La Tunisie : de forts potentiels pour la production de micro-algues ?

Compte-rendu de la participation de Jean-Louis RASTOIN, expert associé à IPEMED, à la 3e Journée Internationale d’Information sur les Phototrophes Aquatiques et Biotechnologie : Production des microalgues. Etat des lieux et perspectives (Mahdia, Tunisie – 15Mars 2016).

Cette journée était organisée par le professeur Hatem BEN OUADA, de l’INSTM Monastir, en partenariat avec l’Association Tunisienne pour l’Information Scientifique (ATIS), les sociétés EDEN LIFE (Tunisie) et BIOALGUES (Tunisie), le Laboratoire des Bioprocédés Environnementaux (LBE) du Centre de Biotechnologie de Sfax (CBS), l’Université de Monastir, avec la participation de l’Institut National des Sciences et Technologies de la Mer (INSTM). Elle a réuni une cinquantaine de participants du secteur public et privé et des étudiants de 3e cycle de l’université de Monastir.

Lors des conférences et ateliers (voir le programme), les acteurs présents ont montré une très bonne connaissance de la filière des micro-algues du point de vue de la R&D, aussi bien en Tunisie qu’à l’international.

Dans le cadre de l’étude de l’IPEMED sur le potentiel du secteur en Méditerranée, la participation à cette manifestation a permis de relever quelques atouts et freins de la Tunisie pour la production de micro-algues :

  • La Tunisie dispose de conditions naturelles favorables pour la production de micro-algues : énergie solaire, géothermie, lagunes, avec un bon niveau technique des opérateurs ;
  • La Tunisie constitue un réservoir de biodiversité micro algal intéressant par ses espèces soumises à des stress thermiques et de salinité élevés et ayant en conséquence une productivité élevée et sélective en molécules d’intérêt ;
  • Du point de vue économique, il existerait en Tunisie une dizaine d’entreprises de production de spiruline, dont 2 déjà présentes sur le marché local et un peu à l’exportation : Bioalgues, Eden Life, et une en incubation dans le Biotechnopole de Sidi Tabet, Algoil/Vitalight Lab. Bioalgues et Eden Life élaborent des ingrédients à haute valeur ajoutée destinés à la nutrition humaine et à la cosmétique, ce qui limite les débouchés locaux du fait de prix élevés. Les entreprises tunisiennes ambitionnent de développer leurs exportations vers l’Union Européenne, en concurrence des produits de masse chinois, dont la qualité serait médiocre.

De prime abord, et compte-tenu du prisme méditerranéen défendu par IPEMED, ces quelques éléments plaident pour la mise en place d’une stratégie euro-méditerranéenne de « coproduction » pour le développement de la filière. Des partenariats entre acteurs des deux rives de la Méditerranée permettraient en effet afin de soutenir la production de micro-algues et l’exportation de produits à haute valeur ajoutée en Méditerranée. Cela supposerait la création de labels et des coopérations avec des firmes de l’aval de la filière (nutrition, cosmétique).

Source Ipemed


Nouvelle étude coproduction : le potentiel du Maroc

Lancement d’une étude de l’Observatoire de la coproduction en Méditerranée sur  le potentiel du Maroc pour le développement de la coproduction

Le développement économique du Bassin méditerranéen constitue un enjeu économique stratégique pour l’Europe et les Pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée. Cet enjeu appelle une meilleure connaissance des stratégies des entreprises européennes en Méditerranée et réciproquement, des entreprises méditerranéennes en Europe.

Avec le développement de la coproduction, un travail d’analyse, centré sur des études qualitatives ex post sur les investissements réalisés en Méditerranée, apparait comme nécessaire.

Fin 2014, IPEMED a alors lancé l’Observatoire de la coproduction en Méditerranée afin d’analyser et d’accompagner l’évolution de ce nouveau modèle de partenariats productifs Nord/Sud. Après avoir publié un premier rapport macroéconomique sur les nouvelles dynamiques à l’œuvre dans cet espace, un rapport dédié au potentiel de la Tunisie pour le développement de la coproduction et lancé une étude sur l’intérêt des entreprises franciliennes pour les PSEM, l’Observatoire de la coproduction en Méditerranée poursuit sa réflexion en analysant le potentiel du Maroc pour le développement de la coproduction.

