Méditerranée : l’UE a lancé une opération navale contre le trafic de migrants

L’Union européenne a lancé officiellement, lundi, lors d’une réunion de ses ministres des Affaires étrangères à Luxembourg, une mission navale de lutte contre le trafic de clandestins en Méditerranée, qui sera limitée dans un premier temps à une surveillance accrue des réseaux de passeurs.

« Cette première phase de l’opération commencera à être mise en oeuvre dans les jours à venir, à savoir un recueil d’informations et des patrouilles en haute mer pour aider à la détection de réseaux de passeurs », a expliqué la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini.

Baptisée EU Nav for Med et forte d’un millier d’hommes, l’opération est dirigée par l’amiral italien Enrico Credendino, basé à Rome.

Son navire de commandement sera le porte-avions italien Cavour, doté d’un hôpital. Quatorze pays de l’Union y contribuent, en matériels ou en hommes : Italie, Royaume-Uni, Allemagne, Slovénie, Grèce, France, Luxembourg, Espagne, Belgique, Finlande, Hongrie, Lituanie, Pays-Bas et Suède. Il faut savoir que le trafic d’êtres humains rapporterait plus aujourd’hui que celui de la drogue.


FORUM INTERNATIONAL DES AGENCES DE PROMOTION ET DE DEVELOPPEMENT TERRITORIAL : 20-23 novembre 2013, Oujda, Maroc

Thème : « Promotion économique et sociale des territoires et  développement des investissements »

L’Agence de l’Oriental – agence de développement de la région orientale du Royaume du Maroc – et ANIMA Investment Network organisent un Forum International des agences euro-méditerranéennes de promotion et de développement territorial. Le Forum est organisé à l’occasion du dixième anniversaire de l’Initiative Royale de Développement de l’Oriental, lancée à Oujda en 2003.

Au cœur de la Région de l’Oriental, cette rencontre aura lieu à Oujda du 20 au 23 novembre 2013 et sera consacrée au thème : «Promotion économique et sociale des territoires et développement des investissements».

CONTEXTE

Lancée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI lors d’un discours royal à Oujda le 18 mars 2003, l’Initiative de Développement de l’Oriental a enclenché une véritable dynamique de développement. Une nouvelle vision du développement régional, la réalisation de grands projets et de programmes publics et privés de développement, la mobilisation des forces vives de la région ont permis de désenclaver la région, de l’ouvrir sur son environnement euro-méditerranéen et de l’intégrer dans le tissu économique national.

 

Au Nord comme au Sud, les territoires sont entrés eux aussi dans la course à la compétitivité, dans un environnement global et extrêmement concurrentiel et alors qu’ils subissent de nombreuses mutations. Marketing territorial, accroissement de l’attractivité et promotion des investissements sont primordiaux pour faire face aux défis auxquels ils sont confrontés.

 

Ces thèmes seront au cœur des débats du Forum. Des expériences des régions, agences de développement, acteurs institutionnels, chefs d’entreprises et autres acteurs et décideurs territoriaux de pays du nord et du sud de la Méditerranée permettront des points de vue croisés et des débats sur la diversité des défis, des moyens et des approches dans la promotion des territoires et des investissements.

 

PARTICIPANTS ET CONTENU

Sont attendus au côté de nombreux décideurs marocains des représentants d’agences et organismes d’Algérie, Belgique, Catalogne, Egypte, France, Grèce, Italie, Jordanie, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni, Tunisie, Turquie, ainsi que des membres d’organisations et de réseaux internationaux.

Des panels en sessions plénières traiteront des stratégies régionales, des stratégies sectorielles, des grands projets mobilisateurs pour le développement, ainsi que du rôle des diasporas et des réseaux. Elles seront complétées par des visites de terrain, permettant aux participants de découvrir quelques-uns des projets mis en œuvre dans la région de l’Oriental depuis le lancement de l’Initiative Royale.

 

Cliquez ici pour VOUS INSCRIRE

 

Cliquez ici pour télécharger le PROGRAMME

 

Communiqué

Algérie/ »Sonatrach 1″ : l’instruction a révélé un véritable réseau international de corruption

L’instruction en cours dans l’affaire « Sonatrach 1 » a révélé la présence d’un « véritable réseau international de corruption dont les ramifications s’étendent à tous les continents », a déclaré mardi le ministre de la Justice garde des Sceaux, Mohamed Charfi.

