La Tunisie va former un gouvernement de technocrates apolitiques

Le Premier ministre tunisien, l’islamiste Hamadi Jebali, a annoncé aujourd’hui qu’il allait former un « gouvernement de compétences nationales sans appartenance politique », après l’assassinat de l’opposant Chokri Belaïd qui a déclenché une vague de violences en Tunisie.

Ce gouvernement « aura un mandat limité à la gestion des affaires du pays jusqu’à la tenue d’élections dans les plus brefs délais », a-t-il déclaré dans une adresse télévisée à la Nation.

Tunisie/UE « L’engagement européen envers une Tunisie démocratique demeure intact » (Barroso)

« Je tiens à assurer tous les Tunisiens que l’engagement européen envers une Tunisie démocratique demeure intact », a affirmé, mardi, à Bruxelles, le président de la commission européenne, José Manuel Barroso. A l’issue de l’entretien qu’il a eu avec le chef du gouvernement provisoire Hamadi Jebali, M. Barroso s’est félicité « des garanties données par Jebali sur la nature irréversible de la transition démocratique ainsi que sur l’engagement indéfectible du gouvernement tunisien pour la défense des droits fondamentaux et des libertés pour tous les Tunisiens ».

« La liberté d’expression, le respect des droits de l’homme, l’égalité des droits entre hommes et femmes, et l’Etat de droit en général, sont des principes essentiels pour l’avenir et la stabilité du pays », a-t-il dit devant un parterre de la presse internationale. M. Barroso a déclaré que cette rencontre, la deuxième avec le chef du gouvernement Hamadi Jebali, depuis février 2012, est une nouvelle opportunité pour réaffirmer le plein soutien de l’Europe à la transition démocratique en Tunisie ainsi que pour souligner le caractère privilégié des relations établies entre l’UE et la Tunisie nouvelle. A cet égard, il s’est dit convaincu que l’accord de partenariat privilégié entre l’UE et la Tunisie, actuellement en négociation, permettra de renforcer la coopération entre la Tunisie et l’Europe, faisant part, à ce propos, de la volonté commune de ne ménager aucun effort pour parvenir à un accord politique sur le Partenariat Privilégié, à l’occasion du prochain Conseil d’association qui devrait se tenir au mois de novembre.

Cet accord sur un Partenariat privilégié, a-t-il encore relevé, confirmera le rôle pionnier de la Tunisie dans les transitions démocratiques dans le sud de la Méditerranée. L’Union Européenne a doublé son assistance à la Tunisie pour 2011-2013 à hauteur de 400 millions d’euros, a-t-il relevé, précisant que l’Europe est prête à faire davantage en 2013, en soutenant le programme de relance des autorités tunisiennes. Il a, dans le même contexte, estimé indispensable d’avancer dans les négociations sur l’accord de libre- échange complet et approfondi pour favoriser l’intégration de la Tunisie sur le marché européen. M. Barroso s’est dit également persuadé qu’une conclusion rapide des négociations agricoles et aériennes et d’un partenariat de mobilité profiterait substantiellement au tourisme, à l’agriculture tunisienne et, par conséquent, à l’emploi et à la relance de l’économie, tout comme elle bénéficierait aux attentes traditionnelles tunisiennes quant à la mobilité et aux échanges sur le plan de l’emploi.

« Nous espérons que le soutien européen à la Tunisie soit à la hauteur des défis exceptionnels auxquels fait face le pays », a pour sa part indiqué le chef du gouvernement Hamadi Jebali, réaffirmant, à ce propos, la volonté de la Tunisie de consolider son partenariat avec l’UE sur la base du respect mutuel, au service des intérêts communs. Lors du point de presse, M. Jebali a déclaré avoir eu un « entretien fructueux et sincère » avec le président de la commission européenne sur les perspectives de la coopération entre la Tunisie nouvelle et son partenaire stratégique l’Union Européenne, notamment dans le cadre du partenariat privilégié.

Il a, par ailleurs, mis l’accent sur l’impérieuse nécessité d’intensifier les aides financières apportées à la Tunisie, durant la période à venir, pour soutenir l’expérience démocratique menée par le pays. M. Jebali a, à cette occasion, appelé les pays européens à contribuer aux efforts visant à recouvrer les avoirs spoliés à la Tunisie et à suivre l’exemple allemand en convertissant les dettes tunisiennes en projets de développement dans les régions déshéritées.

