Algérie : Un Français enlevé par un groupe lié à l’Etat islamique

Un groupe lié aux djihadistes de l’Etat islamique (EI) revendique, ce lundi 22 septembre, dans une vidéo le rapt d’un Français en Algérie et menace de l’exécuter dans les 24 heures si la France n’arrête pas ses frappes contre l’EI en Irak.

Le groupe djihadiste algérien “Jund al-Khilafa” (les soldats du Califat), qui a fait allégeance au groupe Etat islamique, montre l’otage, Hervé Pierre Gourdel, demandant au président français de le sortir de cette situation. Il est assis par terre entouré de deux hommes masqués et armés de kalachnikovs.

L’otage dit qu’il est originaire de Nice et qu’il est guide de haute montagne. Il précise être arrivé samedi en Algérie et avoir été kidnappé dimanche soir.

“Je laisse à Hollande, le président de l’Etat français criminel, le soin d’arrêter les attaques contre l’Etat islamique dans les 24 heures qui suivent la publication de ce communiqué ou son ressortissant Hervé Gourdel sera égorgé”, déclare un des deux hommes armés dans cette vidéo.

Le Quai d’Orsay assure, dans l’immédiat, ne pas pouvoir confirmer l’authenticité de la vidéo.

La “coopération est totale entre la France et l’Algérie à tous les niveaux pour tenter de retrouver et de faire libérer” le Français enlevé dimanche en Algérie, indique, de son côté, la présidence française dans un communiqué. L’enlèvement s’est produit quelques heures avant un appel de l’organisation Etat islamique (EI) à tuer des citoyens – notamment Américains et Français – des pays appartenant à la coalition internationale mise en place pour combattre ce groupe djihadiste en Irak et en Syrie.

Lundi, l’armée algérienne a par ailleurs annoncé avoir tué la veille au soir en Kabylie un “chef terroriste”, terme désignant dans son vocabulaire un responsable islamiste armé.

La Kabylie, région montagneuse et boisée à une centaine de kilomètres à l’est d’Alger, reste un théâtre d’opérations de groupes armés islamistes, de nombreuses années après la fin de la guerre civile qui avait opposé dans les années 1990 l’armée à des groupes islamistes extrémistes.

Depuis décembre 2005, près de 80 Algériens ont été kidnappés dans cette région, les ravisseurs exigeant une rançon de la famille. Trois d’entre eux ont été tués.

D’autre part, les Français résidant ou étant amenés à se déplacer dans une trentaine de pays ont été appelés «à la plus grande prudence» après les menaces du groupe Etat islamique visant les ressortissants occidentaux et notamment français, a indiqué le ministère français des Affaires étrangères.

Le Quai d’Orsay a transmis cette consigne à ses ambassades «dans une trentaine de pays» qui l’ont répercutée auprès des Français y habitant ou en séjour, notamment au Maghreb, au Moyen-Orient et en Afrique, a-t-on ajouté de même source.

Nucléaire : les Etats-Unis “prêts” à l’option militaire contre l’Iran

  • Les Etats-Unis sont “prêts” s’ils devaient recourir à l’option militaire pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, a déclaré l’ambassadeur des Etats-Unis en Israël Daniel Shapiro, cité jeudi 17 mai par le quotidien israélien “Makor Rishon”.
  • “Il serait préférable de résoudre cela de façon diplomatique en faisant pression [sur Téhéran] plutôt qu’en utilisant la force militaire”, a déclaré Daniel Shapiro, cité par “Makor Rishon”, dans des remarques cette semaine lors d’une réunion d’avocats israéliens.
  • “Mais cela ne signifie pas que cette option n’est pas totalement disponible. Elle est non seulement disponible, mais elle est prête. La planification nécessaire a été faite pour s’assurer qu’elle soit prête”, a-t-il insisté.
  • Une grande partie de la communauté internationale (traduire par l’Occident) soupçonne l’Iran de vouloir, sous couvert de programme nucléaire civil, de se doter de la bombe atomique, ce que dément Téhéran.
  • Israël, soupçonné de posséder 200 bombes nucléaires, présente le programme nucléaire iranien comme une menace pour son existence, multiplie les déclarations apparemment contradictoires, agitant périodiquement la menace d’une opération militaire, afin d’entretenir l’ambiguïté sur ses intentions et faire pression sur la communauté internationale, en particulier les Etats-Unis.
  • En mars, le président américain Barack Obama avait affirmé, lors d’une visite à Washington du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, que la question militaire ne se posait pas dans l’immédiat, assurant que l’effet des sanctions contre Téhéran se faisait sentir.
  • La politique de l’administration Obama “est claire et nette : nous empêcherons l’Iran d’acquérir une arme nucléaire, par tous les moyens nécessaires”, a néanmoins déclaré le 8 mai le vice-président Joe Biden.
  • Téhéran et le groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France et Allemagne) doivent reprendre le 23 mai à Bagdad des discussions sur le programme nucléaire iranien.
  • Benjamin Netanyahu et son ministre de la Défense Ehud Barak, considérés comme favorables à une attaque, ont publiquement exprimé leur scepticisme sur ces discussions, estimant qu’elles étaient un moyen pour l’Iran de gagner du temps.

