Tunisia 2020: Tunis en quête « d’un soutien exceptionnel ! »

Pour tenter de relancer son économie, le pays organisait jusqu’à hier soir 30 novembre la conférence Tunisia 2020. Plus de 2 000 participants d’une cinquantaine de pays se sont rassemblés au Palais des Congrès de Tunis. Depuis mardi, les signatures de conventions bilatérales et les promesses d’investissement se multiplient.

Nouveau code de l’investissement, projet de « loi d’urgence économique », la Tunisie insiste sur ces réformes censées faciliter les démarches administratives. Des annonces qui semblent convaincre Claudio Amorese. Cet Italien est venu en repérage pour son entreprise d’ingénierie. « La Tunisie est censée être un marché très prometteur, explique-t-il. Je suis là pour explorer les opportunités possibles pour mon entreprise. »

Au total, 140 projets d’investissements, pour un montant d’environ 30 milliards d’euros, ont été présentés aux partenaires. Mais certains semblent sceptiques sur l’engagement ferme des investisseurs. « Ce qu’il va y avoir, c’est qu’on va présenter des projets, mais ces projets, je crois, vont donner lieu à des promesses qui vont tarder à venir à se concrétiser », a déclaré Abdeljelil Bédoui, économiste au Forum tunisien des droits économiques et sociaux.

La Tunisie appelle donc ses partenaires à soutenir cette transition économique. Selon les mots du président Béji Caïd Essebsi, « le pays fait face à des circonstances exceptionnelles, et a besoin d’un soutien exceptionnel ! »

Algérie : L’ANDI poursuit son cycle de rencontres de sensibilisation à l’investissement

Après les rencontres des 05 Janvier et 06 Février derniers qui se sont déroulées respectivement à Tébessa et Oran, l’ANDI a organisé au niveau de la Wilaya d’El Oued, sous le haut patronage de monsieur le Wali de la Wilaya, un Workshop sur le même thème de « dé bureaucratisation de l’acte d’investir »,

Cette rencontre, le 12 Février 2014, à la salle de Conférence de la Maison de la Culture du Chef-lieu de la Wilaya, concernait les Wilayas de la région du Sud suivantes: El Oued, Tamanrasset, Biskra, Laghouat, Ghardaïa, Illizi, Ouargla.

Regroupant les Directeurs des Guichets Uniques Décentralisés de l’ANDI, les responsables locaux des administrations et organismes publics de ces Wilayas et leurs représentants au sein de ces Guichets ainsi que des promoteurs bénéficiaires des avantages du dispositif incitatif à l’investissement, visait à sensibiliser l’ensemble des acteurs en charge de l’investissement sur leur rôle dans l’accompagnement des promoteurs et la facilitation de l’acte d’investir.

Plusieurs communications déclinées sur le thème de la rencontre y ont été présentées (missions et actions d’amélioration du service public, mesures de facilitation et d’accomplissement efficient des formalités administratives liées à la réalisation de l’investissement, dynamisation du développement local…)

Organisée sous la forme d’un Workshop, dans une démarche de proximité et de rapprochement des investisseurs, ce regroupement proposait en même temps, d’offrir un cadre de discussions, d’échanges et de concertation entre les représentants des administrations et organismes publics concernés et les investisseurs, autour des préoccupations et difficultés rencontrées par ces derniers, tout en examinant les voies et moyens de règlement de leur contraintes dans la réalisation de leurs projets.

Communiqué

L’Allemagne accorde une aide financière à la Tunisie dans les domaines de l’emploi et du développement économique 


La secrétaire d’Etat au ministère allemand des Affaires étrangères, Emily Haber, a annoncé, le 15 mai, que son pays a accordé une aide financière à la Tunisie pour 2012-2013 au titre de soutien aux domaines de la bonne gouvernance, de l’emploi, du développement économique et de l’investissement, sans pour autant préciser le montant de cette aide.
Mme Emily Haber a également souligné la nécessité de mettre en place des mécanismes propres à concrétiser des programmes de coopération dans ces domaines. Elle a relevé que les conventions internationales signées par la Tunisie ou celles qu’elle signera à l’avenir en matière de transparence et de gouvernance détermineront la nature de l’économie nationale.
Par ailleurs, elle a réaffirmé le soutien du gouvernement allemand au programme de formation qui a démarré au mois d’avril dernier au sein de l’Académie européenne de Berlin et dont ont bénéficié des cadres tunisiens.