Intervenant devant les députés de l’Assemblée populaire nationale (APN) à l’issue de l’adoption du projet de loi organisant la profession d’avocat, le ministre a indiqué que l’instruction a révélé la présence d’un réseau international qui couvre tous les continents et dont le but « est d’absorber la substance de la Sonatrach à travers des mécanismes financiers complexes visant à couvrir les crimes commis ».


UE: Campagne de pêche du thon rouge 2013 axée sur l’intégralité du plan pluriannuel

La Commission européenne a réaffirmé sa détermination en faveur de la gestion durable du thon rouge durant la principale campagne de pêche 2013 en Méditerranée et dans l’Atlantique Est. Du 26 mai au 24 juin, des senneurs à senne coulissante, navires de grande taille, sont autorisés à pêcher le thon rouge. En comptabilisant les nasses, les quotas alloués aux senneurs à senne coulissante représentent 83 % du total des quotas de l’UE pour 2013, qui est de 7 548,1 tonnes. Les navires de sept États membres de l’UE sont actifs dans cette pêcherie (Espagne, France, Italie, Grèce, Portugal, Malte et Chypre).

La pêche du thon rouge est réglementée par la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (CICTA), à laquelle appartiennent l’UE et ses États membres. Lors de sa dernière réunion annuelle en novembre 2012, la CICTA a adopté un plan pluriannuel renforcé de reconstitution des stocks de thon rouge. Ce plan renforce la gestion durable du stock et introduit un certain nombre de nouvelles mesures de contrôle.

À partir de l’expérience des années précédentes et compte tenu des particularités de la campagne de cette année, un programme strict d’inspection et de contrôle a été élaboré. Il met en jeu un nombre important d’inspecteurs et de navires et aéronefs de patrouille, sous la coordination de l’Agence européenne de contrôle des pêches (AECP) et des États membres concernés. La Commission européenne surveille également les captures et analyse les données recueillies par le système de surveillance des navires (système de contrôle par satellite) de manière constante afin de s’assurer que toutes les règles, en particulier les quotas de chaque navire, sont parfaitement respectées.

En étroite collaboration avec l’AECP, les États membres et les autres parties contractantes de la CICTA, toutes les mesures nécessaires sont prises pour assurer le respect intégral des nouvelles dispositions et, en fin de compte, le succès du plan de reconstitution et la viabilité de ce stock sur le long terme.


Les Mairies de Tunis et de Paris signent un accord de coopération en matière de propreté et de gestion des déchets

Un accord de coopération en matière de propreté et de gestion des déchets a été conclu, lundi 5 novembre, entre les mairies de Tunis et de Paris.

Signé par les maires de Tunis, Seifallah Lasram, et de Paris, Bertrand Delanoë (ici en photo avec Ben Ali le saluant à deux mains), cet accord s’inscrit dans le cadre du Pacte d’amitié et de coopération unissant les villes de Tunis et de Paris, depuis 2004.
Il prévoit l’octroi à la municipalité de Tunis de nouveaux matériels de nettoyage (quatre engins), en plus de l’organisation de séances d’initiation à l’usage de ces engins et à la gestion des déchets, indique la TAP. «Cette convention prévoit, également, la création d’une école de propreté qui doit ouvrir ses portes en 2013, l’aménagement de cimetières musulman, chrétien et juif ainsi que la contribution à la restauration de la Médina de Tunis», a déclaré Bertrand Delanoë.
Actuellement en visite en Tunisie du 5 au 8 novembre, le Maire de Paris aura une série de rencontres avec le président de la République provisoire, le chef du gouvernement provisoire, le président de l’Assemblée nationale constituante ainsi qu’avec plusieurs représentants de partis politiques.

ANIMA-Stratégies d’internationalisation des entreprises maghrébines et de réinvestissement des Maghrébins d’Europe

Du 15-11-2012 au 16-11-2012 – Aix-en-Provence, France

Leader : INSTITUT DE RECHERCHE SUR LE MAGHREB CONTEMPORAIN

Un colloque dédié aux « stratégies d’internationalisation des entreprises maghrébines et de réinvestissement des Maghrébins d’Europe » se tiendra les 15 et 16 novembre 2012 à la MMSH d’Aix-en-Provence. ANIMA interviendra dans la table ronde consacrée aux acteurs économiques régionaux « transméditerranéens ».

