La France propose d’inscrire la Résistance libanaise sur la liste des groupes terroristes de l’UE

  • La France va proposer que la branche militaire du Hezbollah soit inscrite sur la liste des groupes terroristes de l’Union européenne en raison de son soutien au régime de Damas, a déclaré aujourd’hui le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius en déplacement à Amman.

 

« Compte tenu des décisions qu’a prises le Hezbollah et le fait qu’il a combattu très durement la population syrienne, je confirme que la France proposera d’inscrire la branche militaire du Hezbollah sur la liste des organisations terroristes » de l’UE, a déclaré Fabius à des journalistes.

Le Hezbollah est une organisation politique, selon l’UE

L’Union européenne a rejeté aujourd’hui une demande du ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman de placer le Hezbollah sur la liste noire des organisations terroristes après l’attentat meurtrier de la semaine dernière en Bulgarie.

« Il n’y a pas de consensus pour placer le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes », a déclaré la ministre chypriote des Affaires étrangères, Erato Kozakou-Marcoullis, dont le pays préside actuellement l’Union européenne. L’UE pourrait toutefois envisager de placer le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes s’il y avait des preuves tangibles de son implication dans des actes terroristes, a-t-elle précisé.

« Depuis des années, nous fournissons des informations à l’Europe sur l’implication directe du Hezbollah dans des attaques terroristes », a réagi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Yigal Palmor. »Mais certains Etats membres de l’UE nous ont clairement indiqué que pour des raisons politiques, ils préfèrent ne pas ajouter le Hezbollah sur la liste, même s’ils ne contestent pas les preuves », a-t-il ajouté.

Israël accuse l’Iran et le Hezbollah d’avoir cherché à commettre des attentats dans « plus de 20 pays durant les deux dernières années » et d’avoir perpétré celui de mercredi en Bulgarie qui a coûté la vie à cinq touristes israéliens. L’Iran et le Hezbollah ont rejeté ces accusations.

Israël accuse l’Iran d’avoir commandité l’attentat suicide, le premier du genre en Bulgarie qui a tué cinq Israéliens à l’aéroport de Bourgas, sur la mer Noire, et le mouvement chiite libanais Hezbollah de l’avoir fait exécuter.

Assis aux côtés de la ministre chypriote à l’issue d’une rencontre annuelle avec l’Union européenne, M. Lieberman a estimé que le moment était « venu de placer le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes en Europe ». « Cela donnerait le bon signal à la communauté internationale et au peuple israélien », a-t-il ajouté.

Mais Erato Kozakou-Marcoullis a rappelé que le Hezbollah était une organisation qui, outre son bras armé, comprenait un parti « actif dans la politique libanaise ».


Le Hezbollah dénonce l’opposition syrienne

Le chef du Hezbollah chiite libanais, Hassan Nasrallah, a réitéré son soutien au président syrien Bachar al-Assad, et critiqué l’opposition syrienne estimant, comme de nombreux observateurs, qu’elle est soumise aux Etats-Unis et à Israël. « Depuis le tout début, nous avons dit clairement que nous nous tenons au côté du régime (syrien), un régime de résistance » contre Israël, a indiqué Hassan Nasrallah lors d’un discours prononcé à l’occasion de l’Achoura, le deuil chiite.

Son discours a été diffusé sur écran géant devant des dizaines de milliers de personnes dans un quartier de la banlieue sud de Beyrouth, à majorité chiite, après que le leader eu fait une brève apparition devant la foule.
Le chef du Hezbollah a critiqué le Conseil national syrien (CNS), une coalition des plus importants partis de l’opposition syrienne, l’accusant de vouloir « détruire la Syrie ».
« Le soi-disant Conseil national syrien, formé à Istanbul, et son leader Burhan Ghalioun (…) se font concurrence pour présenter leurs lettres de créance aux Etats-Unis et à Israël », a estimé M. Nasrallah.
Les commentaires du leader chiite interviennent après des déclarations de M. Ghalioun selon lequel si la Syrie était dirigée par le CNS, les liens militaires avec l’Iran, le Hezbollah et le Hamas seraient coupés.

Libye… Syrie…Yémen : cibles de l’OTAN avant d’attaquer l’Iran et le Sud-Liban

Dmitri Rogozin, représentant permanent russe auprès de l’OTAN, affirme dans les Ivestia (3/8/11) que les Occidentaux planifient actuellement une intervention militaire et des opérations de désinformation contre la Syrie pour renverser le Président Bachar al-Assad et le régime baasiste.

L’Otan s’en prendrait ensuite au Yémen. Ces guerres, dit-il, préluderaient une attaque de l’Iran. Pour lui, l’élargissement du conflit en cours en Afrique du Nord, menace la paix du monde.

Nota : Dmitri Rogozin aurait pu ajouter que le Hezbollah libanais est également visé et qu’il faut s’attendre, dans la foulée, à une nouvelle agression militaire israélienne contre le Liban.

