trouve dans l’est libyen.

 

“Il n’y avait pas de Libyens dans le groupe qui a mené l’attaque”, a ajouté la même source qui reconnaît toutefois qu'”il y avait des contacts” entre les assaillants et des Libyens d’obédience islamiste jihadiste.

 

Elle a précisé que les islamistes libyens n’avaient aucun lien organisationnel avec le groupe qui a commandité l’attaque, celui des “Signataires par le sang” de Mokhtar Belmokhtar, l’un des fondateurs d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qu’il a quitté en octobre pour créer son propre groupe.

 

Après la chute du régime de Mouammar Kadhafi en octobre 2011, les islamistes libyens ont gagné en influence et ont hérité d’un important arsenal militaire du conflit libyen.

 

Le Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal a indiqué lundi que le commando islamiste est venu du nord du Mali, “d’où il est parti il y a près deux mois”, soit bien avant le début de l’intervention militaire française dans ce pays, contre laquelle les assaillants ont dit agir.


Tunisie/message d’urgence de l’ambassade américaine : Fuyez!

L’ambassade américaine a publié très tôt ce matin un nouveau message d’urgence annonçant l’évacuation de tout le personnel non-essentiel de l’ambassade des Etats-Unis à Tunis, après les attaques contre l’ambassade et l’école américaine à Tunis.

Elle recommande, également, à ses ressortissants de quitter la Tunisie en utilisant les transports aériens commerciaux (en précisant que l’aéroport de Tunis est ouvert) et recommande l’extrême prudence aux citoyens américains restant dans le pays, notamment en évitant les rassemblement et de rester à l’écoute des nouvelles locales.

Cette mesure d’urgence des Etats-Unis ne concerne que la Tunisie et le Soudan.

Algérie : Le gouvernement souhaite mieux contrôler les associations religieuses

En Algérie, le ministère des Affaires religieuses veut renforcer le contrôle des associations. Un projet de décret déposé le dimanche 9 septembre vise à compléter la nouvelle loi sur les associations votée en décembre 2011. Dans la ligne de mire des autorités : les partis islamistes.

Les associations religieuses ne pourront entretenir aucun lien avec les partis politiques, ni recevoir de financements de leur part. Voilà la principale mesure annoncée par le décret du ministère algérien des Affaires religieuses.

Le texte prévient également qu’en cas d’atteinte à la souveraineté nationale, d’adoption d’idées extrémistes et intégristes ou d’ingérence dans la mission des fonctionnaires des mosquées, l’association sera dissoute.

Pour se subventionner, les associations religieuses sont désormais autorisées à collecter des dons mais uniquement pour réaliser des actions caritatives et culturelles. Quant à la création d’une association religieuse, elle sera désormais soumise à l’accord du ministère. En Algérie, la règlementation du système associatif est déjà très stricte. C’est le ministère de l’Intérieur qui attribue les agréments.

Avec ce nouveau décret, on voit que les autorités visent les partis islamistes. Ces partis politiques travaillent très souvent avec des associations qui font office de vitrine caritative.