Financée par Bpifrance, cette étude analysera le positionnement du Maroc dans l’environnement macro-économique méditerranéen ainsi que les dynamiques d’investissements étrangers à l’œuvre au Maroc, et ce, afin de proposer des recommandations pour accompagner le développement de la coproduction et une meilleur intégration du pays dans l’économie méditerranéenne et mondiale.

Un focus sur le secteur de la transition énergétique, possédant un fort potentiel au Maroc,  sera réalisé, notamment dans l’optique de la MEDCOP 22 et de la COP 22 organisées au Maroc en 2016.

Cette étude sera restituée au cours d’un évènement organisé, en partenariat avec le Cercle des Economistes, au Maroc en mai 2016.

 

Coproduction en Tunisie: contexte, réalisations et perspectives

Avant la sortie de l’étude de l’Observatoire de la coproduction en Méditerranée dédiée au potentiel de la Tunisie pour le développement de la coproduction prévue pour le 23 mars 2016, IPEMED vous présente le résumé analytique de ce rapport.

Situés sur une verticale reliant l’Afrique subsaharienne et l’Europe, les Pays du Sud et de l’Est méditerranéen (PSEM) ont un fort potentiel de développement. Disposant de ressources naturelles et humaines importantes, ils présentent l’avantage d’un accès aux côtes de l’Atlantique et de la Méditerranée et possèdent des liens culturels et linguistiques avec les populations des deux continents.

Dans cette région, la Tunisie cristallise de longue date l’attention des observateurs de part le caractère de « laboratoire » qu’elle a connu dans de nombreux domaines, et notamment celui de l’attraction des investissements. Pour autant, sous l’influence cumulée de la récession mondiale puis des Printemps arabes et avec la crise sécuritaire qui perdure, la Tunisie peine à attirer de nouveaux investisseurs étrangers. Les flux d’IDE entrants stagnent autour de 1,1 milliard de dollars par an après avoir connu un pic à 3,3 milliards de dollars en 2006. Si ce phénomène a touché tous les PSEM, qui ont de façon plus ou moins égale subi ces crises, la tendance tunisienne reste préoccupante notamment par rapport au Maroc qui bénéficie d’une reprise stable depuis 2010.

 

Une économie très dépendante de la conjoncture économique mondiale, en particulier européenne

Les pays européens comme principaux partenaires

La Tunisie accueille aujourd’hui près de 3 220 entreprises à participation étrangère qui représentent plus de 330 000 emplois (soit 8,25% de la population active), dont la moitié dans le secteur industriel.

Les pays de l’UE4 (Allemagne, Espagne, France, Italie) restaient en 2014 parmi les premiers investisseurs étrangers en Tunisie avec 24% des flux recensés, dont 15% pour la France.

Les investissements français et italiens s’avèrent très diversifiés et évoluent d’année en année (secteur financier, énergétique et électrique/électronique pour la France, industrie pharmaceutique, énergie, cuir/chaussures, caoutchouc et textile pour l’Italie). Au contraire, l’Allemagne et l’Espagne affichent des tendances stables et des secteurs très ciblés : les appareils électriques et électroniques pour les entreprises allemandes, et l’agriculture et l’agro-alimentaire pour celles d’origine espagnole.

 

Des IDE principalement orientés vers les activités offshore

Près de 77% des entreprises de l’UE4 (hors Espagne) présentes en Tunisie sont totalement exportatrices. En termes d’emplois, l’écart est encore plus marqué : les activités offshore allemandes représentent 95% des emplois, pour 81% chez les Français et 85% chez les Italiens. L’Espagne fait figure d’exception, ses activités offshore représentant 56% des entreprises et des emplois. Cela s’explique par la présence de l’Espagne presque exclusivement dans les secteurs encore peu libéralisés, i.e. pour lesquels un partenaire tunisien est souvent imposé pour tout investissement.

De manière générale, les IDE non offshore se concentrent sur des secteurs intensifs en capital et non libéralisés ; comme c’est le cas pour la production de matériaux de construction et, en particulier pour la France, les télécommunications.

 

Les investisseurs toujours dans l’attente

Il ressort assez nettement que les investisseurs déjà présents en Tunisie sont depuis 2011 dans l’attente d’une concrétisation de l’ensemble des projets de réformes en cours. Ainsi, (i) les investissements d’extension existent mais restent timides étant donné le potentiel du pays, et (ii) les investissements de création peinent à redémarrer.

