La France ne réinterviendra pas militairement en Libye

La France n’interviendra pas militairement en Libye, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, dans la foulée des précisions apportées par le chef de l’Etat sur l’opération de démantèlement de réseaux de passeurs décidée lors de sa tournée africaine.
En marge du sommet Union européenne-Union africaine d’Abidjan, Emmanuel Macron a annoncé mercredi la mise en place d’une task-force de lutte contre les trafiquants d’êtres humains en Libye entre l’UE, l’Union africaine et l’Onu, avant de préciser le lendemain qu’aucun envoi de forces militaires et de policiers français n’était “prévu à ce stade”.
“Il n’y aura pas d’intervention militaire de la France”, a déclaré Benjamin Griveaux lors du Grand Rendez-vous Europe 1-CNEWS-Les Echos.
“Il faut qu’il puisse y avoir une force interafricaine qui puisse intervenir ; la France et l’UE peuvent être là en soutien sur l’intelligence, sur les services, sur le renseignement, sur la technique”, a-t-il ajouté, soulignant que l’opération serait conduite par des contingents militaires interafricains.
Responsabilité de la France
“C’est le chaos en Libye. On a fait la guerre mais nous n’avons pas préparé la paix, et il y a là une responsabilité. Aujourd’hui des gens y meurent, il fallait donc que la France prenne cette initiative dans le cadre européen.”

Agressions de Cologne : les suspects sont en majorité Marocains et Algériens

Sur les 153 personnes suspectées d’avoir commis des agressions notamment à caractère sexuel lors du Jour de l’An à Cologne en Allemagne, 103 sont de nationalité algérienne ou marocaine, selon un rapport publié par les autorités locales mardi. Seuls quatre Allemands figurent dans cette liste, selon ce rapport compulsé par le ministère régional de l’Intérieur de Rhénanie du Nord-Westphalie et présenté au parlement régional, plus de trois mois après les faits cachés un moment par les autorités pour ne pas “stigmatiser” les migrants clandestins. Soixante-huit suspects disposent du statut de demandeur d’asile, 18 se trouvaient au moment des faits en situation illégale en Allemagne. Pour 47 d’entre eux, leur nationalité ou leur statut n’a pas pu être établi avec certitude, selon la même source.

 

La Saint-Sylvestre s’était transformée en nuit de cauchemar pour des centaines de femmes à Cologne. Ce soir-là, sur le parvis de la gare, des femmes étaient devenues des proies sexuelles pour des jeunes migrants, éméchés et présentés rapidement par la police et les responsables politiques comme principalement d’origine nord-africaine. Ces viols, attouchements sexuels et vols de téléphones portables ont provoqué un immense choc en Allemagne, qui avait jusqu’ici accueilli plutôt favorablement les quelque 1,1 million de migrants arrivés en 2015. Actuellement, 24 des personnes interpellées se trouvent toujours en détention préventive. Au total, la police a reçu 1527 plaintes, et dressé une liste de 1218 victimes, dont 626 de délits sexuels.

Méditerranée : l’UE a lancé une opération navale contre le trafic de migrants

L’Union européenne a lancé officiellement, lundi, lors d’une réunion de ses ministres des Affaires étrangères à Luxembourg, une mission navale de lutte contre le trafic de clandestins en Méditerranée, qui sera limitée dans un premier temps à une surveillance accrue des réseaux de passeurs.

“Cette première phase de l’opération commencera à être mise en oeuvre dans les jours à venir, à savoir un recueil d’informations et des patrouilles en haute mer pour aider à la détection de réseaux de passeurs”, a expliqué la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini.

Baptisée EU Nav for Med et forte d’un millier d’hommes, l’opération est dirigée par l’amiral italien Enrico Credendino, basé à Rome.

Son navire de commandement sera le porte-avions italien Cavour, doté d’un hôpital. Quatorze pays de l’Union y contribuent, en matériels ou en hommes : Italie, Royaume-Uni, Allemagne, Slovénie, Grèce, France, Luxembourg, Espagne, Belgique, Finlande, Hongrie, Lituanie, Pays-Bas et Suède. Il faut savoir que le trafic d’êtres humains rapporterait plus aujourd’hui que celui de la drogue.


Migrants clandestins : état d’urgence en Méditerranée

En une semaine, plus de 2.500 personnes ont été secourues par la marine italienne. Depuis le début de l’année près de 500 migrants ont péri dans les eaux de la Méditerranée. Une situation dramatique qui risque encore de s’aggraver.