Deux conventions de financement d’une valeur de 37 millions d’euros (environ 74 millions de dinars) ont été signées entre la Tunisie et l’Union Européenne à l’issue de l’entretien qui avait eu lieu entre le chef du gouvernement provisoire Hamadi Jebali et le président de la commission européenne José Manuel Barroso. Signées conjointement par le ministre de l’investissement et de la coopération internationale Ryadh Bettaieb, et le commissaire européen à l’élargissement et à la politique de voisinage Stefan Füle, la première convention prévoit le financement européen du programme d’appui à la réforme de la justice à hauteur de 25 millions d’euros, alors que la deuxième porte sur l’appui aux services de santé dans les régions défavorisées, à raison de 12 millions d’euros.
WMC/TAP

Tunisie/France : Hamadi Jebali, bientôt, à Paris

C’est du moins si on croit M. Jean Luc Decornoy, président du directoire de KPMG-France, société d’expertise comptable et de commissariat aux comptes qui a révélé lors d’une interview accordée, mardi 27 juin, à Radio Express Fm, que le chef du gouvernement, Hamadi Jebali, participera, début juillet 2012, à Paris, à une grande conférence sur l’économie solidaire.
Cette conférence traitera de divers thèmes d’actualité: emploi des jeunes, formation des compétences, apprentissage à vie, mise en place de systèmes de rémunérations justes, égalité professionnelle, qualité de vie au travail, redressement productif, retraites, protection sociale, modernisation de l’action publique.
Le séjour M. Jebali à Paris pourrait contribuer à la redynamisation des relations tuniso-françaises d’autant plus que, selon nos informations, Jean Marc Ayrault, Premier ministre français, participera à cette conférence sociale.

Source wmc

Planète PME accueille cette année le chef du gouvernement tunisien, Hamadi Jebali

Pour sa première visite officielle en France, M. Jebali choisit le salon Planète PME pour s’adresser aux patrons français, le 28 juin, au Palais des Congrès de Paris – Porte Maillot. Il sera accompagné de Mohamed Lamine Chakhari, Ministre de l’industrie, Férid Tounsi, Directeur de l’APII, Nourredine Zekri, Directeur de la FIPA, Hicham Turki, Directeur du Pôle de Sousse et Tarak Cherif, Président de la Confédération d’entreprises « Connect ».

 

Le plan de relance mis en place par le gouvernement tunisien, avec entre autres de grands projets de construction d’infrastructures, représente une formidable opportunité d’affaire pour les PME françaises. Des rencontres B to B seront organisées notamment dans les  secteurs : Agroalimentaire, Mécanique, Électronique, Informatique, Mode, Textile.

 
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« Tunisie : le renouveau économique, quelle nouvelle politique pour quels projets entre la Tunisie et la France » à 15h jeudi 28 juin – en présence de M. Jebali et M. Chakharit

Le nouveau Gouvernement tunisien de Hamadi Jebali a la lourde charge de conduire la politique de réforme, véritable plan Marshall tunisien qui doit apporter des améliorations particulièrement dans les régions qui ont été à l’origine de la Révolution Tunisienne. Découvrez l’ensemble des opportunités proposées aux Pme françaises.

Communiqué


Tunisie: le Premier ministre fait des promesses

Le nouveau Premier ministre tunisien, l’islamiste Hamadi Jebali, a promis aujourd’hui en prenant ses fonctions, que son gouvernement donnerait l’exemple en matière de « transparence et bonne gouvernance ». « Je promets à notre peuple que ce gouvernement sera à son service et donnera l’exemple » en matière de « transparence et de bonne gouvernance, » a déclaré Hamadi Jebali lors de la cérémonie de passation des pouvoirs avec son prédécesseur Béji Caid Essebsi.