 

Un réel potentiel pour une montée en gamme

Grâce à son passé d’ouverture et de promotion des exportations par la sous-traitance et la cotraitance, la Tunisie jouit encore d’une forte base industrielle propice au développement d’une coproduction de qualité. Cette montée en gamme est également rendue possible par l’existence d’entreprises de pointe dans chaque secteur clé. Une analyse des forces et opportunités sectorielles de la Tunisie en matière de coproduction, révèle des secteurs porteurs historiques (TIC, Industrie mécanique et Textile) et ceux d’avenir (Energies renouvelables, Santé et Pharmaceutique et Agro-industrie).

Pour la Tunisie, l’enjeu est désormais de dépasser le modèle classique d’entreprises exportatrices en adoptant une plus forte intégration des chaînes de valeur (en localisant plus de stades de production en Tunisie et en intégrant de nouveaux marchés par la diversification des exportations). Cela passera tant par la consolidation et une meilleure coordination des investissements des partenaires historiques de la Tunisie que sont la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne que par une plus grande ouverture de l’économie tunisienne vers l’Afrique. En s’imposant comme l’une des portes d’entrée de ce continent en plein essor économique, notamment pour ses partenaires européens, la Tunisie pourrait ainsi pallier l’étroitesse de son marché intérieur.

Des réformes indispensables pour favoriser le développement d’une économie inclusive et durable

Afin de rendre la Tunisie de nouveau attractive pour les investisseurs et de permettre cette « montée en gamme » de l’économie tunisienne, des réformes administratives, financières et structurelles apparaissent comme nécessaires.

 

Réformer le Code de l’investissement pour rendre la Tunisie plus attractive pour les investisseurs étrangers

La Tunisie dispose historiquement d’une législation relativement souple concernant les investissements étrangers dont le cadre actuel est fixé par le Code d’Incitation aux Investissements adopté en 1993. Pour répondre aux défis que rencontre le pays, le Ministre du Développement, de l’investissement et de la Coopération internationale, Yassine BRAHIM, a engagé un processus de réforme du Code de l’investissement qui sera l’une des bases de la nouvelle Vision stratégique 2016-2020 pour la Tunisie.

Un des principaux aspects du futur Code consistera à élargir la liberté d’investissement à une majorité de secteurs en éliminant l’autorisation du Conseil Supérieur de l’Investissement (ainsi que les autres autorisations du code pour les intégrer dans des lois sectorielles et cahiers des charges).

En outre, le nouveau Code prévoit l’adoption d’un taux unique d’impôt sur les sociétés à 15%, se traduisant par une augmentation du taux d’imposition des entreprises offshore et une diminution du taux d’imposition des entreprises onshore.

Cette réforme permettrait à la Tunisie de jouir d’une position compétitive dans la sous-région avec un taux d’imposition sur les bénéfices des sociétés parmi les plus bas.

 

Faciliter la convertibilité et le transfert de devises pour favoriser les investissements croisés

Concernant le transfert de devises à l’international, le nouveau code prévoit un délai de réponse de 15 jours maximum de la Banque Centrale. Au-delà de ce délai, la décision pourra être considérée comme favorable. Cette clause a pour objectif de soulever une des barrières les plus citées par les investisseurs : aujourd’hui, seuls les transferts au titre des opérations courantes, de la plus-value de cession ou de la liquidité des capitaux sont libres. Les autres opérations de transfert sont soumises à autorisation de la Banque Centrale.

 

Réformer le Code des douanes pour fluidifier les échanges commerciaux

Le projet de nouveau Code des Douanes pose deux objectifs majeurs : (i) l’accélération et la simplification des formalités, et (ii) la réduction des délais de chargement et d’enlèvement des marchandises.

 

Finaliser la loi sur les Partenariats Publics-Privés (PPP) afin de développer les infrastructures nécessaires au décollage économique

Le Ministre Brahim envisage aussi le développement des PPP, une mesure phare du gouvernement dans la mesure où au moins 4 des 22 projets prioritaires identifiés sont des projets en PPP. La réforme permettrait d’introduire toute forme de PPP (marché public, délégation de service public, contrat de partenariat) mais reste l’objet de débats importants justifiés par la crainte d’une perte de souveraineté de l’Etat dans l’exercice des services publics. Aujourd’hui les PPP sont autorisés dans le secteur du numérique uniquement (législation de 2008).