Jusqu’à quand ? C’est la question qui se pose après que plus de 2.500 migrants ont été sauvés des eaux par la marine italienne. Pas une journée ne passe sans que des personnes traversent la méditerranée pour fuir leur pays d’origine. Depuis janvier plus de 500 personnes sont mortes sans avoir pu regagner l’autre rive ou parce que les secours n’ont pas pu arriver à temps. Au delà des chiffres ce sont de véritables drames humains qui se jouent à mi chemin entre l’Europe et l’Afrique.

Cette situation et ces drames illustrent bien la problématique à laquelle est confrontée l’Italie, qui est en première ligne, mais également l’Union Européenne, l’Afrique et le Proche-Orient. L’instabilité politique et sécuritaire de plusieurs pays, notamment en Libye, et la faiblesse des forces de l’ordre permettent à tous ceux qui veulent fuir, de tenter leur chance pour regagner l’autre rive de la Méditerranée. Mais le plus souvent ces candidats à l’immigration tombent entre les mains de passeurs qui ont monté un business très rentable. Ils n’hésitent pas à faire preuve de violences envers les passagers et parfois certains perdent la vie en raison des conditions de voyage ou des mauvais traitements infligés.

2015 pourrait être l’année la pire

Alors que beaucoup pensaient, à l’automne dernier, qu’à l’approche de l’hiver il y aurait de moins en moins de candidats à l’immigration, sur le terrain, la situation a démontré le contraire. Rome qui avait décidé d’arrêter en septembre l’opération Mare Nostrum visant à secourir tous les migrants, se retrouve face à une réalité dont elle ne peut se détourner, l’arrivée continue des embarcations de fortune. Une situation qui avait tout de même été anticipée puisque les autorités italiennes avaient été très claires, hors de question d’abandonner les migrants mais plutôt de passer le relai à la mission « Triton » qui est dirigée par l’Union européenne. En une année l’Italie a dépensé plus de 114 millions d’euros pour venir en aide aux 200 000 migrants qui tentaient de rejoindre l’Europe par la mer.

C’est l’Union européenne qui a, théoriquement, pris le relai alors que jusqu’ici l’Italie devait affronter une arrivée massive de migrants venus d’Afrique mais également du Proche-Orient. Il aura fallu que Rome menace de laisser tomber ses missions de sauvetages pour que Bruxelles se décide à intervenir. Néanmoins le tout reste dans les faits conditionné, sur le long terme, à la bonne volonté des Etats membres, notamment en terme de participation financière. D’autant que l’intervention de l’Italie ces dernières semaines pour sauver les migrants démontre bien l’incapacité de l’UE qui n’est pas intervenue. Beaucoup de migrants repêchés sont libyens et tentent de gagner le continent par la porte de Lampedusa, d’autres sont syriens et fuient la guerre civile, certains sont soudanais, érythréens ou éthiopiens et cherchent de meilleures conditions de vie, pourtant pas toujours présentes une fois en Europe.

Alors que les prévisions les plus pessimistes prévoyaient 30.000 migrants pour 2014 en Méditerranée, les 200.000 ont été dépassés. Un chiffre très nettement supérieur aux 70.000 migrants de 2011, année des « révolutions arabes ». Pour 2015 le record pourrait à nouveau être dépassé. Certains experts considèrent même que 300.000 personnes pourraient tenter de traverser la mer d’ici décembre.


Le rapport confidentiel de la Cour des comptes sur le droit d’asile donne raison au FN

Un document confidentiel explosif, faisant état des «premières conclusions» de la Cour des comptes sur le droit d’asile, a fuité dans Le Figaro à deux jours de l’examen, mercredi au Sénat, d’un projet de loi réformant le droit d’asile. Sorte de rapport d’étape, ce document fait état d’«observations provisoires» et atteste des doutes des sages sur la loi que prépare le gouvernement. Que contient-il? 20 Minutes fait le point.