Vendredi, le gouvernement établi par Béji Caid Jebali, numéro 2 du parti islamiste Ennahda, a été soutenu par la majorité des membres de l’Assemblée constituante, par 154 voix pour, 38 contre et 11 abstentions. « Cette passation des pouvoirs reflète la plus belle image de notre pays et de notre révolution. C’est la première expérience d’alternance fluide du pouvoir dans le monde arabe et musulman, » a souligné le Premier ministre. Il a remercié Béji Caid Essebsi et son gouvernement pour avoir notamment réussi à organiser la première élection libre et démocratique de la Tunisie, le 23 octobre.

Ennahda, vainqueur du scrutin, contrôle les ministères clés de l’Intérieur, des Affaires étrangères et de la Justice, dans ce gouvernement de 41 membres qui comprend également des indépendants et des militants de deux partis alliés du mouvement islamiste, le Congrès pour la République (CPR) et Ettakatol. Ce gouvernement doit relever plusieurs défis, notamment l’insécurité, le chômage, le déséquilibre régional entre les zones côtières et les zones intérieures déshéritées, ainsi que le recul de l’investissement.

« Les difficultés sont multiples mais nous allons réussir. Notre peuple qui était capable de faire une belle révolution est aussi capable de relever le combat du développement », a conclu le Premier ministre.


Tunisie: Hamadi Jebali, SG d’Ennahdha : « Je suis le candidat de mon parti au poste de Premier ministre »

M. Hamadi Jebali, secrétaire général du Mouvement Ennahdha a annoncé mercredi  qu’il est le candidat de son parti au poste de Premier ministre. « Cette démarche a-t-il dit est tout à fait logique, compte  tenu du fait que dans toutes les démocraties du monde,  le secrétaire général du parti majoritaire est désigné à ce poste ». Dans une déclaration à l’agence TAP, M. Jebali a ajouté que le mouvement Ennahdha a aussi ses candidats  à la présidence de la république qu’elle proposera à tous les partis politiques représentés à l’Assemblée nationale constituante, citant le Secrétaire général du parti Ettakattol, Mustapha Ben Jaafar et  le Président du CPR,  Moncef Marzouki , sans écarter la possibilité de proposer  la candidature de M. Béji Caïd Essebsi.

Il a fait remarquer que la victoire de son parti avec un taux qui peut atteindre ou dépasser les 50% ne satisfait pas les militants et les dirigeants d’Ennahdha, dans la mesure où le mode se scrutin (la proportionnelle aux grandes restes) qui vise  à limiter l’hégémonie d’un seul parti, n’est pas juste dans la répartition des sièges.

 

M. Hamadi Jebali a fait remarquer que le choix porté par une grande partie du peuple tunisien sur Ennahdha dénote d’une grande confiance  dans le programme de ce parti et de son souci constant  d’œuvrer pour son bien et pour le développement des secteurs en butte à de graves difficultés. « Je partage l’avis de ceux qui pensent que ce vote traduit la reconnaissance des citoyens pour la lutte menée pendant des décennies par notre parti et les  tortures  endurées par ses militants sous les régimes précédents », a-t-il déclaré. Il  s’est également inscrit en faux contre les rumeurs qui prêtent à son mouvement l’intention d’imposer une constitution qui supprimerait certaines libertés, notamment la liberté du culte, les libertés individuelles et de remettre en cause le statut de la femme et sa place dans la société, soulignant que la constitution sera écrite avec l’accord et la contribution de toutes les parties représentées à l’Assemblée constituante. Il a rejeté, en outre,  la proposition de Hachemi Hamdi d’une alliance entre les listes d’El Aridha et le Mouvement Ennahdha.

Revenant sur le statut de la femme, M. Jebali a réitéré la volonté de son parti de « ne pas toucher au Code du statut personnel : « il ne sera pas également proposé le rétablissement de la polygamie, ni d’impose le port du hijab, et encore moins de confiner la femme dans les tâches ménagères comme veulent le faire accroire les adversaires d’Ennahdha » a-il dit.

Abordant les volets économique et social, M. Jebali a souligné que son parti ne touchera à aucun secteur et s’emploiera  à trouver les solutions adéquates  aux problèmes qui entravent l’équilibre entre les régions et à celui du chômage, indiquant que  le secteur touristique est un acquis qu’il faudra renforcer. « Il n’y aura pas d’interdiction de la vente d’alcool, ni du port des maillots de bain ». Enfin il a souligné que les banques islamiques ne seront pas généralisées.

Source leaders.com.tn