 

Source : Novosti  — Gilles Munier

http://en.rian.ru/world/20110805/165570384.htm

 

Le Hezbollah menace de frapper Israël

Le puissant mouvement armé chiite libanais Hezbollah a menacé aujourd’hui d’envahir la Galilée en Israël en cas d’attaque israélienne contre le Liban voisin, et de s’en prendre aux « dirigeants et généraux » israéliens pour venger la mort de l’un de ses leaders assassinés. « Je dis aux combattants de la Résistance islamique (Hezbollah, ndlr), soyez prêts: si une guerre est imposée sur le Liban, le commandement de la résistance pourrait vous demander de prendre le contrôle de la Galilée, c’est-à-dire de libérer la Galilée », a lancé le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah.

Il s’exprimait lors d’un discours retransmis sur grand écran à l’occasion d’un rassemblement organisé par son mouvement dans la banlieue sud de Beyrouth, l’un de ses bastions. Le chef du Hezbollah répondait aux déclarations du ministre israélien de la Défense Ehud Barak qui a affirmé que l’armée israélienne n’excluait pas « d’entrer » à nouveau au Liban, lors d’une visite mardi aux troupes israéliennes déployées dans le nord près de la frontière avec le Liban. Après l’enlèvement à la frontière par le Hezbollah de deux soldats israéliens, l’armée israélienne a lancé une offensive destructrice au Liban (juillet-août 2006), marquée par de nombreux ratés contre le Hezbollah qui avait réussi à tirer 4.000 roquettes sur le nord d’Israël.
Le conflit avait fait plus de 1.200 morts côté libanais, en majorité des civils, et 160 du côté israélien, surtout des militaires.

« J’espère que le peuple israélien dispose d’abris solides », a affirmé M. Nasrallah sur un ton ironique. Il a aussi menacé de s’en prendre aux « dirigeants » et « généraux » israéliens pour venger l’assassinat de son chef militaire Imad Moughnieh tué le 12 février 2008 par l’explosion d’une voiture piégée à Damas. « La décision va être mise en oeuvre (…) au moment opportun et (en visant) la cible opportune. Je dis aux dirigeants et généraux sionistes, où que vous soyez dans

Liban : Beyrouth utilise Interpol pour un général

Le Liban a demandé à Interpol de diffuser un mandat d’arrêt international contre un ex-général de l’armée libanaise recherché pour collaboration avec les services de renseignement israéliens (Mossad), et suspecté par certains d’avoir trempé dans l’assassinat du Premier ministre, Rafic Hariri.

« Le Procureur général Saïd Mirza a envoyé au bureau d’Interpol à Beyrouth un mandat d’arrêt contre Ghassane el-Jidd, soupçonné d’avoir collaboré avec les renseignements israéliens, pour diffusion à l’étranger », a déclaré source du ministère de la Justice.

Le nom de Ghassane el-Jidd a été mentionné pour la première fois le mois dernier par le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui affirmait dévoiler une liste d' »espions » travaillant pour le compte d’Israël. Selon des informations de la presse locale, Ghassane el-Jidd, un général à la retraite, a pu fuir en Israël ou en France.

Plus de 100 personnes soupçonnées d’espionnage en faveur d’Israël, dont des membres des forces de sécurité, de l’armée, et des employés des télécoms, ont été arrêtées depuis avril 2009. Une bonne partie des suspects sont accusés d’avoir fourni à Israël des informations sur la localisation de sites utilisés par le Hezbollah lors de sa résistance à une attaque dévastatrice lancée par Israël durant l’été 2006.

Le Liban et Israël sont techniquement toujours en guerre, et ceux qui collaborent avec l’Etat hébreu encourent une peine de prison à vie assortie de travaux forcés. Si le juge estime que cette collaboration a causé la mort de Libanais, il peut réclamer la peine capitale. Cinq personnes ont jusqu’à présent été condamnées à mort.

Des données impliquant Israël dans l’assassinat de Hariri remises par le Hezbollah au TSL

blank1.jpgDes données impliquant Israël dans l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri ont été remises par le mouvement Hezbollah au gouvernement qui les a envoyées à son tour au Tribunal spécial pour le Liban (TSL), a indiqué une source judiciaire citée par des médias. Selon cette source, ces données « réclamées par le procureur » du TSL, ont été remises à ce dernier dans la journée par « un responsable du Hezbollah, Wafiq Safa », puis elles ont été ensuite « transférées au bureau de Beyrouth du procureur du TSL, Daniel Bellemare ».

L’art de chercher des ennuis

Almanart.com, le site branché qui se veut « l’almanach de l’art moderne et contemporain à Paris », est régulièrement la cible de cyber-attaques lancées par des moteurs de recherche anti-terroristes du fait de son homonymie approximative avec le site du Hezbollah libanais. Mais il résiste! Lui aussi!!

Israël Facebook, le masque des espions

Sous le pseudonyme de Ruth Zuckerman, un profil « séduisant » de jeune femme israélienne se cachait en réalité une opération

de renseignement du Hezbollah. En quelques semaines « Ruth », qui se faisait passer pour une femme-soldat de l’Etat hébreu, avait réussi à devenir l’amie

et la confidente de 200 soldats de Tsahal dont certains membres d’unités d’élites souhaitant en général garder l’anonymat.

C’est le nombre important de soldat de ces unités sur une même page qui a fini par intriguer l’un d’entre eux. Grâce à ces conversations, le Hezbollah a réussi à prendre connaissance

de nombreux codes, de mots de passe et de noms d’officiers dans les organigrammes et détails sur les installations de bases et les mouvements des unités.