 

Accélérer la décentralisation et la déconcentration pour favoriser la cohésion territoriale

L’objectif recherché est en effet la création de territoires plus homogènes et s’appuyant sur de véritables bassins économiques et d’emplois. Les nouvelles régions devraient ainsi être en phase avec les réalités du terrain, tant dans l’analyse des besoins, notamment d’infrastructures économiques et sociales, que dans la capacité à fédérer les investisseurs publics et privés (tunisiens et internationaux), par l’intermédiaire de PPP par exemple.

A terme, ces changements permettront aussi bien d’améliorer la qualité des services publics régionaux que de renforcer leur présence dans les provinces les plus enclavées. C’est ainsi l’efficacité économique de tous les territoires qui s’en trouvera améliorée, de même que les facteurs de croissance à long terme par la réduction des écarts de développement.

 

Restructurer le secteur bancaire pour rendre plus efficace le financement de l’économie locale

Le secteur bancaire, marqué par la présence de nombreuses banques publiques, devrait se restructurer afin de mieux servir les besoins en financement des acteurs économiques locaux. Notons dans l’intervalle l’opportunité pour la Caisse des Dépôts et Consignation d’investir de manière complémentaire sur des projets productifs et porteurs d’emplois.

 

Favoriser les investissements productifs de la diaspora tunisienne

Plus de deux fois supérieurs aux IDE enregistrés, les transferts de fonds des émigrés tunisiens, très souvent contra-cycliques, sont trop peu souvent orientés vers des investissements productifs en Tunisie. A l’instar du Maroc, il convient de mettre en place des mécanismes pour développer et orienter ces investissements, représentant tant un facteur de stabilisation en période de crise par des investissements directs qu’un formidable outil de financement indirect de l’économie.

 

Réformer la formation professionnelle pour mieux répondre aux besoins du marché du travail

Le niveau élevé de chômage est en grande partie dû à l’inadéquation des formations avec les besoins du marché du travail : un grand nombre de jeunes diplômés sont surqualifiés alors que la Tunisie n’a pas encore réalisé la montée en gamme espérée.

Ainsi, dans un objectif de rééquilibre de la pyramide des qualifications, le gouvernement a lancé un plan de réforme du dispositif national de la formation professionnelle qui doit être accéléré.

Source IPEMED


La France et l’Algérie doivent exploiter les proximités : comment travailler ensemble

«Le maître-mot pour travailler en Algérie : faire des partenariats », c’est la recommandation permanente de Jean-Louis Guigou. Le délégué général d’Ipemed, l’Institut de Prospective économique du monde méditerranéen, n’hésite pas à utiliser des images-chocs pour exprimer ses convictions : « le couple France/Algérie est à la méditerranée ce que le couple France/Allemagne est à l’Europe ». Il faut viser cette relation intime, amicale, sans complaisance. Nombreux sont les Algériens qui ont de l’argent et viennent investir en France. « L’Algérie gère des richesses énormes, « grâce à l’énergie, elle peut devenir la pile électrique de l’Europe. Ce qu’il faut viser désormais, c’est de travailler dans le sens Sud/Nord, autrement dit changer notre appréciation de la verticale, martèle Jean-Louis Levet. L’avenir est dans la relation Europe-Méditerranée-Afrique

De la même façon, Jean-Louis Levet, haut responsable à la coopération industrielle plaide pour l’accès à une nouvelle attitude de coopération avec les entreprises algériennes

Son souci maintenant est de constituer un binôme structurant avec le pays et d’accéder à un mode de coopération qui fera sortir l’Algérie de la période de désindustrialisation qu’elle vit depuis une vingtaine d’années. Troisième client de l’Algérie, la France se place dans les cinq principaux fournisseurs de l’Algérie. Les entreprises algériennes veulent diversifier leur production industrielle, mais elles ont besoin d’appui technique, de transfert de technologie, pour viser l’excellence

La formation à la meilleure pratique des techniques du commerce extérieur qui est une priorité est entamée. Cevital, le premier groupe algérien en est l’exemple. D’après Maghreb Emergent, Issad Rebrab, le Pdg du groupe affirme que « les entreprises algériennes ont les aptitudes nécessaires pour fabriquer des produits « exportables », conformes aux normes internationales en termes de quantité et de qualité, pour peu que les opérateurs économiques soient encouragés ». Il annonce en effet qu’il compte exporter 10 millions d’articles ménagers dans les deux prochaines années. Le groupe a déjà lancé des projets d’investissements en Afrique, Europe et Amérique latine.