Droit d’asile: «Attention à l’instrumentalisation» du rapport de la Cour des comptes

Une politique très coûteuse

La Cour des comptes a procédé au calcul des «dépenses totales effectuées pour les demandeurs d’asile» et conclut à une hausse de près de 60% en cinq ans. «Pour les demandeurs d’asile, le coût global s’élèverait à 990 millions d’euros environ en 2013, contre 626 millions d’euros en 2009», soit un coût par demandeur de 13.724 euros. Pour les personnes déboutées du droit d’asile, le montant des dépenses «serait équivalent à celui consacré aux demandeurs d’asile», à savoir un milliard d’euros par an et un coût moyen par débouté «allant jusqu’à 5.528 euros».

Les sages estiment ainsi à 2 milliards d’euros le coût global du droit d’asile, entre les demandeurs et les déboutés. Une somme répartie de la manière suivante:

  • 990,2 millions d’euros pour l’accueil, l’hébergement, l’instruction des dossiers, la santé et la scolarité des demandeurs d’asile, auxquels s’ajoutent 24,5 millions d’euros de frais «divers».
  • 1022,6 millions d’euros pour l’hébergement, les retours, la santé et la scolarité des personnes déboutées du droit d’asile.

La nouvelle source principale d’immigrés clandestins

Selon le document que s’est procuré Le Figaro, «la politique d’asile est devenue la principale source d’arrivée d’immigrants clandestins en France». Elle «n’est pas soutenable à court terme. Elle est au bord de l’embolie.»

«Les raisons de cette situation dégradée, dont le constat est unanimement partagé, sont multiples: une hausse de la demande d’asile jusqu’en 2013 pour atteindre 66.251 dossiers déposés, les délais de la procédure qui s’élèvent à deux ans environ, et une concentration des demandes sur certains territoires, en particulier l’Ile-de-France.» «In fine, 75% des demandes d’asile sont rejetées annuellement en moyenne. La majorité des demandes d’asile adressées à la France est donc a posteriori infondée.»

L’immense majorité des déboutés restent en France

La Cour souligne également que, «malgré l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) qui leur est notifiée, seul 1% des déboutés sont effectivement éloignés. La plupart d’entre eux restent sur le territoire français, grâce à d’autres procédures telles que “étranger malade” afin d’obtenir un titre de séjour.» Quelque 40.000 personnes sont déboutées chaque année du droit d’asile.

«La majorité des déboutés du droit d’asile, qui n’ont pas engagé de procédures, ne sont ni éloignables ni régularisables, mais restent en situation irrégulière en France», ajoute le document.

Procédure «utilisée comme une nouvelle filière d’immigration» et non plus par les personnes issues des pays en guerre

«La demande d’asile est utilisée par certaines personnes comme une nouvelle filière d’immigration, notamment économique, ce qui expliquerait le faible taux d’accord de l’Ofpra et de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA)», estime la Cour des comptes. Et de fait, ces procédures forment un embouteillage dans le système. Si bien qu’au final, «la France se caractérise par un faible nombre de demandeurs d’asile originaires de pays en guerre ou en conflit, contrairement à d’autres pays européens», selon la Cour des comptes, qui parle donc d’une «procédure dévoyée».  Par exemple, la France n’a accordé l’asile qu’à 889 demandeurs en provenance de Syrie, moins que la Roumanie ou la Hongrie.

Recommandations

Le document émet des «recommandations provisoires». Il préconise notamment de «réduire le montant des allocations mensuelles versées aux demandeurs d’asile», de mettre en place un «guichet unique» de traitement des dossiers et d’«exécuter les obligations de quitter le territoire français pour les personnes déboutées».

 

Maroc : 16.000 régularisations en 2014

  • Quelque 27.000 demandes de régularisation, en grande partie de migrants originaires d’Afrique noire, ont été déposées en 2014 au Maroc dans le cadre d’une “campagne exceptionnelle” des autorités, et plus de 16.000 ont à ce jour été acceptées, ont rapporté des sources officielles.

“Péril Noir”

Pour répondre à l’afflux de migrants aux portes de l’Europe en même temps qu’aux critiques d’ONG sur ce dossier, Rabat avait annoncé une opération de régularisation valable sur l’ensemble de l’année 2014. Certains médias comme l’hebdomadaire Maroc Hebdo y voit un “Péril Noir” responsable d’un regain d’insécurité au Royaume.


Algérie : L’expulsion de clandestins crée la polémique avec le Niger

Trois mille migrants (nouveau terme politiquement correct) nigériens vont être expulsés d’Algérie. C’est le Premier ministre du Niger qui l’a annoncé au Parlement mercredi 26 novembre. Une décision motivée selon lui par l’Algérie. Mais en Algérie, les explications diffèrent.