Syrie: la Belgique opte pour la guerre !

  • Une intervention “humanitaire” avec une protection militaire sur le terrain sera nécessaire en Syrie si le régime du président Syrien Bachar al Assad continue sur la voie de la “barbarie”, a affirmé aujourd’hui le chef de la diplomatie belge Didier Reynders.

    “Le régime a pris le chemin de la barbarie et je fais de moins en moins confiance au président Bachar al Assad”, a-t-il déclaré au cours de l’émission Internationales sur la chaîne de télévision TV5.  “Il y a un plan sur la table avec une échéance, le 10 avril”, a-t-il souligné. “Si ce plan n’est pas respecté, alors il faudra passer à l’étape suivante”, a-t-il affirmé.

  • “Une intervention humanitaire sera nécessaire et elle supposera une présence militaire armée”, a-t-il soutenu.  “Ce point sera débattu lors de la prochaine réunion des amis de la Syrie prévue en France”, a-t-il précisé. “Tout le monde dit qu’il soutient le plan de Koffi Annan (émissaire de l’ONU et de la Ligue arabe) sur la Syrie. Il va falloir mettre la Russie et la Chine au pied du mur”, a-t-il insisté.

    Le régime du président Bachar al-Assad a annoncé qu’il ne retirerait pas ses troupes des villes dont certains quartiers se sont soulevés à moins de “garanties écrites” de l’opposition, à deux jours de la date limite fixée par l’ONU.

Libye: il y a un an, la France lançait l’opération Harmattan

    • ll y a tout juste un an, après la résolution 1973 de l’ONU, la France lançait l’opération Harmattan, afin de protéger les civils libyens face à la répression menée par les forces du colonel Kadhafi. Conduite sous les couleurs de l’Otan , cette opération a conduit à la mort du dirigeant libyen et à l’effondrement du régime. Retour sur l’opération Harmattan.
    • Au départ, il s’agissait de faire respecter une zone d’exclusion aérienne décidée par l’ONU pour protéger les populations civiles libyennes, mais rapidement, l’Otan est intervenue en soutien au CNT, Conseil national de transition.
    • Le 19 mars, les Français sont les premiers à tirer pour contrer l’avancée des chars du colonel Kadhafi qui s’apprêtaient à entrer dans la ville rebelle de Benghazi.
    • Mais dès le mois d’avril, la France reconnaît avoir envoyé des conseillers militaires techniques auprès du CNT. Aidés par des forces spéciales, les rebelles libyens finiront par prendre Tripoli au mois d’août et par éliminer le colonel Kadhafi en octobre dernier.
    • En sept mois de bombardements, l’Otan affirme avoir mené près de 26 000 sorties aériennes, détruit 6 000 cibles, 1 600 bases, 1 300 dépôts de munitions. La France revendique 35% des missions offensives.
    • L’armée libyenne perd 75% de son aviation, 60% de sa marine, et des centaines de blindés, et de 4X4.
    • Au 31 ocotbre 2011, l’Otan cesse toute coopération militaire avec la Libye. La coopération se fait donc à présent de façon bilatérale. La France va ainsi aider l’armée libyenne à sécuriser ses frontières, déminer ses ports, et remettre sur pied son armée de l’air.
    • Les Français furent les premiers à bombarder les tanks libyens, l’opéraiton fut un succès même si elle ne doit pas cacher certaines carences comme l’a expliqué largement le colonel Michel Goya, directeur d’études à l’Institut d’études stratégiques de l’Ecole militaire à Paris.

Libye/guerre: l’Otan a tué 60 civils (ONU)

Des raids de l’Otan lors du conflit en Libye en 2011 ont tué 60 civils et en ont blessé 55 autres, selon un rapport de la commission de l’ONU sur les crimes de guerre et les violations des droits de l’homme en Libye. “Sur 20 raids de l’Otan examinés, la Commission a recensé cinq raids durant lesquels 60 civils au total avaient été tués et 55 autres blessés”, affirme une version encore non-publiée du rapport que l’AFP a pu consulter. Mais pourquoi seulement ces 20 là alors que des centaines de raids ont eu lieu?