Source   magazine-classe-export.com


Création d’un Observatoire de la coproduction en Méditerranée annoncée au Forum EMCC 2014

  • Les crises que connaissent les pays du Nord, du Sud et de l’Est de la Méditerranée ouvrent une fenêtre d’opportunités pour permettre la mutation du système économique des pays des deux rives de la Méditerranée.
  • « Un autre modèle que celui du libre échange est possible : celui de la coproduction, facteur de développement économique, créateur d’emplois ainsi que de croissance durable, équitable et plus inclusive », déclare Miguel Angel Morantinos, président du Comité d’Orientation Politique d’IPEMED, au cours de son intervention lors du forum EMCC, organisé par l’Institut de Prospective Economique du Monde Méditerranée (IPEMED), le 4 décembre 2014, à Sousse, en Tunisie.
  • Tel est en effet le principal enseignement qui ressort de cette journée de débats, entièrement consacrée à la coproduction en Méditerranée et qui a rassemblé près de 200 personnalités originaires des pays de toute la région.
  • Comme ont pu en témoigner les intervenants, la coproduction en Méditerranée est un modèle industriel fondé sur les complémentarités des pays de la région et basé sur le redéploiement des chaînes de valeur et de production. Elle permet aux entreprises qui la pratiquent d’accroître leur compétitivité à court et long termes. Si elle était amplifiée, elle pourrait permettre aux pays de la région de créer des emplois pour résorber un chômage massif et assurer une croissance à long terme. Elle offre enfin aux entreprises la perspective de consolider leurs positions dans leurs marchés, en Europe et dans le bassin méditerranéen et de se déployer vers l’Afrique subsaharienne dont le potentiel économique est reconnu.
  • Pour asseoir ce mouvement, aujourd’hui fruit d’initiatives privées, mais qui devrait être soutenu par les autorités publiques des deux rives de la Méditerranée, la création d’un observatoire de la coproduction en Méditerranée a été annoncée lors du forum. Destiné à suivre et à accompagner la coproduction en Méditerranée et formuler des recommandations concrètes à destination des pouvoirs publics, cet observatoire, initié en partenariat avec Bpifrance, la banque publique d’investissement, aura vocation à agréger d’autres acteurs, publics et privés du Nord et du Sud.
  • « Les entreprises sont la clé du renouveau, pourvu qu’elles coopèrent. Elles ont besoin aujourd’hui d’une impulsion politique afin que ce mouvement s’amplifie et s’accélère», a conclu Neemat Frem, P-dg d’INDEVCO et vice-président du mouvement EMCC, en clôture des débats.
  • A propos d’EMCC
  • Engagés en faveur d’une meilleure intégration méditerranéenne, les dirigeants des entreprises fondatrices d’IPEMED, ont initié en 2009 un vaste mouvement d’entrepreneurs, EMCC (Euro-Mediterranean Competitiveness Confederation) pour parler d’une même voix et militer pour le rapprochement par l’économie des pays deux rives de la Méditerranée. Créé sous l’impulsion de Gérard Mestrallet, PDG de GDF SUEZ, EMCC est aujourd’hui présidé par Xavier Beulin, PDG de Sofiprotéol, en sa qualité de président du Conseil de surveillance d’IPEMED.
  • www.emcc-forum.org
  • A propos d’IPEMED
  • L’Institut de Prospective Économique du monde Méditerranéen (IPEMED) est une association reconnue d’intérêt général, dont la mission est de rapprocher, par l’économie, les pays des deux rives de la Méditerranée. Financé par de grandes entreprises publiques et privées méditerranéennes qui partagent ses valeurs, ainsi que par des collectivités territoriales, il œuvre à la prise de conscience d’un avenir commun et d’une convergence d’intérêts entre les pays du Nord, du Sud et de l’Est de la Méditerranée. Il a pour valeurs l’indépendance politique et la parité Nord-Sud dans sa gouvernance comme dans l’organisation de ses travaux. Il donne la priorité à l’économie, privilégie une approche opérationnelle des projets et travaille dans la durée. IPEMED est présidé par Radhi Meddeb et dirigé par Jean-Louis Guigou, qui en est le fondateur.
  • www.ipemed.coop
  • A propos de BPIfrance
  • Bpifrance, filiale de la Caisse des Dépôts et de l’État français, partenaire de confiance des entrepreneurs, accompagne les entreprises françaises (PME, ETI et entités de taille plus importante à dimension stratégique pour l’économie française), de l’amorçage jusqu’à la cotation en bourse, en crédit, en garantie et en fonds propres. Bpifrance assure, en outre, des services d’accompagnement et de soutien renforcé à l’innovation, à la croissance externe et à l’export, en partenariat avec UBIFRANCE et Coface.
  • Fort de 42 implantations régionales, il représente l’interlocuteur unique des entrepreneurs dans chaque région pour tous les besoins en financement et en investissement.
  • Plus d’informations sur : www.bpifrance.fr – Suivez-nous sur Twitter : @bpifrance

