Liban : Beyrouth utilise Interpol pour un général

Le Liban a demandé à Interpol de diffuser un mandat d’arrêt international contre un ex-général de l’armée libanaise recherché pour collaboration avec les services de renseignement israéliens (Mossad), et suspecté par certains d’avoir trempé dans l’assassinat du Premier ministre, Rafic Hariri.

« Le Procureur général Saïd Mirza a envoyé au bureau d’Interpol à Beyrouth un mandat d’arrêt contre Ghassane el-Jidd, soupçonné d’avoir collaboré avec les renseignements israéliens, pour diffusion à l’étranger », a déclaré source du ministère de la Justice.

Le nom de Ghassane el-Jidd a été mentionné pour la première fois le mois dernier par le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui affirmait dévoiler une liste d' »espions » travaillant pour le compte d’Israël. Selon des informations de la presse locale, Ghassane el-Jidd, un général à la retraite, a pu fuir en Israël ou en France.

Plus de 100 personnes soupçonnées d’espionnage en faveur d’Israël, dont des membres des forces de sécurité, de l’armée, et des employés des télécoms, ont été arrêtées depuis avril 2009. Une bonne partie des suspects sont accusés d’avoir fourni à Israël des informations sur la localisation de sites utilisés par le Hezbollah lors de sa résistance à une attaque dévastatrice lancée par Israël durant l’été 2006.

Le Liban et Israël sont techniquement toujours en guerre, et ceux qui collaborent avec l’Etat hébreu encourent une peine de prison à vie assortie de travaux forcés. Si le juge estime que cette collaboration a causé la mort de Libanais, il peut réclamer la peine capitale. Cinq personnes ont jusqu’à présent été condamnées à mort.

Algérie : Création d’un Office central de répression de la corruption

Un Office central de répression de la corruption, chargé des recherches et constatations des infractions de corruption, a été créé dans le cadre de la prévention et de la lutte contre la corruption.

La compétence des officiers de police judiciaire qui en relèvent sera élargie à l’ensemble du territoire national, selon un communiqué du Conseil des ministres qui a examiné et approuvé mercredi une ordonnance modifiant et complétant la loi n°06-01 du 20 février 2006, relative à la prévention et à la lutte contre la corruption.

Cette centralisation donnera, à l’intérieur du pays, une plus grande efficacité à la lutte contre la corruption, tout en facilitant également, à l’avenir, la coopération internationale à travers Interpol dans la lutte contre ce fléau.

Libye : Le Darfour au centre des entretiens des présidents el-Béchir et Kadhafi

Malgré le mandat d’arrêt lancé contre lui par la Cour pénale internationale, le président soudanais Omar el-Béchir poursuit sa visite en Libye entamée depuis mercredi 4 août 2010. Lors de ses entretiens avec son homologue libyen Mouammar Kadhafi, il a notamment été question de la situation au Darfour, alors que le chef du principal mouvement rebelle darfouri, le MJE, est actuellement exilé à Tripoli.

A peine arrivé à l’aéroport militaire de Mitiga, près de Tripoli, le président soudanais s’est tout de suite rendu à Bab l’Azizia, la résidence de Mouammar Kadhafi pour un premier entretien avec le guide libyen. Selon l’agence libyenne Jana, les deux hommes ont parlé du Darfour et des moyens de ramener la paix dans la région.

Or Khalil Ibrahim, le leader du groupe rebelle darfouri MJE vit actuellement en exil à Tripoli. Et Mouammar Kadhafi, qui tente de jouer les médiateurs, aimerait bien voir Omar el-Béchir et Khalil Ibrahim se rapprocher à l’occasion de cette visite d’Etat.

Mais pour Ahmed Hussein, porte-parole du MJE, il n’en est pas question :

« Nous n’avons pas l’intention de partager quoique ce soit avec Omar el-Béchir. Nous n’avons pas l’intention de le rencontrer, lui ou un de ses représentants, car nous n’avons rien à lui dire. Entre nous maintenant c’est la guerre. Il fait couler le sang des déplacés. Pour nous, Khartoum n’a aucune volonté de négocier. Pour l’instant l’atmosphère n’est pas propice à une rencontre ».

Mouammar Kadhafi et Omar el-Béchir doivent évoquer leurs relations bilatérales, récemment refroidies par le cas Khalil Ibrahim. La Libye avait accueilli le chef rebelle suite à son expulsion du Tchad à la mi-mai. Le Soudan avait alors demandé son extradition et fait appel à Interpol, avant de fermer son poste-frontière avec la Libye, le 1er juillet dernier. Mesure officiellement prise à cause du banditisme et du trafic dans la région.