Des informations sur le programme de recherche relatif à ce colloque sont disponibles sur le site de l’IRMC  ou sur le site medentrepreneur.

Marine Le Pen : « On ne peut pas se réconcilier » avec l’Algérie

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a estimé dimanche que la France ne pouvait pas se réconcilier avec l’Algérie en raison des « réclamations » formulées par le président Abdelaziz Bouteflika.

Lors d’une interview sur BFMTV, elle a reproché à François Hollande d’avoir reconnu la répression de la manifestation du 17 octobre 1961. « À partir du moment où M. Hollande mettait un genou à terre devant l’Algérie, l’Algérie, avec M. Bouteflika à sa tête, exigerait qu’il se mette à plat ventre », a-t-elle déclaré. Le président français « a reconnu des centaines et des centaines de morts, alors que tout ça… s’est révélé absolument bidon », a-t-elle affirmé.

 

« Des histoires de gros sous »

 

« L’Algérie aujourd’hui exige que François Hollande se mette à plat ventre et qu’il fasse le mea culpa du méchant colonisateur », a déploré Marine Le Pen. Selon elle, Alger au passage présentera à Paris « l’addition financière parce que derrière cela il y a, dans l’esprit de M. Bouteflika, des histoires de gros sous ». Quant à une réconciliation entre l’Algérie et la France, elle a jugé : « On ne peut pas se réconcilier, avec les réclamations qui sont faites par M. Bouteflika. »

 

La présidente du FN a confié avoir regardé « avec un peu de soulagement » le bras d’honneur de Gérard Longuet. « Il m’a fait plaisir », a-t-elle dit du geste de l’ancien ministre de la Défense. « Enfin un peu de franchise et de spontanéité dans la vie politique », a-t-elle salué. « Nous n’avons pas de leçons à recevoir de M. Bouteflika », a-t-elle insisté. « L’Algérie aujourd’hui, c’est la censure, c’est l’absence de démocratie, ce sont des exactions, c’est le chômage de masse, c’est la pauvreté de masse. »

Source atlasinfo


Semaine du Maroc à Orléans du 5 au 10 novembre en présence de Maâzouz et El Yazami