Deux autres raids ont endommagé des infrastructures civils sans qu’aucune cible militaire n’ait pu être identifiée, ajoute le rapport. En dépit de ces informations, le rapport conclut que l’Otan “a mené une campagne très précise avec une détermination notable pour éviter les pertes civiles”.

La Commission internationale d’enquête sur la Libye souligne en outre que le régime de Mouammar Kadhafi a déformé les bilan des pertes civiles dues aux raids aériens de l’Alliance atlantique. “Plusieurs accusations contre l’Otan examinées par la Commission étaient soit exagérées soit une tentative délibérée de désinformation”, affirme le rapport.
La Commission a en outre affirmé avoir reçu “un rapport crédible” faisant état du transport par les troupes libyennes de cadavres d’enfants depuis une morgue vers le site d’un raid de l’Otan.


La mission en Libye, un an après : les règles d’engagement

  • Par : David Pugliese
  • Libye : après des mois de propagande, l’heure de vérité va sonner.
  • Nous sommes encore tout près de l’anniversaire du déclenchement des évènements qui ont permis l’intervention militaire de l’OTAN contre la Libye, avec un résultat dont il y a quelques jours encore le Premier ministre Britannique David Cameron et le président Nicolas Sarkozy se félicitaient.
  • Mais de quoi se félicitent-ils au juste ? Parce qu’après les mois de propagande, c’est l’heure de vérité qui commence à sonner pour ce qui s’est passé en Libye.
  • Je n’en veux pour indication que ce long article qui ferait un très bon réquisitoire contre la bande de criminels en col blanc qui a ordonné la destruction de la Libye et la mort de milliers de ses habitants dont celle du colonel Mouammar Kadhafi.
  • Et cet article nous montre que la véritable nature de l’intervention occidentale avait toujours été clairement énoncée par ses chefs miliaires et politiques mais qu’elle était simplement noyée dans le flot propagandiste dont la presse «libre» aime à se faire le véhicule.
  • Et surtout, il faut noter que cet article n’est pas tiré d’un journal ou d’un blog militant mais est paru dans un quotidien tout ce qu’il y a de grand public, en l’espèce The Ottawa Citizen.Lire la suite sur www.afrique-asie.fr

Libye: les dédommagements tardent pour les habitants de Syrte, ville ravagée par l’Otan

    • A Syrte, ville natale du colonel Mouammar Kadhafi et celle où il a été capturé le 20 octobre dernier, près de 3 000 maisons selon le comité révolutionnaire local, ont été sévèrement endommagées par les combats. 70% des 80 000 habitants de Syrte qui avaient fui les affrontements d’une intensité sans pareille durant le conflit, ont regagné leur ville. Les habitants de Syrte, le berceau de la tribu Gadafa (celle de Kadhafi) longtemps choyés par Mouammar Kadhafi, ont retrouvé une ville en ruine. Ils réclament des dédommagements qui tardent à venir.
    • Le quartier résidentiel numéro deux de Syrte qui donne sur la mer a des allures de Grozny. Sur plusieurs kilomètres, les bâtiments éventrés par les roquettes et les obus, sont comme des morceaux de gruyère dévorés par des souris.
    • Abdel Bassali Sidaï, un ingénieur nous fait visiter ce qui reste de sa demeure. Elle a reçu trois obus qui ont incendié tout le premier étage. Il vit désormais au rez-de-chaussée où habitent ses beaux parents. « J’ai subi des dégâts considérables j’ai perdu ma maison, la révolution était censée faire en sorte que l’on vive tous mieux mais moi je ne vis pas mieux j’ai perdu ma maison ! »
    • Les habitants du quartier ont l’impression que Syrte paie sa loyauté envers les forces du Guide assassiné. Ils s’en défendent et affirment avoir été pris en otage durant les combats. La maison de cet ancien fonctionnaire à la garde nationale a également été bombardée puis pillée. « Si j’ai été loyal c’était d’abord pour protéger mes enfants. Nous avons été pris en otage, nous avions des armes pointées sur nous. C’est pour cela que nous n’avons pas rejoint les rebelles d’en face ! »
    • Les autorités locales à Syrte ont mis sur pied des commissions pour évaluer les dégâts, elles affirment verser les loyers des foyers qui ont dû être relogés, et peinent à les convaincre que leurs sinistres sont des dégâts collatéraux d’une lutte nécessaire pour la liberté. Les forces de la Coalition sont intervenues officiellement en Libye pour épargner la population civile de Benghazi. En revanche, elles ont participé au massacre de celle de Syrte. Selon certaines sources, près de 50 000 civils auraient été tués par les forces de l’Otan et associés.