Alger et Niamey se renvoient la responsabilité. Mercredi soir le Premier ministre nigérien affirme que sur décision des autorités algériennes, 3 000 ressortissants du Niger, en majorité des enfants, « sans emploi » et qui selon lui « vivent de la mendicité » vont être expulsés.

Mais jeudi, le ministre de l’Intérieur algérien donne sa version des faits. « L’Algérie n’expulse personne de force », assure le ministre, et le rapatriement se fait à la demande de Niamey. Alger a déjà expulsé des migrants vers le Niger. Mais aujourd’hui, le dossier est sensible.

Un effet de la crise en Libye

Conséquence de la crise libyenne, l’Algérie voit passer sur son territoire plus de migrants du continent. Autre paramètre, ces migrants qui auparavant s’installaient pour travailler dans les villes du sud du pays se sont déplacés dans les grandes villes du nord de l’Algérie. Ils sont plus visibles, ont suscité des réactions violentes de la population et ont provoqué des dérapages racistes dans les médias.

Parallèlement, les autorités algériennes sont pointées du doigt par certaines associations qui dénoncent l’absence de prise en charge humanitaire, une responsabilité qui incombe normalement au Croissant rouge.


Libye: 800 migrants sauvés par la marine

  • Un total de 796 immigrants, en difficulté en Méditerranée sur plusieurs embarcations, ont été sauvés par les marines italienne et libyenne, ont indiqué samedi les gardes-côtes des deux pays. Dans un premier temps, 520 immigrants ont été secourus par le bâtiment italien Gregoretti, qui se trouvait dans le corridor marin entre la Libye et la Sicile pour y surveiller la pêche. Plusieurs appels, captés par un centre opérationnel basé à Rome, avait été lancés via des téléphones cellulaires depuis des canots pneumatiques en route vers la Sicile.

 

Puis 78 et 93 immigrants ont été mis en sécurité quand le Gregoretti a mis le cap à 60 milles marins (111 km) au nord de Tripoli pour rejoindre deux autres navires marchands, qui avaient répondu à d’autres appels de détresse.  Un des immigrants a affirmé que son frère était disparu en mer. Ce dernier n’a pas été retrouvé malgré les recherches aussitôt entreprises par les trois bateaux.

 

La marine libyenne a annoncé avoir secouru venderdi 105 immigrants, dont l’embarcation était tombé en panne à 10 milles marins au large de Garabulli, à une cinquantaine de kilomètre à l’est de Tripoli.

 

Selon le porte-parole de la marine libyenne, le colonel Ayoub al-Kassem, “tous les rescapés étaient en bonne santé”. Les nationalités des immigrants n’ont pas été révélées.

 

Les autorités maritimes italiennes avaient déjà secouru plusieurs milliers de migrants depuis le début de la semaine. L’annonce de l’abandon progressif du dispositif de secours “Mare Nostrum” mis en place par la marine italienne il y a un an, ne semble pas dissuader les migrants.  Depuis l’été 2013, l’Italie est confrontée à des arrivées massives : près de 8000 au premier semestre 2013, 35.000 au second, 65.000 au premier semestre 2014 et le total de cette année est déjà estimé à plus de 150.000, soit une moyenne de 400 personnes par jour.

 

Création d’un Conseil supérieur des Tunisiens à l’étranger

Ali Larayedh a réaffirmé la détermination de son gouvernement d’être à l’écoute de tous les membres de la colonie tunisienne à l’étranger et d’établir un dialogue constructeur n’excluant personne.

Finalité : créer un conseil supérieur des Tunisiens à l’étranger et élaborer une stratégie nationale dans le domaine de l’immigration.

Intervenant, mercredi après midi, à Hammamet, à l’occasion de la clôture du Forum national des Tunisiens à l’étranger, M. Larayedh a souligné que ladite stratégie s’articule autour de quatre principaux axes.

Le premier axe concerne le développement des capacités et la mise en place d’une bonne gouvernance du système de l’immigration, et ce en définissant les critères de la planification, de la gestion et de la formation des experts nationaux spécialisés.

Le deuxième axe consiste en le renforcement de la relation de la colonie avec la mère patrie. Ainsi, les autorités concernées en Tunisie doivent veiller à améliorer les conditions de vie de la colonie à l’étranger, à préserver ses droits, à mettre à leur disposition des services administratifs et sociaux à la pointe, outre le renforcement de leur intégration dans les pays de résidence.