Communiqué


FORUM EMCC 2014 – SOUSSE – TUNISIE – COLOCALISATIONS EN MEDITERRANEE – 4 DECEMBRE 2014

Colocalisations en Méditerranée

Co-produire pour créer de l’emploi

 

Pour sa 6ème édition, le Forum EMCC 2014 réunira le 4 décembre à Sousse en Tunisie, des dirigeants d’entreprises, des personnalités politiques, des représentants d’institutions financières et des chercheurs d’Europe et du bassin méditerranéen, pour témoigner d’un modèle émergent, ayant prouvé son efficience en période de crise et de chômage : la colocalisation.

 

Entre crises au Nord et transitions politique et économique au Sud, l’urgence est à la création d’emploi. Un nouveau partenariat productif entre pays méditerranéens doit être mis en place, un new deal basé sur la co-production, facteur d’intégration économique et créateur d’emploi.

 

Comment encourager les co-productions ? Quels sont les nouveaux espaces pertinents pour développer les co-productions ? Quelle place pour les clusters et les Régions ? Quels dispositifs mettre en place pour renforcer l’engagement de la diaspora dans ces processus? Quelles sont les filières porteuses et créatrices d’emploi ?

 

Des personnalités de premier plan, du monde politique et économique, interviendront au cours d’ateliers thématiques et de sessions plénières qui mettront en avant des projets et des opérations concrètes Nord/Sud, Sud/Nord, mais aussi Sud/Sud engagées par des acteurs de toute la région.

 

Pour sensibiliser les principaux dirigeants d’entreprise maghrébins à cet enjeu, le forum EMCC 2014 associe à ses travaux l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprise (IACE), think tank tunisien, international indépendant qui organise,  les 5 et 6 décembre, à Sousse les Journées de l’Entreprise.

 

EMCC : La voix des entreprises en Méditerranée

 

Lancé en 2009 par l’Institut de prospective économique du monde méditerranéen (IPEMED), EMCC (Euro-Mediterranean Competitiveness Confederation) est un mouvement de chefs d’entreprise qui parlent d’une seule voix et militent pour le renforcement de l’intégration de la région Méditerranée.

 

Véritable manifeste, ce grand rendez-vous du 4 décembre, organisé pour la première fois en Tunisie, participe à l’émergence d’un territoire euro-méditerranéen, vecteur d’évolution économique, sociale et culturelle. L’enjeu est capital : il faut accélérer la mutation nécessaire du modèle économique européen et son ouverture à l’Est et au Sud, pour relancer la croissance et résorber le chômage.

 

www.emcc-forum.org

Communiqué


Eau et tourisme durable en Méditerranée : freins et leviers pour une croissance verte

Jeudi 6 novembre 2014 – 14h00 – 16h00
Marseille – Villa Méditerranée – espace Loggia. – .

 

La Méditerranée est la principale région touristique du monde avec près de 300 millions de touristes aujourd’hui, 40% de toutes les arrivées touristiques internationales et 30 % des recettes touristiques mondiales. Le tourisme méditerranéen représente également 13 % des exportations des pays méditerranéens, 23 % du secteur des services et il emploie plus de 5 millions de personnes. Pourtant, en dépit de ces chiffres spectaculaires, ce tourisme demeure hétérogène et fragmenté.