La possibilité d’une attaque israélienne contre l’Iran inquiète Paris et Washington

Tout doit être entrepris pour éviter une intervention militaire contre le programme nucléaire iranien. C’est ce que le président français a rappelé vendredi 20 janvier à l’occasion des vœux au corps diplomatique à l’Elysée. Les Français redoutent une initiative israélienne pendant l’été et les Américains s’inquiètent également.

A Paris comme à Washington on assiste avec inquiétude à une dramatisation du dossier iranien. Pour Nicolas Sarkozy : le compte à rebours est engagé et la France fera tout pour éviter une intervention militaire sous entendu des frappes israéliennes. Pour cela Paris préconise la mise en place d’un sévère régime de sanctions. Des mesures qui doivent être entérinées lundi 23 janvier par l’Union européenne mais l’idée d’un embargo sur le pétrole iranien ne fait pas l’unanimité chez les 27.

Aux Etats-Unis, Barack Obama se démarque des candidats républicains à la présidence qui parlent sans complexes de bombarder l’Iran. L’administration américaine – tout comme Paris – cache de moins en moins son exaspération face à de possibles initiatives israéliennes surtout en pleine année électorale.

Israël et les Etats-Unis, alliés de longue date, n’ont visiblement pas la même perception aujourd’hui de l’imminence du danger iranien. Pour preuve d’importantes manœuvres militaires conjointes ont été reportées pour des questions budgétaires officiellement.

Par ailleurs, le récent assassinat d’un ingénieur nucléaire iranien a été condamné avec une force inhabituelle par les Américains. Washington et Paris redoutent aujourd’hui qu’Israël fasse cavalier seul et attaque l’Iran sans les prévenir.

Au moins une action d’envergure de l’armée israélienne aurait déjà été stoppée au dernier moment par Washington en refusant de la soutenir.


Hu Jintao: “Nous entrons en guerre si les Etats Unis attaquent l’Iran”

Le président chinois a averti les Etats Unis : ” en cas d’une intervention militaire contre l’Iran, la Chine entretra immédiatement et directement en guerre contre les Etats Unis”.

 

Selon le bulletin du département d’état Us (Europian Union Times), le président Hu Jintao a affirmé à son homologue russe et son premier ministre (Vladimir Poutin) que la seule voie permettant stopper une intervention militaire américaine contre l’Iran est une action armée.

 

Jin Tao a également souligné que la marine chinoise était en état d’alerte. ” On fera la guerre même si cela déclenche la troisème guerre mondiale, a affirmé le président chinois.

 

Libye/investissement dans la guerre: 249 M d’euros pour la GB

La facture totale de la participation britannique aux opérations en Libye s’élève à 212 millions de livres (249 millions d’euros), a annoncé aujourd’hui le ministre de la Défense, Philip Hammond, soit un coût bien plus élevé que les estimations officielles initiales.

“Notre dernier chiffrage du coût des opérations en Libye se monte à 212 millions de livres, soit 145 millions pour les opérations strictement dites, auquels s’ajoutent 67 millions pour le remplacement des munitions”, a expliqué M. Hammond. Le ministre a jugé que c’était “un succès à tous points de vue”, faisant valoir que ce montant était inférieur à l’estimation de 300 millions de livres donnée par son prédécesseur Liam Fox en octobre pour une période d’opérations censée aller jusqu’au mois de décembre. Mais la somme est toutefois largement supérieure à celle fournie au début du conflit par le gouvernement qui avait déclaré que la facture se chiffrerait “en dizaines de millions et non en centaines de millions”.

Cette facture a été réglée en puisant dans les provisions budgétaires pour les imprévus. Le budget de rigueur imposé au ministère de la Défense dans le cadre de la politique d’austérité prévoit en effet une baisse des dépenses de 8% d’ici à 2015.

La Grande-Bretagne a été, avec la France et dans une moindre mesure les Etats-Unis, aux premiers rangs de la coalition internationale qui a mené la campagne en Libye. Celle-ci avait été lancée en mars sous la conduite de l’Otan, en exécution de résolutions de l’ONU, pour venir en aide aux populations libyennes en butte à la répression sanglante du régime du colonel Mouammar Kadhafi.

Le conflit en Libye s’est achevé fin octobre avec la proclamation par les insurgés de la “libération totale” du pays et la mort de Mouammar Kadhafi au terme de 42 ans de pouvoir absolu. En Libye, la Grande-Bretagne avait engagé des avions de combat Eurofighter et Tornado, des avions de surveillance, des sous-marins, deux frégates et des hélicoptères de combat Apache.