Pour ce qui est du troisième axe, celui-ci consiste à impliquer davantage la colonie dans l’édification de la démocratie et d’un développement global.

Le quatrième axe comporte la mise en place d’un cadre législatif et organisationnel adapté aux affaires de l’immigration, de l’asile et de résidence, ainsi que le développement d’un système pour la lutte contre l’émigration clandestine et les pratiques enfreignant les droits de l’homme.

Ali Larayedh a souligné les efforts soutenus du gouvernement pour l’encadrement de l’immigration organisée à travers la révision des conventions bilatérales et multilatérales et la rationalisation des flux migratoires à même de contribuer à la réalisation de la croissance économique et sociale.

Il a fait observer que cette démarche permettra d’atténuer le phénomène de l’émigration clandestine et non-organisée, vu les risques encourus, appelant les différentes parties à intensifier les efforts et à étudier à tous les niveaux les dossiers des personnes disparues, dans l’objectif de protéger les jeunes contre ce phénomène.

Le chef du gouvernement a affirmé la nécessité de poursuivre le dialogue avec toutes les parties concernées afin de cerner les contours de la stratégie nationale pour l’immigration et créer un conseil supérieur pour les Tunisiens à l’étranger, ainsi que pour concrétiser les différentes actions de réforme susceptibles d’améliorer la situation de la diaspora tunisienne et de renforcer le rôle des élites et des compétences immigrées dans le transfert de la technologie et l’impulsion du processus du développement dans le pays.

Il a mis l’accent sur le besoin du pays de la participation de ses fils tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la patrie, en vue de renforcer le consensus sur les plus importantes causes et préoccupations vitales qui concernent le pays durant la phase transitoire, laquelle nécessite la conjugaison de tous les efforts et de placer l’intérêt de la patrie au-dessus de toute autre considération.

Source WMC/TAP

La France équipe la police des frontières tunisiennes

Le ministère de l’Intérieur a reçu vendredi de l’ambassade de France à Tunis un don français de matériels et équipements en faveur des services de la police des frontières tunisiennes. Le don consiste en différents lots d’équipements policiers et militaires, dont 89 véhicules (tout terrain, berlines, fourgons cellulaires, bus et quads), 80 jumelles de vision nocturne, des caméras de surveillance et quelque 200 gilets pare-balles.
Il est accordé par le ministère français de l’Intérieur et s’inscrit dans le cadre du programme de partenariat tuniso-français pour la gestion concertée des migrations.
La valeur totale des équipements offerts s’élève à près 3 millions d’euros (environ 6 millions de dinars). Une cérémonie a été organisée, à cette occasion, à laquelle ont pris part le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur chargé de la réforme Said Mechichi et l’ambassadeur de France à Tunis, François Gouyette (photo).
Répondant aux questions des journalistes à la caserne de la garde nationale à l’Aouina, lieu de remise des équipements, Said Mechichi a indiqué que le don français s’inscrit dans le cadre de la deuxième phase de l’accord conclu entre la Tunisie et la France sur la gestion concertée des migrations et la lutte contre l’immigration clandestine, signé en 2008.
La première phase de l’accord s’étant achevée depuis 2009, Said Mechichi a souhaité « conclure rapidement la troisième phase de l’accord afin de consolider le dispositif de veille et de contrôle sur le long des frontières tunisiennes, d’autant que le pays traverse une phase transitoire délicate ».
Pour sa part, le diplomate français s’est félicité de l’engagement de la Tunisie en faveur de ce programme qui, a-t-il dit, traduit le soutien et l’appui de la France à la Tunisie depuis l’avènement de la révolution. Et de préciser : «le don en question entre dans un programme de coopération préalablement défini et ne peut être lié aux tensions actuelles marquant la situation au Mali».
S’agissant des mesures de sécurité spéciales autour de l’ambassade de France à Tunis, M. Gouyette a affirmé qu’il y a une menace générale dans la région liée à l’évolution de la situation. “Les autorités tunisiennes ont pris les mesures appropriées pour éviter des débordements et préserver les intérêts français », s’est félicité l’ambassadeur de France, soutenant que ces mesures sont à la hauteur de la confiance placée en les autorités tunisiennes.
WMC / TAP