Libye : le Premier ministre démissionne

Le Premier ministre libyen Abdallah Al-Theni, chargé le 8 avril par le Parlement de former un nouveau gouvernement, a annoncé dimanche dans un communiqué qu’il démissionnait de son poste, après avoir été victime selon lui d’une attaque armée la veille. Dénonçant une « attaque traître » contre lui et sa famille, il a rejeté sa confirmation par le Parlement comme chef du gouvernement, tout en assurant qu’il continuerait à gérer les affaires courantes jusqu’à la nomination d’un nouveau Premier ministre.

« Je n’accepte pas que les Libyens s’entretuent à cause de ce poste » de Premier ministre, a-t-il souligné, en affirmant que l’attaque armée avait terrorisé les habitants d’un quartier résidentiel et « mis la vie de certains d’entre eux en danger ». Abdallah Al-Theni, 60 ans, n’a pas donné plus de détails sur cette attaque. Mais une source au sein de son cabinet a indiqué qu’elle avait été menée par « une milice » sur la route de l’aéroport, sans faire de victime.

Son prédécesseur Ali Zeidan a, lui aussi, quitté le pouvoir début mars pour des questions de violence : le Premier ministre était régulièrement critiqué pour n’avoir pas su rétablir la sécurité dans le pays, plus de deux ans après le renversement du guide Mouammar Kadhafi.


Libye: l’ONU envoie une unité spéciale pour protéger ses installations

Le Conseil de sécurité des Nations unies a donné son feu vert, mercredi 28 novembre, pour l’envoie de 235 hommes en Libye, après une demande du secrétaire général, Ban Ki-moon. Il s’agit d’une unité spéciale pour protéger les infrastructures et le personnel de sa mission dans le pays (Manul). Dans son courrier, Ban Ki-moon explique que le personnel onusien est sous la menace accrue d’attaques des extrémistes en raison des combats à Tripoli et du manque de forces de sécurité nationales fiables.

Selon le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, cette force aura un rôle dissuasif contre les islamistes hostiles au personnel étranger.

Le feu vert du Conseil survient dans un contexte dégradé en Libye, notamment pour les diplomates.

Début octobre, l’ambassade de Russie avait évacué son personnel après l’attaque de son bâtiment par des manifestants. Par ailleurs, l’attentat contre la représentation française, en avril, avait entraîné soit un renfort de la sécurité des chancelleries occidentales, soit un retrait partiel.

Selon une source onusienne à Tripoli, cette unité était réclamée depuis plusieurs mois comme conséquence du climat général, de la faiblesse des forces libyennes mais aussi de la protection de la Mission d’appuie des Nations unies en Libye, jugée insuffisante. Or, les contraintes budgétaires et administratives avaient retardé le projet.

Sur les 235 hommes, la moitié environ seront des hommes armés et les autres gèreront la logistique et l’administration interne.

Tous seront cantonnés dans les locaux de la mission à Tripoli pour protéger les infrastructures, les deux cents employés et pour gérer une évacuation éventuelle.

A part une bombe lancée contre un convoi l’an dernier, la Manul dit ne pas avoir reçu de menaces récentes.

Même si la mission subit régulièrement des dégradations contre ses véhicules ou encore des insultes dans la rue, « C’est la routine pour nous », confie une source.


Tunisie : Les échanges commerciaux baissent et les prix augmentent

Selon le ministère du Commerce et du Tourisme, le volume des exportations continue sa régression. Une baisse de 18,3% a été enregistrée pour les deux premiers mois de l’année 2011 en comparaison avec la même période de l’année 2010. Le mois de février a enregistré, à lui seul, une baisse de 24,6% du volume des exportations alors qu’elle est de 12,5% pour le mois de janvier.
Cette baisse est suivie d’une hausse des prix à l’exportation de 33,8% durant les deux premiers mois 2011. Ce qui explique la hausse de la valeur des exportations de 9,3% pour les deux premiers mois de l’année 2011 en comparaison avec la même période de l’année 2010.
Concernant les importations, la baisse est de 7% avec une augmentation des prix de 10,2%. La valeur des importations a enregistré une hausse de 2,6%. Dans le même ordre d’idées les importations des biens d’équipement -indicateur par excellence des intentions d’investissements à court  terme-  continuent leur régression, indique le ministère. Elles ont enregistré une baisse de 10% à fin février 2011, due principalement aux réalisations du Régime Général.
Par ailleurs, le volume des importations des matières premières – intrants de production – a accusé une nette baisse, durant le mois de février, de 32,7% en comparaison avec le même mois de l’année 2010 après une relative stabilité au mois de janvier 2011 (-1,3%). Quant au volume des importations des produits alimentaires, il a enregistré une augmentation de 9,5% durant les deux premiers mois de l’année en cours.