  • La ville française d’Orléans (Centre) abrite du 5 au 10 novembre une semaine culturelle dédiée au Maroc, a-t-on appris auprès de l’association initiatrice « Convergence à La Source », constituée de membres de la communauté marocaine établie dans la région.
  • La semaine, qui sera inaugurée par le ministre délégué chargé des Marocains résidant à l’étranger, M. Abdellatif Maâzouz, est organisée en partenariat avec son département, le Conseil de la Communauté des Marocains à l’Etranger (CCME) et le Consulat général du Maroc à Orléans.
  • Cette initiative, soutenue par la ville d’Orléans et le Conseil régional du Centre, s’inscrit dans le cadre d’une série de manifestations culturelles, d’échanges et de fêtes, auxquelles adhérent les membres de la communauté marocaine, fortement impliquée dans le développement local, dans un souci de « rapprochement et d’une meilleure connaissance mutuelle » avec les autres communautés.
  • La Semaine, qui se veut également « une action de sensibilisation autour du Maroc et des Marocains résidant à Orléans », vise notamment à faire connaître « les changements positifs » que connaît le Maroc, à la lumière de la nouvelle constitution, en mettant l’accent sur « les priorités qui consolident l’Etat de droit et la séparation des pouvoirs, tous les nouveaux droits acquis, ou en projet, par les Marocains résidant à l’étranger tant au Maroc qu’en France ».
  • M. Dirss El Yazami, président du CCME et du Conseil National des droits de l’Homme (CNDH), animera dans ce cadre une conférence sur « la Citoyenneté et la démocratie participative, tant au Maroc qu’en France, des Marocains résidant à l’étranger ».
  • Le programme comprend également une autre conférence sur « la régionalisation avancée au Maroc et les leçons à tirer de la décentralisation en France » et une autre sur « l’expérience de la coopération décentralisée entre la Région Centre (France) et la Région de Meknès-Tafilalet » avec la participation des présidents des deux régions: François Bonneau et Said Chbaatou.
  • Dans sa programmation artistique, la Semaine du Maroc à Orléans prévoit notamment une exposition d’art plastique où les visiteurs pourront apprécier les oeuvres des artistes Mohamed Mostafa, Malika Lazar, Saida Echahbouni, Hamid Jarboui et Rabia El Quotbi, ainsi qu’une soirée musicale avec la participation du groupe local MIMOZA, « expert en Dakka, Marrakchia et Aissaouia », qui revisitera « tout un répertoire de musique populaire de diverses régions du Maroc ».
  • La Semaine sera clôturée par la projection en avant-première du film marocain à succès « Les Chevaux de Dieu », en présence de son réalisateur Nabil Ayouch qui prendra part à un débat autour du film, une occasion également pour aborder « la dynamique positive qui caractérise le développement du cinéma marocain, aussi bien sur le fond que sur le forme, durant la dernière période », selon les initiateurs.
  • Programme :
  • ■Exposition d’art plastique du 5 au 10 novembre 2012
  • Lundi 5 novembre : journée inaugurale de la semaine
  • De 16h00 â 18h00 : Conférence sur expérience de Ia coopé ration décentralisée entre la Région Centre et la Région de Meknès/Tafiiolet avec la participation des deux Présidents, Monsieur Saïd CHBAATOU et Monsieur Français BONNEAU et la Vice-Présidente de la Région Centre en charge des relations internationales, Madame Karine &LOANEC-MAURIN, dans l’hémicycle du Conseil Régional.
  • 18H00 : Vernissage de l’exposition, en présence de tous les artistes, des parrains de la semaine, des invités… dans le hall du Conseil régional du Centre
  • A partir de 20h00: Réception autour d’un apéritif dînatoire offert par le Conseil régional du Centre à tous les participants.
  • ■Conférences
  • Le 7 novembre 2012 à la Médiathèque d’Orléans de 18h00 à 20h30
  • « Citoyenneté et démocratie participative tant au Maroc qu’en France, des marocains résidant en France »
  • Le 8 novembre 2012 à la salle Fernand Pellicer à La Source de 20h00 à 23h00
  • « La régionalisation avancée au Maroc et les leçons à tirer de la décentralisation en France
  • ■Soirée festive
  • Le 9 novembre 2012 à la salle Fernand Pellicer, La Source
  • ■Cinéma
  • Le 10 novembre 2012 au cinéma les Carmes à Orléans
  • – de 18h00 à 20h00 : projection en avant première du film « Les Chevaux de Dieu », de Nabil AYOUCH, en présence de ce dernier.
  • – de 20h00 à 21h30 : échanges autour du film
  • – de 21h30 à 22h30 : pot de clôture offert par Convergence à La Source
  • Plus d’informations : Association CONVERGENCE à La Source – 06 65 29 42 30
  • Source www.atlasinfo.fr

L’Algérie demande à la France de reconnaître les crimes coloniaux

Le ministre algérien des Moudjahidines (anciens combattants), Mohamed Cherif Abbas, a déclaré, ce mardi 30 octobre, que les Algériens veulent « une reconnaissance franche des crimes perpétrés à leur encontre par le colonialisme français ». Le président français, François Hollande avait reconnu, le mois dernier, les massacres du 17 octobre 1961 à Paris. Aujourd’hui, les Algériens demandent une reconnaissance des crimes coloniaux sans toutefois aller jusqu’à parler de repentance.

 

Dans un entretien à l’agence APS, le ministre algérien a indiqué qu’au « regard des crimes perpétrés par ce colonisateur contre un peuple sans défense et compte tenu de leur impact dans l’esprit même des générations qui n’ont pas vécu cette période, sachant que tout un chacun connaît les affres subies par notre peuple du fait de la torture, des mutilations et de la destruction, les Algériens veulent une reconnaissance franche des crimes perpétrés à leur encontre », a souligné Mohamed Cherif.