Source  WMC/TAP

IDE: Fidelity va quitter la Tunisie… Quelles sont les raisons de cet abandon?

    • La multinationale américaine Fidelity International, acteur majeur du monde de la gestion et des services financiers, aurait abandonné le projet de créer, au technopôle Ennahli (extension du technopôle El Ghezala), une nouvelle plateforme informatique off shore devant créer 1.400 emplois et mobiliser un investissement de 100 millions de dinars.
    • Rien n’a filtré encore sur les motifs de cette décision. Mais par recoupement, les observateurs avancent deux raisons principales qui auraient forcé la décision de l’investisseur américain: un problème foncier et un autre de rentabilité.
      S’agissant du premier, il concerne, selon la chargée des affaires foncières et des litiges, pour la région de l’Ariana, Mme Monia Bchir (citée par l’agence TAP), l’usurpation, depuis plus d’une année, du lot de terrain sur lequel devrait être bâti la nouvelle unité, par un citoyen et sa famille, qui prétendent être les propriétaires de ce terrain relevant en principe du domaine de l’Etat. Le lot de terrain, objet de litige, s’étend sur près de 13 hectares. Le gouvernorat de l’Ariana, secoué par cet abandon et son corollaire la perte sèche de précieux emplois en cette période difficile, a décidé d’entreprendre une action en référé contre les squatters.

      Concernant le second motif, Fidelity n’est plus, apparemment, convaincue de la compétitivité du site Tunisie avec les modestes résultats réalisés par sa filiale déjà implantée en Tunisie, HR Access et avec l’accroissement du coût de l’investissement, le terrain n’est plus cédé au technopôle El Ghezala-Ennahli au dinar symbolique.
      Cette non satisfaction du groupe s’est manifestée, de manière criarde, cinq jours avant la révolution du 14 janvier, lorsque le groupe avait fermé, provisoirement, ses bureaux en Tunisie et aidé des dizaines de ses collaborateurs étrangers à quitter la Tunisie.
      Pourtant, rien ne prévoyait un tel scénario d’autant plus qu’au mois de janvier dernier, un des hauts responsables du groupe, en l’occurrence, Delfet Sparg (Allemagne), avait rencontré le Premier ministre Hamadi Jebali. Le communiqué insipide rendu public à l’issue de l’entretien n’avait donné aucune indication précise sur les intentions de la multinationale américaine.
      Interpellé sur ces informations-rumeurs qui prêtent au groupe Fidelity Investments l’intention d’abandonner son projet de plateforme informatique, Riadh Bettaieb, ministre de l’Investissement et de la Coopération internationale a été plus clair. Selon lui, ce projet a connu du retard en raison de la lenteur qui a marqué les procédures d’octroi des autorisations et que son département a eu trois entretiens avec M. Delfet Sparg, responsable du groupe pour la zone Europe.
      Ce dernier a informé les Tunisiens que la société Fidelity est toujours intéressée par le projet et qu’elle est déterminée à achever les plans de l’unité (actuellement à 90%), mais pour 2012, le groupe a préféré se concentrer sur le redressement de ses filiales en Europe en difficulté et reporter à plus tard la plateforme de Tunis.
      Toujours d’après Riadh Bettaieb, les Tunisiens ont demandé au groupe de notifier par écrit sa décision d’abandon-suspension, voire son désengagement du projet pour permettre à d’autres investisseurs en attente pour le reprendre et promis à Fidelity de mettre à sa disposition un nouveau terrain industriel si jamais la société changeait d’avis et décidait de retourner s’implanter en Tunisie.
      Abstraction faite de ces éclairages, il faut dire que la bureaucratie et le peu de conscience professionnelle de l’administration des enjeux et des exigences de l’Investissement direct étranger (IDE), sont les premiers responsables des décisions d’abandon de projets à effet d’annonce comme celui de la plateforme informatique d’un géant comme Fidelity, une entreprise indépendante avec plus de 161 milliards d’euros d’actifs sous gestion.