 

 

De même perspective du changement climatique fait peser de lourdes menaces sur son développement et sa durabilité. De nombreux défis se posent, qui concernent la plupart des déterminants de l’avenir de la région, notamment en matière de gestion de l’eau et d’assainissement, de climat et d’environnement, de stratégie territoriale et d’aménagement du territoire.

La mise en place d’une politique d’assainissement est essentielle pour conserver la qualité des eaux de baignade. La gestion des ressources en eau doit également prendre en considération les conflits d’usage entre agriculture d’irrigation et tourisme. Des démarches de labellisation ont notamment été entreprises pour aider les acteurs économiques à concilier enjeux environnementaux et développement économique particulièrement dans le secteur du tourisme.

Dans ce contexte, quelle stratégie d’allocation de l’eau développer en Méditerranée ? Quels outils mettre en place pour soutenir les acteurs économiques et les collectivités ? Quelles bonnes pratiques partager entre les pays des deux rives de la Méditerranée ?

Interviendront à cette occasion :

  • Jean-Louis Guigou, Délégué général d’IPEMED
  • Hugues Ravenel, Directeur du Plan Bleu
  • Mounir Madjoub, Secrétaire d’Etat au développement durable, Tunisie
  • Amine Ahlafi, Consultant, Agence 2 D DAMA, Maroc
  • Un représentant de la Région PACA*
  • Un représentant de Belambra, filiale de la CDC, France*
  • Un représentant de World Wide Fund for Nature (WWF)*

Animation : Frédéric Dubessy, rédacteur en chef d’Econostrum

 

Communiqué


Premières rencontres PME/Monde Arabe

Plus de 300 chefs d’entreprises arabes et européens ont participé aux premières rencontres PME/Monde Arabe, organisées par ABL, IPEMED, la CCFA et l’Université Paris -Dauphine, à Paris le 20 mai 2014.

«Il faut encourager les échanges économiques entre le monde arabe et les PME françaises» a conclu Son Altesse Sheikha Bodour Bint Sultan Al Qasimi, en clôture des premières rencontres PME/Monde arabe, organisées à Paris, le 20 mai par Arab Business Leaders (ABL), l’Institut de Prospective économique du monde méditerranéen (IPEMED), la Chambre de Commerce Franco-Arabe (CCFA) et le Master Finance Islamique de Dauphine.

 

300 chefs d’entreprises arabes et européens ont participé à une importante conférence à l’Université Paris-Dauphine, consacrée au thème «Le Monde Arabe : levier de croissance pour les PME» et placée sous le haut patronage et en présence de Son Altesse Sheikha Bodour Bint Sultan Al Qasimi, Présidente de l’Autorité d’Investissement et de Développement de Sharjah (Emirats-Arabes-Unis).

 

Un panel d’experts français, composé de banquiers, d’avocats, de chefs d’entreprise mais également de responsables d’UBIFrance et du MEDEF a apporté sa vision des relations économiques franco-arabes. Soulignant la faiblesse des investissements arabes dans les PME françaises, tous ont souhaité que cette conférence soit le point de départ d’une coopération plus active entre les acteurs économiques arabes et français.

 

Egalement présents, des investisseurs et des autorités d’investissement du monde arabe notamment venus des Emirats-Arabes-Unis, d’Arabie Saoudite et du Koweït, d’Afrique du Nord et du Proche-Orient, ont déclaré être prêts à investir sur des PME françaises à hauts potentiels mais également à aider les entreprises françaises à s’implanter et à réussir sur le Monde Arabe.

Cette conférence a été précédée d’une série de rencontres en « face  à face » entre dirigeants de PME et investisseurs arabes. Les délégations venues du Golfe ont poursuivi leur tournée en France en rencontrant notamment des patrons de PME et d’institutions gouvernementales.

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Arab Business Leaders – www.conference20mai.com

Arab Business Leaders est une organisation franco-émiratie destinée à promouvoir les affaires entre le Monde Arabe et le reste des nations, notamment en facilitant la réciprocité des échanges entre investisseurs arabes et parties prenantes des zones de croissance dans le monde.

En France, l’organisation a pour but d’aider les PME à s’implanter sur le Monde Arabe et par réciprocité accompagner les investisseurs arabes et les assister pour investir sur les PME européennes.