 

Tunisie : L’immobilier en panne

  • L’inquiétude grandit parmi les promoteurs immobiliers. Non seulement la plupart des chantiers sont à l’arrêt, mais il ne se vend plus un seul logement depuis près de deux mois, et le nombre de logements invendus se situerait au delà de 35 000 .
  • A l’instar du reste de l’économie, la promotion immobilière est en difficulté. Peut-être même sensiblement plus que les autres activités. Plusieurs opérateurs de ce secteur en ont fait le constat mardi 1er mars 2011, à l’initiative d’ORSAF, la société organisatrice du Salon de l’Immobilier Tunisien à Paris (SITAP). «Nous applaudissons tous la révolution et la transition démocratique, mais nous sommes tous préoccupés par la situation du secteur», résume Hamadi Lahmar. Le responsable de la communication d’ORSAF explique les raisons de ce malaise: «On compte aujourd’hui 35 000 invendus. Depuis deux mois, il n’y a pas de candidats à l’achat de logements. Les chantiers sont en panne. L’administration n’étudie plus les dossiers d’autorisation de construire. Bon nombre d’opérateurs de ce secteur sont lourdement endettés».
    Anis Ben Jemaa rappelle que ce sont «toutes les activités qui tournent au ralenti ou sont à l’arrêt: les Tunisiens n’achètent plus de voitures, aussi, et ne dépensent plus que pour l’alimentation, et, peut-être un peu, pour se distraire». Ce jeune promoteur pense même que le nombre de logements invendus est supérieur à 35 000. Et il impute l’augmentation de ce stock à l’arrivée sur le marché de ce qu’il appelle «les intrus» -agriculteurs, industriels, médecins, etc., qui «ont commencé», il y a quelques années, à investir dans ce secteur.
    «A un moment donné, on ne comptait en Tunisie que 10 promoteurs immobiliers pour 9 millions d’habitants. Aujourd’hui on en a 2 000 pour 11 millions de Tunisiens. Ce n’est pas normal qu’on donne des agréments avec autant de facilité». Et s’il y a aujourd’hui des chantiers à l’arrêt, ce promoteur pense qu’il s’agit justement de ceux des intrus ou de promoteurs qui «ont une dizaine de chantiers en même temps et sont confrontés à la pénurie de maçons dont une bonne partie est partie en Libye».
    Bien qu’il ne croie pas que le stock de logements invendus ait atteint les 35 000 unités, Faouzi Ayadi de bourseimmo.com.tn constate que les promoteurs immobiliers et les autres opérateurs de ce secteur, notamment les agences immobilières, sont «depuis janvier en chômage technique».
    Même son de cloche chez Abderrazak Ben Mahmoud, doyen du secteur qui, sans contester le chiffre avancé par Hamadi Lahmar concernant les logements invendus, voudrait que les promoteurs évitent de crier cette vérité sur les toits, «car tous les secteurs sont en difficulté et tout le monde a peur». Et puis, observe-t-il, «la question des invendus n’est pas nouvelle» et la mévente ne touche pas toutes les catégories.
    S’il concède que dans le haut de gamme, où les prix vont «de 300 000 à 500 000 dinars, on ne peut pas vendre facilement», le doyen des promoteurs immobiliers en Tunisie affirme qu’«il n’y a pas de problème de vente des logements économiques».
    Ce qui ne l’empêche pas de révéler que «les banques ont peur» et que certaines d’entre elles «ont suspendu leurs préfinancements».
  • Source WMC

 

Tunisie : Après « dégage », « revient »?!

Après le départ du Premier ministre tunisien Mohammed Ghannouchi dimanche, trois nouveaux ministres ont annoncé leur démission. Ces départs contribuent à fragiliser encore un peu plus le gouvernement de transition. Pour ceux qui se qualifient de « majorité silencieuse », il faut en finir avec cette instabilité, il faut remettre le pays au travail d’où cette manifestation à Tunis de ceux qui ne veulent plus que qui que ce soit « dégage ».

Ils étaient plus de 3 000 ce mardi soir 1er mars 2011 dans le quartier d’ El Menzah de la capitale pour dire non au chaos, non au blocage et aux grèves sauvages.

Les manifestants sont venus directement du travail, beaucoup étaient encore en costume-cravate. Il y avait des enseignants, des chefs d’entreprise, des banquiers… Clairement, une classe sociale plutôt privilégiée, une classe qui dénonce la minorité radicale qui manifeste devant le Premier ministère et qui, avec ses revendications, est responsable du blocage économique.

Les contestataires éternels n’ont plus leur place, disent ceux qui craignent que l’instabilité persiste. Certaines personnes, dans cette manifestation, regrettent que Mohammed Ghannouchi, le Premier ministre, ait démissionné. On doit accompagner cette transition, disent les manifestants, pour aller au plus vite vers des élections.

 

Tunisie : Cotation suspendue 3 jours à la Bourse de Tunis

Suite à l’information publiée ce matin par wmc, l’Association des Intermédiaires en Bourse (AIB) annonce, dans un communiqué, que les cotations à la Bourse de Tunis seront suspendues pour une durée de trois jours à compter d’aujourd’hui lundi 28 février 2011.
L’association précise, également, que suite à la réunion, aujourd’hui, de ses membres afin de discuter des conditions de fonctionnement du marché boursier à la lumière des contextes économique et politique actuels, les intermédiaires en Bourse ont constaté que la situation ne favorise pas l’intégrité du marché et la protection de l’épargnant.
Par ailleurs, l’AIB poursuit, toujours selon le communiqué, sa compagne de communications financières des sociétés cotées pour meilleure visibilité en faveur des investisseurs.