50 millions d’euros pour soutenir les entreprises françaises investissant en Tunisie

    • – –  Source wmc   Par Maryam OMAR
    • Férid Tounsi, p-dg de l’APII (Agence de promotion de l’industrie et de l’Innovation), Neila Gongi, p-dg du Technopôle Monastir, Jacques Torregrossa, patron de la Mission économique Ubifrance de Tunis, Marc Hoffmeister du groupe Classe Export… et 16 patrons français, en plus de quelques chefs d’entreprise et administratifs tunisiens se sont réunis le 16 janvier à l’API. Au menu, les opportunités d’affaires qu’offre la Tunisie post-révolutionnaire.
      Et c’est là que nous avons appris que Jean-Mathieu Sahy, président de Capital Export, comptait animer tout cela, si l’on ose dire: “Cela peut démarrer très vite, on a rendez-vous le 17 janvier avec des Business Angels tunisiens“, des paroles qui ont pris tout le monde de court au vu du chiffre qu’évoque Jean-Mathieu Sahy.
      En vérité, il s’agit d’un Fonds d’investissement agréé AMF destiné aux entreprises qui veulent se développer à l’international. Doté de 50 millions d’euros, il investit dans des entreprises en forte croissance qui ont des projets majeurs de développement à l’international dans lesquels il peut amener capitaux, mais aussi réseau relationnel et réseaux pouvant accélérer le développement.
      M. Sahy cherche aujourd’hui à créer un fonds d’investissement franco-tunisien qui pourrait servir de ferment à des entreprises tunisiennes ambitieuses qui voudraient investir en France ou en Europe. Il cherche à rencontrer et à nouer des relations avec des gestionnaires de fortunes, Business Angels, entrepreneurs patriotes…
      Et voici comment il commente cette approche: “Il nous faut un ancrage local, sinon nous n’aurons pas de rythme de lancement fort. Nous visons à lancer une quinzaine de pépites d’ici dix-huit à vingt-quatre mois“.
      Et Férid Tounsi réagit au quart de tour: “Nous sommes très intéressés par votre accompagnement… vous pourriez commencer par lier contact avec le Famex (Fonds d’accès aux marchés extérieurs) qui pourrait être votre interlocuteur dans ce projet“.

Tunisie: les IDE chutent de 27%

C’est du moins ce qui ressort de récentes statistiques fournies par l’Agence de promotion des investissements extérieurs (FIPA). Les investissements directs étrangers (IDE) ont baissé de 27% au terme des neuf premiers mois de l’année 2011, passant à 1238 MDT contre 1698 MDT au cours de la même période de l’année 2010. Ces investissements ont permis de créer 8.484 emplois contre 9.165 en 2010.
La répartition sectorielle révèle une concentration sur l’énergie (760 MDT), suivie de loin par les industries manufacturières (271 MDT). Conséquence : les Industries mécaniques et électriques (IME) et le textile sont les deux premiers secteurs en matière d’attraction des Ide, de création d’emploi et d’exportation. Les IME, qui se sont enrichies par la création de 90 nouveaux projets pour un montant d’IDE de 129,7 MDT, ont créé à elles seules 3.208 emplois. Avec 66 nouveaux projets, le textile/habillement a créé 2.900 emplois.
Autres performances, les IDE dans les secteurs de la plasturgie,  cuir et chaussures ont progressé, respectivement, de 42,2% et de 271%.

Tunisie/Industrie: les intentions d’investissement dans le rouge!

    • Inquiétude. Les intentions d’investissement dans le secteur industriel ont enregistré un décroissement de 0,7%, à fin octobre 2011, soit un montant de 2,56 MDT contre 2,58 MDT en octobre 2010. Une régression qui a touché essentiellement les industries chimiques (-66,8%), les industries du cuir et des chaussures (-53,9%) et l’industrie textile/habillement (-33,4%).
      Heureusement que les autres secteurs industriels font mieux que résister. En effet, les industries des matériaux de construction, de la céramique et du verre enregistrent +40,2% de progression des déclarations dans l’industrie, suivies par les industries agroalimentaires (+39,4%), les industries diverses (30,6%) et les industries mécaniques et électriques (+30,0%).
      Cependant, le régime totalement exportateur enregistre de 32,4% contre une progression de 37,0% pour le régime autre que totalement exportateur. Les projets de 5 MDT et plus ont baissé de 2,4% contre une légère hausse de 0,9% pour les projets de moins 5 MDT.
      Pour l’investissement à participation étrangère, un décroissement a été constaté pour l’investissement 100% étranger contre une augmentation de 72,4% pour l’investissement mixte.
      De même pour la répartition des investissements par région. Celles de l’ouest enregistrent une régression alors qu’on a constaté une montée des intentions d’investissement dans ces régions. Une augmentation de 2,1% a été constatée dans les régions de l’est. Dans les zones de développement régional, la baisse est de 1,5%.
      Concernant les investissements déclarés dans les services, la même tendance persiste avec un recul de 7,4%.
    • Source wmc