Cette déclaration du ministre algérien des Moudjahidines intervient à deux jours des commémorations du 58e anniversaire du début de la lutte armée menée par les indépendantistes contre le colonisateur français. Cette insurrection – qui a commencé le 1er novembre 1954 – s’est très vite transformée en guerre. Bien que toutes ces années se soient écoulées, la question mémorielle est toujours d’actualité en Algérie. C’est un argument de politique intérieure car elle permet de raviver la fibre nationaliste dans un pays frappé par le malaise social mais elle est aussi un paramètre clé dans les relations entre la France et l’Algérie. En cette année de cinquantenaire de l’indépendance algérienne, elle ne pouvait qu’être au cœur de l’actualité.

Contenir les extrêmes

Aussi bien du côté de l’Algérie que du côté de la France, les propos tenus sont restés prudents pour contenir les extrêmes. Le 8 mai dernier, le président algérien Abdelaziz Bouteflika avait lancé un appel à l’apaisement des mémoires affirmant que seule une lecture objective de l’Histoire permettrait aux deux pays de transcender les séquelles du passé douloureux. Quelques jours plus tard, l’élection de François Hollande qui, auparavant, avait plaidé pour un regard lucide et responsable sur le passé colonial, a été saluée par les Algériens.

A l’occasion de la fête du 14 juillet, le message du président Bouteflika à son homologue français allait dans le même sens. Abdelaziz Bouteflika avait alors estimé qu’il était temps de faire un examen « lucide et courageux  » du passé entre l’Algérie et la France pour renforcer les liens entre les deux pays.

Et c’est précisément à quelques jours du 58e anniversaire du début de la guerre contre la France que le président français a reconnu, officiellement, la « sanglante répression » de la manifestation d’Algériens qui s’est déroulée à Paris le 17 octobre 1961 et qui avait fait, parmi les manifestants, entre plusieurs dizaines et plusieurs centaines de morts, selon les sources.

Cette reconnaissance de la France – une première – survient également au moment où François Hollande s’apprête à effectuer sa première visite officielle dans le pays en tant que chef d’Etat, prévue pour décembre.

La déclaration, ce mardi 30 octobre, du ministre algérien des Moudjahidines semble se positionner également sur une ligne d’apaisement. Mohamed Cherif Abbas ne demande pas d’excuses mais une reconnaissance « franche » des crimes perpétrés par la France.

Lors de la visite de François Hollande en Algérie, la France souhaiterait conclure un « partenariat stratégique » avec l’Algérie mais ce voyage du président Hollande ne « donnera pas lieu à une repentance de la France sur son passé colonial », a récemment réaffirmé le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.


Pour la fille de François Mitterrand, « DSK » est « un monstre parfait »

Pour Mazarine Pingeot, « DSK est un monstre parfait ». « Le noir de l’âme humaine, c’est quelque chose qui m’intéresse d’un point de vue romanesque », confie la fille de François Mitterrand à Tristane Banon dans le magazine « Technikart » du mois d’octobre.

 

« Pour moi, DSK est un monstre parfait », explique-t-elle dans un entretien accordé à Tristane Banon à l’occasion de la sortie de son livre, « Bon petit soldat » (Julliard). « J’ai une fascination pour les monstres », précise-t-elle.

 

« Quand j’ai vu cet homme mal rasé, l’air hagard, menotté, j’ai aussi vu cet homme en qui je n’ai jamais cru, qui m’a toujours paru faux », explique la fille du défunt ancien président.

 

Son intervieweuse, Tristane Banon, journaliste et écrivain, avait porté plainte en juillet 2011 contre Dominique Strauss-Kahn pour tentative de viol. Cette plainte avait été classée sans suite en octobre 2011. Le parquet de Paris avait toutefois reconnu des faits d’agression sexuelle, désormais prescrits.

 

Mazarine Pingeot évoque un manuscrit qu’elle dit avoir écrit pendant l’affaire « DSK ». « Ce que j’ai fait, c’est imaginer le tête-à-tête entre cet homme et cette femme (son épouse Anne Sinclair), dans cet immense appartement, quand lui était assigné à résidence » à New York, accusé de tentative de viol par une femme de chambre new-yorkaise. Mais elle a préféré ne pas le publier pour protégé son courant idéologique. « Je me le suis interdit par rapport au PS, par rapport à moi, par rapport aux conséquences », explique-t-elle. Mais elle prévient: « je n’ai pas forcément renoncé à la chose ».