Algerie : retour sur les interdictions à l’importation

Le gouvernement algérien vient d’annoncer le gel temporaire de l’interdiction qui touchait l’importation de certaines matières premières destinées à l’industrie alimentaire. Une mesure qui intervient après l’apparition de pénuries au niveau des entreprises locales, selon le ministère du Commerce.

Cette levée de suspension provisoire à l’importation cible notamment certains intrants nécessaires à la production de produits alimentaires, notamment les jus et boissons, yaourts, biscuits, confiserie ou encore chocolats. «Ces intrants communément désignés sous le nom arômes sont désormais libres à l’importation à la condition d’accomplissement, par les opérateurs intéressés et chacun en ce qui le concerne, des procédures de domiciliation bancaires exigibles en la matière», précise un communiqué du ministère du Commerce.

Alger a pour rappel publié en janvier dernier, une liste de 951 produits notamment à vocation alimentaire, relevant de 45 catégories de marchandises soumis au régime des restrictions à l’importation et qui devait être maintenu jusqu’au rétablissement de l’équilibre de la balance des paiements. Cette mesure ne se limitait pas qu’au intrants pour l’industrie alimentaire mais couvrait également les téléphones mobiles ou encore les appareils ménagers.

Cette mesure avait pour objectif de réduire les dépenses après la chute des recettes énergétiques et encourager la production locale, notamment au niveau des secteurs non énergétiques. Le gouvernement tablait sur le maintien de cette mesure durant une période de 6 mois, le temps que les producteurs locaux de matières premières puisse consolider leur outil de production, pour répondre aux besoins des opérateurs locaux qui faisait appel à l’import.

La suspension prématurée de cette mesure révèle les difficultés rencontrées par les producteurs locaux de matières premières pour qui les restrictions à l’importation mettent le secteur en péril. Cette mesure a rappelé un système de licences, où les opérateurs devaient demander une licence pour se fournir hors du marché algérien. Selon les opérateurs aucune de ces mesures n’a entraîné une baisse significative de la facture d’importation de l’Algérie