Contact : info@arabbusinessleaders.com –  09 70 46 96 55

Chambre de Commerce Franco-Arabe – www.ccfranco-arabe.org

 

La Chambre de Commerce Franco-Arabe, créée en 1970, sous la forme d’une Association 1901, a pour objet de favoriser et de développer les relations commerciales, industrielles, et financières entre la France et les Pays Arabes.

Son caractère paritaire franco-arabe – M. Hervé de Charette Président, le Dr Saleh Al Tayar, Secrétaire Général-, ses partenariats et ses rapports directs avec le monde des affaires des 22 pays arabes, font de la CCFA un partenaire privilégié au profit des PME dans les relations économiques franco-arabes, et l’aident à assumer pleinement son rôle dans la promotion et l’approfondissement de ces relations.

Contact : ccfa@ccfranco-arabe.org   – 01 45 53 20 12

IPEMED – www.ipemed.coop

 

L’Institut de Prospective Economique du Monde Méditerranéen (IPEMED) est un think tank euroméditerranéen. Constitué en association loi 1901 depuis sa création en 2006 par Jean-Louis Guigou, il préfigure à moyen terme la création d’une fondation. Sa mission, statutaire et reconnue d’intérêt général, consiste à rapprocher, par l’économie, les pays des deux rives de la Méditerranée et ainsi oeuvrer à la prise de conscience d’un avenir commun et d’une convergence d’intérêts entre les pays du Nord et du Sud de la Méditerranée.

Contact : Véronique Stéphan – 01 56 54 38 32 – veronique.stephan@ipemed.coop

 

Université Paris Dauphine – www.dauphine.fr

 

L’Université Paris-Dauphine est un grand établissement d’enseignement supérieur exerçant des activités de formation et de recherche dans le champ des sciences des organisations et de la décision (gestion, économie, mathématiques, informatique, droit, sociologie et science politique). Avec 386 professeurs permanents, 9 500 étudiants dont 5 341 en Master, et une offre de 104 formations de niveau Licence, Master et Doctorat. Ré-accréditée Equis en 2012, l’Université Paris-Dauphine est l’une des universités leaders en Europe dans son domaine et est membre fondateur de PSL (Paris Sciences et Lettres), qui fait partie des initiatives d’excellence retenues par un jury international dans le cadre du Grand Emprunt. L’Université Paris-Dauphine est également membre de la Conférence des Grandes Ecoles.

Communiqué

 

IPEMED – Les banques postales et les services financiers dans les pays du Maghreb

Dans le cadre de sa collection, « Etudes et analyses », IPEMED publie une nouvelle étude « Les banques postales et les services financiers dans les pays du Maghreb », élaborée par Michel Gonnet, expert IPEMED et président d’Eudoxia Conseil.

La crise économique financière a en effet démontré que le maintien d’un acteur financier public était un levier de politique économique pour les Etats, notamment pour la constitution d’une épargne de long terme et pour le financement de l’investissement productif.

Cette étude dresse un état des lieux des banques postales et des services financiers au Maroc, en Tunisie et en Mauritanie. Elle ouvre également des pistes de réflexion pour développer l’offre à mettre en place et initier les réformes stratégiques nécessaires.

Communiqué

Xavier BEULIN, élu président du Conseil de Surveillance d’IPEMED

Le Conseil de Surveillance de l’Institut de Prospective Economique du Monde Méditerranéen, IPEMED, s’est réuni ce jour en marge du grand Forum EMCC consacré à la colocalisation en Méditerranée, pour élire son nouveau Président, ainsi que trois Vice-présidents.

Xavier BEULIN (photo), Président du groupe SOFIPROTEOL, membre fondateur d’IPEMED, a été élu Président du conseil de surveillance, en remplacement de Jean-Louis CHAUSSADE, Délégué général de SUEZ environnement, dont le mandat arrivait à échéance.

Dans le cadre de cette présidence, Xavier BEULIN souhaite poursuivre l’action d’internationalisation d’IPEMED, en mobilisant, dans le cadre du mouvement EMCC (Euro-Mediterranean Competitiviness Confederation) davantage d’entreprises du sud et de l’est de la Méditerranée.

Il projette également de renforcer la structuration de ce mouvement, par la création d’antennes EMCC autonomes, situées dans les différents pays et collectivités de la région et agissant comme autant de plate-formes regroupant les principaux opérateurs économiques et institutionnels actifs en Méditerranée.