Algérie/Sonelgaz : 240 milliards de dinars d’investissements réalisés en 2010

Le groupe Sonelgaz a réalisé en 2010 des investissements de 240 milliards (mds) de dinars algériens (DA), en baisse de 2% par rapport à 2009, selon un bilan du groupe rendu public samedi.

Les investissements des sociétés des métiers de base du groupe étaient de 237,5 mds de DA en 2010 à la faveur des programmes de développement en matière de production d’électricité, de transport et de distribution de l’électricité et du gaz, précise Sonelgaz dans son bilan annuel de 2010.

En matière de production d’électricité, le montant total des investissements s’élève à 61,5 mds de DA, soit 26% du total des investissements de l’exercice.

Par ailleurs, la société gestionnaire du réseau de transport d’électricité (GRTE) a investi 64,9 milliards de DA (27% des investissements) en raison de l’importance du programme de développement du réseau haute tension (HT).

Selon le même bilan, les investissements consentis par les sociétés de distribution de l’électricité et du gaz de l’est, ouest, centre et Alger se sont chiffrés à 54,4 milliards de DA (23% du total), en progression de 32% par rapport à 2009.

Ce niveau s’explique par l’augmentation des dépenses des programmes publics d’électrification rurale et de distribution de gaz pour un montant de 14,4 milliards de DA, précise-t-on. S’agissant des filiales travaux et périphériques relevant du groupe, le montant global des investissements, consacré par ces dernières, s’élève à 2,52 mds de DA.

Cependant, une augmentation de 14% des investissements par an en moyenne sur la période (2006/2010) a été enregistrée pour les filiales travaux « en raison de la stratégie du Groupe de renouveler et de renforcer les capacités de ces filiales pour la prise en charge des programmes de développement ».


Tunisie/Secteur privé : « Nous voulons investir mais dans la sécurité et l’ordre »

Pas d’investissements ni de création d’emplois si la sécurité et la stabilité ne sont pas assurées par le gouvernement de transition, « aussi transitionnel soit-il », a déclaré Hamadi Kooli, président de la Fédération de l’exportation lors de la rencontre entre Jalloul Ayed, ministre des Finances, avec les opérateurs privés à l’UTICA mercredi 17 août.
Les entrepreneurs font part de leur étonnement de voir l’état d’impunité et d’insécurité qui règne sur l’ensemble des sites industriels et les centres de production du pays.
« Les équipementiers automobiles de la région méditerranéenne prévoyaient la création de nombre de projets pour la création de 50.000 emplois dont 21.000 devaient revenir à la Tunisie. Aujourd’hui, 5.000 seulement sont confirmés, le reste est en stand-by à cause de la situation affolante des sit-in, manifestations anarchiques, « coupeurs de route » et de tous ces phénomènes devenus fréquents de groupes de personnes qui décident de leur propre chef d’empêcher les employés d’accéder à leurs postes de travail », a indiqué, pour sa part, Hichem Elloumi, président de la Fédération des composantes automobiles.
Il cite à ce propos l’exemple d’un équipementier japonais qui a investi à Boussalem pour créer dans un premier temps 500 emplois et 2.000 à la fin du projet: « Aujourd’hui, le Japonais SUMITOMO, dont le premier atelier a été implanté sur un hectare, risque de partir parce que l’usine est attaquée par des cocktails Molotov, par des jets de pierre de la part des habitants de la région pour empêcher leurs concitoyens d’accéder à l’usine ».
La question qui se pose aujourd’hui est de savoir si le gouvernement a peur d’une certaine catégorie de la population qui s’adonne à des pratiques inconsidérées menaçant la sécurité économique du pays et dont les retombées sur le plan social seront catastrophiques. Car il s’agit là d’actes qui peuvent s’apparenter à des actes de haute trahison, car ils menacent les équilibres fondamentaux de la Tunisie ».